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 Le début d'une détention [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]

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Violet Livingstone
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MessageSujet: Le début d'une détention [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Ven 19 Nov - 3:56

Arrow l'enlèvement (j'ai pris la liberté de poster en deux temps)


** Elle était de retour dans leur maison de Londres. Tout était intact, et Violet posait sur chaque détail un regard bienveillant. De retour à la maison. Soudain, des rires éclatèrent, résonnant dans les couloirs. Un homme et une enfant. Suivant les échos, la jeune fille finit par pousser la porte d'une chambre d'enfant baignée de soleil. Les murs étaient tapissés d'un papier-peint violet à fleurs roses, le sol proprement rangé. Dans un coin, une maison de poupée. Là, un petit lit, à la parure de drap mauve. Des dessins sur les murs. Sa chambre. Il y avait assis sur la moquette un homme bruns aux yeux gris, les cheveux coupés courts, habillé sobrement d'un jean et d'une chemise. Sur ses genoux, une petite fille blonde comme les blés, qui serrait contre elle une poupée toute neuve, le visage illuminé d'un sourire. Violet à cinq ans. L'adolescente l'entendit dire, la voix résonnant comme dans un rêve:

- Mon papa, c'est le plus gentils des papas!
- Ma Violet est la plus jolie des petites filles!

Intervenant dans cette touchante scène d'amour filiale, l'ado s'avance et s'écrie:

-Papa! Tu es rentré! Je t'attends depuis si longtemps...


Il y eut un silence, et la petite Violet s'évanouit. Keith Livingstone se tourna vers sa fille et lui dit tristement:

- Non. Je ne suis pas là. Je ne serais jamais plus là. Violet, mon ange, tu as bien grandi. Je suis heureux de voir que tu es devenue si jolie. Près de moi, tu n'aurais pas pu t'épanouir. Ici, la guerre fait rage. Les gens meurent tout autour de moi. Tu te souviens quand je tu m'as demandé ce que c'était que la mort? Je t'ai dit que c'était juste un long voyage. Tu as grandi, maintenant. Tu es presque une adulte! Et moi, je ne peux même pas te serrer dans mes bras. Tu es si loin! Violet mon amour, la guerre est vaine. On ne peut soumettre un peuple qui veut résister jusqu'à son extinction. Je ne veux pas exterminer un peuple. Je ne suis pas comme Joane. Je n'aime pas la guerre, je n'aime pas tuer. Se rendre serait tellement plus simple...
- Papa!
- Je suis fatiguée, mon ange. Réveille-toi, maintenant.
- Papa, je veux rester! Je veux être avec toi, et t'aider!
- Tu as tes propres problèmes...

La chambre disparait dans un trou noir tandis que la dernière phrase de Keith résonne.**


Violet se réveille, une larme perlant de ses yeux gris. Elle ne saurait dire de quoi elle a rêvé, mais ça l'a bouleversé. Elle a froid. Elle a mal.Elle se redresse lentement et regarde autour d'elle, sans comprendre. Une pièce miteuse aux murs défraichis. Elle est couchée sur un vieux matelas, avec une couverture sur elle. La fenêtre sans rideau montre que c'est encore la nuit. Devant elle, une porte, fermée. Elle rêve encore, c'est ça? Et puis, elle se souvient. L'enlèvement. Ces salauds l'ont kidnappée! Elle sent en elle monter une rage immense, comme jamais auparavant. D'un bond, la jeune fille se lève, entre deux pas elle est à la porte. Elle tambourine de toutes ses forces, espérant casser le bois. Elle hurle :

- Libérez-moi bandes d'enfoirés! Je veux sortir! Vous n'avez pas le droit!

Non ils n'avaient pas le droit. Mais ces terroristes sont des hors-la-loi, et les droits, ils s'en contrefichent!

- Ma tante va tout faire pour me retrouver, vous finirez sur l'échafaud!

- Je veux parler à votre chef!

Peut-être qu'il n'y a personne derrière cette porte. Peut-être que la fenêtre est assez grande pour qu'elle s'y glisse et sorte de là. Peut-être. Elle en doute. Mais par acquis de conscience, elle va vérifier. C'est fou les trucs cons qu'on peut faire, parfois.

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Connor Peek
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MessageSujet: Re: Le début d'une détention [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Dim 21 Nov - 17:45

Connor avait été se reposer durant quelques heures après cette nuit pour le moins dangereuse et excitante. La pression redescendue, toute la fatigue lui tombait dessus d'un seul et même poids et était rapidement devenue impossible à supporter plus longtemps. Cependant, les consignes étaient qu'au moment où l'adolescente se réveillerait, ce serait lui qui établirait le contact. Il devait donc espérer que le chloroforme l'assomme encore un bout de temps! Sa capacité à rester calme en toute situation, même face à une insupportable gamine pourrie-gâtée ainsi que sa corpulence et sa force, nécessaires pour l'intimider et la contrôler, avaient été les raisons pour lesquelles il avait été choisi. De plus, après toutes ces années passées au sein de la Cible, les organisateurs de ce kidnapping avaient une confiance totale en lui. Il était donc ravi d'endosser ce rôle, même si lorsque l'on vint le réveiller, il ronchonna quelque peu pour qu'on le laisse encore dormir. Mais les directives étant ce qu'elles étaient, il ne pouvait s'y soustraire. Il se leva avec une certaine lenteur, prenant le temps de rassembler ses esprits et de chasser la lassitude qui avait envahie son corps. Lorsque ce fut fait, il prit le temps de se servir un café bien fort arrosé d'une quantité affolante de sucre. Le regard dans le vide, sirotant le contenu de sa tasse, il se concentrait sur le prochain rôle qu'il aurait à jouer dans cette mission. On lui avait dit que la petite était pas mal agitée, rien d'étonnant, mais cela signifiait qu'il allait devoir la jouer finement pour établir un contact durable avec elle. Qu'elle lui fasse un minimum confiance, sans pour autant aller au Syndrome de Stockholm certes, mais tout de même. Il était impératif qu'elle sente qu'on la traitait avec humanité, raison pour laquelle Mnémé n'avait pas voulu être affecté à cette tâche d'ailleurs, sachant lui-même pertinemment qu'il aurait voulu rendre à la nièce Livingstone la pareille de ce que sa tante faisait subir à d'autres. Si elle ouvrait ne serait-ce qu'un peu les yeux, si elle arrivait à comprendre le pourquoi de leur combat... mais il ne fallait pas rêver. Si elle comprenait déjà qu'ils étaient des êtres humains parfaitement normaux, ce serait déjà pas mal.

