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 Dans la gueule du loup

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William Franklin
On te tient pas tête à William F Jr
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MessageSujet: Dans la gueule du loup   Mar 9 Juil - 22:36

Venu d'ici


Je passais d’une blonde à une autre, d’une paire de cuisse ouverte à une qui ne tarderait pas à s’ouvrir pour moi, j’y comptais bien. Je ne m’étais pas attardé trop longtemps dans la chambre de Joane, d’une part parce qu’elle ne m’y avait jamais invité, d’autre part parce que j’avais hâte de retourner à l’hôtel, voir si Hayden m’avait attendu. Le contraire m’aurait étonné, mais après tout, pourquoi pas, hein, laissons à cette nana la fierté de ne pas vouloir écarter les cuisses contre le confort absolu. Ce qui serait bien con de sa part, mais passons, j’ai toujours refusé de chercher à comprendre la logique des femmes. Je les baise, et puis je ne vais pas plus loin.

Je remontais dans ma voiture et regardais par la fenêtre tandis que mon chauffeur me ramenait à l’hôtel Royal. J’étais repassé par mes appartements au palais pour prendre une douche et des fringues propres. Je ne l’avais pas épargné, l’impératrice, pas après m’avoir fait loupé une séance de cul qui promettait avec une nana tout ce qu’il y avait de plus sexy. Elle avait pris cher, en avait redemandé, et je l’avais laissé se démerder avec ses draps en soie. De toute manière, je n’étais que son jouet sexuel, je ne vois pas pourquoi j’aurais dû la regarder prendre une douche, l’embrasser, la câliner et puis quoi encore ? Moi, je prends, je fais grimper au rideau, et je me casse. Le reste, c’est pas dans mes attributions, elle avait des larbins pour l’aider à se rhabiller, à se laver, ou tout le reste.

Je regardais par la fenêtre le paysage qui défilait. A son rythme. Regardant d’un œil critique un couple qui se promenait en se tenant par la main. Ils n’avaient pas mieux à foutre ? Ah, l’amour. Une idiotie inventée par un romantique. Une chimère. Pourquoi est-ce qu’un sentiment qui lierait pieds et poings du couillon qui le ressent devrait exister ? Et pourquoi, moi, je devrais m’en embarrasser ? Je n’ai pas besoin d’amour, merci. Et toute personne n’ayant pas que du vide entre les deux oreilles ferait comme moi. Le chauffeur se gara bientôt à l’hôtel Royal.

Je pris mon temps. Après tout, elle avait patienté tout un après-midi, quelques minutes de plus ne changeraient rien. Je pris le temps de saluer le propriétaire de l’hôtel, qui était de mes amis, et d’échanger quelques politesses avec un président de compagnie électrique. Il faut toujours ménager ses contacts. Puis, seulement sur le coup de 18h, je me décidais à remonter dans la chambre qui était mienne et qui, pour le moment serait celle d’Hayden... à moins qu’elle ne préfère un autre endroit. J’étais prêt à lui accorder le moindre de ses caprices... Juste pour voir comment elle réagirait. Elle serait mon jouet pour ces prochains jours, choyée, mais à ma disposition. Je repensais à la façon dont elle bougeait les hanches, juste avant que je ne sois forcé de délaisser cette pauvre minette qui ne demandait que moi. Je souris : cette Hayden serait sans doute un trésor.
Toquant –comme le gentleman que je sais être en cas de besoin- avant d’entrer, j’attendis qu’elle me permette de rentrer dans MA chambre, pour voir MON sextoy. J’allais sans doute la ménager... pour le moment.

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Hayden Moriarty
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MessageSujet: Re: Dans la gueule du loup   Mar 9 Juil - 22:37

Hayden se trouvait dans une chambre d'hôtel. Mais pas n'importe laquelle. Pas du genre « sordide et vulgaire lupanar » non, bien au contraire. C'était davantage quelque chose comme « luxe et suite princière », avec lit King Size, draps de soie et jacuzzi, mais en somme, rien de très inhabituel pour notre protagoniste lorsqu'on la connaissait. La question, donc, au delà de « où se trouvait-elle ? » était « avec qui ? » était-elle. Et c'est là que ça devenait intéressant. Hayden Moriarty, actrice et mannequin de mode, actuellement à demi-nue, se dandinait lascivement devant le fils de l'ambassadeur américain à Hegemony, j'ai nommé William Franklin, confortablement installé dans un fauteuil.

