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 INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]

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MessageSujet: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Ven 9 Sep - 15:26


    Mars

    Du haut de mes converses, je regarde la rue vide, sale, sombre et franchement pas accueillante. Qu’est-ce que fout Suzy ? Je lui ai envoyé un sms tout à l’heure pour que l’on se voit, je suis rentrée il y a quelques jours et j’encaisse pas de rester à la maison. C’est comme il y avait un mensonge dans l’air, du coup je préfère fuir l’appartement. C’est plus simple. Je déteste cette ambiance, je lui fais confiance, mais je n’arrive pas à encaisser. Je suis une pauvre fille têtue comme pas deux, je le sais, et j’ai un caractère trop protecteur, mais…Adam n’a pas le droit d’affronter les choses seules, je veux être là. Rha….ne plus y penser !
    Le téléphone sonne, redressant le clapet du portable, j’entends la voix de Yélisaveta. Elle râle, accuse son chaton d’être dans ses pattes.

    -Jen ! J’arriverais en retard, tu m’attends pas, on se retrouve au dernier pétale, tu veux ? J’ai des soucis avec un cuisinier débile !

    -ça marche Yéli, je t’embrasse. À toute.

    Elle me fait la bise et raccroche, bon espérons que Suzy sera pas trop en retard, j’aimerais bien pouvoir aller boire en verre, ans passer des heures avant à tourner en rond dans une rue glauque à me demander si Adam va bien, je vais lui envoyer un sms quand même. Savoir s’il n’a besoin de rien. Comment il se sent et tout et tout. Rapidement, les touches marquent le message, des banalités, si ça va, s’il se sent de rester seul, un bisou, un je t’aime. C’est envoyé.
    Les mains dans les poches, j’ai l’air d’une gamine. Pantalon vert ilitaire, convers noir, top noir, veste verte elle aussi, un sac informe en bandoulière, je suis à l’aise. Aucune envie de mettre des talons, je le fais assez sur scène.



Dernière édition par Jenny Lawson le Ven 28 Sep - 13:02, édité 1 fois
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Suzy Weissman



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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Mar 13 Sep - 0:50

(hrp : désolée, j'avais commencé à écrire Suzy à la troisième personne, mais là, je peux plus ^^' )

- Rouge? Vous êtes sûres que c'est ce que vous voulez?

Ah, mais il m'emmerde, celui-là. Je me suis bien faite comprendre, non? Voilà qui m'apprendra à faire la coquette et à aller chez le coiffeur, la prochaine fois, je fais ma teinture moi-même, quitte à redécorer la salle de bain. Je ne vois pas ce qui le dérange dans la couleur que j'ai choisi. Ok, c'est flash, limite agressif, mais ça ira bien avec les odeur de térébenthine qui flottent sans arrêt autour de moi. J'avais besoin de changer du brun. Mes cheveux ont poussés, et trop de choses se sont passés. Je suis du genre à changer de coupe de cheveux à chaque évènement de ma vie. Cette-fois, c'est Connor. C'est ce trop plein de merde qu'il doit extérioriser, et avec un peu de chance, le rouge de ma tignasse lui fera penser à autre chose. J'ai peu d'espoir, mais peut-être que si j'allie ça à un câlin... Merde, ça fait dix ans qu'on es ensemble lui et moi. J'dois réussir à lui sortir tout ça de la tête.

Je rentre doucement à la maison, ma chevelure flamboyante masquée sous ma capuche, de ma démarche sautillante. Ce soir, je vois Jenn. On est un peu dans le même cas, elle et moi, avec nos hommes toujours à se fourrer dans le danger. Oui, ça lui fera du bien, et à moi aussi. Je me change à toute vitesse, un jean noir, mon sweat à capuche, une veste par-dessus et je suis parée à affronter le dehors. De toute manière, pour voir ma vieille copine, j'ai pas besoin de me mettre en robe de soirée... sauf si on va dîner dans un restau 4 étoiles et que j'ai pas été prévenues. Mais pour boire un verre entre nana, le jean, le sweat, les cheveux rouges vif, tout ça c'est parfait. Je jouerais une fois de plus le grand lutin bondisseur, avec mon mètre 78. Je passe un instant voir mon homme au salon. Pas longtemps, il travaille, juste pour lui dire que ce soir, je suis avec les filles, que je rentrerais avant 21h, pas de problèmes. Qu'il ne s'inquiète pas. Oh de toute manière j'aurais laissé un mot, je laisse toujours des mots partout, pour n'importe quoi, des post-it, des griffonnages, des feuilles pliées en quatre. Je crois que ça m'amuse, et que ça l'amuse aussi. C'est en quelques sortes un lien que j'ai toujours avec lui, parce qu'entre son boulot et la Cible, il arrive que je ne le voie pas aussi souvent que je voudrais... pour les trucs de vieux couple, quoi. Rien qu'une bonne soirée série pourries dans les bras de son chéri. Bon je dramatise, il est pas absent tous les soirs non plus.

J'arrive au salon, un salut au client, un bisou sur le nez de mon z'amoureux, quelques mots je le regarde travailler un peu et puis je m'en vais. Il n'aime pas trop que je touche au salon, c'est son espace, alors je reste jamais longtemps. je regarde ma montre et m'aperçois que je suis en retard. Et merde, j'espère que Jenny fera pas la gueule. On a rendez-vous au bar, comme d'habitude, alors je me mets à courir à mon rythme. Et voilà qu'il se met à pleuvoir... foutue ville. et puis je la voie, ma Jenn, ma star à moi, ma poupée. Je lui saute presque dessus et lui fait un énorme câlin, ça fait tellement longtemps que je ne l'ai pas vue... Mais je vois à son visage que quelque chose la tracasse, et ce quelque chose, ce n'est pas très dur de savoir ce que c'est. Après un bisou sur la joue, je glisse ma main dans son dos et la pousse gentiment vers l'entrée :


- Allez, ce soir, c'est soirée gonzesse. On parle que de trucs futiles! Tiens, regarde ma nouvelle couleur de cheveux.

Et je ris. Je ris parce que j'en ai envie, mais aussi parce que j'en ai besoin, ce soir.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Mar 13 Sep - 19:42

    Les yeux levés vers le ciel, je regarde la nuit et sa triste couleur. Pas d’étoile au-dessus d’Hegemony, ça fait longtemps je pense qu’il ne doit plus y en avoir. Déjà, je me souviens pas d’en avoir contemplé gamine, alors en grandissant ça n’ira pas forcément en s’améliorant. Dommage, j’aime bien les étoiles. Quand on est dans le car sur la route et qu’il n’y a plus de lumière aux alentours et bien je peux les observer, je fais même arrêter les garçons pour ça. Ouai…je n’aime pas cette ville. Parce qu’elle a fait quelque chose à Adam et je ne sais pas quoi. Alors je déteste cette ville. Parce que sans cette ville, sans son impératrice plutôt, Adam ne me ferait pas ressentir ce truc qui me dérange au fond de moi.
    La pluie tombe doucement sur mon visage, et je reste pourtant à observer le ciel comme une cruche. Il n’y a rien qui se passe, simplement la pluie qui tombe et…je pousse un cri de stupeur avant de rire en reconnaissant Suzy. Elle me saute dessus cette grande perche et moi j’éclate de rire comme si j’avais cinq ans.

    -Ouah Su’! J’adore

    Je reste un instant surprise, la contemplant avec admiration, cette couleur. Ça lui va si bien. À mon immense petit diable. Je la regarde, surprise, mais agréablement surprise. Essayant de chasser bien rapidement Adam, ce qu’il ne veut pas me dire et tout le reste. Ma main glisse dans ses cheveux avant de revenir contre moi et sortir une clope de mon sac. Je l’allume, tire une longue bouffée avec nonchalance et je lui souris.

    -Yéli’ sera en retard, comme d’hab. Un souci de cuisinier, enfin, tu sais…le Pershing.

    Je dis cela d’un air qui veut tout dire. Yélisaveta va finir par se faire bouffer l’existence par ce putin d’hôtel, si ce n’est pas déjà fait. En tous les cas, prenant Su’ par le bras, je nous dirige vers le dernier pétale, reprenant la conversation.

    -Comment va ton homme ? Ne me demande pas des nouvelles du mien, je n’ai absolument pas envie d’y penser, ça va me foutre en rogne, je vais faire semblant que ça va, tu vas le voir, et je vais finir par boire un peu trop pour tout te raconter. Alors…comment va ton homme ?

    J’ai dis cela d’une traite, reprenant ma respiration en ouvrant la porte du bar, l’endroit est pas vraiment rempli, normal, soir de pluie, tout le monde est dans son lit. Enfin, pas grave. D’un mouvement, j’entraîne Suzy vers le billard commandant pour moi au passage une bière.

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Suzy Weissman



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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Ven 16 Sep - 3:39

Je parade un instant, faisant admirer mes éclat flamboyant à la lumière du... lampadaire défectueux, c'est tout ce que cette ville a à offrir, pitoyable. Pas grave, je suis heureuse, heureuse de la voir surtout. J'ai hâte de savoir comment s'est passé sa tournée. J'adorerais partir avec elle et son groupe, une fois, rien que pendant deux jours. Un jour je m'inviterais, avec mon vieux Nikon, juste pour prendre quelques photos histoire de pas être inutile. C'est décidé.