Le résistant finit d'une traite son café, posa brutalement sa tasse et après avoir enfilé sa cagoule et des gants, il se dirigea vers l'étage où était installé l'adolescente. Il n'était même pas encore arrivé au palier qu'il entendait déjà des cris et des vociférations ainsi que des coups portés à la porte. Ne se démontant pas une seule seconde, Connor gravit les quelques marches qui le séparaient du palier, s'arrêta devant la porte, expira lentement, fit tourner la clef dans la serrure et entra rapidement en refermant la porte derrière lui. La pièce était grande mais sombre, une seule petite lampe l'éclairant. Un matelas était posé à terre ainsi qu'une carafe d'eau et une assiette de pain, de riz et de patates. Rien à voir avec de la haute gastronomie, mais au moins était-elle nourrie avec des aliments énergétiques qui lui permettraient de tenir. L'homme avait prit avec lui deux chaises qu'il installa au centre de la pièce avant de prendre la parole pour la première fois de sa voix grave et profonde qu'il déforma légèrement en la rendant plus rocailleuse qu'à l'accoutumée.


- Assieds-toi Violet.

Son ton autoritaire ne donnait aucune place à une quelconque négociation, mais il doutait que la gamine ne lui obéisse, tout du moins pas aussi rapidement. Il s'assit donc lui-même, la fixant de son regard bleu azur, reprenant la parole afin de répondre à ce qu'elle avait pu hurler juste avant.

- Etant donné qu'il est impoli de commencer une conversation alors que tu ne connais même pas mon nom, laisse-moi me présenter.... en tout cas, partiellement. Tu dois bien te douter que nous avons tous des surnoms. Moi, c'est Le Fossoyeur. Tu peux m'appeler comme ça. Maintenant que les présentations sont faites, laisse-moi t'éclairer sur quelques points. Tu apprendras ici qu'il y a bien des choses qu'un tas de gens n'ont pas le droit de faire et qui pourtant prennent ce droit, y compris ta chère tante. Nous comptons d'ailleurs beaucoup sur elle et sur son envie de retrouver sa nièce, cela rendra les négociations plus rapides et faciles. Ainsi tu sortiras d'ici dans les plus brefs délais et nous, nous aurons obtenus satisfaction pour nos revendications.

Il marqua une pause avant de poursuivre et d'énoncer à la jeune fille les règles qu'elle aurait à respecter durant son « séjour » dans la planque.

- Tu n'es pas assez importante pour que le chef se déplace en personne, mets-toi bien ça dans le crâne. Il y a certaines règles que tu vas devoir suivre si tu ne veux pas que ta situation se dégrade. Premièrement, tu as pu constater que tu étais à un étage et je suis sûr que tu as vu que les fenêtres étaient condamnées, mais pas seulement. Elles sont isolées et rien ne sert de faire un esclandre, personne ne t'entendras dehors. Cependant, si tu t'obstines, on te descendra dans les sous-sols et tu ne verras plus la lumière du jour avant un bon moment, compris?

Il laissa à peine le temps à la jeune Livingstone d'intégrer ce qu'il venait de dire avant de poursuivre sur sa lancée.

Deuxièmement, en ce qui concerne ta vie ici, laisse-moi t'éclairer. Tout d'abord les repas. Tu en auras trois par jour, comme tout un chacun, à 6h, 12h et 19h. Ensuite pour ta toilette, une douche tous les deux jours, sous la surveillance d'une de nos compagnons. Je te rassure, elle ne fera que t'accompagner, elle ne va pas te mater non plus. De toute façon, tu comprendras assez vite que rien ne peut être tenté dans ta « salle de bain ». Dès que tu veux aller aux toilettes, une personne t'accompagnera, sauf la nuit où tu auras un pot de chambre à ta disposition que tu videras toi-même le matin venu. Enfin, étant donné que tu vas avoir besoin d'un peu de distraction, tu auras à ta disposition des livres, des blocs de dessins et de la musique. Si tu coopères et que tout se passe bien, je t'amènerai un violon.

Maintenant que les règles étaient posées, il attendait avec patience la réaction de l'adolescente. Il ne fallait pas être un génie pour comprendre que tout ceci ne lui plairait pas et qu'elle allait faire des difficultés, mais il fallait bien commencer quelque part. Tout avait été mis en place pour la traiter avec dignité et respect, sans pour autant céder à tous ses caprices comme tant de gens l'avaient fait jusqu'à présent. Si elle pensait qu'une fillette allait faire plier la Cible, elle se mettait le doigt dans l'œil jusqu'au coude!
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Violet Livingstone
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MessageSujet: Re: Le début d'une détention [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Jeu 2 Déc - 0:06

