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 Enquête intensive [03 Mars 2100 - CLOS]

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Cassandra Jones
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MessageSujet: Enquête intensive [03 Mars 2100 - CLOS]   Dim 22 Mai - 4:13

Arrow Grande Parade Impériale

Trois jours s'étaient écoulés depuis le terrible attentat perpétré par cette vermine infâme que constituaient les rebelles de la Cible. Trois longs jours durant lesquels Cassandra avait retenu son souffle, tout en ne sachant plus où donner de la tête. Elle se devait de faire du bon travail, maintenant plus que jamais et de comprendre comment une telle horreur avait pu se passer, mais son esprit était préoccupé par l'état de Son Altesse Suprême. Comment ne pas l'être d'ailleurs alors que Joane Livingstone était toujours plongée dans un profond coma? Cependant, elle avait du pain sur la planche et se lamenter ne résoudrait rien, au contraire. Ca aurait été un signe de faiblesse de sa part et il était plus que temps de montrer la puissance et la force de l'Empire à ces merdeux sans morale! Aaron avait provisoirement pris la tête du gouvernement et après une réunion d'urgence, il avait été décidé qu'elle passerait en revue ce qui était devenu ses troupes. Il était impératif de débusquer les traîtres qui ne manquaient sûrement pas dans les rangs de la Milice et de les punir comme il se devait! Elle avait donc prévu un entretien et une enquête sur tous ces employés, prête à faire travailler tout son petit monde jusqu'à l'épuisement tant qu'elle n'aurait pas des noms et des aveux. Car il ne fallait pas s'appeler Einstein pour comprendre que de l'aide avait été apportée aux résistants de l'intérieur et que jamais ils n'auraient pu le faire sans qu'une ou plusieurs personnes ne leur fournissent de précieuses informations. Lorsque les rangs des Hommes en Rouge seraient enfin purgés de tous ces parasites, il faudrait alors organiser la répression qui s'annonçait déjà comme la plus poussée et, fallait-il le préciser, la plus meurtrière que l'Empire ait connu. Les évènements étaient trop graves pour ne pas être pris au sérieux et les membres de la Cible allaient très rapidement le comprendre. Avec Jones à sa tête, plus rien ne pourrait arrêter le gouvernement dans ces heures sombres. Tel un flambeau guidant les autres, elle mènerait cette chasse jusqu'à éradiquer définitivement ces moins que rien et s'il lui fallait donner sa vie pour ça, elle n'hésiterait pas une seule seconde!

Ce jour-là, elle avait déjà auditionné une bonne dizaine de miliciens et commençait à fatiguer. Aucun n'avait montré un quelconque signe de traîtrise, ce qui en soit était plutôt une bonne chose, mais qui l'agaçait pourtant profondément. Elle ne pouvait se permettre de ne pas trouver la faille qui avait mené à cette tragédie, il fallait qu'elle sache qui avait bien pu trahir Son Impératrice et le faire payer comme il se devait. Et ça, elle s'en occuperait personnellement d'ailleurs et y prendrait un malin plaisir. Rien qu'à l'idée, une sorte d'excitation malsaine la gagnait et un sourire mauvais s'étirait sur son visage. Oh oui, elle le ferait souffrir ce fourbe, le remettrait d'aplomb avant de recommencer encore et encore. Jusqu'à ce qu'il crache le morceau, qu'il vende ses petits copains pour son salut avant d'être exécuté sur la place publique le jour où Joane se réveillerait. Car elle allait se réveiller, c'était une certitude! Cela ne pouvait être autrement. Elle leur était vitale et rien ne pourrait jamais fonctionner sans elle. Bien sûr son frère saurait assurer l'intérim pendant quelques temps, elle lui faisait assez confiance pour ça, mais sur le long terme, les gens avaient besoin de leur Altesse pour vivre et s'épanouir. Elle leur était tout aussi indispensable que l'air qu'ils respiraient tous et rien que la pensée qu'elle puisse ne pas survivre était insupportable pour la jeune femme. Elle chassa donc rapidement cette mauvaise pensée de son esprit et appela le suivant sur sa liste d'une voix froide et cassante. La chaleur n'était pas réellement son fort et d'ailleurs, elle n'était pas là pour les rassurer ou les cajoler! Mais pour mener une enquête sérieuse sur une situation dont la gravité était plus qu'évidente. Lorsque l'homme passa la porte, elle l'invita à s'asseoir d'un geste sec avant de poser les yeux sur son dossier.


- Gabriel Emerson..... Vous savez pourquoi vous êtes ici, je vais donc aller droit au but. Vos états de service m'ont l'air irréprochables, cependant j'ai besoin de savoir avec précision vos agissements lors de la Grande Parade et si vous avez vu quoique ce soit de suspect durant cette journée.

Son ton ne mettait absolument pas à l'aise et le milicien qui se trouvait face à elle la connaissait assez bien pour savoir que s'il tenait à la vie, il allait devoir lui donner des réponses satisfaisantes. Elle avait déjà eu l'occasion de travailler avec cet homme et elle devait avouer qu'elle n'avait jamais eu à se plaindre de lui. Cependant, il ne fallait jamais juger un livre part sa couverture et il était hors de question qu'elle se fasse duper! Non, pas une deuxième fois, pas maintenant qu'elle était Cheffe de la Milice et qu'elle avait tant de responsabilités. Si elle décevait Joane, jamais elle ne se le pardonnerait, elle devait réussir à tout prix et après cette longue journée sans aucun résultat, il était clair qu'elle allait s'acharner sur Gabriel jusqu'à ce qu'elle ait l'intime conviction qu'il ne faisait pas partie de l'organisation terroriste qu'était la Cible. C'était peut-être injuste qu'il prenne pour toute la frustration qu'elle pouvait ressentir, mais depuis quand était-elle la personnification de la justice?


