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 Madame Butterfly [Mi Février 2100 - CLOS]

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MessageSujet: Re: Madame Butterfly [Mi Février 2100 - CLOS]   Ven 29 Juil - 16:15

Une belle idée ? Oui, c’est une belle idée. Sans me vanter, j’ai eu quelques idées stupides, parfaitement couillonnes, voire carrément dangereuses, mais celle-là, plus qu’une idée, une envie, c’est la perfection. En théorie. Parce que comme le souligne si bien Mlle Hatsuna, l’homme arrive a faire le mal avec l’objet le plus pur. Ils utilisent toujours à mauvais escient ce que la science crée pour leur bien. Ils n’ont qu’un souhait, se détruire les uns après les autres. Je ne peux que les en remercier pour la planète, mais pour mon malheur, la Nature m’a doté d’un trop profond amour pour l’humanité. Je suis scientifique pour les hommes, parce que je crois que la science, même si elle ne peut pas tout expliquer, permet d’améliorer le quotidien. J’aimerais trouver une poudre qui permettrait d’obtenir dix litre d’eau grâce à seulement quelques centilitres de liquide. Je voudrais trouver quelque chose pour éradiquer la famine, mais c’est Vienne que j’ai choisi pour le moment. Et pour le moment, c’est un peuple opprimé qui a besoin de moi, à travers la rébellion. Je sers la rébellion pour servir le peuple, même s’il est vrai qu’ils sont bien trop auto-destructeur pour bien se servir de ce que je peux leur offrir. Même Julianne, toute chef de la résistance qu’elle soit, même elle ne sait pas contrôler ce que la Nature lui offre. Elle se bat pour un monde meilleur mais se bat tout de même. Je m’étais souvent demandé ce qui pourrait advenir si jamais Livingstone n’était plus. Qui prendrait le pouvoir ? La Cible ? Mais seraient-ils meilleurs, ou tout aussi tyrannique dans un autre genre ? Peut-être qu’il faut de toute manière choisir un camp, que la neutralité n’apporte rien du tout. Stagner est mauvais pour l’humain. Il lui faut avancer pour espérer se construire, ou se reconstruire. Alors peut-être que se battre, c’est avancer. Pour le moment du moins.

Je lui souris doucement. Elle est bien loin de mes réflexions philosophique, ou plus vraisemblablement, c’est moi qui suit très loin d’elle. Pourtant c’est à elle que je réponds quand j’ouvre ma gueule de serbe mal coiffé :


- Je ne sais pas. Peut-être que nous sommes forcé de choisir un camp un jour ou l’autre, pour pouvoir avancer. Peut-être que la paix passe par la guerre, après tout c’est ce que les romains pensaient : Si vis pace para bellum. Si tu veux la paix, prépare la guerre. Je pense qu’ils étaient bien moins belliqueux que nos civilisations que l’on ose dire avancées.

Je la regarde avec intensité. Cette femme est d’une rare intelligence. C’est devenu presque introuvable dans cette ville, la plupart tentent juste de s’en sortir, même les scientifiques : les hommes sont devenus avides d’argents et de gloire. Elle est brillante, et sans façons. Je me plaît en sa compagnie, combien de fois devrais-je me le dire ? Elle me plaît tout simplement. C’est tellement mieux de mettre des mots concrets sur les sentiments, les situations. Voilà, elle me plaît, c’est con à dire, elle n’a rien fait pour, je ne l’ai pas draguée non plus (autrement nous n’en serions assurément pas a partager un repas) , et pourtant le résultat est là et autant que je l’accepte : elle me plaît, elle me plaît elle me plaît. C’est tellement étrange de m’entendre dire ça. Moi le scientifique arrivée dans cette ville détruite de l’intérieur, resté seul après avoir rompu avec mon seul contact, à savoir mon gigolo de frère. Moi qui ait toujours été presque plus passionné par la chimie que par le corps d’une femme… C’est presque la même chose, à de différents degrés. Mais pourquoi est-ce que je commence à penser à ça, comme si c’était le moment. Je sens mes joues chauffer, voilà que je rougis une fois de plus, et c’est parfaitement déplacé cette fois-ci. Atori, vous avez bien du mérite de me supporter. Mon visage s’assombrit alors qu’elle me décrit toutes les horreurs endurées, subites, perpétrées par son ancien compagnon. Est-il possible que des salauds pareils existent encore ? J’espère que cet enfoiré, bien qu’il ait d’après ses dires été un « compagnon d’armes » est mort, et que son cadavre à pourri. J’éviterais de le dire à table, de peur de lui couper l’appétit.

