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 Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]

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Hayden Moriarty
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MessageSujet: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   Lun 7 Nov - 1:37

*Premier Post*

Début Mars


La nuit venait de tomber sur Hegemony, mais le couvre feu n'était pas encore en place. Cependant, les derniers jours de la vie d'Hayden s'étaient écoulés à un rythme particulièrement effréné que la jeune femme le savait ; le temps, en passant à deux cents à l'heure finirait bien par la trahir, amenant plus vite qu'elle ne l'imaginait, et surtout qu'elle ne le voulait, l'heure fatidique où il faudrait rentrer chez soit. Elle devait presser le pas.

Hayden était, disons-le franchement, une femme entretenue, qui, pour quelques menus services, quelques heures passées en compagnie d'hommes riches et vieillissants, recevait cadeaux et privilèges. Alors qu'est-ce qu'une jeune femme telle qu'elle faisait à pied dans les rues mal éclairées de la capitale ? Il était vrai qu'on lui avait déjà, et ce en plusieurs occasions, offert une voiture, mais au delà de ne pas aimer conduire, la jeune femme aurait répondu à quelconque curieux lui posant la question, que cela n'était en rien ces affaires avant de reprendre son chemin du pas déterminé et rapide qui caractérisait ses foulées.

L'actrice avait beau être emmitouflée dans un manteau de fourrure, en tentant d'en remonter le col de fourrure le long de son petit cou jusqu'à ses oreilles, elle le reconnaissait parfaitement : elle détestait les mois d'hiver dans la capitale. Au delà du froid, c'était cette brume malsain qui pouvait stagner sur la ville du matin au soir qui rendait Hayden maussade. Ses bottines martelant la chaussée cadençaient cette résolution qu'elle avait à ne pas trainer dans ces bas quartiers de la capitale.

Ces yeux étaient rivés sur le trottoir devant elle alors que son esprit était occupé à ses affaires. Pourtant, l'attitude discrète et résolue qu'elle adoptait alors qu'elle filait dans les rues déjà presque désertes ne pouvait que contraster violemment avec le personnage qu'elle laissait voir. A ces habits de marque, aux bijoux qui pendaient à ces oreilles il semblait clairement qu'elle n'avait rien à faire ici, dans les quartiers miséreux d'Hegemony.

La jeune femme était plus ou moins persuadée qu'elle aurait dû se changer avant de partir, et cela allait bientôt lui être confirmé, mais le temps pressait. Elle n'avait d'ailleurs pas le temps pour tout ce qui allait se produire, mais qu'elle ne se fasse pas d'illusion, il allait falloir qu'elle renonce à imaginer que tout allait se passer comme elle le voulait.

C'est donc sans prévenir, comme toujours d'ailleurs pour ce genre de chose, que trois hommes sortirent de nul part et alpaguèrent avec insistance notre protagoniste. Celle-ci ferma les yeux l'espaces d'une seconde, le temps de la désillusion. Elle continuait de marcher sans prendre garde aux trois énergumènes qui étaient apparus devant elle et visiblement n'avaient aucune intention de la laisser partir tranquillement.

L'obstination de leurs paroles agaça Hayden mais fit comme elle avait toujours apprit, ignorer en espérant qu'ils se lasseraient. Elle avait été tirée de ses pensées et n'entendait dans son esprit que leurs phrases stupides.


-Hey m'dame, z'êtes perdue ? On peut vous montrez l'chemin. Qu'est-ce que v'faites ici toute seule, c'est pas prudent !

Un ricanement émergea des ténèbres. Hayden frissonna mais continuait sa route sans sourciller. C'est alors qu'il vint. Le coup qu'une main qu'on porta à son épaule pour lui faire arrêter sa course, la déstabilisant et l'immobilisant l'espace d'une seconde, bien suffisante pour qu'une autre paire de bras ne viennent la pousser contre le mur le plus proche.

Dans un réflexe, la miss serra un peu plus contre elle son sac à main. Maintenant immobile, elle faisait face à ses agresseurs.

A vrai dire, les « alpagueurs », comme elle avait habitude des les appeler, était choses courantes surtout dans les quartiers les plus mal famés de la capitale. Ivrognes, sans abris, camés, ils étaient beaucoup à réclamer une pièce où à insulter le monde entier, mais Hayden aurait de loin préféré ces individus à ceux sur qui elle venaient de tomber.
Des petites frappes, voleurs-violeurs, ces brigands de l'Empire qui ne laissaient derrière eux que les corps dépouillées et souillées des cibles faciles.
Son cœur avait prit un rythme affolé dans sa poitrine mais son visage placide donnait encore le change face à ces hommes.
Plus personne ne riait et c'est d'un ton glacial qu'on lui ordonna :


-Ton sac et tes poches... et tes bijoux.

Une main effleura ses cheveux pour venir lui dérober ses boucles d'oreille. La peur naissant au creux de son ventre ne pouvait empêcher le dégout profond qu'elle ressentait pour ces hommes et c'est sur un coup de tête qu'elle agit. Elle porta un coup de point au visage de l'homme face à elle avant de tenter d'assener un coup de genou à un autre. Le troisième se darda alors sur elle pour la ceinturer. Elle cria autant qu'elle pu, se débattant et tentant de garder contre elle son sac. Elle était con, elle n'y arriverait pas...
Refusant de se laisser faire, elle gesticulait en hurlant mais bientôt c'est contre son visage que vint s'écraser le poing lourd d'un des hommes.
Puis presque aussitôt dans l'éclat d'une réflexion de lumière, une lame était venue se placer à quelques centimètres de son ventre.


-On arrête les conneries et on obéit. J'ai pas envie de t'abimer, pas tout de suite...

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Dernière édition par Hayden Moriarty le Ven 11 Nov - 20:40, édité 1 fois
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Théo Scherr
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MessageSujet: Re: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   Lun 7 Nov - 23:35

Je ne savais absolument pas ou je me trouvais. Cette ville est réellement l'antre du diable, le labyrinthe de Dédale et la caverne de l'Hydre en même temps. Bon Dieu de merde, pourquoi est-ce qu'il était impossible de retenir le nom des rues ici? Rue de Vienne. Ouais, j'suis déjà passé par là je reconnais le magasin de musique. Donc en gros je tourne en rond. Pourtant, j'ai un bon sens de l'orientation, mais j'avais la très nette impression que les rues changeaient de place juste pour m'emmerder. Aussi, il a fallu que je joue avec le feu, que j'aille me promener en plein hiver dans cette ville inconnue. Et sans parapluie, c'est pas drôle sinon. Heureusement que j'avais une bonne veste, hmm. Aujourd'hui, j'avais pas d'article à faire, rien, que dalle, alors je zonais chez Amaury, cherchant des bouquins bien à lire. A part des trucs de coutures, de cuisine et de philo, nada. Et c'est pas trop mon truc d'apprendre à faire le velouté du Barry. Ahhh comme elles me manquaient, mes caisses de bon polars bien glauques! Bref en attendant, j'étais bien perdu, et la nuit ne m'aidait franchement pas à me sortir de ce merdier. En plus j'avais pas l'adresse d'Amaury, comme un con, j'ai joué au grand.

Je suis ici depuis trois jours, et déjà je regrette Paris. Au moins, je connaissais la ville par coeur et je savais ou traîner et ou ne pas traîner. Ici, je me sens encore tout minot, Gavroche à la casquette de travers et au coeur en vrac. Je tombe dans une rue super glauque. On se croirait dans un de mes bouquins, au passage ou la première victime se fait agresser puis tuer. Sauf que ce coup-ci, ce n'était pas moi la victime. J'entendais des cris de femmes. Et me précipitais dans cette direction. ce n'étaient pas des cris d'agonie, ni de douleur, mais de détresse : une agression sans doute, ça devait arriver fréquemment dans ce coin. Je tombais bientôt sur la scène : une blonde en fourrure était cernée et menacée par trois mecs qui vu leurs dégaines, étaient ni miliciens, ni simples voleurs à la tire. Etaient-ce ces brigands dont on commençait à parler, qui profitaient du malheur des petites gens pour les mettre encore plus dans leur merde? Ce genre de personnes, c'était l'ennemi type du commando The Eye. Eux qui se battaient pour que l'on vive mieux, c'était pas pour voir des ordures dans leur genre ruiner tous leurs espoirs.

Pas de bol, ils étaient tombés sur le chef du groupuscule français, méconnu dans la capitale. Manque de bol, j'étais le type même du mec qui allait leur défoncer leur sale gueule sans hésiter une seule seconde. Je suis cardiaque, d'accord, mais je sais me battre, il faut bien, notre résistance passive n'est pas toujours un fleuve tranquille. Je remarque que l'un d'entre eux tient une arme, pointée sur le ventre de la donzelle. Ok, lui, faut que je le dégage vers le côté, sinon la demoiselle en détresse risque d'être en moins bon état, avec un couteau dans le ventre. Je ne réfléchis pas plus, je ne pense pas que mon stimulateur ne vas pas apprécier, je ne pense pas qu'ils ont peut-être un pistolet. Je fonce dans le tas et me jette sur le plus menaçant, le ceinturant pour le faire tomber au sol, comme le plaquage au rugby. Je savais bien que ça me servirait un jour.