Ma coupine s'allume une clope et je l'attends patiemment en me calant le dos au mur, les mains dans les poches. Yéli en retard? Mais Yéli et retard, c'est des synonyme, maintenant! Elle va finir par se tuer, la cocotte, avec son hôtel. Pas facile comme boulot, celui de Jenny non plus, en fait, y'a que moi qui suis peinard avec mes tableaux à restaurer. J'travaille à mon rythme, j'suis toujours fourrée dans la peinture, j'adore. Et puis au moins je travaille chez moi, ça me permet de voir mon homme plus souvent, de faire des pauses quand ça me chante et de redescendre dans l'atelier si jamais j'ai une insomnie.

Mon homme? Toujours résistant, toujours tatoueur, toujours obligé de passer derrière Evan et ses amis quand ils font une bêtise. Rien de neuf, en vrai, rien du tout. Je hausse les épaules et sourit à sa tirade, peut-être qu'il se sont engueulé, enfin tout ça c'est pas mes oignons. De toute manière, elle m'expliquera quand elle en aura envie, je vais pas la forcer, je suis peut-être curieuse, mais je respecte la vie privée des gens, quand même.


- Mon homme, voyons... Bien aux dernières nouvelles, il est sur une grosse commande au salon, il bosse depuis le début de l'aprem. Sinon, il me donne toujours autant de soucis, mais n'en parlons pas non plus, pas de mecs aujourd'hui! Sauf si Yéli s'est enfin trouvé quelqu'un, là je veux tout savoir.

Je ris aux éclats : les amours de Yéli, toujours un bordel monstre. Des filles, des gars, ça change de temps en temps enfin c'est toujours drôle à suivre. Nous rentrons dans le bar, pas grand monde, quelques habitués, voilà tout. Nous saluons la patronne, un clin d'oeil, les folles redébarquent. J'espère qu'elle laissera son comptoir 10 minutes pour un verre avec nous. Je me prends un cocktail peu alcoolisé, j'aime pas la bière, même si je suis allemande, et retourne vers le billard ou Jenn prépare la partie.

- Alors ta tournée? Les mecs vont bien? T'as pu regarder tes étoiles?

Je me penche sur le billard, et d'un geste vif, casse le triangles des boules multicolores qui s'éparpillent.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Dim 18 Sep - 23:50

    Je la regarde avec amusement sous le lampadaire qui semble bien moins heureux que nous. Enfin, il tire la gueule et Suzy me fait sourire, elle pétille cette fille. Elle inonde de joie le moment de vie où elle se trouve là. Elle me rend souriante, heureuse. La clope au bord des lèvres, la vie semble si simple avec elle. Y a pas besoin de réfléchir, de faire des efforts, on peut s’engueuler, rire, pleurer ensemble, la magie d’être amie et d’être des filles. La magie d’être sa pote tout simplement.
    Un rire glisse hors de mes lèvres, non, pas de mec ce soir, non pitié. Pas d’homme complètement cassé de partout, totalement défoncé, le corps en charpie, qui souffre à chaque respiration, qui cache quelque chose, qui dit que ça va, mais je sais que ça va pas ! Bordel ! Pas y penser.

    -Yéli flash sur un russe. Mais je t’ai rien dit. Elle m’a envoyé un sms, « Jen’ , cet homme est palpitant, il est…envoûtant, charmant Blablabla. » Tu vois le genre. Je crois qu’il s’appelle Iacov Bolkarki ou un truc du genre. Nom compliqué. Le nom de code s’ils vont trop loin, c’est chocolat. Donc si tu reçois un sms marqué chocolat c’est qu’ils ont fait tic tac sous la couette.

    Je souris, amusée. Désinvolte, rentrant dans le bar avec un sourire prêt à laisser échapper un fou rire. Yéli et ses amours, quand elle va trop loin avec, bah y a un nom de code pour. On a eu barbe à papa, banane, nutella et j’en passe. C’est plus des aventures, c’est une liste de course. Enfin, je pense qu’elle a jamais été amoureuse au point de chercher à le séduire avec patience.

    -Celui-là, elle est amoureuse. Tu l’entends rougir en parlant de lui, même à travers le téléphone.

    Un aveu tout simple et amusé. Mais c’est vrai quoi.

    Le billard préparé, j’observe Suzy.

    -Oui, à loisir, c’était trop bien, j’ai même pu repérer quelques constellations ! Quant aux mecs… dis-je en tenant la queue entre mes mains et buvant une gorgée de bière. Ils ont remis le jeu, non c’est moi qui te fais la pire des crasses. Quand Josh s’est retrouvé avec des poils de cul collé à la glu sur la joue, je les ai prévenus. Encore une connerie et je vais gueuler. Du coup j’ai été réveillé avec un seau d’eau glacé. Je regarde Suzy et d’un petit air machiavélique. Ils se sont retrouvés à jouer à poil sur scène, cachant leur sexe avec leur instrument. Et j’ai donc gagné

    Je ris doucement, imitant les mecs qui tiennent leur guitare tout penaud. En même temps, moi, je les règles facilement les conneries, je fais pire.

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Suzy Weissman



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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Lun 17 Oct - 10:02

En fait, les amours de Yéli, c'est ce qu'il y a de plus parlpitant à raconter. Jenn' et moi, casées depuis une dizaine d'années toute les deux, on a plus grand chose de nouveau, la routine du couple. Enfin cela dit, j'adore ça, personnellement, voir mon chéri rentrer le soir, et rire devant le plat carbonisé que je tente de laver pour pas qu'il voit que je suis nulle à chier devant les fourneaux. M'embrasser pour enlever mon air piteux de mon visage et me préparer un bon petit plat... J'adore dormir dans ses bras, tout simplement. Y'a peut-être des nanas de mon âge qui voudrait de la nouveauté. Je veux dire, Connor et moi, on s'est rencontré si jeunes! Il avait 18ans, moi 17, au détour d'une gallerie. On est ensemble depuis dix ans, presque onze... Alors bon, y'a sans doute des gonzesses qui voudrait se trouver un amant, changer de mec, d'air... A 30ans, tout est encore possible, après tout. Moi non, j'suis heureuse avec lui, et puis sa vie est pimentée, de toute façon, avec la Cible. Le seul truc que j'aimerais bien, c'est... un enfant, je crois. On en a pas encore vraiment parlé, ça se fera si ça se fait et de toute manière, je vais pas aborder le sujet avec Jenny, j'suis peut-être gaffeuse mais pas à ce point-là.

Alors Yélisaveta Litovski serait amoureuse? On parle bien de la même, celle qui change de coup de coeur toute les deux semaines. Bon j'exagère un peu... mais quand même, c'est une sacré nouvelle. J'aurais bien aimé la voir pour la charier un peu, vilaine que je suis. Je bois un peu et souris à l'évocation de la bêtise des musiciens de ma belle. Pfff les hommes, ça grandit pas! Je ris franchement quand elle me raconte ce qu'elle leur a fait pour les punir. Elle change pas, ils ont beau être bêtes, les mecs de son groupe, c'est elle la plus sadique.


- Bien fait. T'as des photos?

Je tire un coup et loupe, évidemment. Pas assez concentrée, et puis Jenny, elle m'explose ma race au billard.

- Pourquoi j'ai pas eu ma carte postale?

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Ven 21 Oct - 20:11

    Yéli est la seule encore célibataire, on en a vu défilé, on en a vu aller et venir sans parvenir à prendre son cœur. Moi, avec Adam c’est désormais la routine ou presque. Je crois que l’on a pris des habitudes et que quand je m’en vais en tourner ça change beaucoup de chose, on est parfois resté à un stade ado qui s’appelle le soir pendant des heures. Ou presque. Enfin, y a quand même ce truc qui me dérange, le voir dans cet état et sentir que quelque chose n’était pas dit. J’ai détesté cela, tellement que je m’enquille la moitié de ma bière sans m’en rendre compte.
    Moi qui voulait lui parler d’adoption, de truc du genre, je ne sais pas si…oh merde, je ne veux pas y penser j’ai dit. Je finis ma bière et en commande une autre. Je suis de mauvaise humeur, ou presque, donc faut que je boive un peu.

    On parle des musiciens et ça me détend bien. Parler du groupe c’est l’échappatoire certain pour moi. Les mecs savent tout de ma vie privée, mais ils s’en mêlent pas plus que ça. On se côtoie en dehors des tournées, mais on a gardé ce côté clan. Vous savez, on n’emmène pas nos copains/copines durant le temps du voyage, comme ça y jamais de problème de cœur ou de cul. Ça vaut mieux.

    -Uepdis-je en portant la bière à mes lèvres et je sortis de la poche intérieur de ma veste, les photos de la tournée. Elle aime bien. La première, les mecs qui ont pas l’air con sans fringue à se cacher le paquet d’une main. Je les ai fait monter sur scène, m’ont plus fait chier après avec leurs conneries.