Ses vêtements avaient depuis un certain temps rejoins le sol de la chambre et tandis qu'elle faisait son « show » pour éveiller les ardeurs de l'homme face à elle, son esprit, lui, était bien loin. A dire vrai, elle ne jouait en ce moment même rien de plus qu'un rôle, car c'était pour elle le seul moyen qu'il lui était donné pour outre-passer son dégout et le fait qu'elle ne prenait aucun plaisir dans tout ceci, c'était à dire, donner ainsi son corps à un « inconnu ».
Enfin... inconnu était un bien grand mot puisqu'Hayden connaissait parfaitement Franklin. Bien plus qu'il n'aurait lui-même jamais pu l'imaginer. Il ne devait probablement voir en elle qu'une pouliche comme une autre qui ne venait là que pour obtenir de lui ce qu'il aurait, ou ce qu'il voudrait bien lui donner. Elle savait de ce fait qu'il était l'amant de l'Impératrice mais aussi un tombeur invétéré qui collectionnait les conquêtes pour son simple plaisir, que parfois, il s'amusait un peu plus longtemps avec l'une d'entre elle qu'il entretenait pour un temps, avant qu'il ne s'en lasse et qu'elle ne rejoigne toutes les autres : l'oubli. Mais, tout cela n'était pas vraiment un secret...

Cependant, ce qu'on pouvait ne pas savoir, c'était qu'au delà de son goût prononcé pour les plaisirs charnels, Franklin faisait également preuve d'un attrait particulier pour le pouvoir. Indéniablement. Si ses intrusions régulières dans les appartement de l'Impératrice pouvait en être une preuve, les liens qu'il s'évertuait à tisser et à entretenir avec différents hommes de pouvoir en était une autre qui appuyait la première, William n'avait pas l'intention d'être éternellement le jouet de la tyran.
Et c'était probablement la raison de la présence d'Hayden dans toute cette histoire. C'était pour cette raison précise cela qu'elle se retrouvait à cet instant même attirée contre le corps viril de sa cible qui avait gentiment entreprit de l'allongé sur le lit un peu plus loin, parfaitement prêt à passer aux choses sérieuses en la délestant de la dernière pièce de tissu qui contrecarrait ses plans.

C'était sans compter sur le fait qu'au même instant, alors que la modèle allait s'offrir à lui, la sonnerie d'un téléphone retentit et Franklin, lié par ses obligations, décrochait, un brin excédé sous le coup de la frustration. Hayden n'avait pour autant pas cessé ses caresses et était venu lui mordiller l'oreille, aussi bien pour jouer son rôle que pour saisir quelques bribes de conversation. Mais voilà, l'homme était appelé par « Son Altesse » et déjà il se rhabillait, laissant Hayden en plan tout en lui promettant cependant de revenir si elle l'attendait.

Bien sûr qu'elle l'attendrait, elle avait tout son temps...

A peine il quitta la suite qu'Hayden, elle, quitta le lit pour retrouver ses affaires disséminés dans la luxueuse chambre. Elle avait abandonné son masque de langueur espiègle pour laisser place à son vrai visage, froid et déterminé, celui de la résistante engagée qu'elle était depuis maintenant quelques années. Ses méthodes n'étaient certes pas des plus courantes, puisqu'elle avait prit le parti de se servir des atouts que la nature lui avait donné : une beauté faussement innocente dont elle savait jouer avec talent, probablement grâce à ce don de comédienne qui lui était presque inné. Ainsi, sous la couverture d'un faux nom et grâce à la « frivolité » de son métier, il n'était pas rare qu'Hayden se retrouve au bras d'un homme riche et puissant. Elle était devenue le genre de femme que l'on aime avoir à ses côtés dans les diners mondains et officiels tout en défiant les préjugées, puisqu'elle ne possédait pas cette réputation de femme facile, bien au contraire. Au final, peu d'hommes avaient réussit à la posséder et elle refusait bien souvent des très nombreuses avances. Mais tout ça pouvait se comprendre lorsqu'on savait à quoi elle jouait réellement...