Dernière édition par Cassandra Jones le Mar 15 Nov - 21:39, édité 2 fois
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Gabriel Emerson
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MessageSujet: Re: Enquête intensive [03 Mars 2100 - CLOS]   Dim 22 Mai - 16:37

Trois jours et Gabriel n’avait pas eu la moindre seconde de répit. Il avait passé les soixante douze (/septante deux) dernières heures à couvrir ses arrières ainsi qu’à prendre activement part à la remise en ordre du chaos qui s’était installé à la suite du coup d’éclat perpétré par la résistance. Il n’avait eu aucune minute pour lui, pour prendre le temps de récupérer. Comme il n’avait pas fait parti des blessées graves, il se devait d’être à son poste. Pourtant, ses oreilles avaient sifflé encore longtemps alors qu’il avait l’impression d’entendre le mur à travers un mur d’eau, et s’il avait réussi à protéger son visage, à l’exception d’une large entaille sur la pommette, des milliers de débris de l’explosion étaient venus lacérer sa peau. Les restes de douleur rouillaient encore un peu son corps, de plus, le manque de sommeil avait quelque peu eu raison de l’enthousiasme qui s’était emparé de lui au moment même où les bombes avaient explosé dans le centre ville, mais lui permettait une possible bonne humeur qui aurait été des plus mal venues. Il se contentait de savourer leur victoire en silence, sachant qu’il ne pouvait pas encore se réjouir, comme aucun des autres membres de la Cible d’ailleurs. Bientôt la répression allait frapper et il ne doutait pas un instant qu’elle serait terrible. La nouvelle cheffe de la Milice ne laisserait rien au hasard et il savait que les purges auraient lieu au sein même de leurs rang. Si la réussite de leur entreprise avait été totale, le gouvernement n’avait pu que se douter de l’implication d’infiltrés parmi les hommes en rouge. Gabriel était donc plus que jamais menacé dans la position qu’il occupait, mais il avait prit le risque. La fuite n’aurait pas été préférable, le dévoilant par la même occasion au grand jour. Il s’efforçait alors d’agir comme il l’avait toujours fait dans son rôle de milicien, seule différence peut-être était la capsule de cyanure qu’il avait maintenant toujours sur lui. Il savait qu’il n’aurait pas d’autre choix que d’en faire usage s’il venait à être démasqué. Il n’avait pas peur, pas de cette mort là. Il savait qu’elle serait une délivrance si Jones dévoilait son vrai visage. Il se jurait de ne jamais trahir ceux qu’il considérait comme « les siens » et qui avait été sa famille jusque là, ni ces idéaux, mais pour avoir vu, participé aussi, ou même avoir été l’instigateur des pires tortures, il savait, il avait vu les plus résistants parler pour mourir plus rapidement.

D’un air parfaitement serein, bien que les traits tendus de fatigue et la plaie qui tailladait son visage, Gabriel remontaient les couloirs si familiers des sous sols. Une main dans la poche de son treillis rouge sang, il serrait la convocation froissée qu’il avait reçue. Jones menait les interrogatoires de ses troupes sans relâche et appelait les hommes et les femmes de la Milice Impériale à venir se justifier jusqu’à tant que leurs noms soient lavé du doute de collaboration avec l’ennemi. Quelques minutes avant l’heure de son passage devant la folle furieuse qui occupait qui le poste de cheffe de la Milice, Gabriel se trouvait déjà devant son bureau au fin fond du bunker. Il avait longuement réfléchi à cet entretient qui risquait bien d’être funestement déterminant, mais il n’avait aucune certitude quand à son issue et étrangement, il vint à penser qu’il aurait bien voulu passer ses trois derniers jours autrement que comme ils s’étaient dérouler, prendre du temps pour lui, peut-être aussi pour dire certaines choses à certaines personnes... Mais il ne devait pas y penser, le doute serait impardonnable et si son conserver sa double identité n’était importante pour sa vie, elle l’était pour la Cible qui avait besoin d’hommes comme lui à l’intérieur. Même si parfois survivre dans le simple but de servir la cause de la résistance n’était suffisant. Il ne leur était pas donné beaucoup d’autre choix dans cet Empire, Gabriel ne pouvait accepter de fermer les yeux, ni même de faire les choses à moitié. Pourtant dans de telles situations... on en venait à penser différemment. Mais la voix glaciale qui l’appela le ramena instantanément sur terre. Rien que sa voix... il la haïssait, voilà pourquoi il se battait et acceptait les conséquences, détruire la Cinglée qui usurpait le pouvoir du peuple, mais aussi détruire cette furie assoiffée de sang, lui faire payé pour ses crimes. En passant le seuil, tout ses doutes s’envolèrent, étrangement i les sentait près à l’affronter.

A son geste, l’homme s’assit face à elle. Il la regardait sans trop d’insistance ni insubordination, calé dans le fond de son siège, il l’observa regarder ce qui devait être son dossier avant de relever le nez vers lui et de prendre la parole avec cet air si malfaisant et pervers. Elle ne perdait pas de temps dans les fioritures et allait droit au but. Son ton ne laissait pas de place au doute, il devrait être convaincant, sûr de lui, et peut-être même un peu plus. La femme, si on pouvait qualifier le monstre de l’autre côté du bureau comme telle, était resté bredouille depuis le début de ses interrogatoires, Gabriel le savait. Mais elle ne supportait pas l’échec, et cela jouerait en sa défaveur.
Gabriel prit le temps de répondre d’un ton calme qui devait refléter sa sincérité :


-Je me trouvais au poste que l’on avait assigné, c'est-à-dire à la coordination des équipes de surveillances des déplacements des convois dans la matinée, j’ai donc été amener à me déplacer de poste en poste, je n’ai à ce moment là rien vu de suspect, ni de la part des badauds ni de mes collègues, tout le monde était parfaitement à son poste. Puis à la surveillance du poste des tribunes journalistes et officiels. Je me trouvais moi-même dans la foule au moment des explosions, au moment de ma pause réglementaire. Bien qu’en dehors de mon poste, je continuais de garder un œil sur la foule qui me paraissait joyeuse et excité de l’évènement. Rien de suspect.


Lorsqu'il se tut, il regarda un peu plus intensément sa supérieur hiérarchique, attendant sa réaction. Certes, il était conscient qu'elle ne se satisferait pas de cette simple réponse, mais la façon dont elle enchainerait lui en dirait beaucoup sur ses dispositions et s'il avait au moins une chance de sortir de ce bureau en homme libre. De son côté il restait calme et posé, comme à sa strict habitude.
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MessageSujet: Re: Enquête intensive [03 Mars 2100 - CLOS]   Dim 19 Juin - 5:44

L'homme paraissait passablement détendu, ce qui pouvait signifier deux choses aux yeux de Cassandra : soit il n'avait rien à se reprocher et n'était par conséquent pas inquiété de cet entretien, soit il était coupable de haute trahison et affichait une assurance déplacée en de telles circonstances. Quoiqu'il en soit, elle ne le laisserait pas partir avant d'avoir eu la réponse à cette interrogation. Accoudée sur le bureau, les mains entrelacées devant son visage, elle le scrutait avec autant d'attention qu'un oiseau de proie l'aurait fait avec sa victime. Un sourire malveillant s'insinua sur ses lèvres lorsqu'il lui répondit assez vaguement il fallait l'avouer. Quel niais ! Penser que cette simple explication qui, en fin de compte n'apportait aucun détail précis sur sa journée, allait suffire à la Cheffe de la Milice, c'était se fourrer le doigt dans l'œil jusqu'au coude ! Il allait devoir faire mieux que ça, bien mieux même et assez rapidement car la patience de la jeune femme commençait à être entamée à présent. Elle se devait de dénicher les coupables, sinon c'est sa tête qu'elle perdrait et encore plus important, son honneur ! Gabriel Emerson n'était qu'un maillon du processus qui mènerait les rebelles à leur perte et il avait plutôt intérêt à être blanc comme neige s'il ne voulait pas que les foudres de la Milicienne s'abattent sur lui. Elle était prête à tout à présent pour dénicher des informations, quelles qu'elles soient et il avait plutôt intérêt à avoir vu quelque chose d'intéressant s'il ne voulait pas y passer la nuit.