- L’ombre est une part de chacun de nous. Parfois elle se manifeste par un certain pessimisme, d’autre fois, par une violence impardonnable. L’humain est celui qui sait faire avec sa part d’ombre, et qui sait surtout la maîtriser pour ne pas la laisser contrôler son existence.

Ais-je une part d’ombre en moi ? Oui sans doute. Ma haine pour l’injustice et le mensonge, qui me conduit a de bien mauvaises pensées. On dirait un vieux prêtre en train de confesser… Peu importe ma part d’ombre, je crois savoir la dominer. A peu près du moins. Pour le moment.

- Je suis certain que vous réussirez de nouveau à croire en l’homme, Mlle Hatsuna. Mais peut-être qu’avant cela, il vous faudra croire d’abord en vous.

Je rougis une fois de plus. J’en dis, des phrases bêtes.
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MessageSujet: Re: Madame Butterfly [Mi Février 2100 - CLOS]   Sam 13 Aoû - 0:20

    Choisir. Voila une idée que j’ai abandonnée depuis très longtemps. Choisir pour un pays qui n’est pas le mien, une ville qui n’est pas la mienne, un combat qui peut me toucher mais qui n’est pas vraiment à moi. Je choisirais si un jour j’avais des enfants, hors je n’en veux plus, j’ai trop subir ce que j’ai subis, je suis vouée à finir seule et vieille, mourir entourée de chat ou de serpent et me dire que j’ai très mal vécut. Que je n’ai rien apporté, que je n’ai jamais fais de choix. C’est une idée qui a déjà fait son chemin et qui me va bien. Non ?
    Qu’ai-je à attendre de ce monde ? Un espoir tout infime je ne serais peut être pas même capable de le voir. Oh peut être que je devrais me dire qu’aujourd’hui est un espoir. Que peut être ce grand type bizarre, un peu dans la lune, un peu ailleurs est celui qui me permettra de choisir un jour un autre destin, peut être moins pourris que celui dont je me suis fait à l’idée. Allez savoir. Moi je ne sais rien sauf l’instant présent et il est si tendre, si doux cet instant que j’ai pas envie de diverger seule dans des pensées philosophiques.
    Mais avec lui, ce serbe, ce serait peut être plus plaisant.

    Un sourire divin éclaire mon visage, faisant rayonner mes traits d’une lueur suave et complice. Je pousse un rire amusé, léger, juste un souffle et l’observe, brûlant sans m’en rendre compte mes prunelles.

    -Franchement Monsieur Marcovic qui est réellement civilisé à Hegemony ? L’impératrice est un pseudo dieu au dessus d’une fourmilière à bruler ou inonder ses pauvres fourmis que nous sommes, se pensant intouchable et incapable de chuter. Pourtant quelques fourmis ont apprit que ronger lentement ses pieds la fera tomber. Le sang par le sang, la guerre par la guerre. Et après la paix ? On n’est pas même sur que cela arrive un jour.

    Nos yeux pour la première fois se rencontrent et je le fixe intensément comme il le fait. Je n’ai pas peur de mes opinions, me toucher reviendrait à déclarer la guerre aux plus grands fabriquant d’armes et si je respecte l’impératrice, que je tais mes réactions, je ne tairais jamais ma façon de penser. Les résistants agissent dans le sang, l’impératrice de même. A mes yeux ils sont égaux, qu’importe la cause. S’il faut que le sang coule pour calmer le sang, entretuer vous mais que l’on ne me demande pas dire c’est bien, continuez.
    Et puis je ne suis pas de Vienne, je n’ai pas un jugement très juste. Le japon n’a jamais vraiment aimé l’occident, il ne peut être un bon observateur, ni un bon participant.
    Je continue à lui parler, mes yeux toujours face aux siens, je ne veux pas baisser mes pupilles, sauf à la fin de mon aveu encore une fois. La mélancolie est chassée, la honte aussi de ce passif douloureux, de cette blessure détestable.