Finalement, se dit Violet, peut-être que quelqu'un avait été derrière la porte et l'avait entendu vociférer. Sûrement, puisqu'elle entendait maintenant des pas dans l'escalier. Enfin, elle allait comprendre le pourquoi du comment de ce qui tournait autour de cet odieux kidnapping. Alors qu'elle se retournait vivement, un homme entra rapidement dans la pièce refermant la porte derrière lui comme s'il avait peur qu'elle tente quelque chose pour lui foncer dans le plexus solaire, passer la porte in extremis, défoncer les gardes qu'il ne devait pas manquer d'y avoir dans toute la baraque et sorte en héroïne rejoindre son impératrice de tante. Elle était pas aussi stupide non plus (quoique... elle avait été vérifier la fenêtre, après tout.). Mais non, elle n'avait pas encore totalement récupéré du chloroforme, tenter quelque chose d'aussi con aurait été désolant, et suicidaire. Vi se contenta de rester plantée là ou elle était, les bras croisés, les yeux lançant des éclairs. Elle n'avait pas peur. Pas vraiment, puisqu'elle était certaine que sa tante la sauverait bientôt. Non, la seule émotion qui bouillonait dans tout son être, c'était la fureur. Une colère noire contre ceux qui l'avaient enlevé, tabassant Uriel qui n'avait absolument rien à voir là-dedans. Parce qu'ils la détenaient, parce que peut-être ils voudraient lui faire du mal, parce qu'ils étaient des rats menaçant le pouvoir de sa tante et l'équilibre de l'Empire, elle les haïssait de toute son âme.

L'homme qui était entré dans sa cellule était le géant qui l'avait surprise. Celui qui était parti s'occuper du dreadeux, tandis que son compagnon tentait de l'endormir. Pour un peu, elle lui aurait craché à la gueule, tiens. Mais l'adolescente avait beau avoir des gouts assez immature et jouer la petite fille gâtée, elle n'était pas stupide, et avait parfaitement compris qu'elle n'était pas en position de force, loin de là. Elle le regarda installer deux chaises et l'entendit s'asseoir et lui ordonner de faire de même sans pour autant bouger d'un seul pouce, se contentant de le regarder sans céder, essayant de ciller le moins possible.

Le mec, sans se formaliser du fait qu'elle le regarde comme si elle voulait le tuer (ce qui n'était pas si loin de la réalité) se présenta : Le Fossoyeur. Pour ce qu'elle en avait à foutre, il aurait très bien pu s'appeler Charles-Henri, c'était pareil. UN pseudonyme, c'est inutile pour lancer une malédiction vaudou... Il continuait sur sa lancée, attaquant directement sur sa tante, les droits, leurs revendications. Ha, revendications! Quoi, un monde équitable? Des richesses partagées? Une utopie communiste? C'était ça qu'ils voulaient? Mais faudrait qu'ils redescendent sur terre, le monde parfait n'existe pas, et avoir Joane au pouvoir, c'est nettement mieux qu'Hitler ou Staline! Qu'ils se plaignent! Si sa tante n'était pas là, beaucoup ne mangeraient pas à leur faim, elle en était convaincue.

Le géant continua en édictant les règles, sous le regard furax de la punk, qui était restée près de la fenêtre. Trois repas, soit. Une douche tous les deux jours? Ah non, ça c'était l'horreur pour elle qui adorait les longs bains... Un peu de distractions... Ah, plus intéressant. Si elle était sage -soit si elle arrêtait de gueuler comme une môme pour qu'on la fasse sortir- elle aurait un violon. Voilà qui pourrait être utile pour le cas où son séjour se prolongeait un peu, mais elle en doutait fortement. Elle lança d'où elle était:


- Pas assez importante? Je suis la nièce de l'Impératrice, soit la plus grosse prise que vous ayez pu faire depuis le début de vos activités terroristes, vous qui n'êtes habitués qu'à tagguer des affiches. J'estime avoir le droit de parler avec votre chef. Je crois que ça serait la moindre des choses. Je peux me considerer comme une prisonnière de guerre, et une prisonnière de guerre à des droits.

Elle observa un temps de silence, puis reprit, décidée a exposer son point de vue sur ces conditions de vie scandaleuses:


- Je sais parfaitement que je ne suis pas en position de force, c'est vous qui avez le flingue, okay, vous avez gagné cette partie. Mais vous avez besoin de moi, non? Autant me traiter mieux si vous ne voulez pas que je fasse de conneries. Et par traiter mieux, une chose essentiel. Une douche par jour. C'est une question d'hygiène. Pour le reste, attendez-vous à ce que ma tante envoie ses miliciens très vite, vous allez être traqués comme des rats. Tante Joane me retrouvera et vous fera payer ça, soyez-en sûr.

Elle se tut, fière de ne pas avoir montré au terroriste sa colère ou ce qu'elle pouvait ressentir. Ils ne l'utiliseraient pas. Se retrancher dans les sûretés inébranlables. Elle aurait volontiers invoqué son père. Mais son père était loin... C'était Tante Jo qui s'occupait d'elle maintenant. Elle ferait le nécéssaire, Violet en était certaine.

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MessageSujet: Re: Le début d'une détention [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Dim 2 Jan - 0:45

Connor écouta le discours de la jeune fille en silence, la laissant débiter tout ce qu'elle avait à dire sans l'interrompre. Elle n'avait pas tort sur le fait qu'elle était la plus grosse prise qu'ils aient jamais eu, bien que l'enlèvement du Ministre De Guise ait été un prélude plutôt encourageant pour la suite. Cependant, il allait rapidement lui rafraîchir la mémoire, qu'elle ne devait pas avoir très vive soit dit en passant, et lui rappeler les évènements de la journée, car question action protestataire, l'attentat de la Grande Parade avait été un coup de maître. Un mince sourire commença à se dessiner sur ses lèvres tandis que la prisonnière continuait son plaidoyer. Elle ne se prenait vraiment pas pour de la merde la petite et son papa lui avait apparemment appris des notions, superficielles ceci-dit, sur la guerre. Une princesse insupportable, véritable portrait craché de sa tante, mais qui avait néanmoins l'excuse de la jeunesse. Avoir été élevée dans une telle atmosphère, des serviteurs tout autour de vous pour vous éviter le moindre effort, le moindre caprice accepté et assouvi, le pouvoir, l'argent et la gloire comme seul enseignement au lieu du respect, de l'empathie et de la liberté, tout cela aurait gâché n'importe qui. L'homme était d'avis que Violet était à la fois une autre victime de Joane et de sa folie, comme tous les moutons qui lui obéissaient au doit et à l'œil, et à la fois une imbécile comme tous les autres. Il la condamnait autant que ces derniers car elle était douée d'une certaine intelligence qu'elle n'utilisait pas pour penser par elle-même et cela était inexcusable. Le fait d'avoir été soumise à l'influence de sa tante toute sa vie n'était pas une raison valable pour se laisser avoir.