    Je ris en y repensant, je suis une putain de sadique quand même. Me mettant en place pour jouer, je réponds.

    -Parce que j’avais peur que l’on pique le colis qui allait avec. fis-je en montrant un paquet dépassant de mon sac. Je lui tire un clin d’œil et me met en place pour jouer. Je lui ai ramené un truc qu’elle va adorer, enfin j’espère. Vu le temps que j’ai pris pour fouiller ce magasin en réquisitionnant les gars pour qu’ils m’aident….

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Suzy Weissman



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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Mar 8 Nov - 14:35

Je la vois qui finit sa bière d'un trait et en recommande une autre. Oulala, le problème est peut-être un peu plus sérieux que ça. Je glisse sur le ton de la plaisanterie un "Picole pas trop, Mädchen, ou sinon c'est moi qui vais devoir te ramener chez toi." et puis passe à autre chose, sans insister. Je regarde ses photos et éclate d'un rire franc. J'ai déjà rencontré ses musicos une fois ou deux, à mon étoile préférée, mais je ne les connais pas plus que ça, on va dire. Par contre, les voir à poil, tout piteux, se masquant comme ils peuvent, ça a quelque chose de très drôle et le fou rire me gagne. C'est pas fait exprès, j'y peux rien après tout, mais ça vient, c'est là. Pour oublier tout ce à quoi je pense, il faut que je rigole comme une mioche. Et puis ça va mieux après : le rire, pour moi, c'est une façon d'extérioriser.

Je la regarde qui se penche pour jouer à son tour. J'suis sûre qu'elle va rentrer la moitié des boules. C'est même plus drôle de jouer avec elle. Enfin si parce que je me fous de perdre, moi ce que j'aime, c'est casser le triangle. Et puis des fois, je me débrouille plutôt pas mal! J'ai déjà réussi quelques jolis coups, mais c'est encore trop rare à mon goût. Je pense que je suis pas assez mathématicienne pour ce jeu. Et puis trop dissipée. Au fond, j'suis encore une petite fille qui fait de la peinture et s'en mets partout. c'est peut-être pour rattraper l'enfance qu'on m'a volée, que je suis comme ça. Parce que bon, quand après le décès de mes parents Elsa et moi avons été placées chez cette tante pète sec qui avait décidé que de toute manière, on lui avaient été confiées par obligation et qu'elle n'avait rien à faire d'autres que de nous filer un lit et de la bouffe. Le pire, c'était qu'elle m'appelait Suzanna. Brrr, rien que d'y penser, j'entends de nouveau sa voix stridente :
"Suzanna, tu n'es même pas capable de rester propre, mon dieu, qu'allons nous faire de toi?" Rien, ma tante, rien du tout, ce n'est certainement pas vous qui allez me faire devenir quelqu'un! C'est ce que je pensais à l'époque, que je n'ai pas osé lui dire avant mon adolescence et le moment ou je me suis cassée de chez elle. Tout ça me fait repenser à ma soeur, ça fait des années que j'ai pas eu de nouvelles, à part pour un faire-part de décès de la tante Ursula -je ne suis même pas allée à l'enterrement.

Je suis comme ça, moi. Le politiquement correct, très peu pour moi. Je me suis construite en commençant par vendre de la drogue pour me payer le loyer, et puis j'ai peint, toute seule dans cette ville. Je m'en suis sortie comme une grande, et si ma soeur désapprouve le chemin que j'ai pris, tant pis pour elle. Je n'ai pas mal tournée, même si je ne suis pas très fière de ce que j'ai parfois du faire, maintenant, je suis heureuse. Je reviens à la partie au moment ou Jenn tire. Bam, dans le trou la boule rouge. Et puis j'entends "colis". Je lui saute au cou et lui claque un gros bisou sur la joue avant d'aller chercher mon cadeau.


- C'est quoi c'est quoi c'est quoiiii?

Je secoue un peu, au cas ou ça soit fragile. J'ai toujours été nulle pour les devinettes. Alors j'ouvre le paquet, me retenant de déchirer le papier comme une gamine.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Dim 27 Nov - 10:10

    -T’inquiètes, je te rappelle que je peux me biturer plus qu’un mec que je sais quand même marcher droit après. Et je pense que ce soir, ça me fera pas de mal de rentrer bourrée à la maison. dis-je en ramenant le goulot à mes lèvres pour boire une gorgée. Toutes façons pas de risque que je sois enceinte, donc à part peut être voir Adam pas content, je ne risque pas grand-chose.

    Bon on a comprit, ça va pas fort avec Adam, on a aussi compris que quand je commence à balancer des choses du genre sur ma stérilité, c’est que je l’ai mauvaise derrière la langue. Et que seul Suzy va être capable de me détendre ou de me faire parler. Bah ouai Su’ c’est un peu ma meilleure pote depuis quelques années déjà, je dirais même que c’est l’une des seules qui sachent vraiment faire quelque chose quand je vais très mal.
    Elle rit et cela me fait sourire. Je la regarde éclater et elle me donnerait presque envie de me marrer. Mais bon, le cœur n’est pas au fou rire. Je bois encore une gorgée de la bière, je vais passer à plus fort après je pense.

    Me concentrant sur le jeu, la boule rouge rentre dans le trou, je souris, contente de moi. Bon c’est partit pour gagner et voir Suzy faire des petites moues. Enfin presque. Au mot colis, elle me saute au cou et je ris doucement en la serrant dans mes bras. Il faudra que je la mène voir Léa un de ses quatre. Ma sœur la réclame la jolie fille qui peint. Elle veut un beau dessin, je lui en parlerais après.
    Quand elle me demande ce que c’est, je prends l’intonation idiote d’une blonde et je lui lance.

    -genre je vais te dire ce que c’est. Non mais trop quoi. La fille genre quoi. revenant à ma voix normale. Bah ouvres ! C’est un truc dont tu me parles depuis un moment.

    Délaissant la partie un instant, je m’adosse au billard et la laisse découvrir son cadeau.

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Suzy Weissman



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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Mar 13 Déc - 2:56

Rien qu'à sa réponse, j'ai la confirmation qu'il y a un truc louche, et qu'Adam est derrière ça. Aussi, qu'elle va finir bourrée si ça continue et que OUI, je la raccompagnerais (trop protectrice? peut-être) quitte à rester squatter chez elle ou à rentrer après le couvre-feu. Sans me faire voir évidemment. Quoi que ça ne sera pas facile avec mes cheveux couleurs feu de signalisation. Il faut que je crève l'abcès, sinon elle va ressasser ça toute la soirée, et n'arrivera pas à s'amuser. Elle rentre direct une boule -de la chance, simplement, non je suis pas de mauvaise foi!- et puis me regarde courir à la pêche aux infos rapport à mon cadeau.

Et en plus elle refuse de me dire ce que c'est, avec cette voix qu'il nous arrive de prendre pour se foutre de nos gueules l'une et l'autre. Aaaaah, insupportable. Tiens, quelque chose dont je n'arrête pas de lui parler? Est-ce que par hasard, elle aurait réussi là ou j'ai échoué?

Le paquet n'est pas démesurément gros, et fait un léger bruit à la secousse. J'avais pensé à un livre d'art, puisqu'après tout je les collectionne et que j'aborde régulièrement le sujet : c'est un cadeau qui me plaira sans aucun doute, et qu'on peut trouver assez facilement, dans toute bonne libraire (heureusement que l'Empire ne nous a pas encore supprimé notre accès à la culture). Mais connaissant Jen', je suis sûre qu'elle s'est plus cassé le cul que ça. Elle est du genre à tout retourner pour trouver LE cadeau original. Pas tout à fait sûre, je déchire doucement l'emballage, fermant les yeux comme une gamine... Et lorsque je les ouvre, je pousse un cri de joie, le genre à faire sursauter tout le bar. Oh putain de merde, elle l'a fait. Elle a réussi à me dénicher deux boîtes de pigments "terre verte de Nicosie", une des couleurs qui manque le plus en ce moment. C'est devenu introuvable à Hegemony, la plupart des spécialiste se contentent de dire
"débrouillez-vous en mélangeant du vert et du blanc". Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est que jamais du vert, qu'il soit émeraude, sol ou pistache, tout mêlé à du blanc qu'il soit, ne donnera une teinte aussi douce. C'est sûr qu'elle a dû m'en entendre parler, de ce fichu pigment qui a disparu de la circulation. Je sais même pas ou elle a pu en trouver, je commençais à me faire une raison et à faire comme tous ces faux peintres, renoncer et mélanger un bête vert avec du blanc.

Mais Jen est là, et elle me sauve de cette déchéance -morale s'entends- grâce à son merveilleux cadeaux. C'est tout à fait le genre de couleur qu'il me faut pour le miroir que m'a donné mon boss. Un miroir à frise fleurie et... oh putain de merde. Je pose les boîtes de pigment sur la table de billard et vais la serrer dans mes bras, pleurant presque de joie.


- Putain, tu l'as fait! J'arrive pas à... Merde, Jenny, t'es la meilleure! Ou tu as...?

Je n'arrive même pas à finir mes phrases. Je suis sûre qu'il y en a qui me prendraient pour une folle, mais putain, si vous saviez ce que ça veut dire pour moi!

