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 Certains deuils sont interminables [Octobre 2099]

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Isaline Svensson
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MessageSujet: Certains deuils sont interminables [Octobre 2099]    Lun 28 Fév - 13:38

22 octobre 2099

Isaline passait le service de sécurité pour quitter le palais impérial. Une silhouette parmi tant d’autres, qui profitait de la pause déjeuné, pour changer d’atmosphère. On quittait donc le silence étouffé des bureaux pour la vie grouillante de la cité. D’ordinaire l’interprète ne se presse pas. Mais aujourd’hui on aurait dit qu’elle avait le diable au corps. Elle donnait l’impression d’être asphyxiée et de courir vers une source d’air. C’était ainsi depuis le réveil.
Parce qu’aujourd’hui, cela faisait exactement deux ans, que Lucas MacKinnon était mort. Un jeune homme qu’elle avait rencontré quand elle était en Ecosse. Le seul qui avait put éveiller chez elle le désir d’aimer. Il avait été tué. On l’avait proprement et simplement liquidé. Et ceux qui lui survivait n’arrivait pas à l’oublier. Isaline pensait très (très) souvent à lui. Cependant il la hantait inlassablement le jour de cet horrible anniversaire. Les souvenirs la prenait à la gorge et lui donnait une irrémédiable envie de pleurer. Alors la demoiselle avançait droit devant dans l’espoir te tenir bon jusqu’à la fin de son service.

C’était difficile de tenir. Elle le sentait tout autour d’elle. Chaque détail était l’occasion de suivre le fil du passé. Même la voix de sa grand-mère n’avait pas réussi à l’apaiser. Cette tendre toulousaine exilée sur les terres écossaises pour lutter encore et encore. Elle n’avait rien put dire de plus à sa petite-fille qu’elles ne savaient déjà. Lucas avait été supprimé par la police. Il ne reviendrait jamais. I fallait continuer de vivre sans lui. Isaline n’y arrivait pas vraiment. Malgré les mois elle ne pouvait pas se résigner. Il lui manquait terriblement.
A quelques mètres à peine du palais un trottoir réussissait à la déséquilibrer. L’esprit ailleurs elle ne contrôlait plus rien. Elle faillit bien tomber de tout son long. Le cœur affolé mit quelques minutes à se calmer. Un soupire désespéré s’échappait des jolies lèvres roses. Cette femme était à fleur de peau. Malgré le soleil automnal elle frissonnait sous la brise. Il lui fallait un bon remontant si elle ne voulait pas craquer en pleine rue. Elle replaçait son sac sur son épaule et se remit à marcher d’un pas vif. Ses talons claquaient pris dans une fuite.
Ses yeux commençaient doucement à la piquer. Sa main rageuse chassa la première larme. Sa gorge se nouait ainsi que son ventre. Le chagrin allait la submerger. Alors elle poussa la porte du premier café qu’elle croisa sur sa route. Sans un mot elle se dirigea vers la place la plus éloignée. Son corps glissait sur la banquette pour aller rejoindre la pénombre protectrice. Son sac abandonné devant elle Isaline sentait déjà les larmes couler de ses yeux. D’une main fébrile elle fouillait à la recherche d’un paquet de mouchoir. Mais l’image de Lucas séchant ses larmes réussi à l’arrêter dans son mouvement.
Là cette inconnue explosa en sanglot. Elle ne contrôlait plus rien. Son corps exprimait une douleur qui était presque palpable. Les épaules étaient secouées par la force de ses sanglots. Ses bras s’étaient resserrés sur son ventre vide. Comme si par ce geste ses tripes allaient enfin se calmer. Naturellement la jeune femme commença à se balancer doucement d’avant en arrière. Elle laissait tous les reflexes enfantins ressurgir. Dans sa robe noire elle ressemblait à une jolie veuve. Ce qui n’était pas si éloigné que ça de la réalité.

Elle ne distinguait plus rien derrière sa rivière de larme. Sa mémoire lui jouait des tours. Elle revivait les moments les plus marquants de leur histoire. Sa poitrine était douloureuse et son souffle chaotique. Et elle n’avait personne avec qui partager cette peine. Personne à qui raconter quel garçon formidable il avait été. Le visage dans les mains elle luttait contre cette force dévastatrice. Un an de pleurs s’évacuait enfin !

