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 Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]

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MessageSujet: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Jeu 5 Mai - 17:51

Hé boy, devine qui revient
 Premier poste


    Y a pas à dire, Hegemony m’avait pas manqué. Enfin si, il n’y a qu’une chose qui m’est manquée de cette ville, c’est Uriel, moi qui suis partie comme une sauvage un beau matin, laissant des affaires chez lui, chez moi, tout ça pour courir le monde et vivre de ma passion. Miss P, photographe plus amateur mais bel et bien reconnu qui va au grès de ses envies, qui vit de ses conquêtes et de ses envies de l’instant, qui mène son train train quotidien et qui a décidé de débarquer à nouveau dans Sa vie.
    Six ans ça date quand même mais je suis sûre, qu’il ne m’a pas oublié, qu’il y a toujours quelque chose chez lui qui est à moi, moi de lui, j’ai toujours quelque chose. Autours de mon cou par exemple le double des clés de son appart, dans mon portefeuille, une photo de lui, endormi, nu dans les draps de notre lit. Notre lit ? Y a toujours eu un nous mais pas au sens que les autres peuvent l’entendre. Parce que personne ne sait ce que nous sommes l’un pour l’autre. Mon meilleur amie, l’homme de ma vie, oscillant entre grand frère, amant, protecteur et ainsi de suite. Cherchez pas à comprendre, vous ne sauriez pas, nous même, on a jamais eu le temps de dire si on était un couple ou pas et on a jamais vraiment voulu savoir, je crois qu’être ensemble nous suffisez.

    Devant la porte de chez lui, je tourne lentement la clé, faisant doucement pour ne pas le réveiller. Je paris qu’il dort cette loque, à avoir trop fumé. Comme d’hab non ? Peut être. En tous les cas pour l’instant le salon est désert. Je préviens de suite, s’il y a une demoiselle dans son lit, c’est pareil. Je ferais ce que j’ai prévu. Je m’en fiche des copines ou des copains, perso, personne ne passera jamais avant lui, donc, c’est pas que, mais j’espère que c’est pareil de son coté. Oh et puis, pourquoi je pense à ça moi.
    Glissant comme un chat au milieu du bordel, ça déjà ça a pas changé, je me faufile jusqu’à la chambre, basse en main, enceinte et entrebâillant la porte, je l’observe en train de dormir comme un ange. Qu’il est mignon, mais c’est beaucoup trop calme. Ouvrant doucement la porte, je branche l’enceinte, passe la guitare autours de moi, me met en place, monte le son avec précaution et d’un mouvement commence à jouer les premières note de Higway to Hell d’ac/dc.
    Bah voilà Uriel, ta folle de Pain est là, toujours habillé aussi excentrique, cheveux roses et furieuse envie de lui sauter sur le matelas pour accompagner la musique, bah tiens, c’est ce que je fais d’ailleurs.

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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Lun 23 Mai - 16:09

Une belle raclée

Uriel s'était endormi la veille vers 2h du matin. Peut-être plus, il ne savait pas trop. Cette soirée, il l'avait passée seul, une bière sur la table du salon, un joint au bec, sa guitare comme seul compagne. Son dernier échec avait été dur à supporter. Il avait perdu Violet, il avait pas su la protéger. Et il y avait trop de brouillard tout autour de ça, personne ne répondait à ses questions, il ne comprenait pas ce qu'il s'était passé. Amalie était restée pendant trois jours. Repartie maintenant. Mais lui, restait dans le brouillard. Enfin, on avait bien fini par lui dire que Violet était la nièce de l'impératrice. Ce qui lui avait déjà foutu un coup au moral, sans qu'il ne sache trop pourquoi, si c'était parce qu'il avait eu l'impression d'avoir été trahi ou d'avoir aidé Dyingstone. Qui était d'ailleurs dans le coma. Et le guitariste se demandait si ce monde était voué a la guerre ou s'il y avait encore une chance, même infime, pour qu'il échappe à ça. Dire que la nièce de Livingstone était aux mains de la résistance! Qui d'autre? Amalie était dans le coup. Sauf qu'il lui avait demandé de protéger Violet. A moins qu'elle n'ait trompé Amaury, alors qu'ils semblaient bien s'entendre tous les deux, et qu'elle lui ait menti en organisant chez lui un terrain de récupération pour la gamine. Le dreadeux ne savait plus quoi penser. Etre méfiant ne lui ressemblait pas et il répugnait à en arriver à cette extrémité. Ce qu'il souhaitait, lui, c'était juste des réponses à ses questions, quelque chose qui le ferait se sentir mieux, et qui lui ferait comprendre qui était dans le camp des gentils.

Red était venue en coup de vent, le jour suivant l'enlèvement de la petite, et avait tout fait pour se tirer le plus vite possible, mal à l'aise. Non sans lui avoir dit une fois de plus que son pacifisme, dans le contexte actuel, était une attitude parfaitement idiote. Oui, mais il était comme ça, prendre les armes ne lui ressemblait pas, il protégeait les plus faibles, ceux qui n'avaient pas les moyens de se protéger tous seuls. Violet était sans doute une gosse de riche, gâtée et habituée au luxe, mais elle n'avait aucune conscience de se qui se passait, elle était innocente, parce qu'ignorante. C'était peut-être ça que lui reprochaient la Cible. Le poulpe n'en savait trop rien.

Pour se vider la tête, pour oublier ses côtes meurtries, sa lèvre explosée et son oeil au beurre noir, il avait joué, assis sur son canapé en vrac, sans regarder la pendule. Sans se lasser, ne sentant même plus la raideur de son poignet. Pendant des heures, il avait enchainé les accords pour enfin faire naître un morceau. Joint après joint, il avait fini par se traîner sur son lit, ôtant son tee-shirt et son baggy, pour s'endormir finalement comme un bienheureux, perturbé, mais bienheureux quand même. Le shit avait investi ses rêves, le faisant rencontrer un poulpe, voyager en monocycle de la Jamaïque à l'Australie, et d'autres trucs encore bien barrés. Ce fut au milieu d'une discussion avec le Dalai Lama qu'il se retrouva transporté en plein concert de rock. AC/DC, amplis à fond.IL ne sut pas bien s'il se réveilla avant de comprendre qu'il ne rêvait plus, ou pas, mais sursauta en ouvrant brusquement les yeux. Et il La vit. Ce fantôme, disparu depuis six ans, habillées comme une punk et surmontée d'une tignasse rose, la basse autour du cou. Il la regarda, tranquille, avant de jeter un oeil vers le mur, en face du lit, ou trônait une photo, floue, mal cadrée, d'Elle, une serviette autour des hanches, nouant de dos sa masse de cheveux. Il sourit doucement, mélancolique. ça lui arrivait souvent de rêver d'elle, surtout quand il avait fumé. Elle finissait toujours par partir, jamais Elle n'était restée. Et vu son état, ils allaient sans doute avoir une conversation sur un monde meilleur. Quoique, rien n'était prévisible avec eux. Rien n'avait jamais été prémédité, et ils n'avaient jamais voulu prévoir.