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Jeu 29 Déc - 23:27

    Je ris doucement en la réceptionnant dans mes bras. Qu’est ce que je ne ferais pas pour la voir aussi pétillante, en mode je tiens plus en place. Sérieusement, j’adore faire plaisir aux personnes que j’aime, Suzy en fait partie et je ne sais plus combien de fois je l’ai entendu râler à propos de cette peinture introuvable. Dieu merci je l’avais noté sur un petit bout de papier sinon je n’aurais jamais trouvé cette couleur de mémoire.

    -Oh tu sais, j’ai le temps de faire les petites boutiques en tournée, tu sais les vieux endroits tenus par des vieux amoureux de leurs machins. Le monsieur m’a laissé sa carte pour toi, si tu veux lui commander quelques choses. C’est une petite boutique en campagne française. AU cas où je lui ai dis de te garder de côté toutes les couleurs les plus rares que tu galères à trouver…t’es contente ?

    Je souris doucement, la voir ainsi me permet de me sentir moins triste et d’oublier un bref instant les soucis qui hantent mes pensées. Pour peu d’instant je dois l’avouer. Mais je glisse mes bras autours d’elle et je la serre contre moi avant d’enfouir mon visage contre elle et lui révéler alors.

    -Adam me cache quelque chose et je sais que c’est pas rien. Ça me fait mal Su’. Parce que j’ai peur pour lui et du coup, je suis trop inquiète. T’es pas au courant de quelque chose toi par hasard ?

    Une larme glisse sur ma joue alors que ma tête s’éloigne pour la regarder, c’est sortit d’un coup je sais mais Su’, Su’ c’est ma confidente. J’arrive à lui dire ce qui va pas si facilement et là ça ne va pas. Si je ne lui en pare pas, la soirée va finir la tête dans les wc et ce n’est pas une situation très glorieuse…

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Jeu 2 Fév - 5:34

Je sais pas si elle sait combien elle me fait plaisir. Je pense que oui, elle me connait. Et puis je suis assez expressive, à bondir partout. Pour un peu, je sauterais sur le billard pour faire une petite danse du ventre. Ou alors le boogie-woogie, ça me ressemble plus. Elle me parle du propriétaire de la boutique ou elle a trouvé mes préssssieuses boîtes de pigments. Un vieux amoureux de la peinture et des vieilles choses. Oh tiens, on aurait plein de chose à se raconter, lui et moi. Elle à sa caaaarte? Ô joie, ô bonheur suprême, ô jour béni ou ma meilleure pote m'a permis de rester une peintre avec une âme de vraie peintre, et pas une barbouilleuse qui a sombré dans la décadence. Jenn', je t'aime. Si je suis contente? Non mais tu déconnes? Je lui saute au cou une fois de plus et la garde contre moi pour un gros câlin. Avant de me reculer et de la regarder dans les yeux. Une amie aussi précieuse, ça se garde -comme si j'avais encore des doutes! Et puis d'un coup, elle revient dans mes bras, plus doucement, moins excité que moi. Je sentis que l'heure était grave et je me calmais instantanément pour être tout à son écoute.

Adam. L'abcès est crevé. Son homme lui cache quelque chose et elle n'aime pas ça. Je pouvais comprendre, moi aussi, j'avais eu du mal à accepter que Connor s'en aille parfois des soirées entières puis revienne vanné sans vouloir me dire ce qui s'était passé, pourquoi, avec qui. Bien sûr, je devinais. Je savais ce qu'il faisait pour la Cible, mais je savais que c'était pour ne pas me faire de mal qu'il me cachait tout ça. Pour ne pas que je vive les horreurs que lui côtoyait au quotidien, et qui ne transparaissaient que trop dans ses dessins. Mais j'avais appris, et il m'avait fallu du temps. Alors, je comprenais aisément que ce petit bout de femme qui partageait tellement avec son compagnon puisse se sentir mal à cause de ça. Surtout que ça avait l'air important. Si je savais quelque chose? Non... A moins que...

j'essuyais la larme qui coulait sur son visage et je l'entraînais vers une table dans un coin ou nous nous assîmes. Je tenais sa main dans la mienne et lui caressai la joue. Puis, à voix basse, je lui confiais le peu que je savais...peut-être :


- Je ne sais pas si Adam était là, mais il y a quelques jours, Connor a dû... donner un coup de main à Evan, qui apparemment était pas mal amoché. Il n'en a pas dit plus, tu sais comment il est. Silencieux. Alors, peut-être que... qu'Adam était là bas et que... je ne sais pas, je n'arrive pas à imaginer... ou plutôt je m'y refuse. Il a peut-être fait quelque chose qu'il lui déplait. Il est plutôt pacifiste, non, ton homme..? En tout cas, ma belle, il faut te dire que s'il ne te le dit pas, ce n'est pas pour que t'inquiètes. C'est pour te protéger... J'ai mis des mois avant de comprendre...

Je la serre un peu contre moi, essayant d'être rassurante. J'ai l'impression de me retrouver à mes débuts avec Connor, quand je me rongeais les sangs de son silence, pensant que tous les couples devaient tout partager. C'est sans doute vrai pour certains, mais lui et moi, nous gardons ce droit au silence, et lui en use très souvent. Je fais avec. Je lui change les idées. Alors, peut-être qu'Adam a dû frapper quelqu'un et que ça lui a fait mal. Peut-être que cet épisode a réveillé quelque chose en lui, quelque chose qu'il préfère enfouir, oui qu'il n'est pas prêt à montrer.

- Il faut que tu lui laisses du temps... ça sortira quand ça sortira.

Peut-être que ça sortira pas. Qui peut savoir? Je l'enlace et lui embrasse le haut du crâne, tout à ma désolation de la voir sans cet état.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Mer 7 Mar - 20:07

    Bon, il est certain que mon cadeau lui fait plaisir, cela va sans dire. Et j’en suis heureuse parce que j’adore prendre soins des miens et les rendre heureux. En tous les cas, la voir aussi radieuse chasse quelque peu mes pensées obscurcies. Enfin, presque, car celles-ci ne tarde pas à revenir et à mordre mon esprit. J’ai besoin d’y penser, j’ai besoin d’en parler, de faire en sorte que ça sorte. Sans cela, c’est impossible. Sans cela, je vais être invivable, je me connais et si je deviens invivable, je vais aller me cacher, passer mon temps près de Léa ou bien aller squatter dans le local des répétitions, en vieux t-shirt crado, culotte et glandouille. Ce serait une bonne idée de faire mon associable un peu. Je ne serais pas contre…cela m’arrive peu, mais quand cela arrive…c’est assez violent.

    Le sujet est lancé, les raisons du mal être évoquées. Parfois, je suis excessive, je le sais, je n’y peux rien, il y a des points qui ne peuvent pas passés sans que je sache. Je voudrais changer mais je ne le ferais pas. Pourquoi ? Si je le savais. Mon petit coté tête de mule peut être…
    Entraîner vers la table, je souris tristement, je me sens lasse. Je me sens mise à l’écart. Parfois, dans mon esprit, je me sens pas comme toutes les femmes, je me sens mise à l’écart parce que je ne peux pas avoir d’enfant, j’ai l’impression de rater quelque chose et qu’Adam me cache quelque chose renforce ce ressentiment. Je ne peux pas supporter ça.

    Je regarde su’, elle n’en sait pas plus que moi. Elle a prit l’habitude avec Connor. Je reste silencieuse avant de baisser mon regard, tripatouillant ma bière dans une attitude frustrée.

    -Je ne peux pas le supporter…j’ai l’impression d’être mise de coté, j’aime Adam, il ne m’a jamais mise de coté. On s’’est toujours dis, j’accepte tout. Je ne comprends pas et je ne parviendrais pas à le comprendre. Retenant mes larmes, je mordille ma lèvre inférieure, je suis contre elle. Je soupire relâchant alors mes paroles. Espérons que cela ne sorte pas trop tard…

    je suis en colère désormais, contre Evan, dans quoi a-t-il embarqué son frère ? Qu’est ce qu’il a fait faire à Adam ? Je me repousse doucement, essuyant mes larmes avec un tremblement avant de sourire à Su.

    -Pour la peine, ce soir, rien que pour le faire chier, je vais rentrer défaite. Et il se soignera tout seul !Je ris, ironique, je hausse les épaules, finissant ma bière, le regard un peu perdu. Avant de redresser mes yeux vers elle. On bouge après le billard ma belle ? Yéli sera arrivé entre temps…j’espère…
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Sam 29 Sep - 21:50

    =>….