Un lourd silence s'installa dans l'air glacial de la pièce. Ce n'était pas tant le fait que le bureau se trouve au fin fond d'un bunker qui refroidissait l'atmosphère, mais bel et bien l'état d'esprit de son occupante. Elle regardait son vis-à-vis d'un œil mauvais qui ne présageait rien de bon pour lui. Soudain, un léger rire s'échappa de ses lèvres, il ne dura pas plus de quelques secondes, mais il aurait suffit à n'importe qui pour se rendre compte que cette femme était cruelle et emplie de sadisme. Elle relit une nouvelle fois le dossier en diagonale avant de se lever et de faire quelques pas derrière son soldat, les mains solidement ancrées derrière son dos, la tête haute, une expression hautaine sur le visage, la démarche saccadée typique d'une formation militaire. Sa voix brisa le silence ambiant, l'éclatant comme une balle l'aurait fait en atteignant une vitre. Des milliers de débris auraient flottés dans l'air que personne n'aurait été étonné. Elle réussissait à instaurer un climat de tension comme personne et à mettre mal à l'aise en une seule parole, un seul geste. Elle aimait jouer avec ça et si le Milicien ne voulait pas ressortir d'ici les deux pieds devant, il allait devoir rentrer dans son petit jeu malsain. Qu'il le veuille ou non.


- Je vais vous demander de développer quelque peu votre réponse M. Emerson. Vous vous doutez bien que cette réponse est totalement insuffisante et que j'ai besoin de plus de précisions pour savoir si, oui ou non, vous êtes un traître envers Son Altesse l'Impératrice Suprême.

Elle fit une petite pause durant laquelle elle s'approcha de lui par derrière, posant ses mains sur le dossier de sa chaise et se penchant à son oreille pour continuer son interrogatoire en lui susurrant d'une voix cassante et froide au creux de l'oreille.

- Il est curieux qu'avec le poste que vous occupiez, vous n'ayez rien vu d'étrange. Et puis quelle merveilleuse coïncidence qu'au moment des explosions, vous ayez justement été en pause, loin de la portée des déflagrations. Vous avez eu une chance insolente dites-moi....

Sous-entendait-elle qu'il était impliqué ? Oui, parfaitement ! Elle ne voyait pas comment il avait pu rater une personne en train de poser trois bombes dans son secteur avec toutes les rondes qu'il avait effectué. Ce n'était pas comme si les charges qui avaient plongé Joane Livingstone dans le coma avaient pu passer inaperçues ! Il en avait fallu des explosifs et il était clair que quelqu'un avait dû voir quelque chose, ce n'était pas possible autrement ! Sinon cela signifierait qu'elle était entourée d'une bande d'incapables dégénérescents qui feraient mieux de se tuer plutôt que de souiller l'uniforme de la plus prestigieuse des polices de l'Empire. Alors soit il devrait sérieusement penser à passer chez un ophtalmologue, soit il était impliqué dans cet horrible attentat qui avait failli coûter la vie à celle qu'elle vénérait tant. Miss Smile était en train de se forger une idée bien à elle sur cet élément de la Milice et le sourire sadique qui lui barrait le visage annonçait un échange long et compliqué, surtout pour l'homme assis devant elle.
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Gabriel Emerson
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MessageSujet: Re: Enquête intensive [03 Mars 2100 - CLOS]   Dim 26 Juin - 18:41

Un silence pesant avait empli la pièce et malgré les efforts de Gabriel pour rester le plus stoïque possible, les yeux de Jones le transperçant de part en part le glaça sur place. Il connaissait ses airs carnassiers et dangereux de folle furieuse prête à déchiqueter ses proies à coup de dents, mais son moral et ses convictions avaient toujours pu contre-balancer, il avait rapidement apprit à surpasser la peur que cette femme savait si bien inspirer. Pourtant, tout lui paru soudainement si différent. Il ne jouait plus au milicien modèle, volontaire et patriotique, chérissant aveuglément l'Impératrice. Aujourd'hui, le rebelle usurpant l'uniforme rouge était réellement en danger et il savait pertinemment qu'il ne pourrait pas s'en sortir avec la simple aide d'une petite courbette à Livingstone. Il devrait non seulement sauver sa couverture, ses amis, les autres résistants qu'il connaissait et que sa chute pourrait directement menacer, mais il devrait également tenter de sauver sa vie. Jamais il n'avait eu peur de mourir pour ses idéaux, mais plus que jamais, il voulait bien repousser l'échéance. Certes, on aurait pu le considérer comme lâche, mais il avait maintenant passé tellement d'année au sein de la Milice, il avait lui même infligé des tortures, il connaissait mieux que personne ce qu'on lui infligerait s'il était démasqué...

Comme il avait pu s'en douter, la cheffe de la Milice n'était que très peu disposée à se satisfaire de sa réponse. Le rire qui s'échappa de ses lèvres peinturlurées de ce rouge à lèvres couleur sang fit naître une sueur froide dans le bas du dos du pseudo-milicien avant qu'elle ne remonte le long de sa colonne vertébrale. Il avait l'impression de pouvoir littéralement sentir ses cheveux se dresser le long de sa nuque. Il devait pourtant ne pas paniquer et garder son sang froid. Il ne pouvait que se répéter pour se rassurer que n'importe quelle personne assise sur cette chaise, à sa place, même la plus pure qui soit, se retrouverait terrorisé. Il suivit distraitement la femme du regard alors qu'elle se levait, et lorsqu'elle passa dans son dos, l'homme ferma les yeux l'espace d'un instant, comme pour remettre son courage en place. Dans son esprit on aurait presque pu voir des petits soldats s'écrouler les uns après les autres et Gab tentant de les redresser, mais sans réellement de succès, une bien étrange métaphore pour ce qu'il était en train de ressentir à l'instant même.