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Castello C. Dornes
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MessageSujet: Re: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   Mar 8 Nov - 23:40

Le Soleil maintenant couché, un vent glacial et humide s’était levé sur la Capitale de l’Empire, Hegemony. Dans les quartiers pauvres, tous les chanceux possédant des habitations s’y réfugiaient tandis que les sans-abris tentaient tant bien que mal de se construire des chaumières de fortune à l’aide de débris trouvés en décharge ou toute autre espèce de lieux tout aussi insalubres, et tout ceci dans la crainte d’avoir à essuyer une nouvelle nuit comme cet endroit du Monde en connait fréquemment, durant l’Hiver. Et alors que les lanternes de misère s’allumaient faiblement, éclairant de petits cercles de lumière pâle les pavés des ruelles mal famées, les créatures nocturnes s’éveillaient pour s’adonner à leurs activités respectives : la Milice se préparait à attraper les retardataires qui traineraient encore dehors au moment du couvre-feu tandis que les pourritures qui peuplaient la ville profitait du moment de répit précédant ledit couvre-feu pour se consacrer à leur carnage habituel. Et il se trouvait que ce soir-là, certains d’entre eux avaient trouvé une proie de choix. Mais nous y reviendrons…

Cela devait faire deux jours que le jeune homme était arrivé en ville et, bien que connaissant quelques points stratégiques de la ville pour y être passé rapidement à de nombreuses reprises, avait toujours un peu de mal à se retrouver dans le dédale qu’était le Quartier pauvre de la Capitale. Aussi était-il perdu depuis qu’il avait débarqué et ne tarderait sans doute pas à tomber à cours de provisions si son errance venait à se prolonger. Non pas que les gens du coin étaient particulièrement mauvais ou avares en indications, mais voir un jeune homme plutôt beau garçon, habillé de façon élégante et très propre sur lui, dans un endroit qui ne souffrait généralement pas ce genre de choses, et qui ne voyait sans doute pour seuls vêtements propres et à peu près intacts les uniformes rouges de la Milice, ce devait être assez intimidant pour vite rentrer chez soi et fermer sa porte à double tour, tout en épiant derrière ses volets ce qui allait bien pouvoir se passer. Quant à ceux qui dormaient dans les rues, soit ils faisaient semblant de dormir, soit ils dormaient véritablement après s’être envoyés la veille un bon litre de vin aigre, soit ils étaient tout simplement morts et laissés à la vue de tous, sans que personne ne daigne faire quoi que ce soit à ce sujet. N’étant pas le type de personne à forcer les gens, il n’insistait généralement pas et se disait, espérait, qu’il trouverait peut-être une âme charitable pour le guider voire, savait-on jamais, lui offrir le logis pour une nuitée avant de l’envoyer là où il pourrait prendre son envol au lieu de tourner en rond. Mais il fallait croire que c’était peine perdue.

Ainsi donc, il vivait là sa deuxième soirée à Hegemony, et ce depuis bientôt trois ans sans être passé par-là. Né en Angleterre en banlieue Londonienne éloignée, il connaissait peut-être deux ou trois petites choses sur son pays d’origine, mais semblait bien plus calé dans tout ce qui touchait à l’Asie Orientale et l’Est de l’Empire. Le Centre et l’Ouest, mieux valait l’oublier, dans ce cas. Pour n’y être jamais réellement passé en compagnie du couple à capuches sombres, qu’il avait rencontré dans le Nord de la France après avoir quitté ce qui s’appelait autrefois la Grande-Bretagne, il n’y était pas resté longtemps, c’était le moins que l’on puisse dire. Et aujourd’hui, il ne devait lui rester qu’un ou deux jours de provisions dans sa sacoche de cuir noire avant de devoir entamer une grève de la faim forcée. Et alors que le Soleil se couchait et qu’il commençait à se résigner, se disant que cette nuit encore, il devrait se trouver un porche ou un quelconque abri sous lequel il pourrait s’asseoir et s’endormir en attendant le matin, il entendit un cri strident venant d’une rue avoisinante. Rapidement, il tendit l’oreille, fermant ses paupières sur ses grands yeux bleus. Il avait déjà entendu ce genre de cris mais, habituellement, il se trouvait derrière la lame ou, plutôt, derrière ceux qui la maniaient, les observant alors qu’ils ôtaient la vie à une quelconque cible qui était bien mal tombée. Son côté Philanthrope lui interdisait de passer outre cet appel à l’aide, aussi rouvrit-il les yeux rapidement et resta planté dans la ruelle où il se trouvait en essayant de capter plus précisément d’où provenait le son qu’il entendait. Pensant trouver la source, il se déplaça très vite, se faufilant dans les ombres omniprésentes du quartier mal famé et finit par tomber sur une espèce de carrefour d’où partaient plusieurs rues, dont l’une ouvrait sur le spectacle affligeant de trois hommes s’attaquant à une jeune femme, apparemment blonde et richement vêtue, bien plus que lui. Assurément, elle n’était pas dans son élément, elle, alors que les trois types, dont celui au couteau…

Alors qu’il marchait, vite et silencieusement, comme son père le lui avait autrefois appris, alors qu’il s’entraînait à l’extérieur de sa maison, qu’il fasse chaud, froid, qu’il neige ou pleuve. Il s’avança de façon plus vive, tout à vous, courant presque vers les trois agresseurs qui semblaient avoir du mal à maîtriser cette furie aux cheveux d’or. Il s’apprêtait à bondir sur celui qui semblait être le chef, et qui tenait le couteau en prononçant des paroles qui n’annonçaient rien de bon lorsque, sortant de nulle part, un jeune homme se précipita pour plaquer le type au sol. Castello, déjà pris dans son élan, sauta par-dessus les deux corps enlacés en une étreinte virile et violente et, alors que l’un des deux agresseurs restant se retournait, hébété, en direction de son compagnon au sol, le jeune Humaniste castagneur envoya devant lui ses deux jambes en un superbe double coup de pieds aérien en pleine figure qui risquait de lui laisser des marques importantes. Un craquement se fit d’ailleurs entendre : il paria sur le nez. Alors qu’il retombait en arrière, il se retourna légèrement pour se réceptionner sur son bras gauche dont il se servit pour pousser fortement au sol et se remettre sur pied dans un mouvement fluide. Cette prothèse devenait décidément beaucoup plus maniable que par le passé, maintenant que les câbles étaient mieux fixés sur les terminaisons nerveuses au niveau de la frontière entre muscle pectoral et épaule gauches.

Mais comme il se relevait de sa chute, il vit le reflet d’une lanterne voisine sur une lame que le troisième agresseur avait dégainé. Par réflexe, il leva son bras gauche pour se protéger le visage, alors qu’une personne inexpérimentée se serait sans doute recroquevillée en espérant que le coup ne ferait pas trop mal. Et lorsque la lame vint percuter son avant-bras, elle se brisa en miettes au contact du métal dont sa prothèse biomécanique était faite. L’homme regarda en tremblant sa lame tandis que Castello baissait les yeux vers son bras et, plus particulièrement, vers son vêtement, son manteau noir Burberry, son trésor hérité de son père décédé en lui sauvant la vie alors qu’il n’avait que onze petites années. Et ce trésor venait d’être troué par cette espèce de morceau de métal qui se targuait d’être une lame. Lui qui était pourtant toujours prêt à pardonner, la plupart du temps, releva les yeux, des yeux pleins de colère, sur cet homme un peu maigrichon qui pensait vivre une petite nuit de plaisir avec cette jeune femme. Le jeune homme aux cheveux bruns ébouriffés leva son bras et montra l’ampleur des dégâts à l’assaillant avant de prononcer d’une belle voix emplie d’une certaine tristesse mêlée à de la colère une phrase unique.


« You must be f**king kidding me… »

Et le jeune homme attrapa de sa main gauche, gantée de cuir noir, le col des vêtements crasseux du violeur et le tira vers lui avant de lui coller un magnifique coup de boule qui lui fissura sans doute le nez, si ce n’était pas tout simplement brisé. Puis il le plaqua contre le mur de briques sans se soucier de savoir si le chef, lui, était encore aux prises avec le jeune justicier qui l’avait devancé ou s’il était mort ou, au contraire, sur le point de se relever. Tout ceci lui passait par-dessus la tête alors qu’il cognait de son poing droit le visage maintenant tuméfié de celui qui, d’agresseur, était passé au stade de victime. Au bout d’un moment, Castello lui attrapa les cheveux et lui asséna plusieurs coups de genoux à l’estomac qui lui firent cracher du sang sur le sol humide avant de finalement l’amener au sol, l’attraper à la gorge par une forte pression de son avant-bras de métal et, d’au-dessus, le marteler de coups de phalanges à la base du nez qui se brisa en morceaux sous les cris de détresse tandis que le sang se mêlait aux larmes. Enfin, il le laissa tomber au sol et lui porta un dernier coup au plexus de son poing métallique, ce qui lui fit perdre connaissance pour de bon.