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MessageSujet: Re: Certains deuils sont interminables [Octobre 2099]    Mer 2 Mar - 1:49

=>Premier poste

    Le squelette avait déambulé presque toute la journée dans la ville. L’esprit préoccupé pour son Impératrice, déesse des déesses, femme parfaite. Il s’était énervé seul ce matin là, poussant un cri de rage dans le silence, il détestait être prit de cour, attaqué ou blessé et il supportait encore moins que ce soit les femmes auxquelles il était attaché qui subissent quelque chose de néfaste. Il était allé voir celle qu’il considérait comme sa mère, il était allé à l’orphelinat, éternellement le même, inquiétant la sœur plus que de raison qui réclamait désormais beaucoup trop de réponse. Inquiète, oui, elle l’était, il le sentait, il l’aimait trop pour supporter cela. Alors pour une fois il avait posé sa tête sur son épaule et avait fait ce câlin étrange durant quelques minutes. Elle lui avait caressé les cheveux et s’était rassurée. Il l’aimait, au point de vouloir la rassurer. Mais il n’arrivait pas à lui parler, non, ce n’était pas de l’autisme mais Dani était toujours un enfant que l’on avait abandonné. Plongé dans son mutisme, cela ne l’empêchait pas de réfléchir, de penser, certes à sa manière mais parler pour expliquer des mots, cela lui était impossible. Il ne savait pas le faire, il ne savait plus le faire, plus depuis son abandon.

    Assis au comptoir du café, le patron lui a servit comme d’habitude. Un thé brûlant et une petite coupelle de lait pour Mony. La ratte en était friande et trempée ses pattes dedans tout en l’observant. Courbé, son bras soutenant sa tête, il la caressait du bout des doigts, le cuir de ses gants crissant à chaque mouvement. Il la regardait, sans expression sur le visage, il ne pensait plus à rien, non sa mère l’avait calmé. Elle au moins allait bien. Et même s’il vouait un culte à l’impératrice, il ne pouvait nier que la sœur avait plus d’importance pour lui. Si un malheur lui arrivait, il tuerait, il tuerait la personne qui aurait osé faire cela. Oui, il l’ébouillanterait, l’éventrerait, le dépècerait vivant !
    Mony se glisse sur son bras, remonte à son épaule et vient sentir son cou, il la laisse faire, le regarder à demi porté sur elle lorsqu’entre une jeune femme qu’il connait de vu. L’œillade est fugace mais elle semble triste, il s’étonne.

    -I…I…saline…

    Ses lèvres échappent un murmure à peine audible, plus un souffle qu’autre chose. Étonnant qu’il prononce un nom, il ne le fait que pour une raison. Lorsqu’il aime bien la personne qu’il l’observe. Et depuis son arrivée au palais, il l’a souvent vu. Elle est douce, gentille comme une petite fille. Elle lui rappelle quelque chose, là, caché dans ses souvenirs. Un visage de poupée dont il ne sait pas la raison.
    Je pourrais vous le dire, moi, je le sais bien. Daniel ne se souvient plus de son passé avant ses quatre ans, mais au fond il reste toujours des bribes de souvenirs. Des choses qu’il ne peut expliquer mais qui le font agir. Et cela arrive même lorsqu’il tue. S’il se souvenait de son passé,il pourrait comprendre qu’il voit en la jeune femme une petite fille de boucle blonde, poupon toujours à ses basques, une petite sœur dont il ne se rappelle rien et qui durant son enfance était la seule avec qui il était humain.

    Inquiet il tourne son visage vers elle, il la regarde, ses yeux s’écartent, s’agrandissent et…s’inquiètent. Attrapant vivement Mony pour la mettre dans sa poche, il fait signe au patron. Sur la carte il désigne le chocolat chaud et une part de la tarte du jour. Le bonhomme accepte, sourit et le sert immédiatement.
    Attrapant le tout dans chaque main, Dani se dirige doucement vers la table, il la regarde, droit à coté d’elle, il ne sait malheureusement pas comment s’y prendre. Il se penche, hésite, se redresse tout droit et se racle la gorge. A-t-il un air maladroit et penaud ? Oh que oui. Il ne sait pas pourquoi il fait cela, non, il sait juste qu’il doit faire ainsi. Il ne veut pas la voir pleurer, cela lui fait mal au fond de lui, elle est si petite, si fragile on dirait.