Sa voix sèche et glaciale déchira alors l'air, ordonnant à l'homme de reformuler sa réponse de façon plus précise. Il n'aimait pas la savoir dans son dos. C'était la dernière personne que l'on voulait perdre de vue, sa folie semblait pouvoir la pousser à faire n'importe quoi... elle se contenta pourtant de poser ses mains sur le dossier de la chaise et elle les aurait placé autour de la gorge du milicien que celui-ci aurait ressenti la même chose. Elle avait approché sa bouche de son oreille avant de reprendre son interrogatoire. Le sous-entendu qu'elle lui servit n'avait rien de très subtil mais Jones n'était pas réputée pour faire dans la dentelle. Elle se voulait méchamment directe et les détours de l'ironie n'étaient qu'un moyen comme un autre pour le mettre mal à l'aise en mettant en avant les points de sa culpabilité.
Mais ce petit jeu, elle le jouait seule et Gabriel avait plutôt intérêt à répondre rapidement, de façon précise et concise. Il n'avait aucun moyen de gagner du temps et pourtant, il en avait besoin, de temps. Il avait depuis longtemps préparé sa réponse à la question qu'elle venait de lui poser, pourtant, il avait soudainement l'impression qu'elle ne le sauverait pas.
Après une petite inspiration, il se lança :


-Je comprends vos suspicions, mais sauf votre respect, je ne me trouvais pas loin de la portée des déflagrations, le souffle de l'explosion a projetée des éclats sur la foule, mais je dois reconnaître que j'aurais été beaucoup plus gravement touché si j'avais été à mon poste au moment où les bombes ont été déclenchées. Mais je dois également avouée que si la Lumière qui guide notre pays par Sa grandeur et Sa magnificence venait à s'éteindre suite aux actes de ces misérables terroristes, alors je préfèrerais avoir péri auprès d'elle à mon poste car alors rien ne pourrait nous tirer des ténèbres dans laquelle tomberait son Empire. Pourtant, puisque la volonté de Dieu m'a donné de vivre, alors je me battrais sans relâche contre la vermine qui gangrène Son Empire pour l’exterminer et je vengerais l'affront qui a été fait à notre Altesse Suprême et je prierais son nom jusqu'à son rétablissement.
Pour ce qui est des précisions sur mon activité le jour de la Grande Parade, alors que je me trouvais en surveillance de la tribune officielle et celle des journalistes, je me suis occupé de contrôler les entrées et les sorties des personnes autorisées à pénétrer dans le secteur, ainsi qu'à contrôler leurs effets personnels. Les personnes contrôlées étaient toutes inscrites sur les listes et aucun agissement suspect n'a eu lieu, ni à mon poste, ni à ceux des hommes placés sous mes ordres...
Il ajouta d'une voix un peu plus faible. Je ne peux cependant pas vous assurer qu'ils m'aient tous dis la vérité, et c'est surement là mon erreur.

Gabriel reprit son souffle et déglutit difficilement. Il tentait de se convaincre de cette histoire, cette vérité, car c'était la vérité, il devait en être sûr. Son coeur battait à une vitesse bien anormal et malgré ses profondes inspirations, rien de pouvait aider son rythme cardiaque à retrouver une fréquence moins folle.
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MessageSujet: Re: Enquête intensive [03 Mars 2100 - CLOS]   Mar 23 Aoû - 0:17

Cassandra n'avait pas bougé d'un cheveux et était restée penchée sur sa victime, scrutant avec attention le moindre signe qui aurait pu trahir son implication dans ses odieux attentats. L'homme ne semblait pas à l'aise, mais, il fallait bien l'avouer, peu de personnes l'étaient en sa présence. A vrai dire, seuls ses supérieurs, c'est-à-dire l'Impératrice Suprême et sa famille, n'étaient pas impressionnés par sa nature pour le moins inquiétante. Quoi de plus normal d'ailleurs ? Elle n'était là que pour servir Joane Livingstone ! Pas pour représenter une quelconque menace ! Non, les menaces, s'était son job de les éliminer au plus vite et avec minutie. Elle n'avait pas pu empêcher ces bombes d'exploser et elle s'en voudrait toute sa vie pour cela. Cependant elle avait à présent une chance de se racheter et maintenant qu'elle avait les moyens, en tant que Cheffe de la Milice, elle n'hésiterait pas à s'acharner pour trouver des réponses. Et c'était des gens comme ce Gabriel Emerson qui allaient en faire les frais. Leur incapacité avait conduit les misérables rebelles à réussir leur coup et il était à présent temps de procéder à une purge dans les rangs des Hommes en Rouge. Il fallait assainir l'Empire et il fallait tout d'abord commencer par sa police. Si elle avait le moindre doute quand à la culpabilité de cet homme, elle n'hésiterait pas à l'envoyer en salle de torture. Bien sûr si elle avait fait une erreur, personne ne le saurait, car quiconque rentrait dans les sous-sols pour un interrogatoire n'en ressortait jamais. Et encore moins vivant. Un dommage collatéral ne lui faisait pas peur et le monsieur avait plutôt intérêt à ne pas commettre de faux pas.

Rapidement, il prit la parole et commença donner de plus amples explications sur ses agissements lors de la Grande Parade Impériale. Sans oublier toutefois de passer une bonne couche de pommade en clamant haut et fort son amour pour l'Impératrice Suprême. Instinctivement, les yeux de Cassy roulèrent aux ciel et ses mains se crispèrent sur le dossier de la chaise, ses ongles s'enfonçant dans le cuir rembourré bon marché. Pensaient-ils tous vraiment qu'elle était à ce point dupe ? Pas un ne lui avait épargné son couplet sur leur dévotion pour Joane Livingstone, comme si cela aurait pu l'attendrir ! Oh non, ça ne prenait pas avec elle. Elle était bien trop méfiante pour gober tout cela sans le mettre sur le compte d'une basse tactique pour sauver leurs fesses. Qu'il la prenne pour une idiote démontrait à quel point ils faisaient preuve d'un manque total de jugement. Ou à quel point ils étaient coupables, au choix. Cependant, la suite du discours du milicien la contenta un peu plus. Il ne marquait pas beaucoup de points jusqu'à présent, c'était un fait, mais au moins avait-il réussi à se maintenir en vie et en un seul morceau pour la suite de l'entretien. Un peu plus et elle l'envoyait direct au trou pour soulager sa frustration grandissante ! Lentement, elle se redressa, passa à côté de lui en le frôlant et en lui lançant un regard glacial mêlé à un sourire sadique et rejoignit d'un pas calme et mesuré son bureau. Elle resta debout à le fixer avec intensité durant de longues secondes avant de reprendre la parole de son ton toujours aussi cassant.


- Savez-vous quelle est la qualité première qui fait un bon milicien Mr. Emerson ? C'est de ne jamais laisser un soupçon invérifié. Et c'est bien pour cela qu'aujourd'hui je me trouve à ma place et vous à la votre. Vous avez commis une grave erreur de jugement si l'un de vos hommes, une personne sous votre commandement, est responsable de ces attaques. Alors soit vous me mentez et vous êtes responsable de ce qui est arrivé, soit vous avez des doutes sur l'un de vos collègues et, dans ce cas, vous auriez dû m'en parler directement !