Il se releva doucement, sous la pluie fine qui commençait à lui battre les épaules. Il respira lentement et réfléchit longuement à ce qui venait de se passer. Certes, il avait sauvé une femme en la débarrassant de ses assaillants, mais n’avait-il pas failli dans son devoir d’Humaniste et de Philanthrope, ces deux valeurs que son père lui avait autrefois inculquées à la sueur de son front ? Mais aujourd’hui, il venait de tabasser à mort un homme et de blesser un autre, lui brisant le nez et la mâchoire, sans éprouver en soi la moindre petite once de remord. Il était changé, depuis qu’Ithuriel était décédée dans ce massacre. Et le pire était sans doute qu’il ne savait même pas la raison de ceci, il ne savait pas pour quelle raison la jeune fille avait été découpée en morceaux et la maison rendue au stade de ruines. Son regard était brumeux, lorsqu’il le posa alternativement sur la jeune femme et le jeune homme. Et sans que rien ne puisse le laisser imaginer au départ, il brisa le silence très simplement, comme si rien de tout ceci ne s’était passé.


« Bonsoir. Pardonnez ma façon d'aborder le sujet aussi rapidement et sans réellement de tact mais... Simple curiosité, l’un de vous accepterait-il de m’héberger, ne serait-ce que pour une nuit ? »

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Hayden Moriarty
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MessageSujet: Re: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   Ven 11 Nov - 20:39

Le coup qu'elle avait reçu au visage laissa Hayden dans une douloureuse immobilité. Toujours enserrée par l'étreinte vigoureuse de l'un de ses agresseurs, elle n'y opposa soudainement plus aucune résistance. Son regard, troublé par la douleur qui irradiait jusque dans son crane, se fixait tant bien que mal sur cette lame menaçante. Le temps sembla alors, pour l'espace de quelques secondes, s'étirer à l'infini dans un moment d'extrême lucidité. Elle pouvait percevoir chacun des mouvements de sa poitrine alors que l'air entrait puis sortait au rythme irrégulier de ses respirations, elle sentait chaque battement affolé de son cœur dans ses tempes et osait à peine imaginer le froid glacial du métal pénétrant ses chaires. Son esprit avait fait le vide, comme un tri sélectif pour l'instinct précaire de survie. Elle pouvait sentir la peur bientôt remplacée par une rage grandissante, celle qui lui donnerait le courage d'affronter la suite sans se laisser faire, peu importe ce qu'il adviendrait.

Mais le temps, comme pour rattraper le retard qu'il venait de prendre repris son cours dans un violent contraste d'enchainement de situations. Un homme, comme sorti de nul part, venait de plaquer au sol le chef de bande, tandis qu'un second vint les rejoindre, laissant sous la stupéfaction agressée et agresseurs. L'un des deux voyous s'était même détourné d'Hayden pour fixer la scène, tandis que l'autre, qui la tenait toujours, avait grogné de surprise. La jeune femme était perplexe mais quelque chose la força à sortir de sa stupeur tout en la ramenant à la réalité. Sans réfléchir, elle donna un violent coup de coude dans l'estomac du vaurien qui avait légèrement relâché sa prise sur elle, probablement sous la tournure imprévue des évènements. Il se plia comme prévu en deux sous la douleur, reculant de quelques pas. En un coup d’œil, elle pu remarquer le corps de son troisième agresseur gisant à terre, mis K.O par l'un des inconnus venus à son secours. Cependant, l'homme dont elle avait réussi à se libérer revint à la charge, une arme à cran d'arrêt à la main, et se précipita sur l'homme au long manteau noir.

D'un mouvement rapide, Hayden glissa alors sa main dans son sac, en tirant un révolver qu'elle arma avant de le braquer sur l'assaillant, prête à faire feu tandis que le couteau s'abattait sur le bras du jeune homme. Aucune réaction. L'arme n'avait pas traversée la chaire, c'était certain, toujours le brigand en joue, Hayden était probablement aussi interdite que lui à ce moment. Et alors qu'elle aurait parfaitement pu mettre fin à tout cela en appuyant sur la gâchette alors que sa cible était suffisamment isolée, elle se retint de tirer, pour deux raisons. Tout d'abord parce qu'un coup de feu dans cette ruelle leur aurait probablement attiré beaucoup plus d'ennuis qu'ils n'en avaient déjà, et ensuite, car bien rapidement l'inconnu avait prit au col le voleur pour lui réglé son compte, et elle ne pouvait plus prendre le risque de blesser la mauvaise personne.

Les deux mains fixées avec assurance sur l'arme, elle ne pouvait détacher son regard de l'un de ses sauveurs qui s'acharnait sur sa victime avec une violence un peu effrayante. Elle détourna un instant le regard pour venir le fixer sur l'autre homme venu à sa rescousse, il s'était relevé à côté de l'apparente dépouille du chef de groupe, et chancelant il était venu prendre appui contre le mur le plus proche.

La pluie avait commencé à mouiller le pavé et Hayden ne s'en était même pas rendue compte. Elle avait toujours son arme à la main et le calme était de nouveau tombé sur la petite rue où ils se trouvaient. La jeune femme observait les corps gisant sur le sol et les deux hommes qui avaient accouru à son secours. Elle savait qu'elle devait leur être reconnaissante et qu'ils lui avaient probablement sauvé la vie, pourtant, elle ne pouvait s'empêcher, sous le coup d'une certain méfiance, de garder ses distances. Elle sursauta presque lorsque l'homme au manteau brisa le silence pour une question qui laissa Hayden coi, comme incertaine des paroles prononcées. Ils venaient de tuer deux homme et d'en laisser une autre sur le carreaux et il demandait un toit ? Elle ne pu s'empêcher de le dévisager pendant plusieurs secondes. Au delà de l'incongruité de la situation, c'était le personnage dans son entier qui jurait avec les circonstances.


-Qui êtes vous ? Demanda-t-elle avec une once de méfiance dans la voix.

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Théo Scherr
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MessageSujet: Re: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   Mer 16 Nov - 21:18

Je n'étais pas un mec méchant, d'ordinaire. Je pouvais même plutôt me qualifier de gentil, aimable et soucieux des autres. Mais fallait pas non plus me chercher! En soi, ce mec m'avait personnellement rien fait. Mais comme je n'étais pas quelqu'un d'égoïste non plus, j'en avais tout simplement rien à foutre. Toucher aux gens, c'est me toucher, leur faire du mal devant moi, ou non, c'est risquer une vengeance. Je ne peux pas non plus prendre tout le malheur du monde sur mes épaules, c'est vrai et j'en suis conscient, mais je ne peux pas non plus laisser une nana se faire dévaliser sous mes yeux. Alors oui, j'suis peut-être con, peut-être trop humaniste, peut-être trop chevaleresque... Mais tant pis.

Je me retrouvais avec le mec, que je tenais toujours par la taille, au sol. Je remerciais mes cours de rugby pour m'avoir appris à ne pas me casser un poignet après un plaquage! Sous le choc de notre chute, le couteau avait valdingué au loin. Tant mieux, pas de sang, ça veut dire pas d'ADN a analyser. Oulala je réfléchissais trop à l'ancienne, là. Je ne suis pas franchement du genre gringalet, et ma veste de motard exagère a peine la forme de mon torse. Je me remis assez vite du choc, une capacité que j'avais apprise étant gamin. La tête de mon adversaire était venu heurter le pavé, le sonnant, et je remerciais ma chance. Parce contre, mon stimulateur cardiaque était en train de m'insulter de la pire manière. Il faisait la gueule et me le faisais clairement comprendre. La douleur s'annonçait dans ma poitrine sourde tout d'abord. Elle allait le rester jusqu'à ce que j'en finisse avec lui, et putain, il fallait que je fasse vite, parce que les affrontement direct trop étalés sur le temps, il me fallait toujours trop de temps pour m'en remettre. Profitant de l'hébêtement du chef du groupe, je me déplaçais de manière à lui bloquer les bras avec mes deux jambes.

* Allez, espèce de petit batard, tiens le coup!*

Oh, bien sûr, engueuler mon coeur ne changerais rien. Mais au moins, ça m'en donnait l'impression. Le mec que j'étais en train d'immobiliser commençait à se débattre et je lui envoyais un coup de poing dans le menton en disant à voix haute :

- Allez, du nerf, petite pute!

A mon coeur, evidemment. Sauf su'il du le prendre pour lui, et failli me renverser. Serrant les dents pour tenter d'empêcher la douleur de se répandre dans mon corps, je saisis sa tête à deux mains et la tournais brusquement vers la droite. Un craquement qui me donna la nausée se fit entendre : son cou s'était brisé, et moi, j'étais libre de faire mon malaise tranquillement. Me relevant, je réalisais soudain qu'un autre mec était arrivé, et que le silence régnait. Je m'adossais au mur, une main crispée sur le coeur, attendant que la douleur ne cesse : ce vieux bric à brac qui aidait mon palpitant à tenir détestait les montées d'adrénaline et n'importe quel effort. Enfin, ça s'était aggravé avec le temps, et mes différentes missions avec The Eye. C'était pour ça que j'étais ici, en attente d'une greffe de coeur ou d'un stimulateur plus puissant. Autrement, il me restait selon les médecins quelque chose comme trois ou quatre ans à vivre... Si je passais ma vie dans un fauteuil à écrire des articles et évitais tout choc émotionnel. Autrement dit, j'en avais encore pour un an, quoi. Seuil critique atteint, j'ai encore plein de choses à faire de ma vie, alors j'viens ici rejoindre le frangin et réparer mon coeur bon pour la casse.