- Piniou, arrête d'hanter mes rêves. Je pense à toi toute la journée après, et j'suis pas capable de ranger mon appart.

Il avait dit ça calmement, a moitié relevé sur le lit, ses draps cachant encore le bas de son corps. Et puis elle avait sauté sur son lit. C'est quand sa tête avait heurté le mur derrière lui qu'il avait compris qu'il était bien réveillé. IL s'était figé juste un instant. Puis il l'avait serré contre lui, à l'en étouffer, sans plus vouloir la lâcher, la tête enfouie dans son cou. Après son départ, il s'était parfois dit que rien ne serait plus comme avant, si elle revenait un jour. Il s'était trompé. Tout pouvait continuer, elle n'était jamais partie. Pain Willows, ne refais jamais ça.

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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Lun 23 Mai - 20:05

    Il est mignon quand il dort, calme, bienheureux, rêvant peut être à des choses surréaliste et moi, je souris, je le regarde, je me réjouis d’avance de le réveiller en sursaut. Ça fait six ans, six ans que je suis partie et quand je me suis dis que j’allais revenir, dans ma tête, je m’étais dis, ne lui demande rien, tu n’es pas là pour cela, surtout pas pour le retrouver comme avant ton départ. Mais plus je le regarde à demi nu, plus mon cœur tambourine et me dit que je suis folle de croire que je ne l’aime pas. Qu’il n’est pour moi que mon meilleur pote, il est tellement plus.
    Il ouvre brusquement les yeux, je ris avec sublime, continuant de jouer, prête à chanter si nécessaire pour lui faire réaliser ma présence. Uriel, c’est moi, tu fumes trop de joint où tu m’as oublié ? T’a intérêt à te bouger parce que je ne vais pas te lâcher de si tôt. Allez bouges toi, réveil toi, regarde, c’est moi.

    Qu’est ce qui va se passer ? Je n’en sais fichtrement rien, ai-je déjà prévu quelque chose dans ma vie ? Planifiait quoi que ce soit ? Non pas vraiment et encore moins avec mon meilleur ami. J’éclate de rire, cessant de gratter la basse, objectant.

    -Parce que cet appart a déjà été rangé ?

    Je me moque de lui, sans méchanceté, comme toujours, mes yeux ne pouvant s’empêcher de voir son corps à demi caché par les draps. Pain, ça suffit le regard de nympho, ce n’est pas comme si tu avais oublié à quoi il ressemble non ? Je saute sur le lit, acharnée plus que jamais, délaissant l’instrument au passage pour sauter sur le matelas comme une petite fille qui ne souhaite que réveiller ses parents. Je retombe à genoux sur le lit, sa tête heurte le mur, un instant, je me dis que j’y suis allée un peu fort mais alors que je me rapproche pour voir si tout va bien, il me serre dans ses bras et un instant je suis figée.

    Contre lui, je reste surprise, avant qu’un sourire ne gagne mes lèvres, mon visage doucement s’abaisse contre son cou, je le prends dans mes bras, je me sens bien, rassurée. J’ai envie de l’embrasser pour le rassurer, cette étreinte est si forte, je lui ai fais tant de mal. Je suis une gamine mauvaise et capricieuse de l’avoir abandonné ainsi. Il va finir par me faire pleurer cet imbécile. De joie j’entends.
    Je pousse un soupir heureux, une larme coule à mes yeux, bravo, je me sens coupable de t’avoir laissé, je suis une imbécile, mais c’était pour te protéger Boy. Mon père avait juré de te planter, j’ai du m’en aller.

    Un petit gémissement plaintif sortit de mes lèvres, ma voix, étouffé dans ma gorge, lui souffle.

    -Boy…tu vas finir par m’étouffer.

    Doucement, sans heurt, je me repousse tendrement de ses bras, essuyant rapidement les larmes qui sont venus à mes yeux et assise sur mes talons je lui souris, posant mes mains entre mes cuisses sur le matelas. Je caresse sans m’en rendre compte sa joue, complice, je lui souris, sans oser rien dire. Si ce n’est.

    -Tu m’as manqué Boy. Tu me fais un bisou esquimau ?

    Je lui souris, attendant qu’il se rapproche, bon sang, plus je te regarde, plus je frissonne. J’ai l’ai stupide.


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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Dim 5 Juin - 3:22

Uriel ne pensait plus à rien. Si ce n'est au retour de Piniou, la fille qu'il connaissait depuis ses 4ans. Celle qui était partie sans rien dire il y avait six ans, laissant partout des morceaux d'elles. Dans son appart, surtout. Des fringues, des photos, des souvenirs. Surtout des souvenirs. Pain hantait les murs de chez lui, bien qu'il ne s'en rende vraiment compte que lorsqu'il était vraiment stone. Elle lui avait tant manqué! et ses bras la serrait de plus en plus fort contre lui, jusqu'à ce que d'une petite voix, elle se plaigne du mal qu'elle avait à respirer. Le dreadeux relâcha quelques peu son étreinte, pour lui laisser de l'air, et la regarda, alors que son ami s'éloignait de lui pour s'asseoir sur ses talons.

Il n'aurait pas cru à son retour, si on le lui avait annoncé. IL n'y avait que ce moyen pour lui faire comprendre qu'elle était bel et bien de retour. Arriver comme dans un rêve, et surgir de la réalité comme si de rien n'était. Il la voit essuyer ses yeux. Des larmes? Elle pleure? Pourquoi? Elle est de retour, tout va bien maintenant... Le guitariste, l'esprit encore un peu embrumé par le sommeil qui s'enfuyait tout juste, l'écouta parler. un bisou esquimau? C'était tout elle, ça. Il s'assit en tailleur sous ses draps et la regarda un long moment en silence. Puis doucement, prit son visage entre ses doigts abîmés par la longue séance de grattage de la veille, et l'approcha du sien. Il regardait son visage dans le moindre détail, comme s'il cherchait à le graver dans sa mémoire. Plutôt à chercher ce qui avait changé chez elle. Les marques du temps écoulés. De petites pattes d'oies au coin des yeux peut-être. Sinon, c'était toujours le même bisounours, son amie d'enfance, sa belle Piniou de son coeur rien qu'à lui. Elle caressa doucement s joue. Il laissa le bras retomber et doucement, il s'approcha un peu plus, courbant son torse comme un roseau, et frotta le bout de son nez contre celui de la photographe, fermant les yeux. Ce fut par instinct que ses lèvres suivirent le mouvement et caressèrent celle de Pain, sans franchir le pas du baiser de retour.