Elle fit une légère pause avant de reprendre la parole dans un murmure qui n'augurait à lui seul rien de bon.

- Votre secteur a été infiltré et une bombe y a explosé. Qui a bien pu l'y placer ? Qui soupçonnez-vous ? Vous avez une chance de rattraper votre erreur, Mr. Emerson, vous n'en aurez pas deux

Et pour cela, il ne fallait pas s'appeler Einstein pour savoir qu'elle disait la vérité ! L'Empire ne laissait jamais de deuxième chance et Cassandra Jones était un pur produit de l'Empire. Jamais elle ne laisserait filer quoique ce soit et sa réputation à ce niveau n'était plus à faire. Elle avait massacré et torturé assez de personnes pour être prise au sérieux et seul un fou aurait pu mettre sa parole en doute. Un fou ou un ignare. Cela revenait au même en fin de compte, car dans les deux cas, elle l'aurait réduit à néant, effaçant toute trace de son existence sur terre, décimant sa famille et ses amis, tout ça pour la gloire de Joane Livingstone. Si Gabriel ne savait pas encore dans quel merdier il s'était fourré, le regard incendiaire quelle lui lança en laissant un nouveau silence s'abattre sur lui lui rafraîchirait bien vite les idées.
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MessageSujet: Re: Enquête intensive [03 Mars 2100 - CLOS]   Lun 5 Sep - 22:18

Jones n'avait de cesse de tourner autour du milicien ancré sur son siège, attendant la moindre erreur de sa part pour sauter au cou de cette proie en position de faiblesse et de la saigner d'un coup de dents dans la carotide. Du moins, c'est ainsi que Gabriel vu les choses l'espace d'une seconde, alors que la cheffe de la Milice le fixait de son regard glacial, son sourire de hyène figé sur ses lèvres sanglante. Inconfortablement campé sur sa chaise, le milicien tentait de masquer son appréhension grandissante et si son assurance semblait faiblir sous la pression ardue qu'opérait Jones sur sa personne, son dégout et sa haine pour cette femme n'en était que plus grandissante. Ses sentiments premiers sur le régime et ses techniques d'intimidations, sa foi et ses convictions se réveillaient petit à petit sous les paroles de la sbire de la Ciglée, comme mis en excergue. Gabriel à cet instant supportait moins que jamais cette femme dont la perfidie immorale et perverse faisait d'elle, en plus de sa folie latente de son sadisme avéré, une cheffe de la Milice des plus détestable, cruelle et surtout, extrêmement dangereuse.

Pourtant, Emerson se devait de se maitriser dans ce moment crucial où le moindre faux pas signerait son arrêt de mort. Il devait se méfier comme la peste de ses paroles autant que du personnage en lui même. Il s'agissait une arme de défense indispensable à sa survie et l'homme se devait de la manier avec d'autant plus d'habileté qu'il se trouvait dans le camp des traitres. Sa position d'infiltré ne l'avait jamais mis plus en danger qu'à ce jour alors que Jones était prêtes à tout pour mettre la main sur les parjures qui avait causé l'humiliation de ses rangs. Lui en somme, et entre autre....
Il ne s'agissait plus de faire bonne figure, ni même de convaincre pour se trouver dans de pseudo bonne-grâce, mais bien de tout faire pour garder la tête sur les épaules et ne pas finir devant un peloton d'exécution. Et pour ce faire, Jones lui offrait tout simplement de donner des noms. Jouer le rôle de la balance en d'autres termes. La délation. Le seul moyen offert à Gabriel pour sauver sa peau, la femme en face de lui ne lui laissait clairement pas d'autre alternative dans ses paroles.

Il fallait avouer qu'Emerson ne portait pas ses collègues miliciens dans son cœur. La moitié d'entre eux étaient des êtres méprisables, dont on avait, par un moyen ou un autre, formaté le cerveau pour en faire de loyaux sujets de l'Impératrice, prêts à tout et surtout à exécuter les ordre. L'autre moitié était guère mieux. Une bande de criminels, de vauriens, de gangsters, de malade mentaux et de violeurs : la plaie de la société rassemblées sous le même uniforme rouge sang et possédant tous les droits pour exercer librement leur vices. Alors non, Gabriel ne verserait aucune larme à la mort de l'un, voire plusieurs, d'entre eux, mais c'était là toute la difficulté de sa position au sein de la Cible.

Il était entré dans la Milice pour ce qui lui avait semblé être les « meilleurs raisons possibles » mais malgré ses convictions, il se voyait régulièrement heurté au dilemme de devenir une véritable ordure lorsqu'il passait sa tenue réglementaire. Tenter de garder un semblant d'humanité lorsque l'on portait l'uniforme de sang n'était qu'une vaste blague. Il lui avait fallu du temps pour l'accepter, pour ne plus se haïr et retrouver le sommeil après avoir torturer des partisans de sa propre causes. Alors certes, tous ses collègues, à quelques exception près et d'un point de vu un peu extrême, méritaient de mourir pour les exactions qu'ils commettaient tous les jours. Mais les désigner lui-même pour les envoyer à la question puis au mur d'exécution, c'était là une toute autre affaire.

Le dernier regard que lui lança Jones avant que ne s'installe le silence ne lui donnait pas le choix. Ses accusations ainsi que ces menaces à demi mots lui promettait clairement l’échafaud s'il ne se pliait pas à répondre de manière satisfaisante à ses réponses. Il prit tout de même le temps de se replacer sur sa chaise, déglutissant avec difficulté. Emerson imaginait déjà à quel point tout ceci risquait de l'emmener loin, très loin. Il n'avait même pas la certitude qu'une fois quelques noms lâchés il se trouverait hors de danger. Beaucoup de pensées heurtaient son esprit en même temps, créant une confusion paralysante. Quels noms donner, comme prévenir la Cible de son échec, fallait-il mettre fin au jeu maintenant. Véritablement mal à l'aise, il se força à inspiré calmement avant de s'éclaircir la voix.


-Johansson. Ce ne sont que des soupçons mais...