    Le froid. Le froid est une très bonne chose. Il permet à l’adrénaline de circuler plus vite dans le corps par vague bien précise qui fera ainsi sursauter chaque muscle au moment précis où, le cœur tambourinera à la poitrine, stressé par les évènements alentours. C’est tellement mieux que la chaleur. La chaleur cela engourdie, ça rend moins vif. Et ce qu’aime Darien, c’est les proies vives, qui se rebiffent, qui sursautent comme il faut au bon moment. Le froid ça maintient presque en vie parce qu’obligatoirement le corps lutte contre le froid, alors que contre la chaleur. Il se laisse faire, il devient tout mou, tout raplapla…
    Dans le 4*4 noir et rouge, Darien fume un cigarillo avec délectation. Sa « main » est prête à être passée, il attend juste le bon moment. Le type qui conduit évite tout simplement de le regarder. Le regard malsain de l’homme, presque fou, ne plait à personne. Comment cela pourrait-il plaire ? Un regard de psychopathe intelligent qui plus est ? Parce que Darien est loin d’être un inculte, il est un peu comme le docteur Lecter, terriblement intelligent et connaisseur des choses que la morale réprime. Tout simplement.

    Son esthétisme va pour le sang et la mort. Sous toutes ses formes, cela va de soi. Il apprécie énormément la manière dont la mort peut prendre une personne. Il a eu sur ses cobayes beaucoup de possibilité pour tester plusieurs façons. Il a reproduit beaucoup d’expérience dont on ne parlera pas, mais certaines consistaient à un rat, introduit dans un orifice du corps et sa fuite acharnée pour sortir…si ce n’est pas sa préférée, c’est presque ça.
    Darien ne pense cependant pas à ce genre de chose en cet instant, il est simplement impatient de commencer la rafle, de faire ça avec classe et élégance, de choisir d’embarquer quelques proies et d’éventuellement les emmener, pour le plaisir. Et s’il est assez sage, on lui en laissera pour…après. Il a de bons arguments pour cela. Expérimentée de nouvelle torture d’aveux, ce genre de chose. Il en frissonne d’avance.

    La voiture finit par s’arrêter dans la rue, suivie d’un panier à salade rouge et noir lui aussi. Darien ouvre la portière, sort, laisse tomber le cigarillo au sol et l’éteint. Dans ses yeux on peut lire une exaltation malsaine, une hyperactivité palpable. Rajustant son costume, le docteur de la Mort se tourne vers les hommes.
    D’un signe de la main, il indique aux groupes d’hommes vers quels endroits se rendre, il se réserve le bar face à lui. Le dernier pétale.

    *Certainement le repaire de quelques sous espèce en manque de beuverie ou d’exaltation sociale venue partager une soirée plaisante, voir charmante pour les primates de cette humanité putride. Parfait !*

    Les gens au QI inférieur lui sont si prévisibles. Ils ont besoin de beaucoup de chose, mais il y a une récurrente palpable. Dormir, manger, avoir des relations sociales positives ou négatives, gagner assez d’argent pour satisfaire ces besoins primitifs et pouvoir tomber amoureux. L’amour…l’écœurant leitmotiv de cette humanité. L’amour et le sexe. Des primates n’ont pas besoin de moins.
    Mais ces besoins primitifs sont très utiles pour lui. Ainsi, le sexe provoque l’amour et l’amour offre une faiblesse. Ainsi l’on torture facilement, il n’y a pas d’exploit que de casser quelqu’un de trop amoureux, ou même une mère. Vraiment pas d’exploit…
    Darien espère trouver une femme enceinte dans ce bar pour pouvoir lui arracher des entrailles un nouveau née presque à terme. Il a quelques expériences à confirmer. Rha, il ne veut pas trop s’impatienter, c’est très mauvais d’être déçu !

    Se plaçant devant l’entrée du dernier pétale, il fait signe aux cinq hommes d’entrer, la porte est grande ouverte, les hommes rentrent, Darien s’apprête à les suivre, rajustant son costume, s’apprêtant à mettre sa main de lame lorsque son regard est attiré par une petite lumière qui luit dans la petite ruelle là-bas. Un téléphone portable. Il fronce un instant les sourcils, ce visage, il le connait…hum…il sourit. Il se la garde pour lui seul, plus tard. Il y retournera, de ce fait, il range sa main de lame, pour plus tard oui. Seuls à seuls, tête à tête jolie Litovski.

    D’un pas lent, mesuré, il rentre dans le bar.

    -Bonsoir Mesdemoiselles ou Mesdames et Messieurs. Sortez donc vos papiers, ce n’est qu’une petite vérification en règle.

    A ce moment bien précis de la soirée, Yélisaveta Litovki est bien heureuse d’avoir mis ses bottes de motardes et d’être repartis aussi vite qu’elle est venue. Elle a quand même envoyé entre temps un message aux filles, un message d’avertissement que justement Jennifer est en train de lire, tenant droite par miracle, complètement embrumer.
    Par réflexe, elle efface le message, elle sait, même si elle est ivre, que c’est trop tard, d’un mouvement, elle se baisse vers le billard et joue sa boule, boule qui claque dans un bruit sec, seul bruit du bar.

    -Oh, mais nous avons une petite célébrité parmi nous. Law…Lawson … une de ses chanteuses passablement rock, à la voix passable qui exalte les adolescents ou les pré adolescents en manque de discipline et qui sont malheureusement le futur de cette humanité passablement…

    -Sérieux, passable et ses dérivés, c’est votre mot du jour ? Monsieur…Dickins ?

    Et c’est là que le silence du Dernier Pétale devint encore plus lourd que précédement….
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Sam 20 Oct - 14:24

Prévisible. Tel avait été le discours du frangin Livingstone aux oreilles de Gabriel lorsqu'il avait suivit d'un œil distrait la déclaration officielle de l'ainé de l'Impératrice quant aux mesures qui allaient être prises suite aux terribles évènements de la Grande Parade Impériale. Prévisible, alors qu'il avait reçu, à peine quatre jours après sa mise à pied par la cheffe de la Milice, son ordre de réintégration immédiate dans les rangs. Car cela ne pouvait vouloir signifier qu'une seule chose. Et alors qu'Aaron annonçait à demi-mot aux millions de téléspectateur de l'Empire la répression sanglante qui allait débuter, Emerson revêtait une nouvelle fois les couleurs écarlates de l'uniforme qu'il avait choisi d'endosser plusieurs années auparavant. Les derniers préparatifs avant de rejoindre le commissariat centrale, avant de prendre part à ce qui risquait d'être l'une des pires nuits de la capitale...

L'homme avait éteint la télévision à la fin de l'interview du chef provisoire de l'Empire, vérifiant la bonne place de son arme de service sous sa veste. Il avait éteint la lumière et avait quitté son appartement.

Dans le grand hall du Commissariat Central, les hommes de l'Empire, entrainés par leur cheffe scandaient leur engagement pour Livingstone. Gabriel avait attendu ce moment depuis quelques jours déjà, non pas dans l’excitation et dans un désir de justice poussé à l'extrême, mais dans une appréhension sereine qui le poussait à garder la tête froide alors que s'annonçait des temps plus noirs que jamais pour la rébellion. Et tout du long, il serait aux première loges.
Certes, son acte de réintégration, paraphé par le signature de Jones, stipulait qu'il ne récupérerait pas son grade avant la fin de la période de mise à pied, en somme, le temps de faire de nouveau ses preuves. C'est donc en simple milicien qu'Emerson allait participer à ce qui s'annonçait être les prémisses d'une répression sans précédent. Néanmoins, en homme respecté, adjudant en temps normal, Gabriel ne se faisait pas trop de soucis quand à sa position, d'autant plus discrète qu'il n'aurait pas à donner les ordres cette fois-ci.

Alors que Jones ordonnait d'un geste le début des hostilités dans une atmosphère d’excitation palpable, les hommes en rouges rejoignaient leur patrouilles et leur assignations. Un chaos ordonné dans lequel Gabriel eu le temps d'envoyer trois mots depuis son cellulaire crypté.

To Mnémé :
Ça a commencé.

Oui, ça avait commencé et ce n'était que le préambule d'une longue, très longue nuit. Assis à l'arrière d'un blindé de fonction, Gabriel semblait d'un regard extérieur d'une sérénité à faire pâlir, un air calme et glacial, déterminé, presque avide. Intérieurement, c'était tout à fait différent mais il ne préférait pas y penser dans ces dernières minutes où il serait encore vraiment lui-même...

Le véhicule s'était immobilisé et tous les hommes en étaient sortis. Dans la rue grouillaient bientôt les uniformes sanglants, préfiguration des évènements à venir. Dickins, un homme pour lequel Emerson avait une secrète aversion viscérale plus instinctive que véritablement fondé (pour ne pas le connaître plus que ça), avait donné ses ordres et Gabriel avait été chargé de le suivre dans le bar qu'il semblait s'être réservé. Comment expliquer le dégout qui s'emparait du pseudo-milicien lorsqu'il se trouvait au côté de Darien, il ne le savait, il s'agissait davantage d'une répulsion primaire comme un pressentiment que ce type là était plus dangereux encore que ce qu'il ne pouvait laisser le montrer.
Quoi qu'il en soit, sous ses ordres, Gabriel et trois autres hommes de la patrouille s'étaient engagés dans le bar qui immédiatement s'était tu. Les clients avaient arrêté toutes activités et suspendu leur conversation. Un silence gêné, voire apeuré s'était posé comme une chape sur le lieu et le rebelle sous couverture, d'un air placide avait balayé des yeux l'endroit. Il avait commencé à passer entre les tables où les consommateurs baissaient tour à tour les yeux. Dikins n'avait pas tardé non plus à faire son entrée et d'une voix à glacer le sang avait demander aux pauvres hères présents de présenter leurs papiers pour vérification. Il fallut quelque seconde avant que les hommes et femmes présents n'esquissent le moindre mouvement pour se saisir dans le plus grand mutisme de leurs papiers.