Uriel s'éloigna un poil, et noua ses dreads, méthodiquement. Ne t'enflammes pas trop, l'ami. Pas tout de suite. Pas encore. Et pourquoi pas? Elle était revenue. Il avait toutes les raisons d'écouter son coeur battre frénétiquement, toutes les raisons d'être heureux, de sourire comme un con. Il avait envie de rire, de pleurer en même temps. De répéter son nom comme un perroquet malade; De la toucher surtout, pour s'assurer de sa réalité. S'adossant au mur derrière lui, il tendit une main, paume vers elle, attendant qu'elle le touche, comme lorsqu'on présente sa main à un animal inconnu, pour montrer son innocence. Il voulait la laisser venir à lui, de peur qu'elle ne disparaisse une fois de plus. Il murmura plus pour lui même que pour son amie:


- Alors c'est bon? Tu es revenue pour de vrai? Tu ne me laisseras plus, promis?

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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Dim 5 Juin - 23:11

    Son odeur vient à mes narines, il sent bon. Je n’ai jamais vu un garçon sentir aussi bon que lui. J’aime son odeur. Celle de sa peau tout simplement. C’est bête mais rien que cela me fait replonger dans mes souvenirs de Lui, de Nous. De nos quatre ans comme nos quatorze, de nos seize ans et de nos vingt. Tous ses souvenirs de lui que j’ai gardé, qui font encore partit de mes journées. Il me serre, vraiment trop fort et je sens ma respiration me manquer, je m’éloigne, lui sourit chassant mes larmes idiotes.
    Je le regarde tendrement, l’observant avec plaisir, je veux mon bisou esquimau. C’est comme une tradition. Sans cela, il n’y a pas de Piniou, ni de boy. Comme quand on avait quatre ans, comme toujours…Mon cœur tambourine alors que ses mains entourent mon visage, une frénésie violente alors que je laisse mes yeux dans les siens, je souris comme une gamine. Frénétiquement ma pupille observe ses yeux, bougent dans tous les sens, regarde sa peau, ses lèvres, vérifiant inlassablement que c’est bien lui, toujours lui. Je me fige, sourit comme une enfant et prend plaisir à frotter mon nez contre le sien, ainsi que nos lèvres…

    Mon souffle est retenu, il se fige littéralement et ce n’est qu’au bout de quelques secondes que j’ouvre les yeux. Je le regarde, me penchant doucement sur mes mains me balançant d’avant en arrière avec lenteur. Mes yeux ne le quittent pas, un sourire mutin aux lèvres, lui tirant un peu la langue, sa main se tend, je penche doucement le visage en avant et me glissant dans une ondulation suave, je glisse sous sa main pour remonter le long de son corps, balançant mes chaussures au passage dans un mouvement rapide, et je m’installe à califourchon sur lui, jouant avec ses dread.

    -Je reste…

    Un petit murmure innocent, lascif, mes doigts glissent sur sa peau, jouent. Je souris rêveuse, mes yeux se redressent sur lui, je le regarde. Un peu comme une petite fille craintive, j’ai tellement de truc à lui dire.

    -Tu sais pourquoi j’suis partie boy ? je le regarde craintive. Un petit silence. Mon père avait juré qu’il te buterait, un matin, me suis levée, il était en bas. J’ai eu peur, j’ai voulus te protéger je suis partie.

    Je souris maladroitement, évitant son regard. J’abaisse mes yeux, j’évite de le regarder, je me sens stupide mais je continue.

    -J’ai voulus revenir, deux mois après, j’ai eu des nausées le matin, j’ai fais un test, j’étais enceinte, de l’excitation j’ai courus, baluchons en main pour rentrer, j’ai trébuché et j’ai dévalé les escaliers de la gare, j’ai perdu le bébé, j’ai eu honte, j’ai pleuré, j’ai plus voulu rentrer. Je pleure doucement, levant mes yeux, je le regarde, je souris maladroite. Il m’a fallut six ans pour comprendre que tu me manquais, que j’avais besoin de te voir et comme une idiote j’suis là en train de pleurer et te balancer tout ça d’un coup. Suis désolé Uriel.

    Baissant les yeux, je me met à pleurer doucement, silencieuse.


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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Lun 13 Juin - 23:57

Elle ne se contenta pas d’un effleurement du bout des doigts. Pain détruisit la distance respectueuse, craintive, sécuritaire (qu’en savait-il ?) qu’Uriel avait mise en place, en se glissant sous son bras, pour s’installer à califourchon sur lui. Elle jouait avec ses dreads. Le jeune homme sourit. Il est vrai qu’à l’époque, ses dreads avaient nettement moins de longueur. Six ans… C’est bien assez pour laisser pousser des cheveux. Et puis, dans certains pays, il faut changer de coupe après une déception amoureuse. Etait-ce vraiment cela qu’avait signifié à ses yeux la fuite de son amie ? Une déception amoureuse, la tristesse de perdre une amie ? Il n’en savait rien, les deux, et bien d’autres, certainement. Ce jour-là, quand il n’avait plus eu de nouvelles, quand elle ne répondait plus au téléphone, il s’était fait tacitement la promesse de ne plus se couper les cheveux. Et tant pis s’il ressemblait à un clodo, de toute manière, sans Pain, c’était plus pareil.

Elle restait. Ils allaient de nouveau pouvoir réinventer le monde autour d’un pochon de beuh, faire des sessions musicales, rire comme deux gosses, faire des conneries en tout genre comme à leurs 12 piges… Et puis soudain, son expression change, passant du rêve à la crainte. Elle lui expliqua les raisons de son départ. Son père… Uriel se figea. Cet enfoiré. Ce salopard… C’était donc à cause de lui qu’elle était partie ? Parce qu’il l’avait menacé de le tuer ? Une rage qu’il s’efforça de contenir à son esprit monta soudain en lui. Il contracta la mâchoire… Nathaniel Willows, le pire trou du cul de ce monde… Quand Pain avait disparu, quand le guitariste avait constaté qu’elle ne donnait plus de nouvelles, il s’était rendu dans l’appart des Willows. Il était persuadé que c’était son père qu’il l’avait enlevé, qui la séquestrait… Sinon, pourquoi ne répondrait-elle plus à son portable ? Il avait été sonné à la porte, son dégout surmonté par la colère qu’il éprouvait. S’il avait fait le moindre mal à Pain… Il lui ouvrit. Déjà bourré, a 11h du matin. L’air moqueur, il lui avait demandé des nouvelles de sa fille, ajoutant qu’il ne l’aurait jamais qu’elle était à elle, et d’autres trucs tordus. Le dreadeux n’avait pu se retenir, en deux enjambés, il avait franchi la distance qui les séparaient, et lui avait foutu son poing dans la gueule. C’était la première fois qu’il perdait son sang froid : il avait martelé le corps du père de son amie de coups, en criant que Pain n’était pas sa femme et qu’il ne se rendait même pas compte qu’il l’avait détruite. Et il s’était cassé, plus mal encore qu’avant : non seulement il ne savait toujours pas ou était sa Piniou, ni même ou elle pourrait se trouver, mais en plus, il avait dérogé à tous ses principes en frappant quelqu’un. C’était la première fois, si l’on exceptait les quelques coups qu’il avait pu mettre étant encore gosse.