Le mec cherchait un abri, la gonzesse, arme au poing, cherchait à savoir qui on était. Faisant un signe de la main qui voulait dire quelque chose comme "Ohla, doucement, les jeunes, je me remets et je vous réponds" j'attendis une minute ou deux, histoire d'être bien certain que c'était passé. Puis je m'écartais du mur et répondis, avec bonne humeur :


- Je m'appelle Théo Scherr, oui j'ai un endroit ou loger une petite dizaine de personnes, non j'sais pas comment m'y rendre parce que non j'suis pas d'ici, je passe un coup de fil et on y va tous, ça vous va? Et mademoiselle, rangez-moi ça avant que quelqu'un ne vous voit -très bonne idée de ne pas vous en être servi d'ailleurs! Suivez-moi, juste, parce que ce genre de cadeau -je tapotais du bout du pied sur le crâne de mon cadavre- a tendance à foutre dans la merde ceux qui se trouvent à côté.

Je leur fis à nouveau signe, pour qu'il me suivent cette fois, et m'éloignais, sortant mon téléphone de ma poche. Je composais le numéro du frangin et portais l'appareil à mon oreille :

- Yep. Ouais. Bon ferme-la, tu m'engueuleras plus tard. Tu viens me chercher? On a deux invités surprise.

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Castello C. Dornes
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MessageSujet: Re: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   Ven 18 Nov - 17:34

Un calme profond l’envahissait soudainement, et une esquisse de sourire décora son visage pâle éclairé par une vieille lanterne avoisinante, lanterne grâce à laquelle il était encore en vie, à cette heure de la nuit. Il resta silencieux tout du long, se contentant de soutenir le regard de la jeune femme qui leur demandait de décliner leur identité, tenant un revolver à la main. Il savait qu’il n’y avait aucun risque car, après tout, les deux jeunes hommes venaient de lui sauver la vie et, en observant l’agencement des aiguilles sur sa montre à gousset, il se doutait que les premières rondes nocturnes de la Milice ne tarderaient pas à débuter : un coup de feu et elle risquait de finir plus salement amochée que les deux cadavres au sol. Mais ce qui l’inquiétait, en revanche, c’était le justicier en blouson de cuir qui semblait vraiment en mauvaise posture, après son combat.

Il ne lui ferait pas l’impolitesse de lui poser trop de questions, sur son mal, vu qu’il avait de toute façon déjà deviné qu’il devait avoir un grave problème au cœur. Il en avait vu, des gens atteints de telles souffrances qui, depuis quelques années, pouvaient prolonger leur vie via des stimulateurs. Ou le sien était en mauvais état, ou son organe n’en avait naturellement plus pour très longtemps, voire les deux. Mais lui-même n’était pas chirurgien, n’avait de connaissances médicales que ce qu’il avait appris sur le tas avec ses compagnons de voyage, avec entre autre les différentes façons de suturer une entaille et comment extraire une balle. Lorsque le jeune garçon, Théo, se présenta et accepta de les loger, Castello réprima une envie enfantine de hurler de joie : premièrement, cela risquait de faire beaucoup de bruit, deuxièmement, il ne voulait pas que les gens sachent qu’il était dans une situation véritablement déplorable en voyant sa mine réconfortée, et enfin troisièmement, bien qu’ils le méritaient, cela ne se faisait pas de s’extasier après avoir mis fin à la vie de deux personnes. Après que le garçon ait raccroché son téléphone, il prit la parole, d’une voix calme et chaleureuse.


« Mon nom est Castello. Castello C. Dornes, fils de Maverick M. Dornes et de Vanessa L. Killian, simple voyageur. Enchanté de vous rencontrer, bien que les conditions n’aient pas été des plus agréables, et merci, M. Sherr, de votre invitation. Je vous en prie, commencez à avancer sans moi, je vous rejoins dans un petit instant… J’ai à faire avec le dernier.

De toute façon, vous ne devriez pas trop forcer sur votre cœur, jeune homme : ralentissez légèrement votre rythme et vous pourriez vivre assez longtemps pour voir votre mal se dissiper…
»

Les derniers mots avaient été prononcés plus bas, sur un ton qu’on aurait pu prendre pour de la désinvolture, mais qui était en fait un simple avis désintéressé de la part de quelqu’un qui aime son prochain. A la fin, il ne regardait même plus les deux autres protagonistes et s’était retourné et dirigé vers le dernier des violeurs encore en vie. Il était en sale état, après le coup de pieds qu’il s’était pris dans la figure : son nez était complètement tordu d’un côté et sa mâchoire déboîtée laissait sa bouche ouverte, une bouche aux dents pas trop mal entretenues (si l’on ne comptait pas celles que le choc avait brisées) mais avec une haleine absolument intolérable. Le jeune homme se pencha vers lui après avoir posé son pied contre sa gorge et, sortant un mouchoir blanc de l’une de ses poches intérieures, il retira le sang qui coulait du nez et des lèvres meurtries. Il laissa le mouchoir sur le torse de l’homme, encore trop sous le choc pour vouloir tenter quoi que ce soit, et surtout… Il n’était pas suicidaire et avait pu voir ce qu’il en coûtait de faire l’imbécile avec le garçon aux cheveux bruns ébouriffés.

« Sache que, malgré les apparences, je ne suis pas un monstre. Je vais te demander plusieurs choses et je n’ai pas beaucoup de temps, alors tu hocheras la tête au plus vite, s’il te plait. Ce ne sont pas des questions compliquées, tu verras… »

Il y avait deux choses, parmi toutes les autres, que Castello réprouvait et refusait de voir sans agir : la violence contre un enfant et le viol. Cependant, ce n’était pas non plus son genre d’exécuter froidement un homme, aussi préférait-il une approche légèrement plus ‘diplomatique’ lorsqu’il avait à faire avec l’un d’eux. Il garda son pied sur sa gorge, appuyant légèrement pour bien faire comprendre qu’il n’était pas d’humeur à rire, et sortit de sa sacoche une petite trousse en cuir rigide, fermée par une petite sangle.

« Tu veux vivre ? »

Un hochement de tête avec des yeux paniqués, et sa bouche toujours grande ouverte. Sa respiration était plus rapide, maintenant, se demandant ce qui allait suivre. Castello prit une grande inspiration, observant d’un œil distrait le ciel étoilé, en grande partie masquée par de la fumée grisâtre s’échappant de l’une des habitations avoisinantes. Il reporta son attention sur le délinquant et son regard était celui d’un type avenant.

« Bien. Dans ce cas, en échange de ta vie, je vais te prendre quelque chose… Et t’en donner une autre… »

Et très lentement, il ouvrit sa trousse et, la tenant devant lui, commença à faire son choix, passant le bout de son doigts sur chacun des objets qui s’y trouvaient, parfaitement rangés. Il fit enfin son choix en sortant un manche argenté agrémenté d’une magnifique lame amovible aussi tranchante qu’un rasoir : l’un des bistouris de sa petite collection, et de loin son préféré. Il referma grossièrement sa trousse qu’il remit dans sa sacoche avant de déposer cette dernière à terre, sous l’œil apeuré du violeur. A la faible lueur de la lanterne, il pouvait voir les yeux bleus du garçon au manteau noir, animés par un vide total d’émotion. Il tenait toujours fermement le type sous son pied et commença à déboutonner son pantalon avant de passer le fil de la lame sur la peau sous le nombril, traçant une ligne d’où le sang commença à perler, une ligne menant à ce qui aurait été l’arme du crime si ni lui, ni Théo, n’étaient intervenus. L’homme tentait de crier mais le pied qui bloquait sa trachée l’en empêchait. Dornes fils finit par faire exécuter un mouvement sec de son poignet et l’horreur, de même que la douleur, s’imprima sur le visage de la victime alors que l’entrejambe de son pantalon se teintait de rouge très rapidement, se répandant dans les fibres du tissu et se propageant toujours plus loin. Enfin, il se pencha de nouveau vers le visage figé en cette expression délectable de souffrance.

« Attends. Il faut encore que je te donne quelque chose, tu as oublié ? »

Et, tel un artiste, il se mit à tracer de sa lame un message sur le front du contrevenant, maintenant son visage dans l’étau de fer qu’était sa prothèse biomécanique. Maintenant, en lettres gravées et sanguinolentes, un mot était écrit très lisiblement, pour que personne n’ignore qui était cet homme et de quoi, à un moment de sa vie, il s’était rendu coupable. Déversant un liquide rougeâtre et visqueux, l’homme était maintenant affublé du titre

RAPIST

Et commença à hurler de douleur lorsque le pied se retira de sa gorge et que, d’une démarche rapide, il retourna vers le duo qui avait déjà bien avancé. Il détestait vraiment les violeurs, lui qui respectait l’amour par-dessus tout. C’était le genre de choses qui pouvait aisément le mettre hors de lui. Mais il était calme, maintenant. Maintenant qu’il ne pourrait plus violer personne et que tout le monde connaissait son passé. Il ne se retourna pas alors que les cris devenaient plus insistants et que la lame plantée dans le front, au bout de la dernière lettre, continuait de transpercer sa peau. Il s’en fichait, il n’y avait pas d’empreintes sur la lame. Il rattrapa bien vite l’homme cardiaque et la femme aux riches vêtements et, comme si de rien n’était après avoir rangé le manche dans sa trousse qu’il avait refermé soigneusement, il reprit la parole chaleureusement.