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Isaline Svensson
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MessageSujet: Re: Certains deuils sont interminables [Octobre 2099]    Jeu 3 Mar - 18:28

Il y a des jours où l’on regrette sa solitude. Mademoiselle Svensson vivait l’une de ces journées. Elle n’avait jamais vraiment eu besoin de présence humaine pour se sentir bien. Dès l’instant, où ce royaume l’avait privée de ses parents, elle avait enfermé son cœur à double tour. L’indifférence avait prit le pas sur elle. Personne ne pouvait réellement l’approcher, la toucher, grâce à cela. Enfin presque personne, quelques rares individus, avaient provoqué des réactions. Mais on l’en avait privé aussi. A chaque fois, oui à chaque fois, que son cœur se remettait à trembloter quelqu’un venait la priver de ce bonheur. Alors la jeune femme s’interdisait toute relation personnelle. Quitte à en pâtir aux moments de souffrance.
C’était bien pourquoi elle ne s’attendait pas à trouver le majordome impérial debout juste à côté d’elle. Elle ne l’avait pas sentit et encore moins vu approcher d’ici. La surprise l’avait fait sursauter sur la banquette de faux cuir. Ses yeux bleus gris regardaient cette silhouette avec appréhension. Elle était perdue dans sa tristesse et n’arrivait pas à relier tous les éléments entre eux. Que faisait-il ici ?
Elle apercevait la tasse et l’assiette dans les grandes mains de ce presque inconnu. Il avait l’air gêné. Avait-il commandé cela pour elle ? C’était une gentille attention. Une idée qui réussi à lui tirer un petit sourire. Celle-ci l’obligeait indirectement à reprendre contenance. Toute son énergie s’évertuait donc à endiguer son chagrin.


Cet homme était entrain de sauver son esprit. Il lui offrait un point d’accroche qu’elle voulait saisir comme la désespérée qu’elle était. Lentement Isaline repoussa ses affaires pour lui faire une place à côté d’elle. Elle avait les mains tremblantes et des gestes bien maladroits. Cela l’agaçait un peu et l’incita à se stopper. A l’aide de ses paumes elle épongeait ses jolis yeux tristes. Il fallait qu’elle se calme. Elle devait reprendre le contrôle de ses émotions si elle voulait être capable à quoi que ce soit. Même pour tenir une conversation il fallait un peu de maîtrise.
D’un air désolé elle attrapait enfin un mouchoir et soulagea son nez mouillé lui aussi de larme. En le sortant un petit paquet de photographie avait été emporté sur la table. L’une d’elle la représentait avec la cause de son chagrin. C’était dans la petite ville d’Ecosse au sommet d’une colline. Le soleil commençait à décliner dans leurs dos. Elle avait les cheveux plus courts, des yeux rieurs et un magnifique sourire au visage. C’était par sa simple présence que Lucas pouvait faire rayonner les autres. Et lui mignon avec ses cheveux trop blonds toujours en bataille et cet air si malicieux.
Isaline retournait rapidement cette photo. Elle s’excusait de cette pitoyable scène. D’abord en baragouinant quelques mots suédois. Mais se souviennent que son interlocuteur ne connaissait pas cette langue elle passa à l’anglais. Son trouble rendait sa voix un peu plus roque et son accent plus ferme. Mais ça n’avait pas vraiment d’importance ici. Ils n’étaient pas sur leur lieu de travail. Heureusement.


-« C’est pour moi ? »


Elle désignait les petites douceurs posées devant elle. L’odeur du chocolat rappelait la sécurité de l’enfance. La demoiselle en inspirait la fragrance en tentant de calmer les hoquets de ses pleurs. Elle ne ressemblait à rien à demie décomposée. Mais au moins c’était la preuve qu’elle n’était pas indifférente au monde. D’une main peu sûre elle éloigna ses cheveux clairs de son visage. Elle ne voulait pas inquiéter ce garçon.
De nouveau capable de réfléchir un minimum Isaline recommençait à étudier la silhouette. Elle se souvenait qu’il avait un nom à particule. Mais c’est son prénom qu’elle n’avait pas oublié. Quelqu’un l’avait prononcé un jour devant elle. Il s’appelait Daniel. Elle avait entendu dire qu’il était un peu dangereux. Pourtant un homme dangereux aurait-il était aussi attentionné ? En attrapant précautionneusement le chocolat chaud entre ses mains elle cherchait un moyen de débuter une conversation.


-« Ne vous inquiétez pas. Ça va passer. C’est gentil d’être venu vers moi. »

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MessageSujet: Re: Certains deuils sont interminables [Octobre 2099]    Mar 8 Mar - 14:10

    Daniel est mal à l’aise, comme toujours, il a étrangement du mal avec les relations humaines les plus simples. Surtout avec des personnes qu’il ne connait pas. Mais parfois, comme avec sa mère adoptive, la sœur, il sait très bien redevenir quelqu’un d’humain. Alors face à Isaline, Daniel redevient ce petit garçon attentionné qu’il ne souvenait pas d’avoir été. Non, il ne se souvient pas d’avoir eu une petite sœur, une poupée blonde qui le faisait rire toute la journée et dont il s’occupait avec attention. Une petite sœur, s’il se souvenait de ce triste passé…laissez moi vous délivrer quelques secrets.