Le jeune homme releva d’un doigt le visage de son amie. Son regard craintif le rendait triste, autant qu’il accentuait la colère qu’il avait contre son père… Il murmura :


- On aurait pu s’en sortir… On aurait fait attention… Tu n’avais pas à porter ça toute seule… Je pensais que c’était de ma faute, que je t’avais fait du mal…


Jamais il se serait attendu à la suite. Jamais il n’aurait imaginé tout ça. Pain avait failli avoir un gosse… De lui. Ils avaient failli être parents ! Parce que ça paraissait évident qu’ils l’auraient gardé, cet enfant. Lui n’aurait jamais voulu tuer quelqu’un, même si ce n’était qu’un fœtus en formation… Elle… quoi qu’elle en dise, elle aurait adoré avoir un enfant. Mais elle avait perdu l’enfant… et était restée six ans à protéger ce secret. Le regard d’Uriel se fit désolé : ça avait dû être tellement dur pour elle… Et lui qui ne savait rien de tout ça… qui avait continué à vivre, résolu, au final, à ne plus la revoir... Il s’en voulait énormément, de pas avoir été là pour la soutenir. Et les larmes dans les yeux de celle qu’il aimait, sans doute…

- Je suis désolé, Pain. Tellement désolé de pas avoir été là… Dire que tu étais… et moi je savais pas…



Les larmes lui montèrent aux yeux, et il serra la jeune femme contre lui pour ne pas lui montrer :

- T’es pas une idiote… et maintenant, ça ira… je suis là. On pourra en avoir un autre, si tu veux, je… on pourra oublier ton absence, on va tout recommencer, personne ne nous fera de mal…


Sur son torse, les cicatrices le brûlèrent, comme pour lui rappeler que dans cet Empire, jamais personne ne pourrais être heureux et en sécurité.

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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Jeu 16 Juin - 12:33

    Je ne veux pas de barrière de sécurité. Il n’y en a jamais eu même quand on avait quatre ans, pourquoi cela changerait. J’aime bien être près de lui et sur lui. En plus je peux sentir sa peau. J’aime l’odeur de sa peau, il sent bon. C’est un parfum délicieux, enivrant et qui s’imprègne aux creux de mes narines avec plaisir. Si je reste assez près de lui, ma propre chair s’imprégnera de son parfum, j’adore cette idée. Je joue avec ses dread, je ne peux pas m’en empêcher, elles n’étaient pas si longue lorsque je suis partie, on les voyait à peine, mais là…
    Ça te va bien Uriel. Tout te va bien, je suis un peu impartial à ce sujet. Mais je t’aime, ce n’est pas vraiment ma faute, je dirais que c’est aussi un peu la tienne. Si tu étais différent, les choses changeraient peut être mais ce n’est pas vraiment le cas, n’est ce pas ? Tu crois que je peux te dire que tu es l’homme de ma vie ? Tu ne diras rien ? Je ne sais pas vraiment, je suis un peu distraite, un peu trop, un peu craintive, il y a tant de chose à dire.

    Je reste oui, mais je dois t’expliquer tout ce qui s’est passé. Pourquoi je suis partie sans rien dire. A cause de mon père. Si tu savais comme j’ai eu peur ce jour là. Je n’ai pensé qu’à toi, je me devais de m’en aller. Il allait essayer de te planter, je ne pouvais pas supporter l’idée. J’avais tellement peur pour toi, je ne voulais pas même imaginer un danger, je suis désolé Boy, vraiment.
    Mes yeux restent abaissés, sans rien voir véritablement, je me sens triste, même si je suis heureuse d’être là, je ne me souvenais pas que ses pensées étaient si douloureuse à l’esprit. Une moue d’enfant a prit possession sur mon visage, la bouche fait une grimace de petite fille, mes yeux le regardent craintif, j’ai encore des trucs à te dires, malheureusement.
    Dans un sursaut, à sa phrase je m’empresse de lui souffler.

    -Toi, me faire du mal, ne soit pas bête Boy, tu ne m’as jamais fait du mal, tu m’en feras jamais Tu m’as jamais fait pleurer, tu m’as toujours fait sourire même quand ça allait pas. T’es le seul à y arriver. Comment tu peux dire ça…dis plus ça.

    Je ne veux pas entendre ce genre de chose, je lui souris tristement, j’ai envie de l’embrasser pour qu’il arrête de dire des bêtises. C’est bien la seule personne qui m’a jamais fait pleurer, le jour où ça arrive, alors ce sera la fin du monde ! Oui…si je pleurais par sa faute, je le détesterais un peu, je lui en voudrais, il est le seul qui a pas le droit de me faire pleurer, pour tout ce qu’on a vécut ensemble. Parce qu’il est le seul en qui j’ai une confiance absolu. C’est le gars parfait. C’est mon homme de ma vie. S’il venait à me faire pleurer, alors je ne croirais plus en rien. Parce que sans Uriel, y aurait longtemps que je serais plus de ce monde, mais j’ai pas le droit, je ne peux pas m’en aller parce que je l’ai lui.
    Je continue dans ma lancée tout ce qui doit être dit. Je suis désolé, je pensais vraiment pouvoir te dire tout ça plus tard mais ça a besoin de sortir maintenant. Et je sens bien que cet aveu lui fait de la peine. Je suis vraiment bonne qu’à lui faire du mal.

    -Pardon….je voulais pas le dire comme ça si vite, je suis juste bonne à te faire du mal. Pardon…pardonJe me blottis contre lui, je me serre contre sa peau, mon cœur tambourine d’une force trop violente, j’ai envie de…non Pain, ne pense pas au rasoir, arrête de penser à ça.

    Surtout que s’il voit ton bras, ça ne va pas le faire, il va crier et s’énerver. Il y avait trois marques qui striait l’avant bras, y’en a deux autres en plus. Ça suffit Pain, contente toi de sa présence, ça a toujours été meilleur que tout et ça t’a toujours calmé.