Lorsqu'elle eut fini son discours, Le Fossoyeur laissa un long silence planer au-dessus d'eux, comme s'il réfléchissait à ce qu'elle venait de dire. Ce n'était pas réellement le cas, qu'elle ne se fasse pas d'illusions, ils ne plieraient pas face à une gosse, il souhaitait simplement choisir ses mots avec soin afin qu'elle comprenne qu'ils n'étaient pas ses serviteurs et qu'ils ne répondraient à aucun de ses caprices, qu'elle que soit la menace qu'elle pourrait leur faire. Il reprit donc la parole d'un ton grave et froid qui ne laissait place à aucune discussion.


- Non, pas assez importante. Tu ne verras personne d'autre que moi. Ton père a bien fait ton éducation, cependant tes droits sont respectés et tu auras beau faire ou dire ce qu'il te plaît, nous serons intransigeants.

Il fit une pause et enchaîna ensuite sur un point qui lui paraissait complètement absurde. Un léger rire s'échappa d'ailleurs soudain de ses lèvres à la pensée que Violet intente à ses jours. Un rire cassant et sans joie qui démontrait bien à quel point il ne la prenait pas au sérieux. Il savait qu'elle n'aurait ni la force morale, ni le courage de commettre un tel acte et de défendre ainsi Joane et ses idéaux. Elle n'avait tout simplement pas la carrure d'un martyr. Il reprit donc sur son ton dénué de chaleur.

- Il y aura des rondes tous les quart d'heure pour vérifier que tu ne fasses pas quelque chose de regrettable. Si tu tentes quoique ce soit, nous prendrons des mesures pour que tu ne recommences pas, quitte à t'attacher à un lit.

A nouveau, un silence vint s'immiscer entre eux alors qu'il s'apprêtait à porter un premier coup à la jeune fille. Elle aimait et admirait sa tante, fanatique comme tant d'autres, mais elle allait être confrontée à l'instant même aux conséquences que la tyrannie de Livingstone pouvait avoir, aussi anecdotiques soient-elles.

- En ce qui concerne ton hygiène, tu n'auras qu'une douche tous les deux jours et si tu veux vraiment savoir pourquoi, c'est à cause de l'état de délabrement du réseau hydraulique dans la majorité des bas-quartier. Si tu as des réclamations à faire, plains-toi à ta tante.

Il plongea son regard bleu dans celui de la jeune fille, la scrutant avec attention, cherchant une réaction quelconque. Il savait pertinemment que ce n'était pas cette simple remarque qui allait changer quelque chose, mais si un éclair d'interrogation ou d'outrage apparaissait, ce serait le signe que tout n'était pas perdu. Il fallait donc la travailler pour lui ouvrir les yeux, mission qu'il s'était plus ou moins imposé afin que cette détention soit encore plus profitable à La Cible. Car mine de rien, s'ils n'obtenaient pas ce qu'ils souhaitaient, ils se seraient imposé des risques et des traques massives pour rien. Tout en pensant à cela, il se leva et se dirigea vers la fenêtre condamnée par laquelle quelques lueurs d'Hegemony filtraient. Il resta là quelques secondes avant de se retourner pour faire face à la jeune fille et de lui porter un coup auquel elle ne s'attendait visiblement pas.

- Et quand à nos activités, dois-je te rappeler les bombes qui ont explosé aujourd'hui? Il fit une pause avant de rajouter. Et qui ont plongé ta tante dans le coma.

Il resta immobile, le visage neutre, scrutant la réaction de Violet qui, avec cette simple phrase, voyait ses espoirs de se sortir rapidement de là diminuer pour approcher le niveau zéro. Une phrase allait suffire pour lui faire ravaler ses prétentions et sa pseudo-assurance. Elle ne risquait pas de l'ouvrir de sitôt, sauf peut-être pour hurler des jurons sous l'effet de la colère et de la haine ou encore se jeter sur Connor qui était préparé à cette éventualité. L'autre option était qu'elle s'enferme dans un mutisme sous le coup du choc et s'était pour cette raison, parce qu'une telle nouvelle pouvait la rendre fragile, qu'elle serait surveillée avec attention durant les prochains jours. Autant il ne la pensait pas capable de se faire du mal pour défendre qui que ce soit, autant il était d'avis que le désespoir pourrait l'y pousser.
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Violet Livingstone
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MessageSujet: Re: Le début d'une détention [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Lun 10 Jan - 13:02

Les yeux lançant des éclairs, la plus jeune des Livingstone écoutait son interlocuteur lui répondre, en silence. Son père? Faire son éducation? Douce illusion. Elle n'habitait plus avec son père depuis près de neuf ans, ne le voyait que quelques jours par an, qu'ils utilisaient pour d'autres choses que pour parler guerre et politique. Keith et Violet profitaient de ses moments isolés pour rattraper le temps perdu, pour partager quelques secrets, pour parler de la vie a Hegemony, de ce que Violet faisait, de ce que Violet mangeait, de ce que Violet voulait. Jamais ils ne parlaient, par un accord tacite, des agissements de son père sur le front, sauf la dernière fois qu'ils s'étaient vus, ou Keith, l'air beaucoup plus fatigué que d'habitude, avait laissé échapper quelques regrets, bien protégés par les murs de la chambre de sa fille. COMMENT aurait-il pu faire son éducation? Que croyait-il, ce résistant. IL croyait que parce que Keith était commandant de l'armée Impériale sur le front, il voulait faire de sa fille un robot à son image? Croyait-il que les Livingstone n'avaient pas de coeur, juste une mitraillette entre les poumons? Pensait-il que, parce qu'il était résistant, il était le meilleurs en ce monde? Si c'était cela, il faudrait qu'il ouvre les yeux un jour ou l'autre : d'un côté comme de l'autre, l'empire et les opposants n'étaient que deux groupes extrémistes.