    A sa dernière phrase pourtant, je redresse mes traits, confiance en moi ? Voilà bien longtemps que j’ai confiance en Mademoiselle Hatsuna mais en Atori…Atori est morte depuis tellement longtemps, comment croire encore en elle. Le serveur vient nous desservir, je déplie ma jambe doucement, frôlant celle du scientifique au passage, je sens mon pied effleurer, presque caresser le sien et une lueur pourpre enrobe mes joue.

    -Excusez moi.

    Un petit murmure timide qui me semble ne pas vouloir se dire, sagement je me remets en place, allumant une cigarette d’un geste volubile, je l’observe un instant avant de lui sourire.

    -Alors est ce que la cuisine de mon pays vous plait?

    A cet instant là, le serveur vient à nous déposer la soupe miso et les makis.

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MessageSujet: Re: Madame Butterfly [Mi Février 2100 - CLOS]   Jeu 15 Sep - 20:28

Y'a pas à dire, j'aime discuter avec elle, c'est une des première à pas me prendre pour un tarté juste parce que je suis un mec en blouse blanche qui veut la paix dans le monde. Julianne est très peu compréhensive sur le sujet, c'est assez regrettable. Et les autres, je ne les connais pas. Enfin j'ai déjà parlé brièvement avec Mnémé, j'ai croisé le Fossoyeur, mais tous les autres sont des visages, sur lesquels on a déjà dû mettre un nom, mais qui ne m'est pas resté en tête. Le savant fou de la Cible ne sort pas de sa tanière, il crée, et si l'on veut quelque chose, il faudra venir le lui demander. Je serais foutu de me perdre dans tous ces couloirs, je préfère pas risquer.

Nous nous affrontons presque dans une joute verbale pour la philosophie et la liberté. Je m'imagine déjà, revêtu d'une armure de chevalier, lance au poings, prêt à charger... Ce que je peux être con. Mais j'apprécie cette discussion, ou personne ne cache ses pensées... enfin presque, je ne lui ait juste pas dit que j'étais résistant. Je trouve que pour un scientifique, j'suis resté assez ouvert sur la philosophie, c'est bien Sasha. Cranje, voilà que je me félicite. J'usurpe le rôle du vieux, là. D'ailleurs il faut bien qu'il ait un fils normal, le vieux, entre le meurtrier et le gigolo... Quoique je ne puisse pas franchement dire que je suis un mec normal, je suis en délire sur la physique quantique, j'adore manipuler des produits nocifs pour la santé, et j'avale des sérums de vérité. Pour le compte de la résistance, en fait, j'pense pas que le père serait franchement fier, s'il savait.De toute façon, c'est pas au programme, il se fait déjà suffisamment de cheveux blancs à cause de Dragan, je ne vais pas en rajouter.

J'ai envie de prendre ma tête par la tignasse et de l'exploser contre le mur. POURQUOI est-ce que je pense au père et au pays, alors qu'une charmante jeune femme me fait découvrir le sien, hein, pourquoi? Je suis trop dissipé, je ne comprends même pas comment je réussis à être scientifique. Je l'écoute pourtant, je sais chaque mot qu'elle a dit. Alors quoi, j'ai deux cerveaux? Le serveur nous retire l'assiette de brochettes, fameux, d'ailleurs, et je sens un truc effleurer mon pied. Ah, c'est pas un rat quand même? Enfin j'ai rien contre les rats mais ça la foutrait mal, un rat dans un restau. C'est alors que ma compagne de table chuchote de minuscules excuses que je comprends que c'était son pied... et que pour ne pas changer, je me mets à rougir. Heureusement que mes cheveux sont détachés. Elle allume un baton de nicotine, et mon regard est rivé sur ses mains, épiant son geste. Je ne sais pas pourquoi, je trouve ses mains magnifiques. Fine, soignées, gracieuses... Je m'étais jamais aperçu qu'on peut donner autant d'adjectif à des mains. Je suis sûre qu'elle aurait été une musicienne hors pair. Ou une chimiste. Des doigts aussi précis, c'est fait pour une chimiste. Si ça se trouve, elle est chimiste d'ailleurs. Je réponds à sa question tout en regardant toujours ses mains, fort impoliment :


- Excellent... J'ai hâte de découvrir la suite! Voilà un pays dont la gastronomie m'attire, je rajoute sur la liste des contrées à visiter.