« J’avoue ignorer si la question a déjà été posée lorsque j’étais, disons, occupé… Mais serait-il possible de connaître votre nom, Mademoiselle ? »

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MessageSujet: Re: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   Sam 19 Nov - 3:20

Les mains toujours crispées sur son révolver, Hayden dévisageait toujours ardemment ses deux sauveurs et si l'un la fixait silencieusement, l'autre semblait aller au plus mal. Elle dû dissimuler une lueur d'appréhension dissimulée alors qu'une main se crispait contre la poitrine de l'homme au blouson de cuir. De l'autre il semblait vouloir lui faire signe de ne pas faire quelque chose de complètement stupide. La modèle fronça les sourcils, le considérant maintenant avec inquiétude. Il s'était appuyé contre le mur pour se soutenir et Hayden redouta un instant un coup de couteau malheureux. Mais l'absence de sang lui fit comprendre que la douleur qui lui crispait le visage alors qu'il se donnait quelques minutes pour se reprendre, venait de l'intérieur. Le cœur probablement. Si son air soudainement redevenu placide cachait sa crainte, elle avait néanmoins décidée de baisser son arme vers le sol.

La jeune femme restait cependant parfaitement silencieuse, déterminée à ne pas baisser sa garde, mais que l'un où l'autre tente quoi que ce soit, l'heure était peut-être à la prudence, elle ne ferait pas la même erreur deux fois... Il n'était que trop inutile de lui rappeler les risques de se retrouver à proximité de cadavres, d'autant plus à l'heure où les rondes d'hommes en rouges allaient débuter, mais si pour sa survie, il fallait en ajouter deux autres au morbide palmarès, elle n'hésiterait pas à faire retentir le bruit claquant d'un coup de feu. 

Elle fut rassurée de voir que l'homme au blouson se reprenait et abordait maintenant une bonne humeur presque déroutante. Il ne tarda pas à se présenter, enjoignant gentiment à la mannequin de ranger son arme. Sans la moindre parole, Hayden accepta après quelques secondes de remettre le révolver d'où il venait. Théo de son prénom avait de surcroits préciser qu'il avait la possibilité de les héberger, proposant au passage de ne pas trainer dans le coin s'ils ne voulaient pas d'ennuis.
Hayden allait tout simplement refuser, à près tout, elle connaissait le quartier et n'avait plus que quelques pattés de maisons avant d'arriver au lieu de rendez-vous, pourtant, sans savoir pourquoi, elle se retint de faire la moindre objection à la proposition qu'on lui avait faite. Quelque chose semblait l'en avoir empêché et sur ses lèvres un nom, Scherr. Elle laissa donc se dernier s'éloigner de quelque pas avant de sortir son téléphone, passablement intriguée et perdue dans ses réflexions.

Elle en fut tirée par le retour de Théo et la prise de parole de l'autre homme qui jusque là n'avait pas encore répondu à la question de la jeune femme. Il ne tarda pas à se présenter de façon posée et amicale, déclinant son identité et se présentant comme voyageur. Hayden était pour le moins perplexe quant au personnage qui lui faisait face. A la fois charmant et meurtrier, élégant et intriguant. Mais les apparences étaient trompeuses, n'était-ce pas ce que l'on disait ?
Remerciant Théo et acceptant son invitation, ledit Castello les pria de partir devant, invoquant la nécessité de s'occuper du seul survivant de cette bien étrange rencontre avant de les suivre.

Hayden, parfaitement immobile, son regard limpide fixant le jeune homme, resta l'espace d'une seconde face à lui, ne pouvant détacher ses yeux de son visage. Elle ne cherchait rien, si ce n'était à mettre ses esprits en ordre. Elle ne le jugeait pas, ayant une petite idée de ce qui allait probablement se passer, mais ce n'était pas pour autant qu'elle ne ressentait pas un profond sentiment de malaise. Dans un dernier froncement de sourcils, elle tourna les talons pour faire face à Théo et laisser Castello à ses affaires. Elle avait à peine distinguée ses dernière paroles, qui d'ailleurs ne lui était pas destinées.


-Où devons nous aller ?
Demanda-t-elle de façon parfaitement neutre.

A peine avait-elle prononcé ces mots qu'elle avait déjà fait quelques pas pour s'éloigner des corps gisants sur le sol humide par la bruine qui tombait encore. Théo la suivrait probablement, c'est du moins ce que son acte tentait de lui faire comprendre implicitement. Une foule de question s'était alors bousculée dans son crâne alors qu'elle marchait aux côtés du jeune cardiaque. Ne quittant pas son mutisme, elle laissait les nombres de penser envahir son esprit. Elle ne pouvait cesser de s'interroger sur la tournure que les choses auraient prises si aucun des deux hommes n'avait été là. Quelles raisons l'avaient retenues au moment de sortir son arme et de se défendre. Elle savait qu'elle aurait eu le temps de le faire, elle aurait pu se débrouiller seule. Elle connaissait parfaitement ce quartier et les risques qu'on pouvait y courir, mais elle n'était pas tout le monde, elle n'était ce genre de personne, de femmes, trop naïves, imprudentes. Et pourquoi, elle s'était fait prendre au piège. Elle avait été stupide et cela ne devait surtout pas se reproduire.
Se forçant à penser à autre chose, elle se concentra presque immédiatement sur Théo. Le hasard créait parfois des situations bien étranges. Elle resserra un peu sa fourrure contre elle, lançant un regard en coin à l'homme au blouson.


-Comment vous sentez-vous ? Dit-elle finalement, pour briser le silence qui commencer à peser.

Hayden était loin d'être qualifiable par le mot « physionomiste » mais elle arrivait tout de même à déceler quelque chose, comme un air de famille ? Cette réflexion lui fit soudainement penser à son rendez-vous qui devait maintenant l'attendre. Les coïncidences... Hayden allait alors prendre de nouveau la parole pour avoir le cœur net et savoir si oui ou non, Théo était la personne qu'elle croyait. Alors que les mots allaient passer la barrière de ses lèvres, un cri déchirant de douleur transperça la nuit et fit violemment sursauter la jeune femme, qui dans un réflexe se retourna.
Elle pouvait à peine distinguer Castello dans le faible éclairage de la rue mais il semblait se diriger vers eux. Instinctivement Hayden ne pu s'empêcher de penser « c'est fini ». Elle frissonna, sans savoir si c'était le froid ou autre chose. Elle se devait de garder un oeil sur l'individu qui arrivait maintenant à leur hauteur, alors qu'elle s'était arrêter pour l'attendre.

Maintenant à leur niveau, il prit la parole, s'enquérant du prénom de la modèle avec un grand naturel. La demoiselle en question répondit sans sourciller, mais sur un ton un peu moins froid et placide que les quelques mots qu'elle avait pu décrocher précédemment :


-Vous pouvez m'appeler Hayden.

Ses bienfaiteurs n'avaient nullement besoin d'en savoir plus et elle se contenta donc d'ajouter avec un peu plus de gratitude dans la voix :

-Je vous remercie d'être intervenus et vous suis sincèrement reconnaissante de m'avoir sauvé.

Peut-être que ces excuses un peu faibles ne satisferait pas ces messieurs mais ils devraient s'en contenter car la jeune femme n'était pas du genre à s'épancher en de telles circonstances, encore moins à penser en terme de dette qu'elle pouvait maintenant avoir envers les deux hommes. Car après tout, si sauver la vie de quelqu'un valait une dette, que valait le fait d'en tuer une autre ?
Hayden se rendait parfaitement compte qu'elle devait paraître froide et distante, et bien peu reconnaissante, mais elle avait extrêmement de difficulté à faire comme si rien ne s'était passé et que tout était des plus normal à cet instant. Elle n'était choquée par la mort de ses agresseurs, loin de là... elle se força pourtant à respirer lentement. Comme dans un reflexe, elle passa une main sur son visage pour effacer les marques possibles d'un stress. Tout ce qu'elle fit au final fut d'étaler un peu plus sur sa joue le sang qui perlait au niveau de sa pommette fendue. Elle soupira.

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Amaury Scherr

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MessageSujet: Re: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   Dim 20 Nov - 17:35

Amaury avait rendez-vous avec Hayden au QG. Depuis la Grande Parade Impériale, et le fait que Shela ait dû se mettre à l'ombre un petit moment, il était devenu le contact permanent de l'infiltré. C'était lui qui la tenait au courant des dernières nouvelles du QG, et de Violet actuellement, alors qu'elle lui faisait son rapport sur qui elle voyait, ce qu'elle avait entendu... Le designer soupçonnaient d'ailleurs Evan et Julianne de lui avoir confié se rôle pour l'occuper et lui éviter d'essayer de voir Violet. Bien sûr, il l'aurait voulu, voir cette gamine et s'assurer qu'elle allait bien, mais il n'était pas assez con pour griller sa couverture de la sorte. Alors il serrait les dents et faisait ce qu'on lui disait. D'ailleurs, il n'avait plus grand chose à foutre au palais, maintenant que Violet n'y était plus. Il y allait de temps à autres, pour demander de ses nouvelles et ce qui allait être fait pour la retrouver. Mais si on le voyait trop traîner entre les murs du bunker impérial, il allait devoir descendre au sous-sol et se faire interroger. En réalité, il se demandait pourquoi on ne l'avait pas déjà fait... mais s'en réjouissait. Il lui fallait juste être prudent, et se faire oublier un temps, et pour ça, rien de mieux que de jouer le créateur de mode excentrique.