    30 ans en arrière…

    -Micky ! Le cri de sa petite sœur le réveille, Daniel enfin Michaël à l’époque sursaute dans son lit de soie tendre, il dormait si bien. Allongé sur le ventre, il se frotte les yeux avant de sentir le poids de sa petite sœur de trois ans et demi sur le dos. Elle lui saute dessus avec force et vivacité, l’écrase et lui coupe le souffle. Micky ! Elle cri de sa voix enfantine avec cette allégresse qui ne la quitte jamais. Elle éclate de rire et à califourchon sur son dos, s’amuse à le remuer dans tous les sens pour qu’il se réveille. Micky, Micky, Micky !

    Il grogne, bougonne, mais au lieu de la repousser la laisse faire. Sa petite sœur à tous les droits sur lui, la seule qui accompagne ses journées. Au final, après tout, ils vivent à deux dans cette grande maison vide. Sa mère et son père sont ambassadeurs, ils ne peuvent s’occuper comme ils le voudraient de ses enfants.

    -Maman est là, maman est là. Elle le remue, il grommelle avant de sentir sa petite sœur glisser sur le coté et essayer de le pousser hors du lit. Maman, maman, prépare toi. Elle essaye de le pousse, il se laisse faire et retombe au final lourdement sur le sol. Mais il ne dit rien, non, il est heureux. Cela fait deux semaines qu’il n’a pas vu sa mère. Sa sœur l’aide à se redresser et voilà que les deux enfants se mettent à courir jusqu’au salon de cette demeure trop grande pour leurs petites jambes.
    Ils font la course, comme toujours et le petit garçon fait en sorte de laisser sa sœur gagner, comme toujours. Il ne veut pas qu’elle boude, elle est mauvaise joueuse et lui ferait la tête toute la journée. Alors il fait tout pour lui faire plaisir.

    Ils arrivent au salon, leur mère est à la fenêtre et lorsqu’elle entend leurs pas, se retourne, sourit et leurs tends les bras en s’accroupissant au sol. Dans un même élan, ils se jettent contre elle, ils la serrent, elle fait de même et murmure.

    -Mes poussins.

    Mickaël respire le parfum de sa mère mais quelque chose le dérange. Il ouvre les yeux, hésite avant de se repousser. Ce n’est pas sa mère, non, sa mère n’a pas cette odeur de tabac. Il le sait, sa mère déteste la cigarette. Elle cri sur leur père s’il en prend une, elle qui passe son temps à lui lever cette horrible manie. Il fait quelques pas en arrière et la fixe sans expression. La petite sœur ne se rend compte de rien. Sa tante redresse son regard vers lui et sourit mauvaise tenant toujours sa petite sœur dans ses bras. Il ne sait pas, il ne sait pas que sa tante est là en tant qu’exécutrice. Elle travaille pour des gens peu recommandable et doit mettre fin à la lignée du père. D’abord les enfants, sa sœur devait rentrée aujourd’hui, elle a bien manipulé la chose pour la faire accuser de la mort de ses gosses et celle de son mari…

    De nos jours.

    Je vous raconterais la suite plus tard, revenons à ce jours où Mickaël est Dani, un homme sans souvenir.
    Debout, gêné, il ne sait plus vraiment où se mettre. Tremblant un instant, il n’ose pas la regarder, ses yeux vont et viennent avec inquiétude, oscillant sur elle et droit devant lui. Alors qu’elle bouge pour lui faire place, il pose ce qu’il lui a porté sur la table et met ses mains derrière son dos. Il veut partir, elle essuie ses larmes, c’était tout ce qu’il voulait, mais quelque chose l’empêche de partir.
    Observant les gestes de la jeune femme, il hésite, s’asseoir à coté d’elle, non, il n’en est pas capable, c’est donc en face qu’il s’assoit, il se tient droit, raide comme un piqué, déglutit avec grand mal. Daniel est mal à l’aise, c’est si rare qu’il s’entiche de vouloir aider quelqu’un, qu’il veuille faire sourire quelqu’un.
    A sa question, Dani pousse de sa main gantée de cuir la tasse et l’assiette face à elle, les rapproche doucement d’elle avant de revenir poser sa main sur ses cuisses. Ses yeux ne la regardent pas, intimidé il ne dit rien, au contraire, il est d’une timidité horrible quand il se laisse être un peu humain. A ses mots, il sourit, il essaye mais son regard furtivement passe à elle puis vers rien de nouveau.