    Je me redresse pourtant à ses paroles, je le regarde un peu stressée, inquiète, je ne sais même pas si je dois lui sauter dessus, pleurer de joie, me blottir, enfin, je suis un peu…perdue. Je le regarde, il va de suite voir que je suis ravagée par un flot d’émotion qui s’enchaîne les unes aux autres et me laisse dans une expression totalement figée. Je fais quoi ? Je pleure ? je lui saute dessus ? Je cours partout dans l’appart en hurlant ? J’ai bugué.

    Je ne sais pas combien de temps, je reste comme ça. En tous cas, sans un mot, je me penche vers lui et l’embrasse. Un baiser passionné que je rends possessif, une main sur sa joue l’autre contre sa hanche, je l’embrasse, je t’aime Boy.

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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Mar 19 Juil - 0:24

Pain Willows... Sa Piniou, celle qui représentait tout à ses yeux, depuis leurs 4ans. Presque 22 ans qu'ils se connaissaient. Oh tiens, c'était bientôt son anniversaire, Uriel l'avait presque oublié. Et maintenant que Pain était revenue, il allait pouvoir la ramener chez son père, il allait être content de la revoir, le vieux. Elle avait presque été adoptée par la famille Bakenhoven, Elisa lui vouait une admiration sans bornes... Oui, ça allait être sympa, cet anniversaire. Quelque part, il n'arrivait pas à croire que six ans s'étaient réellement écoulé. A la voir là, inchangée, entrée dans son appartement comme si de rien n'était, il avait l'impression qu'ils s'étaient quittés la veille et que tout naturellement elle revenait le réveiller juste pour l'emmerder. Comme avant. Tout était comme avant.

Le dreadeux regarda son visage chiffonné de petite fille. Avait-il vraiment ce don de la faire sourire même dans les pires moments? Pourrait-il faire naître un sourire sur ses lèvres malgré ce qu'elle venait de lui dire? Il n'en était pas sûr, il n'était pas magicien, et pas vraiment doué avec ses mots. Si les émotions et les sentiments étaient présents, s'il souhaitait vraiment la voir rire, la rassurer, ce ne serait sans doute pas en le lui disant qu'il y arriverait. Il avait toujours été maladroit avec les paroles, du moins le pensait-il. Cependant, parfois, la sincérité qu'on sentait dans sa voix était suffisante... Serait-ce assez pour Pain? Il l'espérait de tout son coeur, la voir dans cet état lui brisait le coeur. Elle lui faire du mal? Pourquoi s'excusait-elle autant...? C'était bien la première fois, elle s'excusait même pas quand elle le frappait-pour rire. Non, elle ne lui avait jamais vraiment fait de mal, pas intentionnellement en tout cas. Bien sûr, son départ lui avait beaucoup coûté, il l'avait cherché longtemps avant de se faire peu à peu à l'idée qu'elle était partie pour de bon. Ne pas savoir ou elle était, ne pas savoir ce qui lui était arrivée, si elle était partie de son plein gré ou non, si on lui avait du mal... Il guettait de ses nouvelles, se disant que Pain ne se serait jamais laissé assassiner, mais que d'un côté, la Milice faisait du bon boulot pour cacher les corps... Oui, pour être honnête, ça avait été difficile. Mais il avait tenu le coup, pour elle, pour être là si jamais elle revenait. Et maintenant, elle était là. Et ce n'était pas grave qu'elle l'ai presque sorti du lit en lui disant qu'elle avait été enceinte. Ce n'était pas grave, parce que c'était Pain, parce que c'était eux deux. Parce qu'ils étaient jeunes, insouciants -ou presque- et que tout pourrait recommencer, que la vie d'avant reviendrait, qu'ils seraient le couple le plus anti-conformiste de cette putain de ville. Il le promettait.

Le jeune homme leva les yeux sur le visage de son amie, son amour, et crut apercevoir quantité d'émotions aussi disparates les unes des autres que les couleurs de ses fringues. En fait, elle a l'air à côté de ses pompes, de sa tête, à côté de tout. Pain n'est plus dans son corps, elle est loin, très loin de cette chambre, elle est dans ses souvenirs, dans leurs souvenirs, dans leur monde, dans cet endroit ou tout est possible et ou tout (re)commencera. Enfin, s'il arrive encore à la sonder d'un regard, comme avant. Elle reste là, à califourchon sur lui, sans qu'il ne sache si sa proposition est acceptée ou pas, si elle veut aussi que tout recommence. Mais Piniou est comme ça. Uriel ne bouge pas et lui laisse le temps, en profitant pour la dévorer des yeux. Un an à la contempler tous les jours de suffirait pas à le rassasier de sa présence. Alors en six ans d'absences, pensez donc! Il détaille son visage, son cou, ses cheveux, son corps, il absorbe complètement son image comme si ça pouvait l'ancrer en elle. Et puis la vie revient dans ses yeux. Enfin non, pas la vie, la vie à toujours été là, c'était la conscience qui s'était fait la malle. Mais la voilà revenue, et Pain pose une main contre sa joue, l'autre contre sa hanche et l'embrasse. c'est si bon, cette sensation... Ses lèvres... Comme elles lui avaient manqués, tant pour balancer des vannes que pour ses baisers.

Uriel passe ses bras autour de sa taille et la rapproche de lui, lui rendant son baiser. Il sait ce que ça veut dire. Pain a bugué, comme ça lui arrivait parfois, et il a fallu qu'elle rassemble les informations, qu'elles les pèse et qu'elle les accepte. Et ce baiser, c'est sa réponse. Ils vont pouvoir être les deux hippies les plus heureux d'Hegemony. Quelques instants plus tard, quelques secondes, plusieurs minutes, une éternité peut-être, il recule doucement et entoure le visage de son Bisounours infernal pour la contempler tout à son aise. Il lui dépose soudain un baiser sur le bout du nez et puis, sans crier gare, la renverse sur le lit pour la chatouiller. Le seul type de violence qu'il cautionne.


* Tu vas voir, on va leur montrer. Et ton père, on s'en fout. Je t'aime, Pain...*

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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Ven 22 Juil - 15:45

    rien ne semble avoir changé, je suis là, je le réveille, il bougonne, je fais câlin, mes cheveux sont roses, mon allure un peu plus folle, dans mon sac, un cadeau. Parce que bientôt c’est son anniversaire et qu’à chaque anniversaire, je place la surprise chez lui. Vu qu’il ne range pas, il le trouvera pas et moi, bah au moins j’ai plus qu’à lui donner au matin. Parce que je suis toujours là à ses anniversaires, il a droit à la dance d’anniv, le pet d’anniv, le strip d’anniv et surtout la nuit d’anniversaire dans la tenue de son choix. L’idée me ferait presque rire, c’est débile ce genre de chose, sérieux, on est pas simplement des amis ? NAN. C’est plus que ça, même moi je le sais.