Par la fenêtre, elle voyait maintenant William sortir de l'hôtel pour monter dans la limousine qui l'attendait là et qui le conduirait probablement au palais. Oui, elle l'attendrait définitivement, qu'il en soit sûr, elle prendrait le temps qu'il faudrait pour arriver à ses fins et elle savait que cela incluait suivre les moindres désirs de sa... cible. Sans qu'il le sache, elle « l'attendait » depuis un moment déjà. Depuis qu'elle avait pour mission de se servir de lui dans les intérêts de la rébellion. Depuis cette soirée où, se retrouvant « par hasard » à discuter autour d'un verre de champagne dans un quelconque soirée mondaine, avait commencé un jeu de séduction plutôt enflammé, mais malheureusement écourté au bon moment par les soins de la demoiselle, qui s'était débrouillée pour le laisser sur sa faim et exciter sa frustration pour une prochaine fois.

Cette prochaine fois n'était autre que cette après-midi même où Hayden se retrouvait seule à flâner dans l'hôtel de luxe, Le Royal, s'arrêtant au bar pour y boire quelques verres et discuter avec le serveur. Cette après-midi où, par hasard encore une fois, William avait croisé la modèle dans une rue non loin et l'avait convaincu de le raccompagné jusque dans sa chambre.

Vers la fin de l'après-midi, elle était remontée dans la suite que Franklin occupait. Elle avait prit un bain et revêtu des dessous affriolants tout en ne cessant de planifier la suite, comment elle allait le persuader de la revoir, de la prendre comme amante même, de lui faire offrir des cadeaux et de la choyer pendant un temps, jusqu'à ce qu'il ne décide de la sortir en public. Là alors, un parti de son travail serait fait. Elle n'aurait plus qu'à observer, tendre l'oreille, fouiner un peu parfois...
Mais déjà on frappait à la porte. William, qui attendait la permission de rentrer. La jeune femme était venue lui ouvrir, se plaçant dans l’embrasure de la porte avec un sourire coquin, puis venait le prendre doucement au col pour lui voler au passage un baiser torride et le tirer à l'intérieur. Une fois la porte refermée derrière eux, elle était tout à lui.


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William Franklin
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MessageSujet: Re: Dans la gueule du loup   Mar 9 Juil - 22:47

Je n’eus pas à attendre longtemps. Quelques secondes, tout au plus. C’était déjà un bon point pour elle, sans qu’elle n’en soit peut-être consciente. Je n’aimais pas attendre pour profiter de ce qui m’appartenait. Se doutait-elle que, depuis le début de l’après-midi, moment ou je l’avais ramassée dans la rue, je la considérais comme ma propriété ? Se doutait-elle que je m’étais promis de ne pas la laisser s’échapper, depuis cette soirée ou elle m’avait filée entre les doigts, sans que je ne puisse la ramener jusque ma chambre d’hôtel pour la baiser en bonne et due forme ? Si elle ne s’était pas enfuie, je crois que je l’aurais prise et que je me serais cassé sans rien demander de plus. Mais voilà, on ne résiste pas à William Franklin Junior. J’avais pris cette fuite comme une insulte personnelle, et depuis, j’avais juré de la posséder. Pas par vengeance, non, mais parce qu’aucune femme n’a le droit de se refuser à moi. Et je l’avais recroisée... Prête à venir avec moi... Si l’Impératrice n’avait pas décidé de m’appeler, j’en aurais déjà fait mon... objet. Son intronisation dans mon petit univers clos n’avait pas été terminée, et je comptais bien remédier à cela, très rapidement.

Elle serait toute à moi, là quand j’en aurais besoin, assouvissant le moindre de mes caprices, la moindre de mes demandes... Ou elle dégagerait. Oh, qu’on se rassure, je suis peut-être un connard de la pire espèce – je le reconnais volontiers- mais je ne suis pas un détraqué sexuel, ou quoi que se soit du genre. Je ne cultive aucun amour pour le sadomasochisme, je n’aime pas le bondage, je ne suis pas accro à la domination, aux jeux de rôles entre les draps, je n’allais pas la violer non plus. Avec moi, les femmes ouvrent les cuisses en toute connaissance de cause, si elle ne veut pas, je ne vais pas la forcer, j’ai autre chose à foutre. La seule tare que je pouvais m’attribuer était peut-être un peu de violence... de brusquerie plutôt. Je n’allais pas la cogner – sortir une nana couverte de bleu, non merci- je n’y voyais aucun intérêt, mais c’est vrai que j’ai tendance à... disons, à être passionné lors de l’acte en lui-même. C’est pour ça que je n’aime pas particulièrement les vierges. Une pucelle, faut être doux, attentionné, prévenant... que c’est ennuyeux.