Un claquement sonore d'une boule de billard contre une autre se fit entendre brisant l'étrange silence, électrisant un peu plus l'atmosphère lourde de peur qui emplissait la salle principale du bar. Doucement Gabriel, comme ses collègues, avait tourné la tête vers se bruit inopiné. Il ne sourcilla pas en reconnaissant les deux jeunes femmes, seul son cœur dans sa poitrine fit un bon et un « merde » ne passa pas la barrière de ses lèvres. Il n'en faut pas plus à Dikins pour jeter son dévolu sur « l’insolente ». Il savait qu'il n'avait pas énormément de temps pour éviter à la situation de dégénérer et les secondes précieuses risquaient de compter. Très calmement, il avait quitté la table près de laquelle il s'était arrêté pour se diriger vers le billard et le trio électrique. Ses pas résonnaient dramatiquement dans la pièce et il s'était dangereusement approché de Jenn', droit, le visage neutre, une étrange lueur noire dans le regard. Il avait longuement dévisagé la jeune chanteuse puis sa comparse. Il n'avait pas la moindre idée de ce qu'elles pouvaient penser à ce moment précis, mais il espérait qu'au moins l'une des deux le reconnaitrait. Difficile dans le sens où s'il savait que l'une était la compagne du Fossoyeur sans savoir dans quelle circonstance il l'avait déjà vu, et qu'il n'était pas sûr de connaître l'autre plus que de par sa relative notoriété et du fait qu'il s'agissait de la belle sœur de Mnémé... mais peu importait au final, il devait agir avant qu'un autre ne le fasse, il savait ce qui lui ferait et non pas quelles pourraient être les réactions des autres hommes en rouge en ces circonstances, il avait surtout peur des réactions que Dickins pourraient avoir. Il espérait simplement que les filles ne lui tiendrait pas tête, comprendrait le message et ferait profil bas pour passer entre les mailles du filet... ou tout au moins avoir le privilège de sortir vivante de ce bar.

Sans prévenir, d'une geste preste et froid, Gabriel sorti son arme pour braquer Suzy pour prévenir toute réaction de sa part et avait levé l'autre main sur Jenn pour l'abattre sur le visage de la chanteuse avant de la prendre à la gorge.


-Vous feriez bien de lâcher ce que vous avez dans les mains si vous ne voulez pas qu'il arrive des bricoles à votre amie avant de me montrer vos papiers d'identité. Et je vous conseille de rester silencieuses ou vous regretteriez votre insolence.


Sa voix avait été tranchante et mauvaise et il semblait plus que prêt à mettre à exécution ses menaces. Cependant, il préférait encore avoir à faire à Dickins qui lui reprocherait peut être son intervention plutôt qu'à deux jeunes femme qu'il essayait secrètement d'aider... Il savait que par leur présence ici et que par l'intervention de Jenn', elles ne rentreraient pas tranquillement chez elles ce soir. Non, il était parfaitement conscient du fait qu'elles finiraient probablement au commissariat centrale et qu'elles n'étaient en rien tirées d'affaire. Il venait juste probablement de leur épargner une exécution trop sommaire, de leur donner une chance de les sortir de là plus tard.... avant qu'il ne soit trop tard... mais il savait au plus profond de ses tripes, et il aurait voulu leur souhaiter tout le courage possible, qu'avant d'être sauver, elles allaient vivre un enfer... et qu'elles allaient devoir être forte...
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Mar 30 Oct - 19:28

Je ne sais que dire de plus à Jen'. Je ne sais pas ce qu'il se passe, je ne sais pas pourquoi Adam lui cache des choses. Ce sont des choses dont j'ai l'habitude, moi, mais c'est vrai que si c'est la première fois, dans un couple comme le leur, ça doit lui faire mal. Sa dernière phrase m’alarme cependant. Rentrer défaite... La vengeance made in Jen'. Bon, eh bien ce soir, je la raccompagne, rien à foutre du couvre feu, je veux pas la laisser comme ça. J'espère que Yéli m'aidera à la dérider.

Il est tard. J'envoie un message à Connor, pour lui expliquer rapidement la situation. Il n'a pas à s'en faire, je resterais sans doute chez elle s'il est vraiment trop tard. Nous n'habitons pas si loin, mais avec le coup d'éclat de la Cible, je préfère rester prudente. On aurait même pas dû être encore là. Le bar s'est un peu vidé, on se pense tous tranquilles. Les miliciens perdent, ou ont perdu, beaucoup des leurs, ici. Personne ne se serait attendu à cette intrusion. 6 mecs à la solde de Livingstone entre, et le bar se tait instantanément. Celui qui semble être le chef du groupe prends la parole : contrôle d'identité. Je ne respire plus qu'à moitié. Même si j'ai mes papiers, on viole tous le couvre-feu... à moins qu'on ne dise que l'on loge ici. Je crois qu'ils ont des chambres à louer. Jen' est faite, pas assez pour se traîner par terre en vomissant ses tripes, heureusement, mais assez pour ne pas savoir tenir sa langue. Une sueur froide descends le long de mon cou lorsqu'elle réponds au milicien.


* Non Jen', tais-toi, c'est pas le moment...* la suppliai-je silencieusement, priant n'importe quelle entité supérieur pour la rendre aphone instantanément.

Tout le monde s'est rendu compte qu'elle aurait dû la fermer. J'ai peur, d'un coup. JE ne suis pas une femme qui flippe pour n'importe quoi, mais là, j'ai peur. J'ai peur pour elle. Son ivresse et son ressentiment envers Adam ne doive pas lui faire penser à autre chose que sa vie. Ni autre raison, d'ailleurs, elle est bien du genre à vouloir prendre toute l'attention sur elle. Bordel, c'est dégueulasse, Jen, je sais, mais tais-toi, fait profil bas... Je sais qu'il est déjà trop tard. Elle va se faire embarquer, je le sens. L'attitude d'un second milicien le confirme... Attendez un peu... Je n'ai plus de doutes lorsqu'il me regarde dans les yeux. Ce mec, je l'ai déjà vu... au salon de tatouage de Connor! Il discutait avec lui. Je sais mon homme loin d'être hypocrite, et il ne taperait pas la discut' sans raison avec un milicien, fut-il en civil. Ce mec serait dès nôtres, alors? Enfin, de la Cible, je n'en fais pas réellement partie, sauf lorsqu'ils ont besoin de nouvelles affiches anti propagandes, à la limite. Un double camp... Son long regard veut dire tout autre chose.

Soudain, il me braque avec son arme, et frappe Jen'. Si moi, je comprends l'attitude, je ne suis pas sûre que mon amie, dans l'état ou elle est... Elle va vouloir résister, elle va faire une connerie. Je reste immobile, glacée. Il me "menace" moi pour la tenir tranquille. C'est sans doute la meilleure alternative, s'il l'avait menacée elle elle n'en aurait fait qu'à sa tête. J'ai l'impression que l'oxygène n'arrive plus à mon cerveau. Je crois que c'est parce que je n'ai pas pris mon souffle depuis un bon moment. Une grande inspiration après, ça va mieux. Bon Dieu, Su, soit courageuse, récupère-la avant... avant qu'il ne se passe quelque chose. Tu t'es promis de veiller sur elle. JE lève les mains pour montrer que je ne suis pas armée, et doucement, les yeux fixés sur le milicien brun, je me déplace sur le côté, doucement pour leur montrer que je n'ai pas envie de faire n'importe quoi, que je ne veux pas résister. Ma main cherche le poignet de Jen, que je tire légèrement pour la faire revenir vers moi, vers son sac, vers nos papiers d'identités qui, même si j'en doute, ont une infime chance d'être notre porte de sortie. Je n'ose même pas parler. J'espère que la transmission de pensée marchera...

Revenue à nos sac, j’attrape le mien, les mains tremblantes, pour en retirer mes papiers. Ne panique pas, Su, tu es une femme courageuse, n'est-ce pas? J'ai la gorge sèche. Ces hommes m'effraient. Je sais qu'ils n'hésitent pas à tuer des innocents. Si je croyais en Dieu, peut-être que je prierais. JE n'ai pas assez foi en leur contrôle de soi pour ne pas penser que ce soir, je vais peut-être mourir.


* Pardonne-moi, Connor...*

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Jeu 8 Nov - 22:04

    [HJ : considéré que je poste pour Darien ET Jenny]

    La gorge de la jeune femme est enserrée. L’effet..très théâtral laisse Darien totalement indifférent, Emerson n’est qu’un vulgaire cloporte à ses yeux, une sorte de cafard qui aurait du être écrasé mais qui, comme tous les rats de son espèce survivait encore. Darien n’estime en aucun cas normal de réintégrer quelqu’un, ni de lui donner une période d’essai pour retrouver son grade. Le vampire est connu pour son amabilité plus que limité et son intransigeante terrifiante.
    Jenny cependant n’en ramène pas large. Ou tout du moins, c’est ce qu’on pourrait croire. L’ivresse n’est pas bonne conseillère et en cet instant, elle n’aide en aucun cas à faire le bon jugement. Le comportement de Emerson, sa main sur sa gorge, elle sourit en coin. Milicien de merde qui n’a des couilles que pour sa propre survie. Péteux. Au fond d’elle sa colère contre Adam se transforme pour devenir hargne contre la milice.