    Mais voilà, il est là, avec moi, tout prêt, on est ensemble. N’est ce pas suffisant au final pour me faire aller mieux ? Oui, en fait, je vais dire un secret que lui-même ne sait pas. Uriel c’est mon doudou. Comme on les enfants. Il suffit que je l’ai contre moi, que je le sers contre moi, pour que je me sente rassurée. Pourtant ça avait mal commencé nous deux. Il s’était même prit une bonne raclée en fait, et puis, et puis il est devenu mon doudou.
    J’ai toujours eu une crainte en fait. Qu’il se trouve une fille, qui m’aime pas, qui me supporte pas, qui veuille pas comprendre pourquoi j’ai besoin de lui et qui me le fasse si bien ressentir que cela me fasse carrément partir. C’est ma peur la plus horrible, j’en ai déjà fait des cauchemars je dirais même. Mais y a jamais eu de fille peut être que y en aura jamais ? Non ? Je peux pas savoir, je veux pas savoir, je veux pas y penser.

    Je m’excuse parce que je suis Pain et que Pain est une fille trop compliquée et pas vraiment la meilleure. Regardez moi, je fais toujours semblant d’aller bien et je dis rien, j’aime souffrir en silence faut croire. Comme j’aime me taillader le bras pour me marquer. Peut être parce que j’ai toujours pensé, depuis que mon père a commencé ses…attouchements que Pain ne valait pas grand-chose. Ouai, je ne vaux pas grand-chose, je suis celle toujours en trop, qui n’aura jamais rien pour elle vraiment, qui est incapable d’avoir quoi que ce soit pour elle. Rien qu’à elle. J’ai Uriel, pas vraiment. On est amis ou amants mais soyons réaliste, ce sera jamais MON mari, mon copain ou mon mec. Hein ? On est réaliste dans la vie, on est pas dans un conte de fée sur terre. On est dans la merde et chaque jour on s’y enfonce un peu plus….je suis négative, je sais, je fais semblant d’être forte, mais au fond de moi, dans ma tête c’est pas le cas, pas du tout. Hors je joue très bien la comédie.

    Et puis au final, je suis encore à côté de mes pompes. Ça m’arrive. Être un esprit torturé qui fait semblant d’être une pile électrique, ça fait une erreur système parfois…houlà…j’ai bien des expressions de geek, je savais que je n’aurais pas du vivre autant de moi avec Roland, il était trop no-life….et j’ai pris de mauvaise habitude.
    Je suis ailleurs, je suis chez moi, dans mon utopie. Un endroit où je n’ai plus de père, où je suis une fille « normale » où je souris sans faire semblant de cacher ma peine. Mais voilà, il est là, je suis là, je le veux, on se veut non ? Je m’en fiche d’être une artiste torturée qui pourrait peindre plein de cadre tout noir pour exprimer sa frustration de ce mon…ah merde, après Rolland, voilà que j’ai aussi pris les mauvaises habitudes de Tara. M’en fou, je l’embrasse.

    Mes lèvres contre les siennes le dévorent, un soupir lascif, gourmand s’échappe de mes lèvres, mon doudou à moi. J’ai encore quatre ans quand je suis prêt de toi. Mais pour de vrai tu sais, j’ai encore dix ans avant que ça arrive. J’ai encore seize ans, quand tout a sombré. Au fond je suis moi, une moi qui t’aime, une moi qui sait être vraiment heureuse. Parce que Toi t’es le seul en qui j’ai confiance.
    Il me repousse doucement, je le regarde avec de grand yeux étonné, comme une poupée intriguée, avant de pousser un hoquet de surprise, de me faire renverser sur le lit et de me faire chatouiller à mort.
    Je suis chatouilleuse, c’est plus fort que moi. Et je me tords, je pousse des cris de gamine qui se débat, je perds mon souffle à rire comme une idiote. J’oublie tout, je revis tout simplement. Mais à force de me tortiller, à force de me faire chatouiller, je me retrouve sous lui, Uriel entre mes jambes et je ne sens qu’une chose. Nos bassins l’un contre l’autre. J’arrête d’hurler de rire, je le regarde, le souffle couper, l’envie naissant au fond de mon bas ventre qui se réveille. Le frisson délicieux de l’envie de lui. Ce n’est peut être pas une bonne idée.

    -Je rêve où tu dormais tout nu ?

    Une manière comme une autre de faire genre, ouai c’est pas moi qui pense à des trucs sexuel. Enfin…ça va jamais passer comme une excuse. Plaquée sur le matelas je le regarde, droit dans les yeux, surtout, pas descendre la vue sur plus bas, pas regarder si y a un caleçon ou pas et surtout pas se demander s’il a une lampe torche dans le lit. Pas que je sente quoi que ce soit, ah non, je me concentre assez fort pour faire abstraction de ce genre de ressentit.
    Mais il le sait, le sexe a toujours été une sorte de crainte. Une fois le cap passé en fait, c’est passé, mais les mauvais souvenirs ne partent pas vraiment je dois dire et quand on arrive dans le creux du sujet y a toujours une petite pointe crainte qui vient toujours faire chier et là en l’occurrence, feindre l’innocence parce que j’ai subitement envie de lui. Et trouver une réplique pourrie…bah c’est tout moi.

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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Ven 16 Sep - 4:03

*Si je dors tout nu? Ah ouais, c'est du Piniou, ça. Non, Je dors jamais à poil, sauf si éventuellement t'es à mes côtés. En fait, j'aime pas ça, c'est bizarre, tout seul. Les nanas, ça connait pas ce genre de sensation. Alors ouais, sauf si j'ai une nana avec moi (enfin si je t'ai toi, on peut pas dire que y'en ai beaucoup d'autres qui soient passées par mon lit) parce que là, c'est bien, se serrer l'un contre l'autre, juste avec tendresse, plus d'envie, l'amour terminé, juste pour dormir l'un contre l'autre et se soucier de rien. Mais rien ne m'aurait préparé à ton retour, alors non, j'ai un caleçon, un super boxer avec des poulpes dessus, c'est Elisa qui me l'a offert à Noël, quelle idiote. ça m'a fait repenser à toi, c'était le genre de cadeau que t'aurais pu me faire.*

Uriel la regardait au fond des yeux, là, contre elle, et il savait ce qui risquait d'arriver si jamais il arrêtait pas tout ça. Il allait craquer, et célébrer son retour. Mais en fait, il en avait pas envie, enfin si, mais pas maintenant. Pas direct après 6 ans d'absences.

- Espèce de perverse, va.

Il lui rétorque ça affectueusement, pour essayer d'oublier son envie, et se recule après un bisou dans le cou.