Il pouvait régulièrement voir Hayden, lors de différents shootings puisqu'après tout, elle était modèle. Mais en général, ils se donnaient rendez-vous au QG pour parler boulot. Il avait donc appris que par le plus grand des hasard, William Franklin, le fils de l'Ambassadeur des Etats-Unis et accessoirement, l'objet sexuel de Joane, avait décidé de jouer un peu avec Hayden. D'un côté, il ne supportait pas que la jeune femme soit obligée de traiter avec ce salaud de la pire espèce, mais d'un autre, l'américain avait beaucoup de contacts, dans différents milieux, et c'était toujours intéressant de savoir qui était de son côté ou de celui de l'Impératrice.... Le projet de Franklin était en somme de ce constituer un armada d'actionnaires supporters qui lui apporteraient son soutien si jamais il décidait de... créer une entreprise ou quoi que ce soit. Ce mec n'hésitait pas à les faire chanter, et si lui y arrivait, la Cible pourrait aussi. Il était toujours utile d'envoyer Mr Oscar Mercier, leur gérant d'entreprise français, et sa ravissante secrétaire/diversion, les secrets étaient toujours bon à prendre...

Amaury attendait au QG depuis une quinzaine de minutes. Hayden était en retard, et il ne pouvait s'empêcher de se demander pourquoi. Enfin bon, rien de grave, 5 minutes tout au plus... Et puis son portable sonna : Théo. Il décrocha.


- Théo? Tu vas bien? Pourquoi tu appelles, tu as un problème? et merde, grandis un peu, arrête de faire le... J'arrive.

Il raccrocha en se demandant pourquoi son frère cardiaque se foutait toujours dans des emmerdes pas possibles. Le frangin lui avait filé l'adresse ou il était, il soupira et envoya un message à Hayden. "Tu es ou? Je serais en retard, mon frangin a eu un problème. Je le ramène à la maison, et j'arrive tout de suite. Désolé! Tu pourras venir chez moi si tu veux pas repartir toute seule."

Jurant, il ressortit du QG et s'enfonça rapidement dans les rues, jusqu'à retrouver sa voiture. Il était détenteur d'un laisser passer impérial, il n'avait donc pas à craindre les contrôles, pas tant qu'il montrait sa carte d'identité. En revanche, son frère, lui... Il valait mieux qu'il se dépêche. Violant toutes les limitations de vitesse, il finit par apercevoir en remontant une rue un groupe composé d'une femme et de deux hommes marcher sur le trottoir. Il ralentit et reconnut le frangin, en tête. Amaury s'arrêta et fixant son frère sans regarder ses compagnons, il lui dit :


- Putain, la prochaine fois, je t'enferme au sous-sol, ça t'éviteras de te perdre! C'est quoi cette histoire de...

Il jeta un oeil aux "invités surprises". Effectivement, il faillit se décrocher la mâchoire en voyant Hayden. Qu'est-ce qu'elle foutait là? Il reprit en se pinçant l'arrête du nez :

- Pour les explications, on verra plus tard. Montez, j'ai pas envie de passez la nuit avec les miliciens.

Il ouvrit les portes et laissa tout ce petit monde monter dans sa voiture. Sans rien ajouter, mais se posant intérieurement des milliers de questions, il conduisit jusque son appartement, dans une rue bien plus "sécurisée" que le quartier qu'ils venaient de quitter. Il fit rentrer tout le monde :

- Bon, quelqu'un m'explique?

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MessageSujet: Re: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   Ven 25 Nov - 17:08

Chaque fois qu'il entrait dans un véhicule motorisé, les yeux clairs du jeune Castello semblaient s'assombrir tandis qu'un léger froncement de sourcils laissait apparaitre une fine ride au-dessus de l'arête de son nez. Il y avait quelque chose, dans les voitures, qui lui inspiraient comme une espèce de terreur inexpliquée. Il n'était nullement malade en voiture, et n'avait jamais été contre le concept même de la chose qui, après tout, relevait d'une avancée technologique évidente et qui, à bien des égards, avait une utilité évidente dans de nombreuses situations. L'exemple le plus probant de cette affirmation serait, sans le moindre doute, la situation même dans laquelle le jeune homme se trouvait, en cette nuit de début Mars. Sans réellement se faire prier, ne tenant pas forcément à perdre le seul bras encore valide qu'il possédait dans une nouvelle rixe avec des Miliciens de l'Empire, et s'installa confortablement sur la banquette arrière après avoir laissé passer la demoiselle Hayden, puis claqua la porte. Lorsque son dos s'enfonça plus profondément dans le siège, le cuir grinça tout doucement. La voiture démarra et se déplaça sur les pavés, faisant trembler tout le véhicule et berçant ses occupants dans une étreinte chaleureuse sans doute due au chauffage que leur nouvel Ange Gardien avait eu la bonne idée d'allumer. Et alors que ce dernier leur demandait des explications, le jeune homme ferma à demi ses paupières par-dessus ses pupilles et joignit le bout de ses doigts qu'il tint immobiles devant sa poitrine. Et d'une voix douce, sans la moindre intonation pouvant révéler son état d'esprit du moment, il répondit à cet homme pour qui, contrairement aux autres passagers, il n'était qu'un inconnu.

"Je pense que cela m'incombe, dans le sens où vous semblez connaître Monsieur Scherr et Mademoiselle Hayden, et que prendre la parole ainsi me permettra de vous indiquer qui je me trouve être, afin qu'il n'y ait pas de malentendus ou quoi que ce soit d'autre relevant de ces concepts. Cela étant dit, je m'appelle Castello C. Dornes et je ne suis qu'un simple voyageur arrivé à Hegemony il y a maintenant deux nuits, durant lesquelles j'ai vagabondé dans ce quartier miteux que je ne connais malheureusement pas assez bien.

Concernant les événements qui semblent vous préoccuper, je ne suis pas sûr de pouvoir vous expliquer le début en détails. Tout ce que je suis en mesure de vous dire sans me tromper, c'est que Mademoiselle Hayden était aux prises avec une bande de violeurs sans scrupules et il se trouve qu'elle a pour elle une Étoile plutôt efficace, puisqu'elle nous a fait venir, Monsieur Scherr et moi-même, sur les lieux de l'incident où les Miliciens risquent de retrouver deux cadavres et... Un ersatz d'homme en sale état. Je passerai les détails sordides. Tout cela pour dire qu'à l'heure qu'il est, trois violeurs ne feront plus de mal, une jeune femme est saine et sauve, un jeune cardiaque n'a plus à se déplacer de lui-même malgré la douleur qui lui déchire régulièrement la poitrine et un jeune nomade s'est vu proposer un toit par ledit cardiaque qui a été en mesure d'appeler à la rescousse un homme dont j'ignore jusqu'au nom et à qui je viens de donner une réponse qu'il appréciera comme il l'entend, pour peu qu'il puisse nous conduire tous trois hors de ce quartier...
"

Il se doutait bien qu'il venait d'en faire beaucoup, mais cette crainte du véhicule le faisait agir étrangement. Les ballotements sur les pavés des ruelles sombres semblaient progressivement alourdir ses paupières qu'il tentait tant bien que mal de maintenir grandes ouvertes, maintenant. Maintenant qu'il y pensait, voilà quel était le problème : il était faible, dans une voiture. En effet, l'espace était tout d'abord trop limité pour pouvoir se défendre convenablement, et ce bercement incessant le rendait vulnérable, à la limite de l'endormissement. Et qui savait s'il se réveillerait un jour, si jamais il s'endormait maintenant ? Et pourtant, il sentait qu'il en avait envie, il sentait au fond de lui ce désir de se détendre et de se laisser aller dans ces fauteuils de cuir moelleux après deux nuits à ne dormir que d'un œil, dans un endroit très peu confortable et plutôt insalubre. Il n'en pouvait plus et, pourtant, luttait. Il n'aimait pas ce silence qui pesait sur les quatre protagonistes, il se devait de sortir de cette torpeur qui l'envahissait, d'une façon ou d'une autre, mais refusait également de forcer ces gens qui l'entouraient à discuter, à rompre le silence si cela leur déplaisait.

Alors qu'il fouillait nerveusement ses poches, cherchant quelque chose qui l'empêcherait de perdre sa concentration, il trouva un petit morceau de papier froissé qu'il porta devant ses yeux pour le déchiffrer tant bien que mal dans la lumière faible et aléatoire du quartier. Les mots qui y étaient écrits étaient de la part de ce couple hétéroclite avec qui il avait longtemps voyagé, le dernier message qu'il avait eu d'eux avant qu'ils ne disparaissent un beau matin, le laissant seul avec cette fille qui avait fini par être retrouvée découpée en morceaux dans le squat en ruines qui leur avait servi d'habitation un petit moment. Et sans s'en rendre compte, serrant le morceau de papier dans sa main mécanique, il s'assoupit enfin, comme s'il avait atteint un stade de sérénité totale. Il ne rêva pas, se contentant de récupérer d'une longue journée, et ne se soucia plus de rien...

Lorsqu'il ouvrit les yeux quelques minutes plus tard, c'est en sursaut qu'il réagit soudainement, se décollant presque instinctivement du siège de cette voiture maintenant à l'arrêt. Il avait les yeux écarquillés et une goutte de sueur froide perla à sa tempe et coula doucement le long de sa joue.