Et puis là, je bug. Ma langue fourche, ma tête déconne, mon cerveau rends l'âme, appelez-ça comme vous voudrez. Toujours est-il que je lui pose LA question con, le genre de truc qui n'aurais jamais dû sortir de mes réflexions sur ses mains :

- Vous pratiquez la chimie? Non je dis ça parce que vos... vos mains sont... Enfin bref c'est pas grave, déformation professionnelle, passons à autre chose, alors qu'avons-nous là?

Je me rattrape comme je peux. Ah oui, c'est sûr que c'est super de lui parler de ses mains. Non mais tu sais plus te tenir ou quoi?
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MessageSujet: Re: Madame Butterfly [Mi Février 2100 - CLOS]   Ven 16 Sep - 12:01

    Je n’ai pas à craindre ce que je lui dis, enfin, j’en ai la cruelle impression. Et même si j’essaye de me dire, fait attention, je n’y parviens pas. À vrai dire, les mots sortent de mes lèvres avec facilité, j’aime débattre, je ne sais plus combien de fois, père et moi passons nos nuits à parler, de tout, sans cesser jusqu’au petit matin. Ce qui énervait passablement maman alors qu’elle rentrait dans le salon nuageux de fumée au petit matin.
    Ainsi, je parle avec cet homme qui me donne envie de sourire, laissant sa présence s’imprégner au fond de mon esprit comme la présence d’un fantôme tout à fait indétectable. Et si je ne le remarque pas encore, j’en prendrais certainement conscience plus tard, quand il ne sera plus là. Quand je serais seule, pensant fugacement à un passé douloureux, chassant la pensée par ce repas et Lui.

    Ne pas cacher ses pensées…c’est si rare chez moi. Il faut dire qu’à part côtoyer l’impératrice, je ne vois pas grand monde. Enfin, si on ne compte pas Sato, mais Sato c’est autre chose. C’est mon petit frère adoptif et mon garde du corps/Chauffeur/Psy/cuisto quand j’ai la flemme et autre…Il n’y a que lui qui sache véritablement mes pensées, en même temps, c’est instinctif chez lui de savoir quand cela ne va pas entre autre chose.
    Sans le faire exprès j’effleure son pied, je le fais rougir, je rougis. Cela me ferait presque rire. Mais c’est un autre moyen de communiquer peut être. Selon le niveau de rougeur, intense, peu intense, une sorte de dialogue corporelle que personne ne peut réellement comprendre. Tiens…je divague, cela ne m’était pas arrivé depuis bien longtemps les divagations. J’en éclaterais presque de rire, mais il ne vaut mieux pas.

    Il regarde mes mains tout en me répondant, je le constate sans vraiment y porter attention en vérité. Dans un sourire ravie de savoir qu’il aime bien notre cuisine je lui souffle.

    -Si je retourne au japon pour voir mon père, je vous emmènerais. En tout bien tout honneur Monsieur Marcovic, mais…père serait pire qu’un gosse de sept ans s’il pouvait rencontrer un esprit tel que le vôtre. Enfin…si ça vous intéresse bien sûr .

    L’invitation est dénuée de sous-entendu, il n’y en a aucun. Si je retourne au pays pour voir ma famille je serais heureuse d’emmener Monsieur Marcovic, de plus, père serait plus exciter qu’un gamin de pouvoir partager ses connaissances avec un esprit comme le sien.
    Il me sort de mes pensées avec une question surprenante. Un sourire glisse sur mon visage, entre amusement et attendrissement, émerveillant mon regard d’un pétillement enfantin, je lui réponds.

    -Je suis pianiste. Père aurait aimé que je fasse de la chimie, quand j’avais…sept ans, il a essayé de m’apprendre. Après la fabrication de deux boules puantes et une explosion qui m’a causé un petit séjour à l’hôpital, il a dit stop. Il faut dire, que je m’amusais plus à faire exploser les composants qu’autre chose. Il a retenté l’expérience quand j’avais 15 ans d’ailleurs. A ce souvenir ma voix poursuit sur un ton plus qu’amusé. Je crois que la solution a tellement moussé que l’on pouvait faire soirée mousse dans son labo. Il m’a mis au piano.

    Un rire glisse hors de mes lèvres tandis que je délaisse la cendre dans le cendrier. Regardant la soupe miso et les makis, j’éteins la cigarette et attrape les baguettes. Lui désignant une pate verte je lui indique.

    -Ceci c’est du Wazabi, c’est très fort, faites attention et la sauce noire, vous trempez votre maki dedans. Moi j’aime bien faire ainsi.