Il ne pu en dire plus. Jones en ferait ce qu'elle voudrait. L'homme en question, un subalterne sous les ordres du pseudo milicien, était tout ce qu'il y avait de plus patriotique mais c'était un esprit faible et malléable, un suiveur en quête d'identité. Gabriel savait qu'il ne serait pas en mesure de faire face à ce qui risquait de lui arriver. Il tenterait dans un premier temps de nier ce dont on l'inculperait, mais très rapidement la peur et la douleur lui ferait tout avouer, même des exactions jamais commises. Gabriel serra les dents et probablement pas pour les raisons que Cassandra pouvait s'imaginer. Il ne savait dire s'il s'en voulait ou non.
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Cassandra Jones
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MessageSujet: Re: Enquête intensive [03 Mars 2100 - CLOS]   Mar 15 Nov - 23:39

Cassandra commençait gentiment à arriver au bout de sa patience en cette fin de journée et c'est avec un regard toujours aussi méprisant et une expression au bord de la crise de nerf qu'elle fixait son vis-à-vis. Celui-ci semblait tétanisé devant le choix qu'il se devait de faire, mais il était certain qu'il allait rapidement peser le pour et le contre et lui donner la bonne réponse. Il n'y avait d'ailleurs pas de questions à se poser ! Soit il crachait le morceau et dénonçait clairement qui aurait pu, dans son équipe, poser ces bombes, ce qui, en plus de lui sauver sa pathétique petite vie, allait surtout faire avancer son enquête et donc le jugement des terroristes. Soit il ne disait rien et gardait pour lui ses informations, ce qui le condamnait immédiatement à l'échafaud, la Milicienne commençant sérieusement à en avoir marre, sans parler du fait qu'il serait complice en cachant le nom des coupables ! Comment pouvait-il encore réfléchir à ce qu'il allait lui dire ? Etait-il mêlé et avait-il peur qu'en dénonçant les auteurs de cette infamie ils ne le fassent tomber aussi ? Oui, c'était une option et peut-être Jones paraissait-elle paranoïaque en cet instant, mais il n'en était rien. Elle se devait de ne laisser aucune possibilité invérifée et ne pouvait se contenter de creuser les choses qu'à moitié. D'ailleurs c'était l'attitude qu'aurait dû avoir l'homme assit devant elle et qui, après un cinéma de plusieurs secondes durant lequel il tenta de reprendre contenance en vain, se décida à lui répondre. Lentement, son sourire se fit plus carnassier que jamais et elle détourna son attention d'Emerson en un clignement de paupière pour la concentrer sur une pile de dossier qui se trouvait sur son bureau. Avec un empressement qui frisait la démence, elle les feuilleta jusqu'à tomber sur le nom qu'elle cherchait. Elle manqua le déchirer en l'ouvrant tant l'excitation d'être enfin tombée sur une bonne piste la submergeait. Son plaisir dépassait l'entendement, dépassait la ferveur sexuelle même. Elle ne se contrôlait simplement plus et Gabriel, peut-être sans le savoir, venait de déclencher la machine de guerre qui n'était jamais complètement au repos chez elle.

La jeune femme prit cependant sur elle et respira calmement avant de se mettre à la lecture du dossier de ce Johansson. Très bons états de service, rien ne le distinguait réellement des autres Hommes en Rouge, si ce n'était sa bêtise d'avoir intégré ses rangs en étant un traître ! Quoiqu'il en soit, elle avait le souvenir de l'avoir déjà croisé une ou deux fois dans les couloirs du sous-sols. Il interrogeait peu, ce n'était pas réellement ce que l'on pouvait appeler un maître de la finesse psychologique. Car malgré les apparences, pour torturer quelqu'un efficacement, il ne suffisait pas de lui faire mal. Il fallait savoir où était le talon d'Achille, ou appuyer pour que le douleur les transperce de part en part, quel rythme prendre entre les périodes de souffrance et ceux de repos, quelles blessures raviver et à quel moment, s'ils étaient plus sensibles à la torture physique ou psychologique, comment doser ces deux choses pour les faire craquer au final. Un art délicat que ce gorille ne pouvait comprendre ni même entrevoir. Non, lui était un homme de terrain qui s'occupait uniquement des arrestations musclées, des rondes dans les quartiers mal-famés et des contrôles d'identité. Un élément qui n'irait jamais bien loin à y réfléchir et qui n'avait aucune ambition à présent qu'il arborait fièrement les couleurs de la Milice. Un élément qu'il ne serait pas dommage d'exécuter au final.

Son sourire s'élargit encore un peu avant qu'elle ne pose ses yeux d'un bleu limpide sur Gabriel qui n'avait toujours pas bougé. En même temps, il avait plutôt intérêt à laisser ses jolies petites fesses bien vissées sur cette chaise parce qu'elle n'en avait pas encore terminé avec lui ! Elle reprit d'ailleurs la parole dans un murmure, le regard à présent dans le vague, ses doigts fins venant tapoter avec douceur ses lèvres rouge sang.


- Bien, bien, bien.... Elle marqua une pause avant de replonger son regard dans le sien, le transperçant littéralement, avant d'élever sa voix à un ton plus usuel. Je suis contente de constater que vous avez eu l'intelligence de collaborer Emerson. Cependant il va falloir, à nouveau, que vous développiez votre réponse. Qu'est-ce qui vous a mis la puce à l'oreille ? Avez-vous vu quelqu'un d'autre ? Avait-il un complice dans nos rangs selon vous ?

Tant de questions qui déferlaient sur l'Homme en Rouge tel des vagues incessantes voulant le noyer à tout prix. Parce que ce n'était pas tout de balancer un nom, encore fallait-il qu'il lui dise clairement quels étaient les soupçons qui pesaient sur ce Milicien, en-dehors du fait que Cassy s'était déjà fait une idée dont il lui serait difficile de se défaire. Il fallait qu'elle sache s'il avait agi seul ou avec des complices, si Gabriel avait vu autre chose. Elle avait besoin de détails et rapidement, car maintenant qu'elle était lancée, il lui tardait de se mettre en chasse et d'enfin commencer les interrogatoires. Elle se devait de trouver les coupables afin qu'ils soient jugés et condamnés et qu'ils payent de leur misérable vie l'affront qu'ils avaient fait à l'Empire et à l'Impératrice. Elle s'occuperait personnellement de leur cas et rien qu'à cette pensée, un sentiment de sadisme réjoui l'envahissait déjà.
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MessageSujet: Re: Enquête intensive [03 Mars 2100 - CLOS]   Mer 30 Nov - 15:22

Au moment même où le nom d'un pauvre hère, milicien quelconque, avait passé la barrière des lèvres du rebelle, celui-ci ne pu manquer l'horrible sourire malsain qui barrait le visage de la cheffe de la Milice, alors que son regard, lui, s'enflammait d'une excitation presque non contenue. Les yeux un instant rivés sur les mains de sa supérieure qui parcouraient fébrilement les pages des dossiers sous ses doigts, il ne put que se dire qu'il n'était plus temps d'avoir d'état d'âme. D'ailleurs, en avait-il encore une, d'âme ? Depuis combien de temps était-il dans les rangs de la milice ? A vrai dire, il n'avait jamais réellement cherché à compter. Trop, c'était probablement trop de temps qu'il avait passé à revêtir l'uniforme rouge sang pour un homme de son acabit.
Pourtant il avait su, tout le monde savait qu'une fois entré dans le jeu, on ne pouvait plus en sortir autrement que mort. Probablement Gabriel n'avait-il jamais cru tenir aussi longtemps son rôle d'infiltré. Quoi qu'il en soit, il avait de plus en plus de mal à avoir de scrupules. Les mots « dommages collatéraux » s'insinuaient presque de façon perfide dans son esprit, lui signifiant clairement qu'il fallait prendre des décisions, certes difficiles, mais qui faisaient entièrement partie d'un destin plus grand, et face à la cause qu'il défendait corps et âme, face au désir de rester en vie peut-être un peu aussi, celle d'un homme tel que Johannson ne valait rien.