- ça fait du bien de savoir que j'ai juste à tendre la main pour te toucher le bras...

Le voilà fleur bleue. En même temps, 9h, il venait de se réveiller. Fallait pas trop en demander. Il avait pas eu son chocolat chaud et ses céréales d'ado en pleine crise, il avait pas pris sa douche, et il était encore à moitié stone de la soirée weed de la veille. Sans parler de la nouvelle de Pain, à savoir le choc provoqué par son retour et par le fait d'apprendre que lui, LUI, avait bien failli être papa. Présentement, il lui fallait une gorgée de gin, ou alors un seau d'eau glacée -ce qu'il n'allait pas lui dire, Pain se serait fait un plaisir de le lui apporter. Alors il se leva simplement et s'étira, avant s'aller ouvrir les rideaux pour laisser entrer la lumière grisâtre. Et puis le voile noir, levé trop vite, la tête qui tourne et le revoilà allongé en travers du matelas, les mains plaquées sur le visage.

- Plus jamais 6 pétards... Tu veux un café?

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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Lun 19 Sep - 0:19

    Le temps semble suspendu, je le regarde, droit dans les yeux, je me demande bien ce qui peut se passer dans son esprit à cet instant. À quoi il pense, je ne peux pas m’empêcher de sourire en tous les cas. Le regarder avec tendresse, les yeux brillants, étincelant je dirais même. Si je le dévore du regard carrément ! Si je plonge dans ses yeux ? C’est plus que sûr. Mon souffle se fait quelque peu profond, à quoi tu penses ? Pourquoi je ne peux pas être dans ta tête ? Je voudrais pouvoir deviner ce qui s’y cache.

    -C’est pas vraiiii !

    Oui…il a tout coupé, l’instant chaud, excitant, enfin bref. Il vaut mieux. J’éclate de rire, oubliant déjà l’envie qui gronde, mon corps frissonne et se contorsionne sous l’effet du bisou. Je le regarde, caressant son visage, oui, Uriel, ça fait du bien d’être près de toi. Mes yeux lui traduisent une tendresse terriblement voluptueuse, affectueuse. Je t’aime tu le sais ? Moi je le sais. Y a aucun garçon qui n’ait pas été comparé à toi, pas un seul qui au final m’est semblé digne de toi. Pas un seul que j’ai trouvé aussi craquant, aussi tendre, aussi viril, aussi orgasmique toi.

    -T’es l’homme de ma vie, toi, tu le sais ça ?

    Ses mots tendres glissent hors de mes lèvres alors que mes mains glissent sur sa peau alors qu’il se redresse. Je regarde ses fesses, je me souviens bien de ce cul à damner un saint. Tiens…son boxer me fait rire, toute seule, comme une cruche, je suis en train de me marrer, en voyant les petits poulpes dessus. Ça doit être sa sœur ça ! Je rigole pendant quelques secondes avant de le voir revenir s’effondrer.
    Six pétards ? Eh ben, on en fait des conneries Monsieur Poulpe. Je le regarde, souriante, espiègle, si je veux un café ? Je vais aller t’en faire un ouai, ça c’est sûr, mais toi, tu vas rester là et végéter encore un peu, après ce sera la douche. Ou un seau d’eau glacée.

    -Je veux un bisou.

    Je déclare cela avec suavité, tendre, je me glisse sur lui et viens capturer ses lèvres. Mon corps se lovant contre le sien, cambrant mon dos vers lui, je m’abandonne à ses lèvres avec indécence. Voluptueuse, ma langue joue avec la sienne, ma bouche capture la sienne. Mon intimité sans sous vêtement aucun s’enhardit d’une chaleur indécente alors qu’elle frotte contre son boxer, un petit frisson, c’est à bout de souffle que je quitte ses lèvres et murmure.

    -C’est moi qui vais aller te faire le petit dej’.

    Je souris et dépose un bisou sur le bout de son nez, m’échappant, je me redresse et m’éloigne en courant vers la porte, la jupette ondulant sous mes mouvements, marquant allègrement le fait que les rondeurs opalines de mes fesses ne sont en aucun cas enfermé dans un carcan de tissus.
    Je passe la porte, refais quelques pas en arrière et lui lance mutine.

    -Et oui, je confirme, j’ai pas de culotte.

    Déconcertante, je suis déconcertante. Je repars en trottinant vers la cuisine, commençant à faire un peu de bruit, voir du bordel en cherchant les trucs du petit déjeuner. Préparant le café. Ah oui…je vous l’ai pas dit ? J’ai un autre surnom. La tornade tagada. Là où je passe, le bordel fracasse !

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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Mer 14 Déc - 23:36

[hrp: désolée d'avoir mis si longtemps... >< J'ai beaucoup de mal avec Uriel lol]

C'est du Pain, ça, ça peut être que du Pain. La nana qui tente, s'éloigne, retente, l'embrasse et puis repars, confirmant que oui, sa culotte est resté au placard. Elle doit foutrement bien le connaître, le dreadeux, pour avoir deviné qu'il regardait son derrière. Ou alors elle connait vachement bien la gente féminine. Uriel ne se considérait pas comme un macho, loin de là, il se jugeait même plutôt sympa avec les nanas, gentils, prévenant etc. Mais ses yeux se baissaient tout seul vers le bas, quand une jolie fille passait dans son champ de vision. Enfin non, pas n'importe quelle jolie fille. Là, c'était Pain, c'était celle qui était lui au masculin, celle qui lui avait manqué si longtemps.

Il l'entendait faire le petit dej. A grand bruits de porcelaine et de boites de chocolat, de crissement de céréales et de résonances métalliques.Il avait hebergé chez lui que deux nanas. Siobhán et Pain, autant dire les deux opposés. Red pouvait cohabiter avec lui en lui faisant oublier jusqu'à son existence, tant elle était discrète. Chaque chose prise était remise à sa place, et si elle n'avait pas vidé régulièrement les cendriers, il aurait oublier qu'elle squattait son appart. Pain, c'était autre chose. Lui était bordélique, mais Pain, c'était le bordel lui-même. Pas qu'elle en foutait partout, mais elle était tonitruante, comme nana, fallait le dire. Il sourit doucement, se sentant remonter le temps, et fini par se lever. Il enfila un jean et attacha ses dreadlocks (les cheveux dans le chocolat, il avait déjà donné), avant de zoner jusqu'à la cuisine, choppant au passage un appareil numérique dans un tiroir.