"Où est-on ?!"

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Théo Scherr
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MessageSujet: Re: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   Jeu 1 Déc - 18:00

(hrp : je me permets de faire agir Amaury dans mon post, étant donné que c’est aussi moi qui le joue.)

Ou devions-nous aller ? Très bonne question, putain de merde, si seulement j’avais su... Mine de rien, ça m’emmerdait d’avoir dû appeler Amaury au secours, moi qui pendant des années avait fait en sorte de me démerder comme un grand. Comme un gland, dans ce cas. J’allais me faire engueuler, c’était sûr. Ah, ce grand frère poule ! J’haussais les épaules à l’intention de la jolie blonde, lui adressant un petit sourire :

- Pour l’instant, on s’éloigne des cadavres.

Un truc que j’avais appris avec The Eye : quand on fait quelque chose d’illégal, mieux vaut prendre le large et rester en mouvement. Pour le moment, on n’était pas hors la loi, le couvre-feu n’était pas tombé. Fallait juste que Ryry tarde pas trop, enfin le connaissant, il allait pousser sa berline pour me ramener au bercail à l’heure. Pour une fois, je louais son amour pour la vitesse et les voitures à gros moteurs, moi qui roulais en vieille coccinelle. La charmante demoiselle me demanda comment je me sentais.

- Bien, ne vous inquiétez pas.

Je me voyais mal lui dire qu’il fallait que je me repose là, tout de suite, maintenant, si je voulais pas faire une attaque. Je me voyais mal lui dire que de toute manière j’en avais plus que pour un an. Alors j’ai dit que ça allait, ce que je dis à tout le monde pour pas passer pour un héros ou un fou suicidaire. L’autre mec nous avait rejoints, et je ne voulais surtout pas savoir pourquoi le dernier des agresseurs était encore en train d’hurler. Alors j’ai continué d’avancer, entendant d’une oreille la nana dire qu’elle s’appelait Hayden. Tiens, ça me disait quelque chose. Bref, peu importe. Je tournais la tête à chaque bruit de voiture, espérant votre le crâne d’œuf de mon frangin préféré. Il finit par arriver, et me menaça de m’enfermer au sous-sol si jamais je recommençais. Et puis il eut l’air surpris, j’ai pas compris pourquoi. J’ai pas non plus cherché à comprendre, à vrai dire, je me suis juste posé sur le siège passager pour laisser mon cœur en paix. Amaury à demandé à ce qu’on lui explique, et je me sentais pas de le faire. Alors j’ai gardé le silence, et c’est Castello qui a répondu. Assez bizarrement, enfin, l’essentiel était là. Amaury a gardé le silence pendant le reste du trajet (une dizaine de minutes, vu la vitesse à laquelle il conduisait). Il habitait un genre d’appartement épuré de tout le superflu. Un truc immense, dans un immeuble immense ou vivaient que des personnalités. En plus de son salon de la longueur d’une piste de bowling, Monsieur avait deux chambres, une salle d’eau (avec baignoire à vague/jacuzzi), une mezzanine ou il créait, grâce aux grandes baies vitrées qui illuminaient l’ensemble et une salle de jeu ou il collectionnait les vieilles machines d’arcades, et avait un billard. Pour cette nuit, je pensais que j’allais partager le lit du frangin...

Je répondis à la question de Castello d’un joyeux – mon stimulateur s’était calmé :


- On est chez mon frangin ! Enfin, dans un parking.

Celui-ci lui arrêta le moteur et sortit de la voiture, puis lui tendit la main :

- Amaury Scherr, enchanté.

Il nous emmena dans son appartement au 9ème étage (vue imprenable) puis reprit, plus doucement :

- Vous êtes en sécurité ici, mais soyez gentil de ne pas massacrer d’autres gens près de chez moi. Je n’ai pas envie d’avoir la milice aux basques.

Je levais les yeux au ciel.

- Sinon, faites comme chez vous.

Pour moi, c'était déjà fait. J'ai enlevé mon blouson et je suis allé prendre une douche, les laissant seul avec mon frangin. Ben quoi, c'est lui, l'hôte!

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MessageSujet: Re: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   Ven 2 Déc - 2:42

Le bruit d'un moteur de berline se découpa dans la nuit et sans beaucoup de doute possible, il s'agissait de leur « chauffeur ». Ralentissant à leur hauteur, la voiture s'immobilisa bientôt à leur niveau et la vitre conducteur s'abaissa. Sur le visage d'Hayden, un très sourire amusé se dessina. Décidément, le monde était petit. Elle laissa les menaces fraternelles s'échanger avant que l'homme au volant ne pose sur yeux sur Castello puis elle même. Lorsque leurs regards se croisèrent la modèle ne put louper la surprise qui s'était emparé de l'homme. Elle se contenta donc, sur un ton qui se voulait très sérieux mais dans lequel on pouvait sentir une pointe d'ironie amicale, de le saluer :

-Bonsoir Amaury.

Dans un geste typiquement déssabusé , le designer les invita tous à monter préférant retarder les explications pour partir au plus vite. Sans autres paroles, ils s'exécutèrent tous, Théo prenant la place du mort, tandis que Castello laissa galamment passer Hayden qui vint s'installer à l'arrière après avoir remercie l'homme d'un petit signe de tête. Une fois tout le monde à l’intérieur et confortablement installé, la jeune femme se douta qu'ils ne pourraient profiter de la chaleur ambiante du véhicule et de la commodité des sièges en cuirs sans avoir en retour quelques justifications à fournir aux interrogations d'Amaury, qui ne tardèrent guère.
Étrangement, ce fut Castello qui prit la parole en premier, éclaircissant d'une façon tout à fait surprenante et pu commune, laissant Hayden perplexe mais loin de ce douter des raisons qui faisaient réagir l'homme à ses côtés de manière insolite.

Puisque tout était dit, ou presque, la jeune femme considéra que le styliste se contenterait pour le moment de la version de l'un de ses saveurs. Il faudrait attendre un lieu et un moment plus propice, et moins sujet à des oreilles extérieurs, avant qu'elle ne lui donne plus de détail sur le pourquoi du comment. Mais à vrai dire, il ne fallait pas avoir beaucoup d'imagination pour se douter de ce qui s'était passé. Le silence retomba donc dans le véhicule et Hayden se décontracta, laissant divaguer ses esprits alors que son regard se posait sur les immeubles défilant à travers la vitre embuée.
Ils arrivaient dans les quartiers les plus chics de la ville et bientôt, la voiture pénétra dans le parking situé sous l’immeuble où vivait l'ainé des Scherr.

Lorsque la berline s'immobilisa et qu'Amaury coupa le contact, Castello à ses côtés sembla sursauté, comme se tirant brusquement d'un rêve, faisant à son tour réagir Hayden qui s'était un peu brusquement tournée vers lui. Il paraissait déboussolé et demanda d'ailleurs où ils se trouvaient. Hayden le fixait intensément sans le vouloir, étonnée et presque méfiante quant à cette réaction. Plus que déboussolé en réalité, l'homme avait l'air affolé. Elle cherchait se mot pour tenter de le rassurer, mais Théo la prit de court, répondant à sa place sur un ton des plus enjoués. La modèle, pour sa part, continuait de regarder Castello ne sachant quoi penser. Comme les deux hommes à l'avant quittaient le véhicule, elle se détacha et fit de même invitant l'homme à côté d'elle à faire de même. Elle murmura un petit « venez » avant d'ouvrir sa portière et de se glisser hors de la voiture.

Ici il était définitivement en sécurité, ce qui, au fond, après ce qui venait de se passer quelques minutes plus tôt dans la ruelle sombre, la rassurait plus qu'elle ne voulait se le laisser entendre.
Amaury avait alors tendu un main à Castello pour le saluer mais ne fit aucun commentaire à Hayden qui vit là une façon des plus explicite pour lui dire « on se parle après ». Toujours des plus silencieuse, elle suivit le petit groupe jusqu'à l'ascenseur qui allait les monter au neuvième, puis jusque dans l'appartement de leur hôte, qu'elle connaissait plutôt bien.
Après les avoir prié de ne pas faire de bêtise, le designer les invita à faire comme chez eux et Théo ne se fit pas prier, délaissant ses affaires pour rejoindre illico presto la salle de bain, laissant ainsi à son frère l'incommodité des courtoisies de l'hospitalité.

La jeune femme avait regardé Théo s'éloigner. C'était donc lui, le frangin infernal. Elle remarqua pour elle même, et ce avec un petit rire intérieur, qu'elle comprenait soudainement mieux les crises d'Amaury au sujet de son petit frère, et elle trouvait presque cela attendrissant. En attendant, il pouvait dire merci à son cadet de se perdre dans les rues d'Hegemony, pour cette fois.

Se reconcentrant à peine sur les deux hommes restant dans la pièce, elle se dirigea vers la cuisine ouverte, non loin de là où ils étaient et prit un morceau de sopalin qu'elle humidifia légèrement avant de venir le poser sur sa joue encore lancinante. Tout en nettoyant le très léger filet de sang coagulé, elle demanda à son ami :


-Tu auras assez de place pour nous tous ?