    Dans sa poche Mony s’agite, la petite rate n’aime guère être enfermée, c’est donc tout naturellement qu’il attrape sa seule véritable amie et la ramène doucement sur son épaule. L’animal observe la jeune fille, se redresse et remue ses pates avant dans un mouvement précis. Dans un murmure, Daniel souffle.

    -Elle…elle vous dit bonjour. Il regarde la jeune fille avant de poser ses yeux sur la table. La petite rate a le chic pour rendre Dani sociable et c’est donc tout naturellement qu’elle descend de son bras et vient se poser sur la table. Elle fixe la jeune fille et pour lui faire plaisir roule sur le coté et ne bouge plus, les pattes dressées en l’air elle attend. Dani sourit légèrement et vient gratter le ventre de l’animal doucement. Ses yeux fixent la rate avec affection, il lui gratouille l’abdomen doucement. Isaline peut voir toute l’humanité du squelette qui pour une fois fait face sur ses traits. Elle peut comprendre aussi qu’il n’a que cet animal pour compagnie, la seule qui n’est pas peur de lui parce qu’il ne dit jamais rien, la seule qui ne veuille pas l’écraser parce qu’on le pense attardé. Il n’est pas stupide, bien au contraire.

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Isaline Svensson
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MessageSujet: Re: Certains deuils sont interminables [Octobre 2099]    Jeu 26 Mai - 17:03

[ HP J'ai abusé ! Je m'excuses ! ]$

Trop portée vers son propre passé l’interprète n’avait pas remarqué la rêverie de son collègue. Chacun avait une histoire à gérer. Sous une dictature les cicatrices étaient aussi communes que les injustices. Mieux valait en prendre son parti. En théorie cela s’appelait prendre de la distance. En pratique c’était de la déshumanisation forcée. Isaline n’était pas fragile. Mais Isaline était une pauvre humaine.
Ils avaient l’air de deux associables entrain de tenter une approche. Ce géant ne partait pas en courant après son devoir accomplit. Ils faisaient des efforts. Il n’y avait pas de quoi rire. Pourtant la jeune femme sentait la dérision de cette situation alléger un peu sa poitrine. Entre maladroits le soutient était plus doux.


Le silence s’installait entre eux avec naturel. Le chagrin ne rendait pas loquace. Qui plus est ce grand monsieur n’était vraisemblablement pas porté vers la communication orale. Les gorgées de chocolats chaud ressemblaient aux gouttes d’un nectar consolateur. L’endeuillait buvait lentement. L’odeur lui montait aux narines pour l’enfermer dans un doux cocon.
Et puis dans cet instant déconnecté de la réalité un nouvel élément déstabilisait la jeune femme. Une petite bête entrait en scène, et accaparait l’attention de la table, et même des plus proches consommateurs. Encore perturbée mademoiselle Svensson se laissait attendrir. Ses yeux retrouvaient un peu de leur douceur coutumière. Elle avait eu un chien il y a longtemps. Cette boule de poil avait été un véritable compagnon de vie. L’affection des animaux n’avait pas d’égal chez les hommes…


-« Bonjour mademoiselle. Vous avez l’air bien malicieuse dites-moi. J’espère que vous amusez bien notre gentleman ? »

Un léger rire s’échappait de sa bouche en observant la complicité de l’homme et de la petite souris. C’était un tandem bien étrange. D’ordinaire ce genre de duo se retrouvait dans un cirque à faire d’éclatants numéros devant un parterre d’enfants fascinés. Isaline tenta de les imaginer sous un chapiteau. Un deuxième sourire détendait ses traits. Daniel avait réussi à chassez le fantôme de Lucas pour un instant.


-« Je devrais peut être me chercher une petite copine moi aussi… »

Ses jambes se dépliaient tranquillement. Elle penchait son visage vers les petits yeux du rongeur. Sa main déposait délicatement la tasse sur un coin dégagé avant d’aller se poser sur son autre bras. Son souffle s’apaisait pour de bon. On voyait sa silhouette retrouver un certain équilibre. Le sanglot passait pour laisser la place à de la lassitude. La belle soupirait en les regardant avec tendresse. Elle se sentait vide et seule sans savoir comment y remédier.


-« Il y a des épreuves dont on se passerait bien, tu ne crois pas ? »

Son regard se fixait sur le sien avec une certaine curiosité. Maintenant, qu’elle avait les yeux vraiment ouverts, elle pouvoir entrevoir tout le charme de la pudeur masculine. Cela lui faisait du bien d’être en compagnie de quelqu’un de désintéressé. Elle avait envie d’en savoir un peu plus sur ce chevalier imprévu.