    Le vampire plus dramatiquement encore que le fut Gabriel, s’avança de trois pas exactement, observant Suzy du plus profond du regard avec ce sourire qu’on lui qualifiait d’horrible, terrible, terrifiant. Ce sourire qui faisait peur tout simple, qui faisait froid dans le dos et dans les os. Cependant au lieu de s’arrêter sur elle, il tourna légèrement le visage vers le milicien et autours de son bras, de ce bras tendu sur la gorge se glisse la « main » ganté de Darien. Un mouvement inopportun le couperait bien méchamment.

    -Les simples miliciens en période d’essai pour leur petit retour ne devraient pas se mêler de mes échanges avec une citoyenne.

    Les paroles sont prononcées avec une lenteur terrifiante. Jenny ne peut s’empêcher de regarder Darien et ce regard terrible de fou. Elle a presque moins peur des menaces du milicien que de cette lame si près de son regard. La voilà qui a dessoulé. Heureusement pour elle.

    Darien fit défaire le bras du jeune homme avec une force certaine, le relâchant lentement avant de se tourner vers la petite blonde. Sa main non gantée a cependant saisit la chanteuse par le poignet et il l’a rapproché de lui, la gardant sienne. Il est trop tard pour essayer de les sauver. Darien les a vu, maintenant elles sont à lui.

    -Je suppose que la troisième a eu plus de chance ou pas. Mais pour le moment, je vous ai toutes les deux.

    Ce qui est murmuré tout doucement ne vise que ces gamines. Elles seules peuvent entendre et Jenny sent son cœur se figer. Yéli a été vu et par lui. Elle déglutit, il faut faire quelque chose. Pour qu’il oublie d’aller chercher Yéli. Elle tremble soudainement à cette idée et son regard croise celui de Suzy. Pas la peine de dire clairement que ça va puer du cul dans quelques secondes.

    -Je peux vous enfoncer la queue du billard dans le cul ?

    Le mouvement qui suit…
    Le visage écrasé sur la table de billard, le corps de Jenny maintenant par le vampire. Heureusement pour elle que toutes les données sexuels n’effleurent jamais son esprit. Trop bas à son gout. Il l’a maintien de sa main libre alors qu’elle se débat. Un coup sur le tapis, un second et un rire. C’est de la folie qui traverse le regard. De tout son point il se penche sur elle et marmonne.

    -Tu as de la chance que ce genre de torture ne soit pas à mon goût. Sinon, je t’aurais humilié devant tout le monde.

    -Des promesses toujours des promesses.

    Une nouvelle fois la tête est frappée, redressée par les cheveux, Darien sourit en la tenant près de lui. Il n’est pas idiot, il sait, qu’elle fait cela pour la petite putain qu’il a vu s’enfuir, mais c’est son secret, c’est à lui et il ne le partagera pas. Il ira s’en charger.
    Sa main gantée se dresse, une lame se pose lentement sur la peau de son torse, Jenny n’exécute plus un mouvement.

    -On embarque mademoiselle et sa copine. Jenny sert les dent, superficiellement sa peau est entaillée, mais elle l’est tout de même. Balancée dans les bras de Emmerson, il attrape suzy aussi par les cheveux. -Allez bougez !

    Il la balance à d’autres hommes. Voilà qui est fait…

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Gabriel Emerson
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Dim 23 Déc - 23:40

Son arme toujours braquée sur la compagne du Fossoyeur, Emerson ne quittait pas la jeune femme des yeux avec ce regard d’une condescendance dédaigneuse et glaciale, qui lui était si typique lorsqu’il revêtait son masque d’homme en rouge. Suzy d’un geste mal assuré avait tenté de rapprocher un peu son amie, que l’alcool et probablement un esprit protecteur exacerbé avait poussé à agir de façon totalement inconsidérée et inconsciente au regard des évènements. Elle avait ensuite tendue une main vers leurs affaires pour y trouver lesdits papiers demandés que Gabriel contrôla d’un regard placide et dur. Déjà dans son dos résonnait les pas de son « supérieur » momentané qui, il en était persuadé, n’avais pas dû apprécier sa petite intervention. Quelques secondes plus tard, les lames de Dickins venaient se poser sur son bras et c’est avec amertume et contraint qu’il desserra ses doigts autour du cou de Jenny en encaissant la réplique du milicien en bon soldat qui, connaissant sa place avait également accepté la décision de leur cheffe, mais qui pour autant n’en perdrait pas son sang froid. Dans la position délicate où se trouvait le pseudo-milicien, tout n’était qu’affaire de maîtrise et d’aplomb. Il laissa donc faire le psychopathe qui lui tenait lieu de supérieur pour la soirée, non sans se promettre de s’occuper de son cas lorsqu’il aurait retrouvé son grade. Cet homme là était bien trop malsain pour que Gabriel se sente à l’aise, et même s’il n’en montrait absolument rien, le rebelle au-delà des principes qu’il s’était fixé et qui faisaient qu’il arrivait encore à se voir comme un homme et non une bête dans son miroir tout les matins, savait pertinemment que s’il avait un jour l’occasion de faire tomber Dickins... il le ferait...

Quoi qu’il en soit, il resta légèrement en retrait tout le long de la joute verbale qu’échangèrent les deux protagonistes de chaque côté du billard et si Suzy semblait prier du regard son amie de se taire, Jenny elle ne semblait en faire qu’à sa tête et bientôt celle-ci, pour quelques mots de trop, se retrouve violement plaquée contre le tapis vert.

Le cœur d’Emerson se crispe dans sa poitrine mais sur les traits de son visage l’indifférence la plus totale. Il n’intervient pas. Pas un geste pour arrêter le milicien. Pas pour le moment. Pas si c’est tout à fait nécessaire. Il pesterait presque contre la chanteuse pour son comportement s’il n’était pas clair comme de l’eau de roche qu’elle préférait attirer l’attention pour tout prendre sur elle plutôt que tout le monde en pâtisse. Seulement, il semblerait que ce soit tout ce que Darien cherche d’elle... Les muscles tendus, Gabriel est prêt à agir lorsque la « main » du milicien s’approche un peu trop près de la jeune femme qu’il a fait relever.

Jenn se retrouva alors dans les bras du pseudo milicien qui l’attrapait en apparence avec une certaine brutalité. Sa prise ferme autour du bras de la chanteuse n’était pas douloureuse et Gabriel posa un instant un œil étrange sur la compagne de l’aîné Kane. Il vit Suzy être tirée vers un autre milicien et les hommes de l’Empire sortirent du dernier pétale avec leur deux jeune femme arrêtées. A peine sorti du bar, une salve de tire se fit entendre et le rebelle infiltré se retourna brusquement, le cœur battant mais un air de rage sur le visage. Les coups provenaient des armes des deux miliciens restant qui avaient jugés à leur guise que tirer dans le tas était un divertissement suffisant au-delà, des ordres donnés, si tant est qu’il y ait vraiment des ordres en cette nuit de terreur. Les miliciens portaient maintenant au mieux cette couleur rouge sang de leurs uniformes...

Suzy et Jenn furent alors embraquées, menottes aux poings, à l’arrière du panier à salade. Dans la rue, une sorte de choas régnait alors que les cris, les coups de feux, et les différentes patrouilles fouillaient le quartier, procédaient aux arrestations sommaires sur des critères tout aussi sommaires, tuaient sans ménagements et sans regard de culpabilité. Il ne fallut qu’une seconde à Gabriel pour envoyer un nouveau message cripté au Fossoyeur cette fois-ci.


Ils ont Su et Jenn.

A peine cinq mots qui tomberaient comme un couperet pour l'homme dont la femme venait d'être raflée. Il ne pouvait faire plus, pour le moment, il ne pouvait que rester au plus près des deux jeunes femmes ne pouvant que préserver au mieux leur chance de survit, ce qui ne serait probablement pas suffisant pour leur épargner la suite.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Sam 22 Juin - 0:07

Chaque coup sur le billard me faisait presque sursauter, et je retenais de pitoyables cris de détresses. Pourquoi nous, pourquoi ici, maintenant? Pourquoi ce milicien à la main d'acier nous en voulait-t-il particulièrement? Il avait l'air de bien connaître Yéli, de la traquer, presque. J'espérais qu'elle avait pu rentrer, se cacher. Elle n'avait pas besoin d'être là elle aussi. Nous deux... nous deux c'était déjà trop. J'aurais jamais pensé un jour me retrouver dans les filets de la milice. Je suis une nana sans histoire. Enfin, non, c'est pas tout à fait vrai. S'ils savaient, ceux-là, qu'ils venaient d'arrêter peut-être bien leur plus belle prise pour la soirée. J'espérais que ça s'arrêterait à nous, qu'ils ne trouveraient pas "mieux". Nous, les nanas de deux mecs quand même vachement impliqués dans la Cible... Adam en faisait peut-être pas vraiment partie, mais son frère, si, c'était même quelque chose comme le second, un truc du genre et... Bon Dieu. Et pourtant, on savait rien. Pas grand chose, plutôt. Je connaissais les pseudonymes d'Evan et Connor. Je vivais avec l'un des membres de la Cible, je savais ou se cachait la tête de file du mouvement... si elle n'avait pas déjà fichu le camp, ce que je lui souhaitais vivement.