Violet serra les dents. Penser à son père ferait faillir sa volonté et risquerait de lui faire montrer une faiblesse qui n'avait rien à voir dans cette situation. Elle ne broncha pas quand il parla de rondes pour empêcher ses conneries. A vrai dire, elle ne pensait pas à se suicider, puisque de toute manière elle serait bientôt dehors. Juste à tout casser, hurler pendant des heures ou elle ne savait quoi d'autre. Une ado de 16ans, c'est inventif! En revanche, elle se renfrogna quand le Fossoyeur lui confirma qu'elle n'aurait qu'une douche tous les deux jours et que la politique peu intéressée de sa tante en ce qui concernait les bas quartiers. Eh bien, voilà quelque chose qu'elle pourrait dire à Joane quand elle rentrerait : faire rénover les installations sanitaires de certains quartiers, qui laissaient à désirer.

Pendant ce temps, son interlocuteur s'était levé pour s'approcher de la fenêtre. Alors qu'il regardait la ville par la fenêtre condamnée, Violet reculait lentement vers la porte, pour s'éloigner de ce mec avant de lui sauter dessus et pour, pourquoi pas, voir si une sortie était possible. Manque de chance, deux mecs à l'entrée la dissuadait de tenter quoi que ce soit. Elle n'avait pas envie de se prendre des coups dans la gueule. Le crâne tondu prit à nouveau la parole. Les bombes.Bordel de merde, putain d'imbécile. Merde! Comment avait-elle pu occulter à ce point l'explosion qui l'avait tant secoué la veille au soir? Comment avait-elle fait? Un mec sympa, un peu étrange, un appartement chaleureux, un brin de guitare et voilà elle avait laissé tombé sa tante. Mais quelle conne! Pour un peu elle se serrait tapé la tête contre les murs. D'un coup, l'angoisse revint, se libérant des chaînes que Vi lui avait mises. Est-ce que Joane allait bien? L'adolescente tenta de se rassurer : une impératrice suprême ,ça peut pas mourir ni être blessée. Sa tante et son oncle allaient forcément bien, ils étaient en sécurité et prêt à traquer les criminels qui l'avaient enlevée.


*Attends, Violet. Il a dit quelque chose d'autre, après les bombes*

La jeune fille se tourna brusquement vers le géant et lui demanda de répéter, ce qu'il fit.Coma? Elle avait bien entendu? Coma! Putain, les enfoirés, ils... Joane était... Celle que Violet considérait comme sa mère... dans le coma? Ils mentaient. C'était forcément ça, ils mentaient pour la déstabiliser. Cette affirmation profondément ancrée dans son esprit, elle se redressa, droite, fière, imperturbable.

- " Les convictions sont des ennemis de la vérité plus dangereux que les mensonges." Vos convictions vous aveuglent. Pour vos idées, vous faites exploser des bombes, vous enlevez des innocents juste pour faire plier une reine. Au final, vous n'êtes pas mieux que tous les plus grands tyrans de l'histoire.

Violet se tut un moment avant de reprendre:

- Ma tante est saine et sauve, et vous mentez pour me destabiliser, je suppose. Je ne crois que ce que je vois. Maintenant, j'aimerais que vous partiez. Je voudrais rester seule. Captive, mais fière. Je n'ai plus rien a vous dire, ni à apprendre de vous.

La jeune fille ne quittait pas des yeux le résistant. Cillant le moins possible. Pourvu que son assurance tienne jusqu'à ce qu'il parte! Pourvu qu'il la laisse, comme elle le lui avait demandé! Pourvu qu'elle puisse bientôt être seule pour pouvoir se mettre à douter.

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MessageSujet: Re: Le début d'une détention [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Dim 20 Fév - 4:10

(HRP : Alors juste pour rappel, tu peux pas voir que Connor a le crâne tondu, il porte une cagoule XD)

L'homme dû répéter une nouvelle fois sa dernière phrase pour que la captive l'encre enfin dans son cerveau. Était-ce là déjà un moyen de ne pas s'avouer l'impensable? Peut-être bien. Quoiqu'il en soit, il la scruta avec attention tandis qu'elle encaissait ses mots. A n'en pas douter, il avait réussi à la déstabiliser alors qu'elle tentait vainement de s'approcher de la porte. Que croyait-elle? Que la Cible était assez stupide pour n'envoyer qu'un seul résistant pour la surveiller? Il était vrai que Connor faisait le poids face à elle, largement même, mais il ne fallait pas tout miser là-dessus. Il aurait été passablement idiot de le faire d'ailleurs. Toujours garder ses arrières afin de garder les pieds sur terre. La première erreur que l'on pouvait commettre, c'était de se croire le plus fort et au-dessus du reste du monde. Un peu comme Livingstone le faisait à vrai dire et il était persuadé que c'était ce fait, ce détail, qui la mènerait à sa perte. Quoiqu'il en soit, l'adolescente semblait tout à coup ébranlée et presque apeurée. Pour un peu il aurait eu pitié d'elle et ce qu'il ressentait à ce moment n'était pas si éloigné que ça de ce sentiment. D'accord, il la méprisait comme tous les membres de la famille tyrannique et son gouvernement. Cependant, il restait un homme fondamentalement bon et au cœur en or. Devoir détruire ainsi une fille de son âge ne lui plaisait guère, bien qu'il soit habitué aux dommages collatéraux que la résistance pouvait impliquer. Elle n'avait rien fait de mal à proprement parler, elle n'était qu'un moyen, un otage, une monnaie d'échange et lui faire du mal n'était pas ce qui plaisait le plus au tatoueur. Toutefois s'il fallait en passer par-là, il était prêt à le faire et l'attitude pour le moins hautaine qu'elle eut par la suite envers lui balaya bien vite les quelques scrupules qu'il pouvait avoir.