    Attrapant un beau morceau de pate de wazabi, je le laisse glisser dans la sauce et tourne, tout cela dans un mouvement gracile de baguette, puis attrapant un maki, je trempe le tout pour et le porte à mes lèvres.

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MessageSujet: Re: Madame Butterfly [Mi Février 2100 - CLOS]   Dim 16 Oct - 21:18

Oui, ses mains sont comme les miennes, des doigts fins et longs (crochus pour moi... on dirait un vieux sorcier, ça me désespère). aussi ne m'étonne-t-elle pas en me disant qu'elle fait du piano. La chimie, non, pas assez concentrée apparemment... Cela dit, je me suis mis à la chimie au lycée, moi, et notre histoire d'amour à commencé quand j'ai fait exploser une éprouvette d'un quelconque mélange destiné à une quelconque réaction. J'ai trop chauffé, ça a explosé, et je garde une trace de brûlure sur la main gauche depuis. Je crois que j'aime autant réussir mes expériences que les rater. Peut-être suis-je un peu dérangé, mais j'aime échouer, ça me prouve que je dois encore travailler pour arriver au sommet de mon art. Oui, car c'est un art, la chimie, parfaitement. Comme la peinture, comme la parfumerie. C'est précis, c'est beau, ça me plaît. Le piano, moins, mais je n'ai pas l'oreille musicale, et je chante comme une casserole.

- La musique et moi sommes de vieux ennemis... Mon corps s'est toujours refusé à la pratiquer, je chante faux, je n'ai aucun sens du rythme, sans parler de la coordination de mes mains et de mes jambes... Un désastre, je vous assure!

Je la regarde manger ces drôle de rouleau de riz enveloppé dans une feuille noirâtre que je suppose (si je me réfère aux connaissances que j'ai de la cuisine japonaise, du temps ou je lisais des shônens entre deux expériences de chimie) etre de l'algue nori. Bizarrement, ça ne m'attire pas des masses, ce truc. Enfin, je vais goûter. Je m'empare d'une paire de baguette et tente de les coincer entre mes doigts, tout comme elle. Les bouts de bouts se croisent, tombent, glissent... Je parviens d'une main tremblante à m'emparer d'un maki, le porte au dessus de la sauce... mais il tombe à côté du récipient, lamentablement. Je baisse les yeux et regarde ce vil aliment d'un air désespéré. Je retente, sans succès, puis finis par l'embrocher comme le pendard qu'il est avant de le tremper dans la sauce et de le manger d'un air assassin.

- Je viens sans doute d'insulter toute la nourriture japonaise et les japonais par la même occasion.

Je ris un peu et la regarde manier si aisément ses propres baguettes.

- Comment faites-vous pour manger avec ça?

Je repose mes baguettes d'un air con(trit) et trempe mon doigt dans la sauce wasabi... vieux réflexe. Le doigt je veux dire. En Serbie, pas pour dire qu'on est des sauvages ou moins évolués, non, mais chacun se fout totalement des autres, de la manière dont ils bouffent je veux dire, c'est pas grave de manger du poulet avec les doigts ou de porter son assiette de soupe à la bouche pour boire. Mais j'aurais sans doute pas dû faire ça devant Mlle Atori, je veux dire, elle à l'air tellement classe... Je me sens si stupide que je ne relève pas le gout de la pâte verte, censée être forte. Ouais ça picote un peu, mais rien d'exceptionnel... si?

- Excusez-moi pour... enfin... vous... bref désolé.

Change de sujet mon vieux, change de sujet.

- J'aimerais beaucoup aller au Japon avec vous. Oups. Enfin pas avec vous, hein, je veux dire... Sasha, tu n'es qu'un imbécile. Enfin si j'aimerais beaucoup vous accompagner! Enfin c'est pas la question! Tu rames, mec. Je... Le Japon me plairait énormément et rencontrer votre famille aussi. Enfin... j'espère que je me suis fait comprendre??