Un psychologue aurait tendance à dire que, puisque je sers d’objet à une personne plus puissante que moi, j’ai inconsciemment l’automatisme de faire pareil. De reproduire les faits de mon « bourreau » et de devenir « bourreau » à mon tour. Il pourrait même me trouver un complexe d’Œdipe mal résolu. Dire que puisque je n’avais jamais été proche de ma mère, je trouvais en la personne de l’Impératrice une figure maternelle pour me protéger. Arguer que mon besoin de sexe est une preuve d’un vide intérieur que je cherche à combler, d’un manque d’affection. Mais je ne vais pas voir d’analyste. La seule fois ou je me suis retrouvée face à une psy, je me la suis envoyée sur son divan pour la faire taire... j’avais 18ans. La vérité, c’est que j’aime le cul. Et que j’aime le pouvoir. Alors si faire l’un peut m’assurer l’autre, je ne vois pas pourquoi je me priverais. Les relations entre Joane Livingstone et moi sont purement professionnelles. Celle qu’il ne tarderait pas à y avoir entre Hayden et moi seraient purement sexuelles, et rien que pour le plaisir.


Elle m’attira contre elle, m’embrassant comme une sauvage avant de m’entraîner à sa suite dans la chambre. J’aime l’enthousiasme chez mes nouvelles...recrues. Je la plaquais contre le mur pour l’embrasser dans le cou, puis me reculais, allant me servir un vers de gin dans le mini bar de la suite.

- Voulez-vous quelque chose, princesse ?

En un sens, c’était ce qu’elle était. Elle allait être choyée, le moindre de ses désirs (qui ne contrecarrait pas les miens, bien entendu) allait être exaucé, mais en un sens, elle était dans une prison dorée, puisqu’elle dépendrait entièrement de mon bon vouloir. Je la regardais de haut en bas, appréciateur. En général, je n’aimais pas trop les mannequins. La plupart se forçaient à être maigre, et on voyait leurs côtes qui saillissaient à force de régimes alimentaires débiles. Mais elle était mince naturellement, et ça me plaisait.

- Je t’ai manqué ?

Question purement rhétorique... Je n’en avais strictement rien à foutre, de savoir si elle m’avait attendue impatiemment ou non. Enlevant ma veste que j’accrochais à un cintre, je m’assis sur le canapé, ce même canapé d’où je la regardais tout à l’heure, en train d’enlever ses fringues, attendant que je la prenne. J’allais prendre mon temps. Un test, pour voir comment elle se comportait... « au quotidien ».

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MessageSujet: Re: Dans la gueule du loup   Mar 9 Juil - 22:48

Le baiser que Franklin lui avait posé avec fougue dans le cou, alors qu’il la plaquait contre le mur en réponse à son engouement prouvait à leur jeune femme qu’il était bien près à reprendre là où ils avaient été arrêtés quelques heures auparavant. Mais avant, il était allé se servir à boire, lui proposant avec emphase ce qu’elle voulait. Elle ne se voulait pas compliquée en lui demandant la même chose que lui.
Alors qu’elle se retrouvait à sirotait un gin, elle entra dans son rôle en même temps que les douces vapeurs d’alcool pénétrait son organisme. William avait rejoint sa place stratégique, tel un prince sur son trône, il la dominait du regard, la jugeait, l’attendait. Elle avait vidé d’un trait élégant son verre, qu’elle avait posé dans un coin. Le regard qu’elle lui jeta était pleins de malice. Un sourire mutin traversa ses lèvres et se trémoussant avec une lenteur parfaitement calculée ses mains venaient effleurer son propre corps.