Son regard s'était obscurci et même le bleu de ses yeux ne pouvait les éclairer et les rendre aimables. Ils étaient comme sa voix et son attitude, sombre, tandis qu'il se dirigeait d'un pas lent dans sa direction. Ce n'était sûrement pas la meilleure des façons pour commencer à instaure une relation de confiance entre la jeune fille et son geôlier, toutefois, il n'allait pas laisser cette gamine pourrie-gâtée dicter sa loi ni débiter de pareilles âneries. Elle voulait discuter? Soit, elle allait être servie et si elle n'aimait pas ce qu'elle allait entendre, elle ne pourrait s'en prendre qu'à elle-même de ne pas avoir ouvert les yeux plus tôt.


- Ta tante n'est pas une reine. Ce n'est pas un être humain. C'est un despote sadique que nous voulons faire tomber et sois bien sûr que nous y arriverons. Au moins nos actions sont motivées par nos idées, contrairement à celles de Joane Livingstone qui ne sont motivées que par ses petites envies égocentriques. Si tu avais déjà été faire un tour au Commissariat Central ou dans les sous-sols du Palais, tu saurais qu'elle y fait plus de victimes en une seule journée que nous n'en faisons en un an. Juste au-dessous de tes pieds, tandis que tu dors dans ton lit de princesse, veillée par une horde de serviteurs comme une poupée, une petite fille de cinq ans, des gens se font torturer. De longues heures d'agonie, de souffrance, de désespoir, de larmes, de sueur et de sang pour enfin trouver la délivrance dans la mort. Voilà la réalité et la vérité et si tu ne me crois pas Violet, je t'encourage à descendre pour une promenade dans cet enfer lorsque tu seras revenue chez toi.

Il se tut durant de longues secondes, laissant ses paroles pénétrer l'air et s'immiscer dans le cerveau de la jeune fille. Il n'y était pas allé par quatre chemins et sans doute connaissait-elle les agissements du tyran, mais cela était toujours bon de lui rafraîchir la mémoire, des fois qu'elle ne sache pas à quoi penser durant sa détention. Si seulement il pouvait arriver à la faire réfléchir un tant soit peu et à lui faire réaliser ce que pouvait être la vie réelle en-dehors de son cocon luxueux. Elle semblait aussi naïve qu'une enfant et étrangement, cela lui rappela une autre adolescente, pas beaucoup plus âgée que Violet mais qui avait eu la chance d'être prise en charge par l'unique personne qui pourrait la ramener sur terre. De façon peut-être brusque, certes, mais de manière sûre. Mnémé allait apprendre à Pat comment s'en sortir dans ce monde de terreur qu'était le leur. Il fallait qu'il réussisse lui aussi à ouvrir les yeux à la prisonnière. Après un moment sans qu'un mot ne soit prononcé, Le Fossoyeur passa donc une main derrière son dos et tira de sous son t-shirt, coincé dans son pantalon, une édition spéciale du JOP qu'il lança à la captive. C'était là autant un moyen de lui faire comprendre que la Cible n'était pas du genre à plaisanter, mais aussi que son seul allié à présent était ce géant qui se trouvait devant elle et qui détruisait à l'instant ses espoirs.

-Tiens. Je te le laisse. Je pense que tu n'auras pas besoin de lire tout le contenu du papier pour comprendre que je ne plaisante pas, la première page est assez éloquente.

En effet sur la couverture du journal s'étalait une énorme photo de Joane en train d'être amenée vers une ambulance. Il aurait été difficile à quiconque de faire un photomontage aussi réaliste que pouvait l'être le cliché, bien que cela soit possible. Cependant, la réalité qui s'en dégageait ne faisait aucun doute sur sa véracité. C'était bel et bien la cheffe du gouvernement qui prenait la route de l'hôpital en passant par la case coma. Le séjour de Violet allait soudainement s'éterniser maintenant!
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Violet Livingstone
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MessageSujet: Re: Le début d'une détention [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Sam 5 Mar - 18:19

Oh God! Ce qu'il pouvait être collant! Pourquoi ce géant n'arrivait-il pas à intégrer le fait qu'elle puisse vouloir être seule, comme les gens normaux pouvaient parfois en éprouver le besoin? Etait-ce si compliqué à piger? Ou était-ce simplement le fait qu'elle soit la nièce de Joane Livingstone qui poussait se rebelle de bas-étage à la persécuter? C'est bon, c'était une adolescente comme il y en avait des centaines à Hegemony, sa seule différence était d'avoir eu le malheur d'avoir un lien de parenté avec sa tante et de s'être enfuie du palais l'espace d'une heure. Maintenant elle était captive, et ce mec essayait par tous les moyens de la faire toucher le fond. Et de la piétiner une fois qu'elle y serait. Il répondit à sa tirade d'un ton au moins aussi résolu que le sien, l'accusant de se laisser vivre tandis que des innocents étaient sacrifiés par sa tante tous les jours.