Il la regarda quelques secondes, le nez plongé dans les placard, et l'interpella, avant de prendre une photo. Qui serait floue et mal cadrée, comme d'hab, mais pour ce qu'il s'en foutait! C'était pour fêter son retour, en général, il s'abstenait de toucher à un appareil photo en sa présence. Celui-là allait d'ailleurs vite fait finir caché, ou elle allait le mitrailler. Il courut jusque sa chambre et s'adossa à la porte, au cas ou il lui prenne l'envie de le poursuivre. Et hop, caché entre deux sweats, sous les tee-shirt, bien au fond de l'armoire. Le guitariste rouvrit la porte, tout sourire. Certaines choses ne changeaient pas. Il avait beau avoir grandi, avoir les cheveux beaucoup plus longs, avoir pris quelques biceps (pas trop) et trois balles dans le torse, avec Pain, il était toujours le même. Un gosse.

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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Ven 30 Déc - 0:34

    Je souris comme une gosse alors que je prépare le petit dej, je suis une tornade, je le sais et j’adore ça. On me dit hyperactive, je trouve juste que je déborde toujours d’énergie et que c’est pas ma faute si bien souvent et bah le tout se renverse et se répand autours de moi. Je me déhanche dans la cuisine, grignotant au passage, dansant sur une musique imaginaire qui trotte dans ma tête. Les dread virevoltent autours de mon visage et quand il m’appelle et me prend en photo, un grand Hey sort de mes lèvres suivit d’un c’est pas du jeu !
    J’éclate de rire, lâchant ce que je tiens à la main sur la table mais le temps que je cours jusqu’à lui, que je saute sur son dos pour l’attaquer en bonne et dut forme l’appareil a disparut. Poussée dans mes retranchement d’ado attardé, autant le dire clairement hein, je me mets à le chatouille, agripper sur son dos, en le menaçant sur un ton bon enfant.

    -Tu triches tu l’as caché, donnes moi l’appareil. Moi aussi je veux faire des photos. Tricheur.

    Mes mains se perdent sur son ventre, ses côtes, je ris comme une petite fille, nous faisant alors tomber à la renverse sur le lit et moi comme une sangsue je m’accroche à Uriel en continuant les chatouilles jusqu’à parvenir à me remettre sur lui, soulever son tee shirt et quelque chose que je n’avais pas vu jusque alors frappe mon regard. Des cicatrices sur sa peau, je les regarde, intriguée, les frôlant du bout des doigts avant de lui souffler.

    -C’est quoi ça ?

    Je me penche, je regarde, je plonge mes yeux dans les siens, l’intrigue se lit sur mes traits, il va avoir du mal à détourner la question car je peux être très chiante quand je veux une réponse et là, pour le coup, moi qui connait sa peau par cœur, je veux savoir ce que c’est, ce qui vient se rajouter sur sa chaire….

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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Jeu 7 Juin - 19:57

Uriel sentit plus qu'il ne vit son lutin rose d'amie lui sauter dessus pour le chatouiller jusqu'à lui en faire cracher ses poumons. Elle le savait, pourtant, qu'il était hyper chatouilleux sur les côtes! Ouais, c'était d'ailleurs sans doute pour ça qu'elle continuait en dépit de ses protestations énergiques, de ses ruades et autres paroles incompréhensibles à cause du rire qui le prenait à la gorge. C'était incontrôlable, dès qu'on se mettait à le chatouiller. Et puis, Pain vient soulever son tee shirt et remarque les cicatrices, lui demande ce que c'est, d'ou ça vient.
Uriel, la regardant dans les yeux, lui rétorque, le plus sérieusement du monde :

- La petite vérole.

Mais ça n'a pas l'air de la faire rire. Il ne sait pas vraiment s'il a envie de parler de ça maintenant. Mais il connait son amie, il la connait par coeur. Elle va le tanner jusqu'à ce qu'il crache le morceau. Autant avouer tout de suite. Sauf que la suite risque de ne pas être plus plaisante. Le dreadeux est persuadé que Pain va s'en vouloir, elle ne devrait pas, mais c'est presque certain. Il dit tout simplement :

- J'ai fait ce que j'avais à faire.

UNe petite pause et il s'apprête à reprendre, pour expliciter. Tergiverser ne sert à rien, elle l'aura à l'usure, de toute façon.

- Y'a cinq ans, une patrouille a tiré sur un mec qui fuyait. Y'avait une mioche sur la trajectoire. Du coup, c'est moi qui me suis pris les balles. Ingrid a failli me tuer. Ah oui, tu sais qu'elle est devenue milicienne?

Et qu'accessoirement, elle avait failli le traîner en justice? Dans les autres nouvelles, y'avait l'enrolement d'Amalie dans la Cible. Ouais, ouais, la famille se porte bien.

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MessageSujet: Re: Hé boy, devine qui revient [Mars 2100]   Lun 13 Aoû - 2:04

    Je le regarde, un peu comme le ferait une sauvage intriguée de découvrir un semblable d’un autre sexe. Mes yeux d’ambre détaille sa peau, se plonge en accord dans ces yeux à lui, dans sa pupille, je souris, effleurant de temps à autre les blessures, en me demandant ce qu’il a bien pu faire.
    Je reste un instant silencieuse à sa blague qui ne me fait pas rire et le regard toujours vifs, je caresse les cicatrices avant d’entendre la vérité. Je fronce les sourcils, fait une de ses moues qui me caractérise bien, un air contrarié traverse mes traits et je viens donner un coup de poing sur son torse.

    -T’a faillis mourir sans moi ! T’as pas le droit !

    Je m’en veux, mais je ne le dirais pas. Je l’ai laissé tout seul alors qu’il s’est pris des balles pour un geste noble et qui ne m’étonne pas vraiment de sa part. Mais je ne veux pas le dire. Il a failli mourir et sans moi…qui m’aurait prévenu ? Comment j’aurais su ?

    -T’as pas le droit de mourir sans moi.

    C’est une toute petite voix plaintive alors que je viens me blottir contre lui, cherchant la chaleur de sa peau, enfouissant mon visage contre sa chair, je pose mon front contre, les mains contre son torse, je reste là. Je pousse un gémissement plaintif, cette idée ne me plait pas et ne me plaira jamais. Et puis, même s’il a fait cela par simple bravoure, je n’aime pas, je me sens coupable.

    -Toutes façons Ingrid, elle aurait finis bourreau que ça m’aurait pas étonné.

    Je pousse un soupir et redresse au bout d’un long moment mon regard, j’ai l’impression que je suis toute petite entre ces bras et j’adore ça. Je lui souris et viens effleurer le bout de son nez avec le mien.

    -Mon homme de ma vie, y a le petit déjeuner qui t’attends, mais…au pire, je veux bien rester faire câlin. Juste là, comme ça, et je peux ronronner. Et te faire des bisous.

    Je dépose un baiser tendrement sur ces lèvres, je recommence, tout doucement, inlassablement…

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