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MessageSujet: Re: Certains deuils sont interminables [Octobre 2099]    Jeu 21 Juil - 22:44

    Daniel en vérité n’est pas maladroit. Il est juste incapable de côtoyer sa propre race. Disons que cela ne lui a jamais paru évident. Son esprit a toujours bloqué, il n’a jamais véritablement su comment faire. C’est un sentiment étrange, entre peur et sauvagerie. Mais un animal n’a –t-il pas peur au final de ce qu’il ne connait pas ? Et Dani, ne connait pas ses semblables. Il ne sait pas se fondre dans la masse, parler, être sociable, envisager le futur. En fait Daniel a une vie bien simple, chaque chose a un rituel précis qui, pour ne pas le plonger dans une folie paranoïaque a besoin d’être suivis à la lettre. Chaque jour, chaque matin et chaque soir.

    Le silence fait acte de foi, le grand homme ne sait pas ce qui doit être dit ou fait. Il ne connait pas forcément l’art de la discussion, il n’est pas un baratineur, ni un séducteur, il est juste un enfant qui n’a pas grandit et qui ne grandira jamais. Autiste, bloqué dans ce corps d’homme squelettique, il vit sans vivre, il existe sans exister, il n’est rien de plus qu’un nom qu’on lui a prêté pour être dans la société.
    Mony fait son apparition, le pire, elle fait sensation. Trop de regard se tourne, il se sent mal à l’aise, il n’aime pas qu’on le regarde. On n’a jamais fait attention à lui, sauf pour se moquer, il déteste qu’on le regarde. Mais il se tient calme, parce que la jeune fille en a besoin et parce que la rate est mignonne et c’est avec fierté qu’il la montre. Et qu’il se rend plus sociable.

    Il sourit, d’un sourire charmant, d’homme, pour une fois aux paroles d’Isaline, cela lui donne un autre attrait sur le visage, quelque chose de plus mature, de plus masculin et tendre à la foi. Le majordome semble humain, heureux, intelligent, il semble plus que ce qu’il n’est à l’habitude.
    Il reste surprit cependant à sa dernière phrase, cherchant une explication au fond de lui. Mais était-ce à lui qu’elle avait parlé ? Il n’en était pas sûr, un instant ses yeux se perdirent sur un point invisible, là sur le côté, il caressait la ratte encore.

    -Je…je crois.Il avait hésité mais pour une fois il avait parlé, comme un homme le devrait. Un peu bégue par crainte il continua. J’ai..j’aimerais vous dire, que..que…que je sais. Non…que j’ai j’ai…vécu beaucoup d’épreuve mais…mais…je ne, je ne…je ne me souviens de rien avant l’orphelinat. Mais j’a…j’avouerais volontiers que…j’aurais aimé savoir mon petit bout de passé. Peut être qu’alors, je saurais et que les autres ne me considéreraient pas comme un imbécile. C’est étrange vous ne croyez pas, on pense que je suis un attardé, pourtant je sais que je ne le suis pas.

    Daniel n’avait jamais autant parlé, ni même finit ses phrases sans bégayer et pourtant. En quelques secondes, il avait changé, un charme masculin c’était installé sur ses traits. Quelque chose de timide et de pudique. Daniel est un homme étonnant, un homme qui peut parfois être plus qu’un autiste, comme le juge ceux qui ne prennent pas le temps de boire un chocolat avec lui….

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Isaline Svensson
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MessageSujet: Re: Certains deuils sont interminables [Octobre 2099]    Sam 7 Jan - 13:18

Isaline sentait toute la gaucherie de son interlocuteur. Il ressemblait à un traumatisé qui n’avait pas encore réussi à réintégrer le monde. Il n’était pas le seul dans ce cas. Il y en avait beaucoup qui venaient trouver refuge en Ecosse. Ils tentaient de panser leurs blessures et d’éloigner les cauchemars. Quels pouvaient être les cauchemars de cet homme ? Cette question stimulait l’esprit de la jeune femme et l’aidait à quitter le chagrin.
Elle lui souriait, d’un sourire plus posé, moins forcé. Dans ce royaume il suffisait de peu de choses pour sortir du cadre. Les gens tout autour d’eux les épiaient avec inquiétude. On n’aimait pas l’étrangeté par ici. Il fallait que tout soit en ordre, propre, entendu. Pourtant quelques fois on ne pouvait pas jouer la comédie.