J'avais peur. De ce qui allait m'arriver, bien sûr, mais aussi pour ceux que je pourrais trahir. Je ne voulais pas qu'à cause de mon imprudence la Cible tombe. Mais comment pourrais-je savoir à l'avance ce qui allait nous arriver? Peut-être que le double camp, le milicien qui tenait Jenn', allait nous sortir de là? Peut-être qu'il nous renverrait juste après avoir revérifié notre identité? Après tout, je n'étais qu'une restauratrice d'art, et mon amie n'était que chanteuse. Rien ne nous portait préjudice, à priori... A part la haine que semblait porter le milicien aux cheveux enneigés à Jenn', et son coup d'éclat... Dire que si elle n'avait rien dit, on aurait pu s'en sortir juste avec nos papiers...

J'entendis la salve de coup de feu derrière nous, alors que, menottes aux poings, on nous emmenait vers le panier à salade. Je n'avais rien dit. Au moins, ici, il nous restait une -infime- chance de rester en vie. Je ne connaissais pas ma résistance à la douleur. J'avais eu une vie à la dure, je m'étais déjà faite tabassée, étant petite... Mais je savais que la milice utilisait bien d'autres moyens pour arriver à leurs fins. Cela n'allait ressembler à rien que j'avais pu connaître, c'était évident. Je n'osais même pas relever la tête, me contentant de serrer les dents en montant dans le véhicule. Je ne voulais pas trahir ceux que j'aimais, bordel, mais j'avais pas franchement envie de mourir maintenant. Je voulais voir Connor avant, lui expliquer, lui demander de me pardonner. Je me retins de m'enfuir en courant pour ne pas finir canardée comme de la volaille. Je détestais ce monde ou les gens devaient mourir à cause de la folie d'une personne. Je détestais ces hommes qui nous jetaient, moi et Jenn, dans ce foutu véhicule. Je me détestais.

Maintenant, y'avais plus qu'à espéré rester en vie.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Lun 8 Juil - 13:00

    Ce que Gabriel ne sait pas ou ne se doute pas, c’est que Darien D.Dickins n’a en vérité que l’attrait du moment pour la milice. Il suffirait d’un rien pour que cet homme s’en désintéresse et devienne alors plus dangereux encore pour la ville, voir même pour l’impératrice. D’un tout petit rien. Mais cela, personne ne le sait, personne ne s’en doute. Il est de ce genre de tueur à la libre pensée, libre création on dira aussi, qui serpente dans les endroits où il passe pour disaparaitre du jour au lendemain. Un jour, Darien disparaitrait et retournerait à l’anonymat. Un jour, quand il en aurait assez, mais pour l’instant la tenue rouge lui plait et lui va plutôt bien. A son gout.

    Quand à Jenny, elle encaisse, silencieusement, mais elle encaisse, sans démordre. Elle est en cet instant comme un chien. Elle ne serait pas une super héroïne, sa vie n’avait aucune importance comparé à celle de Adam, Su’ et même son beauf et sa copine. N’importe comment, elle trouverait le moyen de faire partir Su’, en mentant probablement, un truc du genre, si vous relâchez ma copine, je vous indique où trouver la femme d’un ancien rebelle français. Une Marina quelque chose…oui.Elle vendrait quelqu’un pour préserver les siens. Pas joli. Mais comme ça.
    Pour l’instant cependant Jenny ne dit rien. Elle se tait, se laisse passer les menottes aux poignets. Si l’alcool est retombé, cela explique son envie de vomir grandissante. Ça fera joli sur une des bottes d’un milicien. Un effet de style potentiellement plein de charme et d’attention. Elle inspire cependant et fixe brutalement celui qui s’est fait rembarré par le vampire. Mais son attention est retenue par les coups de feu. Elle marmonne quelque chose, reçoit un nouveau coup sur le crâne et grimpe dans le panier à salade. Dieu qu’elle aurait dit oui à une cigarette en l’instant !

    Elle observe Su et sourit tendrement cependant. Son amie la connait, quand Su’ à ce genre de sourire, cela signifie, ne t’en fait pas, je veillerais sur toi, quoi qu’il m’en coute. Mais tu veilleras sur Léa pour moi au pire.
    Elle détourne le regard et sent la voiture s’ébranler. Quoi qu’il arrive, Su’ partirait tranquillement, au pire, elle ne convaincrait personne. A réfléchir en somme.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Sam 13 Juil - 1:28

Les portes du fourgon qui emporterait les deux jeunes femmes prises lors du raid avec de nombreux autres innocents s'étaient refermées dans un claquement sourd. A la fois sauvées d'un massacre sommaire et condamner à un triste sort, Emerson ne pouvait que serrer les dents pour préserver sa couverture. De son tiraillement, il ne montrait rien. Sur ses traits, une indifférence froide presque inhumaine, un air de mépris et de supériorité dans le regard, un dédain pour les cris, les pleurs, le sang et la pisse qui saturaient l'air. Dans son esprit il en était tout autrement. Ses pensées se bousculant avec une violence peu commune. Il se devait de tout faire pour protéger les deux femmes de résistants et malheureusement, pas seulement parce qu'il les connaissait indirectement. Après tout, il aurait pu éprouver de la compassion pour tous les innocents qui avaient péri injustement, subi les outrages les plus terribles ou qui allaient tout simplement être torturés à mort et ce probablement sans vraie raison. Mais reconnaissons-le, il se devait de les tirer de ce mauvais pas aussi bien parce qu'elles étaient "des leurs" que parce qu'elles pouvaient tout simplement, par ce qu'elles savaient, soupçonnaient, avaient malencontreusement entendu, mettre la rébellion et de nombreuses personnes en danger. Il ne doutait pas un seul instant qu'elles feraient leur possible pour ne pas trahir, mais il savait aussi que tout le monde, ou presque, finissait par parler. Il n'avait d'autre choix que d'aider à mettre en place une solution qui les sortirait de ce très mauvais pas, comme il savait aussi qu'il serait le premier à proposer aux deux infortunées un moyen de se taire à jamais si leur entreprise tournait mal...

Dickins avait mis les voiles pour des raisons inconnus au double-camp qui n'imaginait de toute façon rien de bon, et un autre adjudant avait reprit les rênes des opérations. Les fourgons emplis de civils s'étaient ** pour se mettre en route les uns derrières les autres. Gabriel allait remonter dans un 4*4 avec son équipe. Il faisait parti de ceux qui rentreraient au commissariat pour s'occuper des "suspects". Après tout, il avait beau avoir été rétrogradé, il avait un savoir et une... habilité... certaine pour conduire les interrogatoires.
Déjà il avait ouvert la porte du véhicule blindé pour s'engouffrer à l'intérieur lorsque son "supérieur" du moment l'interpella. S'arrêtant dans son mouvement, il se tourna vers la voix qui l'avait apostrophée, à l'écoute, bien que crispant légèrement la mâchoire. Face à lui, un homme qu'il exécrait particulièrement et réciproquement. Pour l'avoir pris en grippe depuis un certain temps, son vis-à-vis devait jubiler du retournement de positon. A voix basse, comme pour ne pas le crier sur tous les toits, ce dernier lui expliqua rapidement la situation avec un cynisme presque jouissif :


-On nous demande du renfort ailleurs, on a retrouvé des patrouilles entières descendues comme des lapins...

Avec un soupire de dégoût il ajoutait :

-On pourrait presque suivre les connards qui ont fait ça en pistant les cadavres. Je leur ai dit que j'envoyais un de mes meilleurs hommes pour les aider à traquer ces raclures mais qu'il était hors de question que je détache un escadron complet pour qu'il se fasse dégommer en un clin d'oeil.

Sous couvert du ton faussement flatteur de son pseudo-supérieur, Gabriel décelait clairement le message : quitte à ce que quelqu'un y passe, autant que ce soit toi. Avec un sourire carnassier, l'adjudant laissa Emerson s'éloigner vers un autre véhicule. Le rebelle sous couvert de l'uniforme écarlate avait réquisitionné un 4*4 et filait déjà vers les zones de turbulences.
Les sourcils froncés, les dents serrés, il se retrouvait écarté du commissariat pour un moment. L'ombre qui s'était posée sur son visage laissait entrevoir sa contrariété mais il avait l'avantage d'être seul pour quelques instants. Il en profitait pour envoyer un maximum d'informations à ses contacts de la Cible.


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MessageSujet: Re: INTRIGUE 2.0 : RAFLE DE LA MILICE [07 Mars 2100]   Aujourd'hui à 0:49

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