*Ben voyons! Allez dire que Joane, c'était la version féminine d'Hitler, Staline et Mussolini réunis, pendant que vous y êtes!*

Ces résistants... que ne feraient-ils pas pour essayer de dénigrer sa tante! Juste parce que... parce que quoi au final? C'était vrai, pourquoi se battaient-ils? Juste parce qu'il n'appréciaient pas qu'une femme aient le pouvoir? Ou parce qu'ils étaient contre le fait que sa tante ait la main mise sur tout ce qui avait été l'Europe? Quoi, ils auraient préféré plus de chef d'état, plus de pays? Mais plus de chef d'état, ça voulait dire aussi plus de possibilité de se faire la guerre! Au moins, avec une seule et même dirigeante, l'Empire ne risquait rien à ce niveau-là! Bon à part de la part des pays résistants. Mais c'était une broutille. Et principalement de leur faute. Les Suisses étaient cernés par l'Empire et voulaient encore préserver leur ancienne neutralité et résister ua progrès? Et la Suède, coincée entre la Norvège et la Finlande, que devaient-ils penser? Et les Ecossais, ramassés sur leur petit bout d'île, avec les anglais qui les attaquaient sans relâche?
Il fallait réussir à accepter le changement de l'Europe, au final, qu'est-ce que ça changeait? On traquait les résistants, c'était bien normal, ils mettaient en péril la sûreté de l'Empire. On essayait de conquérir les pays qui ne l'étaient pas encore, eh bien quoi, Napoléon, Alexandre le Grand ou César ne l'avaient-il pas fait, et ne s'accordait-on pas à dire que Napoléon, Alexandre le Grand et César étaient des grands hommes? Et puis tous ces gens à la Grande Parade, ils n'avaient pas l'air d'être mécontent de leur sort, si ça avait été le cas, Violet était convaincue qu'il y aurait déjà eu une révolution. Ce qui n'était pas le cas. Alors qu'est-ce qu'une poignée d'emmerdeur venait foutre le bordel dans la ville, hein? Faire exploser des bombes, kidnapper d'honnêtes gens et essayer de faire croire que l'on torturait à tout va.

Violet regarda le résistant dans les yeux, sans faiblir. Oui, il avait réussi à lui mettre le doute quand à la santé de Joane, mais de là à réussir à lui faire croire que Joane était un tyran. Okay,d'après ce qu'elle avait réussi à épier des réunions du Conseil, Joane était dure, mais la politique, c'est difficile, surtout pour une femme! Et puis, c'était pour le bien de l'Empire. La Cible mordait la main qui les nourissait, après tout, n'était-ce pas grâce à Joane qu'ils mangeaient, qu'ils pouvaient avoir un toit, ces rats? Tous les traitres qui vivaient normalement et qui agissaient dans l'ombre, ne se logeaient-ils pas a Hegemony?

La jeune fille se recula jusqu'à son matelas et s'y assit bien décidée à ne pas en bouger ni ne dire un mot avant que le géant s'en aille. Mais celui-ci avait décidé de lui assener un nouveau coup. Il lui lança un exemplaire du Journal Officiel du Parti (elle avait toujours détesté ce nom et tentait en vain de le faire changer en "L'Impérial" depuis son enfance). En couverture duquel était une énorme photo de Joane, allongée sur une civière. Oh, les petis salopards... Ils allaient jusqu'à faire de faux exemplaire du... Mais attendez un peu... Ils la logeaient dans une planque minable, ils ne lui accordaient qu'une douche tous les deux jours, ils se plaignaient de ci, de ça... et ils auraient eu les moyens de faire des photo montages aussi sophistiqués? Impossible ou alors le dirigeant de la résistance était un idiot notoire qui plaçait bien mal ses fonds. La punk ne supposait pas ses ennemis aussi stupide que ça. Aveuglés, certes, mais déterminés a faire tomber l'Impératrice, et pour ça, valait mieux accorder des fonds aux armes plutôt qu'à la propagande. Alors...

Et soudain elle comprit. Elle comprit que le mec qu'elle avait en face d'elle lui assenait la vérité brute depuis une demi-heure. Que sa tante était véritablement dans le coma. Qu'elle était dans la merde, en somme.
Violet se leva, et fusilla le rebelle du regard, serrant les poings.

" Salauds... Vous rendez-vous compte qu'en vous attaquant à l'Impératrice aussi radicalement, vous ne vous rendez pas service? Pas dans cette ville. Votre entreprise est vouée à l'échec."

Des larmes de colère et de peur coulaient de ses yeux, sans qu'elle ne puisse y faire quoi que ce soit.
Elle s'appelait Violet Livingstone, 16 ans, otage aux mains de la Cible. Et elle n'était pas prête de s'en tirer.

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MessageSujet: Re: Le début d'une détention [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Dim 13 Mar - 15:27

Connor regarda la jeune fille s'asseoir sur le matelas miteux de la planque alors même qu'elle réalisait qu'il ne lui avait dit que la vérité depuis le début de l'entretien. Sa tante était bel et bien dans le coma et il était maintenant clair qu'elle ne sortirait pas de sitôt de cet endroit. La vérité semblait l'avoir frappée de plein fouet et lorsqu'elle se releva d'un bond, il ne fut pas étonné de voir des larmes couler le long de ses joues. Ce qu'elle lui dit ne lui fit ni chaud ni froid, poussée par la rage et le désespoir, elle avait besoin d'extérioriser ce qu'elle pensait en prenant clairement les résistants pour des idiots. Croyait-elle vraiment qu'ils ne savaient pas qu'une répression sans commune mesure allait s'abattre sur la capitale? Pensait-elle réellement qu'ils ne s'étaient pas préparés à cela. Bien sûr leur coup d'éclat avait été un évènement majeur dans leur lutte, mais ils étaient parfaitement conscients des conséquences qui en découleraient. Cependant, avec Livingstone dans le coma, un peu de répit leur était accordé. Il faisait confiance au gouvernement provisoire pour qu'il ne chaume pas, toutefois, jamais il ne serait aussi dément ni aussi barbare que pourrait l'être celle qui se trouvait à présent allongée dans un lit d'hôpital. Combien de temps cela allait durer? Nul ne pouvait le prévoir et c'était pour cette raison qu'ils ne devaient pas perdre de temps. Déjà les informateurs se mettaient à l'ouvrage, s'acharnant à découvrir les futurs plans du frère de l'Impératrice qui ne manquerait pas de prendre le pouvoir en attendant. Tout était allé très vite et maintenant, le plus dur restait à venir. L'adolescente semblait croire que jamais ils ne gagneraient et c'était peut-être là leur plus grand avantage, seulement l'homme se chargea de lui mettre les points sur les « i » afin de la préparer. Et qui sait, de la faire changer de camp? Bien que cela ne soit pas envisageable tant qu'elle serait dans une telle furie.