D’un geste parfaitement exécuté, la jeune femme avait, avec deux doigts délicats, retiré la longue épingle à cheveux d’argent qui retenait sa chevelure platine qui tomba en cascade sur ses épaules. Les laissant maintenant agir à leur guise, libéré du chignon séré dans lequel ils étaient pris, leur fluidité venait encadrer le visage espiègle de la mannequin. Elle avait délicatement posée le bijou sur une petite table en s’approchant toujours de sa proie, ses mains expertes venant déjà dégrafer les quelques attaches qui retenait sa robe à la fois légère et sophistiquée. Une fois la pièce de satin de soie qui avait négligemment glissée le long de son corps longiligne fut au sol, elle laissait une nouvelle fois le plaisir à sa cible d’observer mais sans pouvoir encore toucher, les courbes de son corps : les rondeurs de sa poitrine, raisonnables mais fermes à demi masquées par ses sous-vêtements de dentelles, la cambrure de son dos, les lignes de son bassin, ses jambes interminables surtout depuis ses talons faramineux.

D’un pas mesuré et languissant, elle s’était rapproché de lui, toujours installé dans le fauteuil, son verre de gin à la main, il y avait collé ses lèvres l’espace d’une gorgée, Hayden sentait son regard sur son corps quelle serait bientôt prête à livrer entièrement à tous ses désirs. Une fois encore, elle n’était plus elle-même. Les traits sur son visage, les lignes tentatrices de son corps, ses attitudes provocatrices et ardentes, elle les avait prêtées à une autre. Charmeuse à souhait, elle n’était même plus, dans ces moments, dégoutté de ce qu’elle faisait. Elle n’y pensait même pas, elle jouait comme aurait pu jouer devait une caméra, avec un autre acteur. Seulement il n’y avait qu’une prise et elle se devait d’être parfaite. Et peut être qu’inconsciemment, c’était l’importance de sa réussite, de cette mission qui pouvait paraître insignifiante et qui pourtant était importante pour aider la rébellion à s’implanter dans les sphères les plus hautes de la société. Mais à ça non plus elle n’y pensait pas dans ces instants.
Son esprit était vide, elle se concentrait seulement sur la douceur torride de ses gestes, les mouvements sensuels de son corps.

Elle s’était approchée de William avec une grâce presque féline, les lèvres pincées par une envie contenue. Des mains, elle lui avait ôté son verre quelle avait posé au pied du canapé pour venir se placer doucement à califourchon sur les cuisses de l’homme. S’approchant avec langueur de ses lèvres, elle en profitait pour approcher son anatomie de la sienne, réduire peu à peu la distance qui séparait leur corps, exciter peu à peu les ardeurs de son partenaire sans pour autant lui donner ce qu’il voulait tout de suite. Ses lèvres effleuraient sa bouche, son le haut de son cou, sa jugulaire, mordillant parfois sa peau au goût suave. Ses mains glissaient sur le torse parfaitement sculpté de l’homme, trouvait une faille dans sa chemise, ses ongles caressait les interstices de peau, s’ancrait parfois un peu plus.

Mais déjà elle s’écartait un peu de lui, reprenant une distance qui lui permettrait de jouer son corps. Glissant ses mains dans son dos, elle vint dégrafer la dentelle qui retenait ces deux seins ronds et fermes. Une fois la pièce de lingerie ayant rejoint sa robe, elle caressa son buste avec une volupté qui lui fit fermer les yeux quelques instants, mais déjà elle reportait son attention sur William et les caresses qu’elle lui portait, les baissés et les légères morsures sur sa peau.

Elle n’attendait rien de la part de Franklin, c’était à elle de faire son show et c’était ce qu’elle s’évertuait à faire, lui donner le goût de son petit manège, être entièrement à son service et à l’écoute de ses envies. Voilà pourquoi elle était là et voilà ce qui lui permettrait de gagner une place privilégiée à ces côtés. Ses gestes étaient sûrs et presque experts. Elle avait retiré sans aucune difficulté sa chemise griffée et chacune de ses mouvements pour faire disparaître les vêtements du fils de l’ambassadeur laissait transparaître comme un ordre, une résolution, elle donnait presque l’impression d’avoir le pouvoir sur lui et sur chacun de ses désirs. Elle serait la maîtresse de ses exaltations et jusqu’au dernier moment, elle avait l’intention de dominer la partie.


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