A vrai dire, elle pensait bien que oui, son appartement était immense et avait déjà accueilli beaucoup plus de monde lors de soirée délurées où la baignoire et le sol en général se transformaient en couches improvisées. Mais si elle demandait, c'était implicitement parce qu'elle n'avait aucune envie de rentrer chez elle, même raccompagnée, et de passer la nuit seule. Elle mettait tout cela sur le compte de la flemmardise, ou du fait qu'elle avait beaucoup à dire à Amaury, mais elle devait arrêter de se leurrer, ce qui s'était passé la touchait vraiment plus que ce qu'elle ne voulait.
Sortant de la cuisine, elle se rapprocha des deux hommes et vint à demander à Castello :


-Alors, en tant que voyageur, qu'est-ce qui vous amène à Hegemony ? A vous balader sans vraiment connaître votre chemin, et à sauver des jeunes femmes en détresse ?

Il était clair que la modèle parlait maintenant sur un ton beaucoup plus avenant et chaleureux qu'elle n'avait pu le faire jusque là, un sourire était même venu se poser sur ses lèvres. Elle se tourna rapidement vers Amaury pour lui demander :

-Tu nous sers quelque chose à boire pour nous remettre de tout ça ?

Avant de se reconcentrer sur l'homme qui l'avait en partie sauvé.

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MessageSujet: Re: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   Sam 3 Déc - 15:32

"Enchanté également..."

Répondit doucement le jeune homme alors qu'il ouvrait les yeux sur la main tendu de cet homme au crâne rasé qu'il serra assez faiblement, encore déboussolé par son réveil soudain. Il avait voulu ponctuer sa phrase d'un Monsieur Scherr avant de se rappeler qu'il y en avait déjà un dans son répertoire, le plus jeune de la fratrie, et que la confusion risquait d'être faite à l'avenir. Lorsqu'il sortit du véhicule, l'air froid du parking le fit frissonner légèrement. Et alors qu'il regardait autour de lui d'un œil suspicieux et, pour être tout à fait honnête, inquiet, il remarqua la présence de nombreuses voitures très chics, qui devaient largement peser leur poids en or, au vu des différents designs de carrosserie et ce qu'il pouvait parfois voir du tableau de bord, filtré au travers d'une vitre non teintée. Il ignorait où il était, mais il était clair que le Quartier Pauvre était loin derrière eux. Il garda cependant le silence alors que le chauffeur les conduisait vers un ascenseur, et il observait tous les véhicules, notant parfois que certaines plaques, de couleurs différentes, annonçaient un homme ou une femme d'importance.

Arrivé à son appartement, au neuvième étage, le voyageur eut du mal à réprimer son envie presque instinctive d'écarquiller les yeux devant un tel espace donnant une telle vue sur Hegemony. Il n'aimait pas particulièrement cette ville puisque, après tout, elle était le siège de cet Empire qui avait fait tuer son père, environ d'une douzaine d'années auparavant. Mais il devait bien avouer qu'il s'agissait là d'une véritable prouesse technique : toute cette accumulation de bâtiments éclairés par tel ou tel système électronique, qui renvoyait à une autre structure tout aussi impressionnante. Sans être pro-technologique, il ne niait pas l'évidence : cela avait facilité bien des choses, et il en étaient l'une des preuves vivantes, avec son bras gauche en moins. Le plus jeune des Scherr, Théo, les abandonna, la jeune Hayden et lui, avec leur hôte, Amaury. Après tout, il avait raison : il était préférable qu'il s'occupe de ses propres affaires, qu'il repose un peu son cœur. Hayden, elle, semblait déjà plus à l'aise, maintenant qu'elle était en lieux sûr. Castello, lui, restait droit comme un piquet au milieu de cette immense pièce où tout autour de lui indiquait un certain luxe et une profession assez stimulante pour la créativité de l'aîné Scherr. Lorsqu'enfin elle revint en tamponnant légèrement la petite plaie sur sa joue, elle lui posa cette question étrange à laquelle il ne savait pas vraiment quoi répondre, avant de demander à leur hôte de la boisson.

Il resta silencieux un moment, regardant cette belle femme de ses beaux yeux bleus. Il prenait le temps de réfléchir à ce qu'il pourrait répondre. Il se demandait si parler des Stewart était autorisé, ou si cela avait de l'importance. Et il se dit que, de toute façon, ce ne devait être qu'une façon de démarrer la conversation, et que son séjour à Hegemony lui était tout à fait indifférent. Mais il n'aimait pas penser ainsi, de façon défaitiste ou pessimiste, car il n'aimait pas attribuer des étiquettes aux gens, surtout dès la première rencontre. Les secondes passaient sans que la moindre réponse ne s'échappe d'entre ses lèvres, et elle continuait d'attendre. Il savait que c'était impoli de faire attendre ainsi les gens, mais il ne savait toujours pas quoi dire. Il fit passer son regard autour de lui et trouva un tabouret qu'il ramena à lui d'un mouvement souple du pied avant d'inviter la jeune femme à s'asseoir, lui désignant le siège avec un sourire. Et toujours en silence, il lui prit délicatement la main qui tenait le papier humide qu'il lui retira doucement. Il s'agenouilla et fouilla un instant dans sa sacoche de cuir dont il sortit deux belles trousses de cuir rouge sang. L'une avait, gravé à même la peau tannée, une croix Latine, tandis que l'autre était affublée d'une croix Grecque. C'est celle-ci qu'il dessangla pour sortir une petite pince métallique avec laquelle il attrapa un morceau de coton, avant de s'emparer d'une petite fiole dont il déversa quelques gouttes d'un liquide incolore sur les fibres blanches. Avec des gestes experts, il passa le morceau de coton imbibé d'alcool sur la plaie de la jeune femme. Son regard était devenu brumeux, comme s'il était dans un autre espace, une autre dimension, concentré sur quelque chose d'inexistant. De sa main gauche, gantée de cuir noir, il maintenant le visage pâle et délicat et, malgré la douceur de son geste, Hayden devait sans doute ressentir cette dureté inhumaine sous la fine couche de peau recouvrant la prothèse biomécanique.

Lorsqu'il eut fini de désinfecter la fine blessure, comme un rituel, il rangea la fiole dans son compartiment et prit un petit pochon de plastique où il laissa tomber le coton maintenant imbibé d'alcool et de sang, le referma et le mit dans l'une des poches de son manteau noir avant de remettre la pince à sa place, de sceller la trousse et de la ranger, avec son homologue, dans sa sacoche. Il se releva alors et sourit doucement à la jeune femme avant de prendre la parole, brisant enfin le silence.


"J'attends un couple d'amis qui devraient arriver en ville. Je ne sais pas où, ni quand ils seront sur place, mais je sais que nous devons nous retrouver ici, au Cœur de l'Empire. J'ignore où ils sont en ce moment, ce qu'ils y font exactement, mais je les attendrai aussi longtemps qu'il le faudra... Et ce même s'il faut me perdre dans les Quartiers Pauvres d'Hegemony et sauver des femmes telles que vous pendant des mois. Je suis aussi là pour des raisons plus personnelles, je dois bien l'avouer : je ne sais pas encore où je trouverai les réponses que je cherche, mais je ne trouverai le repos que lorsque je saurai pour quelle raison le dernier abri que j'ai occupé a été incendié... Et pour quelle raison la fille que j'aimais a été retrouvée à l'intérieur, découpée en morceaux..."

L'intonation de sa voix était devenue celle d'un homme amer et plein de regrets, et son regard était dur. Ses sourcils froncés accentuaient cette lumière dans son regard. Il marcha un peu, passant à côté de la jeune femme, baissant un peu la tête, comme replongé dans ses mauvais souvenirs. Il retira lentement sa sacoche de son épaule et chercha dedans un grand carré de tissu soyeux noir qu'il déplia et posa sur le sol, dans cet appartement qui offrait un tel espace. Sans se soucier de ce qui se passait, maintenant, il passa sa main sur le côté intérieur de son long manteau noir et en sortit un sabre rangé dans un magnifique fourreau couleur ébène, qu'il posa sur le tissu avant de prendre, de l'autre côté de son vêtement, un second sabre qui semblait beaucoup moins antique que le premier : le fourreau était en métal couleur rouge sang avec un effet brillant type carrosserie, et la poignée et la garde étaient équipées de fins câbles enroulés autour de l'arme. Il la posa sur le tissu également et les recouvrit avec soin, les enroulant humblement, avant de refermer le rouleau ainsi formé à l'aide de deux fines lanières qu'il noua ensemble. Il posa le tout sur la table la plus proche et retira son manteau, laissant voir une chemise blanche et un pull sans manche noir, avec un pantalon de costume noir et de belles chaussures de type Britannique.

"Et vous, Mademoiselle Hayden ? Qu'est-ce qui vous amenait dans ces quartiers où nous vous avons retrouvée, le jeune Monsieur Scherr et moi-même ? Il est clair que ce genre de coin ne vous sied pas le moins du monde...

Oh, Monsieur Scherr (aîné) ! Je m'excuse de profiter ainsi de votre hospitalité alors que je viens seulement d'arriver mais... Auriez-vous par hasard une aiguille et un peu de fil noir à me prêter. Il semble que j'ai eu un léger accrochage, plus tôt dans la soirée...
"

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MessageSujet: Re: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   Mar 6 Déc - 13:03

La suite chez moi!

C'est par là!

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MessageSujet: Re: Mauvaises rencontres ? |[PV Théo et Castello - 04 Mars 2100]   

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