- Crois bien que nous savons ce que nous faisons et que nous ne sommes pas aussi fous ou aussi faibles que tu ne sembles le croire. L'édition de ce journal t'en donnes la preuve. La fin s'annonce pour le règne de Joane Livingstone et tu ferais bien de te faire à cette idée.

Sur ces paroles, il se détourna et se dirigea vers la porte à laquelle il frappa trois coups. Celle-ci s'ouvrit instantanément et une main portant un plateau fit son apparition dans l'embrasure. Le Fossoyeur le prit rapidement et alla le déposer sur le plancher poussiéreux près du matelas, laissant Violet décider si elle en toucherait le contenu ou non. Le menu n'avait rien à voir avec ce dont elle avait l'habitude. Ici, pas de cuisine gastronomique ni de grand chef ou de belle présentation. Du riz brun mélangé à quelques légumes, une portion de steak bon marché couvert de gras, voilà le repas dont elle devrait se contenter. Le tout arrosé d'un verre d'eau du robinet, c'est dire si elle allait avoir du changement. Elle allait apprendre la dure réalité de la vie hors du Palais et si elle se plaignait, ce qu'elle ne manquerait sûrement pas de faire, Connor se ferait un plaisir de lui faire comprendre qu'elle n'était pas maltraitée. Ce qui se trouvait dans son assiette était ce qu'ils pouvaient trouver de mieux avec les prix exorbitants qu'imposait la Cinglée. Si elle n'était pas contente avec cela, à nouveau, elle irait se plaindre à la principale intéressée en temps voulu.

- Tu es sans doute furieuse, mais je te déconseille de jeter ce plateau à travers la pièce sous le coup de la rage. Ce sera ton unique repas jusqu'à demain matin. Je repasserai dans la matinée. Au revoir Violet.

Il la laissa plantée là et traversa la pièce en quelques enjambées avant de se retrouver à l'extérieur. Après avoir fermé la porte à l'aide des nombreuses serrures qui la constituait, il enleva sa cagoule et souffla en se passant une main sur son crâne fraîchement rasé. Le premier contact avait été établi sans qu'aucune surprise n'intervienne. La jeune fille avait réagi comme ils le prévoyaient tous avec fierté et colère, comme la gamine pourrie-gâtée qu'elle pouvait être. La nuit serait longue et les trois résistants qui allaient se relayer jusqu'au petit matin allaient sans doute essuyer une pluie d'insultes et de hurlements. Ou alors c'était le contraire qui se passerait. Peut-être s'enfermerait-elle dans un mutisme buté? Quoiqu'il en soit, le lendemain ne serait pas facile à gérer pour le Fossoyeur. Il était épuisé, littéralement et s'est sans tarder qu'il alla se recoucher dans une pièce prévue à cet effet quelques étages plus haut. Après avoir passé un rapide coup de fil à Suzy pour la rassurer et lui souhaiter une bonne nuit, il s'allongea sur le vieux matelas défoncé qui allait devenir son lit pour les prochains jours et s'endormit quelques secondes seulement après que sa tête n'ait touché l'oreiller.
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MessageSujet: Re: Le début d'une détention [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Lun 11 Avr - 14:49

La fin du règne de sa tante? Ben voyons! Les Livingstone ne se rendaient pas et se battaient pour leur santé. Joane récupérerait vite et viendrait l'arracher à cette planque minable, avec ces gens minables et leurs revendications minables. Et s'ils n'arrivaient pas à intégrer ça, c'étaient qu'il s se fourvoyaient totalement sur Joane, et son envie presque maladive de tout contrôler. Bien sûr, Vi savait que sa tante avait des défauts, dont celui-là. Mais elle était celle qui avait remplacé sa mère pendant si longtemps. La figure maternelle. Et maintenant que son père était loin, elle était, avec son oncle Aaron, tout ce qu'elle avait. Aaron! ils n'avaient pas parlé de lui, c'était donc qu'il était encore en vie et prêt çà en découdre! Peut-être qu'elle sortirait vite, finalement, il allait envoyer la milice à sa recherche. Jones, le nouveau chef de la milice, et plusieurs de ses fidèles représentants. Hegemony serait à feu et à sang... Pour elle. La guerre, c'est la guerre, même si elle reste interne à une ville.

Le Fossoyeur frappa a la porte qui s’entrebâilla et laissa échapper un plateau de ... nourriture? Ou quelque chose qui y ressemblait. Du riz, quelques trucs verts ressemblants à des légumes, un steak qui avait plus l'air d'une semelle de chaussure couverte de gras que de viande... Et un verre d'eau. Ben putain, elle irait pas loin avec un verre d'eau. Enfin, si ce mec tenait parole, elle n'aurait apparemment que ça pour le déjeuner. et jusqu'à demain. Tant pis, peut-être qu'après tout c'était mangeable, les raviolis en conserve du dreadeux étaient plutôt pas mal. Puis il sortit.

Violet hésita sur la conduite à suivre. Hurler ou pas, manger ou pas, pleurer ou pas. Non, elle ne se laisserait pas envahir par le doute, si elle perdait l'espoir elle perdrait tout. Si elle hurlait, elle perdrait la voix et ça, elle risquait d'en avoir besoin à un moment ou un autre. Manger... bon il était vrai que ce plateau de lui faisait pas envie. et que son estomac était complètement noué. Elle verrait ça plus tard. Le plateau resta là ou il était, alors qu'elle s'allongeait sur son lit de fortune pour regarder fixement le plafond. Elle n'avait rien d'autre à faire pour le moment. Réfléchir à un plan d'évasion? Avec un armada de résistant à ses portes? Elle ne s'appelait pas WonderWoman.

Il ne lui restait qu'à se préparer à une longue attente.


(HRP: fini pour moi! ^^)

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