La question serait plutôt : as-tu compris toi-même ce que tu voulais dire? Parce que bon, les lapsus, c'est plutôt révélateur chez toi, man. D'une petite voix, je poursuis :

- Vous m'apprendriez à me servir des baguettes?
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MessageSujet: Re: Madame Butterfly [Mi Février 2100 - CLOS]   Ven 21 Oct - 12:02

    Le piano ou l’art de rester perdue dans mes pensées pendant des heures. La musique m’a souvent permise de sortir de mes pensées. Elle a été la meilleure compagnie qui soit pendant des mois. Oh, je ne suis pas une virtuose de grand talent, je joue des airs tristes quand cela ne va pas, quand j’ai besoin de border ma mélancolie, rien d’extraordinaire. Rien de passionnément, c’est pour apaiser, rêvasser. Un sourire tendre passe sur mes lèvres à son aveu. Je ris doucement. Décidément je connais peu de scientifique capable de danser ou de s’adonner à la musique.

    -Vous ne devez pas battre père à ce sujet…Mère désespérée, mais, il est aussi raide qu’un balai. Ma foi, on ne peut pas être un génie et savoir danser. Cela doit être votre cas aussi non ?

    Je ne me rends pas compte, mais ma voix est douce, suave et tendre. Mes yeux se portent avec attention sur lui, je retiens mon sourire du mieux que je le peux et l’observe se débattre avec son maki. Il me faut énormément de concentration pour ne pas éclater de rire. Je cache doucement mes lèvres, les tords avant de clairement sourire et rire avec tendresse à son regard assassin.

    -Certes…mais Sasha 1, Makis 0Mon regard dans le sien est tendre et amusé. Je l’observe sans rien dire, doucement, à sa question, je hausse les épaules. Les baguettes c’est coutumier pour moi, comme lui une fourchette. L’habitude ? Je hausse les épaules et le voit tremper son doigt dans le wazabi.

    Je ne sais pas trop quoi avoir comme réaction, non pas que ce geste me préoccupe vraiment, mais je ne sais pas si c’est une coutume serbe ou autre. Alors, posant les baguettes à coté de mon assiette, j’attrape un maki et le trempe dans la sauce avant de le porte à mes lèvres, gestes graciles et sans gêne, je lui souffle. Je lui jette un regard amusée.

    -Laissons tomber les baguettes, j’adore manger les makis avec les doigts, mais chut, il ne faut pas le dire. Madame Butterfly est tellement…stricte comme ils disent.

    Je ris doucement encore en pensant à cela. Il est vrai que mon surnom sous entends toujours que je suis un être froid, manipulateur, qui ne calcule que sa fortune et qui fait tout pour grossir ses chiffres. Si c’était seulement vrai, alors que j’aime rire avec un air mutin tout en mangeant mes sushis avec les doigts comme à cet instant. Merci Monsieur Marcovic….
    Je me redresse à ses paroles, au japon ? Avec moi ? Je le regarde avec des yeux étonnés, ne sachant pas vraiment ce qu’il a voulus sous-entendre. Avant de lancer.

    -Rencontrer mon père ? C’est cela ? Je souris, essuyant mes doigts sur la serviette. La prochaine fois que je prends mon jet pour y aller, je vous embarque, cela vous va ?

    Je le regarde avec tendresse, toujours.

    -Et pendant le vol, je vous ferais des cours de baguette.

    Amusée, je finis mon assiette. Les plats sont desservis, le dessert amené, le repas touche lentement à sa fin, ce qui signifie que bientôt, nous allons nous séparer et je ne garderais de lui qu’un souvenir et l’espoir qu’il m’appelle au téléphone. Oui…peu de chose en somme. J’aimerais retarder l’évènement, peut-être est-ce pour cela que je commande de nouveau un thé et alors que ma cuillère plonge dans mon dessert, je lui souffle.

    -J’espère que le repas vous a plus. La prochaine fois peut être que vous me ferez découvrir votre culture ? Par la cuisine…

    Un rencard ? A peine dissimulé….

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MessageSujet: Re: Madame Butterfly [Mi Février 2100 - CLOS]   Jeu 24 Nov - 17:53

L'habitude doit aider, c'est certain. Comme pour les serbes, faut avoir l'habitude de se faire resservir cinq fois de la rakija maison avec un vague goût de prune, que la plupart des alcoolos de l'Empire ne pourraient pas supporter... Tout... est une question d'habitude. Moi avec les femmes par exemple, je suis sûr que... Non, oublions, il n'y a qu'elle qui a réussi à me faire avoir... disons confiance, et à prendre plaisir à ce déjeuner. C'est une femme remarquable. Je crois que ce repas lui a à elle aussi fait du bien, elle me parait plus détendue. Voilà qui me fait plaisir.