La voix de son interlocuteur était un peu érailler. Comme quand les cordes vocales n’ont pas été assez sollicitées. Elle avait eu des cours sur le fonctionnement de la voix, de la langue, du son. Le corps était une machine très complexe. Chaque petite avarie avait une explication possible. Celle de Daniel c’était le bégayement. Cet handicap éclairait un peu plus cet inconnu. Sans avoir à le demander Isaline comprenait un peu ce qui lui était arrivé. On ne bégayer pas à cause d’un disfonctionnement physique la plus part du temps.
Le mot « orphelinat » suffisait en lui-même. La jeune femme aussi se sentait orpheline. Elle se sentait abandonnée depuis neuf longues années. C’était un manque qui avait crée un énorme trou dans sa poitrine. Le fantôme de son cher Lucas était maintenant accompagné de ces parents disparus. Disparus était le mot le plus approprié. Les deux jeunes gens étaient enfermés dans leurs propres ombres.


-«Ca les rassure de dire ça. C’est plus facile de mettre dans une case. Ceux sont souvent eux les vrais idiots. Il ne faut pas les écouter. La méchanceté ça n’a jamais fait avancer le monde. Ou en tous cas jamais dans la bonne direction. »


Elle ne répondait pas ainsi par gentillesse mais par honnête. On lui avait enseigné à défendre la vérité. Il lui était impensable d’aller dans le sens de ces idiots. Car c’étaient bien les peureux comme eux les idiots. Ils stigmatisaient. Par la force de leur discours ils condamnaient un homme charmant au mutisme.
Dans ces quelques mots sourdaient la révolte familiale. Celle qui habitait son inconscient.


-« Vous devriez même leur montrer à quel point ils se trompent. Je suis sûre que ça pourrait les faire réfléchir un petit peu. Les gens ne devraient jamais s’arrêter de réfléchir. Ils verraient peut-être… »


La suite n’était pas bonne à dire. Elle n’était certainement pas recommandée à l’oreille d’un inconnu et dans un lieu public. La jeune femme était encore trop secouée. Elle se laissait aller. Ce n’était pas bon. Isaline devait faire attention. Son passé la mettait déjà sur la liste des coupables. La moindre erreur pouvait lui coûter cher.


-« Je m’appelle Isaline. Je travail au palais. Je suis interprète. J’entends toutes les opinions toute la journée. »


C’était une défense bien légère. Le mensonge ne faisait pas parti de ses boucliers. Et puis elle n’avait pas envie de tricher avec lui. Il lui était sympathique. Il était là pour elle alors que personne ne le forçait. C’était tellement rare. Et puis il avait quelque chose de mystérieux. Il éveillait sa curiosité. Un charme ténébreux se dégageait de lui. Isaline avait comme l’intuition qu’ils pouvaient devenir des amis.

-« Je suis contente qu’on se soit croisé. Vous seriez d'accord pour qu'on reste encore un peu à discuter ? »

Le joli visage slave retrouvait un peu de sa douceur première.

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MessageSujet: Re: Certains deuils sont interminables [Octobre 2099]    Dim 29 Jan - 17:53

    Connaître son passé aurait aidé Daniel. Enfin aidé…savoir qu’il avait été un enfant abandonné et trahie par la sœur jumelle de sa mère n’aurait certainement pas rendu à l’homme une santé physique et mentale. Au contraire, cela aurait peut-être fait de lui un homme pire que ce qu’il est aujourd’hui. Il aurait eu des raisons pour tuer, des raisons véritables pour être au service de la folle de l’empire et surtout des raisons pour être fou. Hors aujourd’hui, il n’est que le funeste pantin d’une vie qui ne lui appartient pas, un introverti incapable de savoir ou de connaitre un passé douloureux qui aurait donné des raisons à son incapacité à la sociabilité.
    Sans le savoir, Daniel est devenu un homme au service d’une femme dangereuse, capable de tout pour elle parce que personne n’avait eu la jugeote de partager un bref instant de vie avec lui. Il peut être bon, ça il ne le sait pas. Bon avec ceux qu’il aime, aimer…voilà un grand mot pour un homme si différent. Mais si on lui avait donné de l’amour après l’orphelinat comme la sœur le faisait, Daniel serait devenu quelqu’un d’autre. Si une femme avait su percer son cœur, peut-être aurait-il été plus sain, moins apte à idolâtrer une fausse idole comme l’impératrice. Il suffit d’un rien pour changer le chemin d’un homme, il suffit d’un tout petit rien pour un être insignifiant aux yeux des autres. Mais on l’avait délaissé, rejeté et son esprit torturé a été si malmené qu’à part sombrer, aller au-devant des erreurs, il n’avait pas été correctement dirigé. Cela aurait pu être autre, cela ne l’est pas.