Emerson regardait patiemment sa cheffe le temps qu'elle lisait le dossier dudit accusé et cela lui permettait à la fois de reprendre contenance comme de se préparer à la suite. Car si lui semblait avoir retrouvé une sérénité toute relative, son personnage, lui, devait continuer son jeu de duperie. Peut-être était-ce sa particulièrement bonne capacité d'observation, ou, tout simplement, son entrainement au fil des ans et de l'expérience qui, en plus d'avoir fait du rebelle un très bon menteur, faisait également de lui un bon comédien qui savait s'adapter suffisamment rapidement aux situations. On pouvait certes penser que la vie de Gabriel se résumait maintenant au mensonge et à la tromperie, un jeu permanent. Lui même venait à se poser cette question, mais s'il voulait toujours croire à une part de naturel et d'humanité en lui lorsqu'il retournait à la vie civile.

Les yeux de Jones vinrent de nouveau à la recherche des siens et, le fixant avec une intensité dérangeante, elle l'observait presque pensive, un doigts sur les lèvres. Il ne fallait pas se tromper, cette attitude qu'elle adoptait n'était que pour mieux pouvoir le dévorer ensuite. Elle ne tarda d'ailleurs pas à reprendre la parole, posant à son vis-à-vis ses nouvelles interrogations. Non, cela n'allait pas prendre fin si rapidement, Cassy savait faire durer le plaisir et c'était indubitablement se fourvoyer que de penser pouvoir se débarrasser d'elle et de ses soupçons ténus en quelques mots jetés au hasard. Emerson en était plus que conscient. Pour son rôle était, en plus de devoir être crédible, de paraître suffisamment terrorisé, patriotique mais pas trop, pour n'attirer aucun soupçons et surtout, faire passer ses paroles pour une pure et sincère vérité. Un subtile mélange en somme, bien dangereux puisqu'il pouvait lui exploser au visage au moindre faux pas de sa part.

Jones, en cheffe zélée, lui avait donc demandé d'étayer son affirmation ainsi qu'au passage, de donner les noms probables de quelques complices qui auraient été la cerises sur le gâteau pour cette folle furieuse assise face à lui. Il pouvait sentir dans l'attitude générale de cette dernière, au delà d'une impatience flagrante, un désir latent de punir à sa manière les coupables, leur arracher mot par mot et ce dans la douleur, leurs aveux.

L'homme mit alors le temps de peser chacune de ses paroles pour lui répondre sur le ton de l’obligeance :


-Je vous le répète, il ne s'agit que de soupçons, je ne voudrais en aucun cas faire condamner un honnête membre de nos rangs, mais je ne pense pas que je me fourvoie sur son compte. A vrai dire, son comportement s'est révélé des plus étranges ce dernier mois et j'ai tout d'abord pensé à l'excitation quant à l'approche de la Grande Parade Impériale. Mais maintenant, et aux vus de ses agissements les plus étranges le jour J, en y repensant tout cela semble coller. En plus d'un malaise certain, j'ai constaté qu'il n'avait pas signé un rapport de présence lors de l'un de ses rondes. Cela arrive couramment, comme vous le savez, lorsque les rondes se croisent, on retrouve toujours des signatures sur les rapports de présence de quelqu'un d'autre. J'ai donc d'abord cru à une erreur de sa part, mais il semblerait en réalité qu'il se soit évaporé pendant environ 3 minutes. C'est peu, certes... il fit une légère pause dans son discours. Sinon je peux me tenir garant de tous les homme de mon équipe vous pouvez en être sûre. D'ailleurs s'il avait eu un complice sous mes ordres, celui-ci aurait aisément pu masquer son absence sur les rapports, non ?

La théorie, entièrement inventé par Gabriel semblait pouvoir tenir debout, maintenant il fallait qu'il résiste à l'épreuve de l'acharnement accru de Cassandra, et c'est là que tout risquait de se jouer. Quitte ou double. Vie ou mort. Il était parfois presque possible d'oublier les enjeux si importants dans un monde ou une exécution sommaire pour une broutille était courante.
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Cassandra Jones
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MessageSujet: Re: Enquête intensive [03 Mars 2100 - CLOS]   Lun 13 Fév - 22:41

Cassandra Jones scrutait avec minutie le moindre mouvement de son vis-à-vis, prête à détecter le mensonge et la trahison dans le tressaillement d'un muscle ou dans un frisson réprimé. Elle était près du but, elle le sentait, elle pouvait presque le toucher. Bientôt, elle aurait une piste pour commencer ses investigations et alors tout le monde saurait pourquoi elle avait été élue à ce poste. Elle, le bon soldat toujours prêt, la parfaite Milicienne, l'interrogatrice hors pair qui savait arracher, à force de volonté et de patience, mêlées à son peu d'estime pour l'espèce humaine, le moindre secret des carcasses qui passaient entre ses griffes. Elle ne décevrait pas, c'était un fait. Elle se collerait elle-même une balle en pleine tête si d'aventures elle tombait en disgrâce. Après avoir tué le maximum de rebelles terroristes au préalable, cela va sans dire. Elle ne savait si l'homme savait particulièrement bien contrôler ses nerfs ou s'il était innocent mais en tous les cas, il restait de marbre alors qu'il lui répondait d'une voix plus soumise, sans pour autant paraître fausse. Elle l'écouta avec une grande attention, enregistrant chaque mot prononcé, les analysant et en tirant des conclusions. Une toile se formait dans son esprit, celle d'une araignée dangereuse, une veuve noire dont le poison était plus fort que toutes les volontés qu'elle avait fait plier.

Elle laissa planer un lourd silence alors que le futur de l'homme se décidait dans son esprit. Un climat de tension sembla flotter dans l'air un instant avant qu'elle ne se décide à mettre fin à cette cruelle attente. Elle prenait un malin plaisir à le torturer de la sorte, à le faire languir en attendant qu'elle statut sur son cas. Allait-elle le condamner pour sa bêtise sans nom ? Ou au contraire serait-elle miséricordieuse comme pouvait l'être celle qu'elle admirait tant ? Il allait être fixé lorsque sa voix brisa le silence dans une intonation froide dénuée de toute humanité.