Nous continuons de manger nos makis avec les doigts, moi un peu gêné de bafouer une culture que je ne connais pas. J'aime la voir me sourire de cette manière, j'aime son léger accent, son visage, sa façon de me regarder alors qu'elle à (pour ne pas me faire paraître ridicule??) abandonné ses coutumes et ses baguettes. Je la regarde un peu trop longtemps, puis retourne à mes makis, qui vite, se retrouvent engloutis par nos estomacs respectifs. Oui j'adorerais qu'elle m'emmène voir son père au Japon. J'adorerais rencontrer cet homme, en savoir plus de cette culture... et de cette femme. Atori Hatsuna me fascine, elle m'accepte comme je suis, timide, pas très doué ni très drôle, maladroit...


- Oui, je serais ravi de ce voyage, Atori.

Je l'ai appelé par son prénom. Oups. Je n'ai même pas envie de me corriger, pour cette fois. Je l'aime bien, cette femme, je l'aime beaucoup, même. C'est stupide à dire, non? Mais j'ai l'impression que nous avons beaucoup en commun, sans pourtant n'avoir aucun trait de caractère identiques. Je suis con, c'est définitif.

Je la regarde et sourit doucement, alors que, les dessert apporté, elle me demande de lui faire découvrir ma culture. Je ne veux pas trop y voir. Après tout, j'ai son numéro dans la poche.

- Je crains qu'il n'y ait pas beaucoup de restaurants serbes dans cette ville et puis... la cuisine serbe, c'est mieux chez soi, dans un contexte plus... enfin... moins formel. Je demanderais ses recettes à ma mère, et je vous promets que je vous ferais goûter.

Une promesse, c'est une promesse. Un jour, oui, je lui montrerais cette culture oubliée de tous. Pas chez moi, sans aucun doute. Il faudrait que j'emprunte l'appart' de quelqu'un. Celui de la petite Ambre, peut-être, après tout, elle n'y fout jamais les pieds. Je termine mon dessert et propose de régler. Il est temps que je retourne au labo. Je crois. Ou plutôt, il est temps que je m'éloigne un peu d'elle, avant de vraiment m'imaginer plein de choses.
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MessageSujet: Re: Madame Butterfly [Mi Février 2100 - CLOS]   Ven 2 Déc - 23:39

    Je n’en reviens pas vraiment de ce qui passe. J’en prend conscience peu à peu mais cet homme me plait et me donne envie de sourire. Au fond de moi j’ai un peu peur, cela ne m’est plus arrivé depuis des années, mais encore plus enfouis au fond de mon être, j’ai envie de sourire et de rire. J’aime beaucoup ce grand type avec de long cheveux et plutôt maladroit. Je le trouve charmant, attachant et je ne sais pas, c’est comme si pour une fois mon être ne veut pas être sur la défensive, non, bien au contraire. J’ai envie de me laisser aller, de le séduire, de voir si je peux faire en sorte qu’il porte son regard sur moi. Ses choses que j’ai oublié avec le temps et les années, ses choses qui n’étaient pour moi que des théories du passée. Et je me surprendrais presque à avoir honte de Madame Butterfly, cette femme sans cœur, sans désir, sans gout pour la vie.

    Lorsqu’il m’appelle par mon prénom, je souris comme une gamine et je trouve que entre ses lèvres, j’ai envie d’être Atori, la vraie Atori, pas cette image de papier glacé qui ne sait jamais rire, ni sourire et qui n’a rien dans la vie si ce n’est son boulot insipide.
    Je rougis en souriant comme une enfant, le regardant comme s’il eut entre ses mains le graal ou je ne sais quoi. Et je finis de dévorer mon maki de cet air enfantin, sans m’en cacher bien au contraire.

    -Si vous me le promettez alors…je n’oublierais pas de vous le rappeler en temps et en heure Sasha. Je souris avec délectation, quand l’addition arrive, quelques mots suffisent pour voir cela avec Sato, c’est lui qui dispose de la carte bleue et autres moyens de paiement. Il me faut quelques instants avant d’avoir envie de me lever, lui tendre une main et m’éloigner doucement en prenant grand soin de me retourner vers lui au meilleur moment.

    A bientôt j’espère Monsieur Marcovic….

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MessageSujet: Re: Madame Butterfly [Mi Février 2100 - CLOS]   

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