    Il se sent stupide face à elle. Sa voix si peu utilisée n’a jamais été si lourde sur son corps, la présence de la rate le rassure, mais la présence d’Isaline aussi. Il ne sait pas pourquoi et il ne veut pas le savoir. Pour une fois son esprit ne se torture pas à comprendre ce qu’il est inapte à calculer d’habitude.
    Il ne comprit pas les paroles de la jeune femme, c’est trop complexe pour lui. Daniel a toujours agis de façon simple comme un enfant. Faire une chose sans se poser de question, mue par des instincts primaires qu’il oublie après.

    -Je ne comprends pas…pas…pas vraiment. Les autres…ils sont…plus…plus compliqué que je ne peux le comprendre.

    Pour une fois Daniel se livre, comme jamais il ne l’a fait. Il regarde autour de lui d’un œil inquiet. Il regarde les gens et se sent tout petit, se renforçant dans son siège, les épaules tassées, il voit la rate se cacher entre ses doigts. Un sourire masculin s’étire sur ses lèvres.

    -Mony est aussi simple que moi. Elle aime ou non. Elle ne cherche pas à jouer ou à faire semblant. Je m’entends mieux avec elle et puis…elle est intelligente comme jamais humain ne peut l’être. Les rats ont une société simple, et une intelligence certaine. Peut-être que je suis comme eux.

    Il la regarde, furtivement, par en dessous. Il se sent imbécile. Il voudrait se taire mais n’y arrives pas.
    Il la regarde, un peu perplexe, un mot veut sortir, mais rien. Il essaye de nouveau, sans résultat. Prenant un instant pour trouver que dire, il objecte avec innocence.

    -Je ne connais pas les humains comme…comme…comme vous il me semble. J’ai…j’ai…j’ai l’impression que je ne suis qu’une tâche dans le décor. Comme si…si..si on m’avait posé là en attendant. Quoi ? Je ne sais p..pas. En fait, je crois que réfléchir ce n’est pas…pour…moi. On ne m’a pas appris…et quand…quand j’essaye…je me sens idiot. Parce que c’est dur…trop…pour moi.

    Il sourit quand elle se présente, pour une fois, simplement il est content d’avoir quelqu’un à qui parler, quelqu’un qui lui dit son nom, quelqu’un qui prend un peu de temps pour lui.

    -Je m’appelle Daniel de SainteCroix, je suis le majordome de l’impératrice, je vous avais déjà vu. Moi j’entends beaucoup de chose mais je ne lance pas d’opinion, on me rit au nez après. Et je n’aime pas ça.

    Il passe sa main gantée dans ses cheveux gominés. Il se sent terriblement gauche. C’est plus fort que lui. Il hoche de la tête pour dire oui, troublé, terriblement troublé qu’elle lui demande de rester à discuter encore. Il sourit, il essaye, cela fait un peu peur, mais très vite, face à la douceur de la jeune femme, ses traits deviennent aussi doux que les siens, ses yeux se plissent et forment un charme masculin que personne n’aurait pu soupçonner jusque-là de sa part. Daniel sort un peu de sa solitude qui le rend bizarre, il devient beau, il devient agréable à voir, agréable à approcher, comme un homme normal.

    -Par contre, je ne sais pas de quoi parler. Je n’ai pas beaucoup de passion dans ma vie. Mony est la principale et les rats. Les cheveux aussi, mais quand j’en parle on dit que je suis bizarre et je crois que cela est vrai. Par contre j’aime les livres, je lis beaucoup. J’ai quelques vieux ouvrages mais je n’en parle pas trop, je ne sais pas ce qui est interdits, je lis tout ce que je trouve. Les sœurs m’offraient beaucoup de livre et m’ont laissé emprunter des vieux recueils….je…

    Il se perd dans ses paroles. Daniel lit beaucoup, il a une cachette secrète pour ses livres, un bien qu’il ne partage qu’avec Mony en lui lisant un livre le soir. Daniel dort peut, il dort que lorsqu’il est épuisé et cela peut arriver qu’au bout de deux jours. Il lit tout ce qu’il trouve, tout ce qu’il peut découvrir. Pas seulement des livres autorisés, bien au contraire .

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Isaline Svensson
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MessageSujet: Re: Certains deuils sont interminables [Octobre 2099]    Sam 8 Mar - 18:35

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Certains deuils sont interminables [Octobre 2099]
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