- Bien. Je vais vérifier vos informations. Vous aurez un blâme et trois semaines de mise à pied. Je ne saurai que trop vous recommander de profiter de ce temps pour revoir vos méthodes de commandement. Croyez bien que vous serez surveillé de près et qu'à la moindre incartade, au moindre faux-pas, je ne serai peut-être pas si indulgente. Vous pouvez disposez.

L'homme se rendrait-il compte de la chance insolente qu'il venait d'avoir ? Soupçonné par la Cheffe de la Milice en personne, il ressortait de son bureau vivant, avec une claque sur les doigts comme seules représailles. Tout du moins pour l'instant, l'avenir lui dirait s'il avait vraiment été chanceux. Jones n'avait pas fait preuve d'une soudaine compassion ou d'un quelconque sentiment qui pourrait s'apparenter à de la pitié ou de la compréhension. Non, elle restait fidèle à elle-même et il s'en était fallu de peu pour qu'elle ne décide d'envoyer ce clown à l'échafaud. Son seul salut résidait dans le fait que maintenant qu'elle était sur une piste, telle une chienne impatiente, elle tirait sur la laisse pour qu'on la libère et qu'on la relâche sur les vauriens tel monstre assoiffé de sang. Elle ne voulait plus attendre et encore moins perdre du temps avec une exécution qui n'était somme toute pas nécessaire. Elle préférait de loin se concentrer sur son but, retrousser les manches et passer à l'action. Car elle allait s'occuper elle-même de ce petit salopard de Johansson, elle allait le faire souffrir jusqu'à ce que chacune des cellules de son corps la supplie de l'achever. Mais elle n'en ferait rien, elle le garderait en vie jusqu'à ce qu'il lui dise ce qu'elle voulait savoir. Elle y veillerait personnellement, tout comme elle garderait un œil sur Emerson. Le fait qu'il soit un bon élément avait fini de pencher dans la balance de son destin, mais la jeune femme n'était pas du genre à se laisser bercer par des apparences. C'était une chose qu'il allait devoir apprendre s'il ne voulait pas qu'elle revienne sur sa décision.

A peine avait-elle fini de parler qu'elle lui lançait un geste impatient de la main pour qu'il la laisse seule, comme si elle chassait un insecte particulièrement nuisible, et se replongeait dans ses dossiers. Elle allait faire appeler le traitre, mais avant cela, elle voulait connaître le moindre fait sur sa vie privée et publique. Les petites Caroline et Jessica feraient un moyen de pression non-négligeable, tout comme la belle Renée. Rien de mieux que de s'en prendre à la famille pour délier les langues et si cela ne suffisait pas... bah, elle n'était plus à un corps près, elle pourrait bien se débarrasser de quelques cadavres sans qu'on ne lui pose de questions. A cette pensée, un rire sadique, sorti des profondeurs de la folie, éclata sur ses lèvres. Qui irait lui demander des comptes, sérieusement ?


Arrow Interrogatoire d'un suspect
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Gabriel Emerson
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MessageSujet: Re: Enquête intensive [03 Mars 2100 - CLOS]   Sam 3 Mar - 16:11

Lorsque les mots de Cassandra tombèrent, coupant avec froideur le silence qui pesant lourdement sur l'atmosphère de la pièce déjà passablement difficile à supporter, Gab du retenir avec effort un soupire de soulagement. Ses épaules étaient légèrement retombé, comme la sentence plutôt positive qu'avait décrété la cheffe de la milice pour lui. Un blâme n'était certes pas un des meilleurs nouvelles pour sa perspective d'avenir, mais à vrai dire, il n'en avait pas grand chose à faire d'une nomination à un grade plus élevé, sa place était parfaite pour le rôle qu'il avait à tenir. Suffisamment gradé pour avoir accès à certaines information et avoir un minimum de pouvoir de commandement, mais pas trop pour ne pas éveiller les soupçon. Certes, il n'était pas passé loin cette fois-ci et il ne savait pas s'il devait remercier le destin, un être supérieur ou tout simplement lui même pour avoir le droit de sortir par ses propres moyens de ce bureau et en vie, mais il y avait surement eu une bonne part de chance dans le dénouement de cet interrogatoire, comme il pouvait se féliciter de jouer plutôt bien son rôle depuis un certain temps maintenant et c'était ce qui lui valait probablement d'être vu comme un bon petit soldat obéissant.

Quand au trois semaines mises à pieds, même c'était loin d'être une bonne chose pour la résistance qui avait besoin de ses services, il avait vraiment envie de prendre ça comme des vacances, un temps pour lui où il ne serait plus obliger de mettre sa vie en danger constamment, un moment où il pourrait se faire oublier, se recentrer un peu, souffler... Oui, cela poserait probablement quelques soucis à la Cible, comme avec l’interprète scandinave qu'il essayait de rallier de façon plus ou moins détournée à leur cause. Mais il verrait ça plus tard. Après tout, il pourrait toujours voir Isaline en dehors du palais si elle venait à reprendre contact avec lui comme il l'espérait. Pour le reste, ses compatriotes comprendraient... il espérait.

C'est donc plus que soulagé que l'homme hocha du chef à Jones alors qu'elle lui faisait comprendre avec froideur qu'il devait profiter de cette sentence pour devenir irréprochable et que de toute façon, il serait surveillé de près jusqu'à ce qu'il soit blanchi entièrement.


-Vous pouvez en être certaine, Madame.

Elle lui intima ensuite de disposer accompagnant la parole à un geste nonchalant et Gabriel s’exécuta avec docilité. Après un salut réglementaire il tourna les talons et sorti du bureau comme lui avait ordonné sa supérieur. Une fois la porte refermée derrière lui, il sentit comme un poids s'envoler de ses épaules, un soulagement indescriptible, sans pour autant prendre réellement conscience de tout ce que cela signifiait. Il devait maintenant aller retirer son uniforme, qu'il ne retrouverait pas avait une bonne vingtaine de jours. Il devait également entrer en contact avec Mnémé pour l'informer de la situation et voir comment ils aillaient gérer la situation, chose d'autant plus compliqué qu'il risquait d'être placé sous surveillance dans l'heure qui allait suivre. Il deviendrait donc pour un certain temps totalement inutile... dans une période ou chaque force dissidente était cruciale.

Les temps étaient mauvais, voire pire que jamais. La nièce Livingstone enlevée, la purge qui avait commencé au sein du gouvernement, la répression qui n'allait probablement pas tarder avec le discours télévisée du frère de l'impératrice à la télévision le soir même. C'est dans un étrange état d'esprit que Gabriel sortit du palais, en civil. A la fois soulagé et anxieux...


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Enquête intensive [03 Mars 2100 - CLOS]
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