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 L'Après, ou comment prendre soin d'une punk en fugue [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]

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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: L'Après, ou comment prendre soin d'une punk en fugue [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Lun 6 Sep - 0:20

Arrow Rencoontre avec Patou <3

Ils étaient en lieu sûr. Là, personne ne viendrait les emmerder. Sortis de cette foule apocalyptique, loin des explosions d'on ne savait quoi, loin de tout le bordel de cette journée. Posés. Enfin... Uriel et Pat s'étaient mis à l'aise. Pat connaissait déjà, à vrai dire, même si elle n'était venue qu'une fois. Elle avait posé la veste du dreadeux sur la commode, et avait prit possession du canapé, pendant que lui même allait dans la salle de bains pour plonger son visage dans de l'eau clair et le laver du stress qu'il avait vécu, et de ce que ces explosions lui avaient rappelé. Il se demandait si Amalie allait bien, si elle n'avait pas fait de connerie aujourd'hui et surtout, espérait qu'elle n'était pas présente sur le lieu de l'explosion. Tout comme son père et Elisa, même si, venant d'eux, c'était peu probable; ils avaient sans doute passés la journée dans le salon des Bakenhoven, à bouquiner comme deux rats de bibliothèque érudits qu'ils étaient. Et Ingrid... Oh, elle, qu'elle ait été sur les lieux, balayée par l'explosion, il en avait pas grand chose à foutre, en fait. Fallait voir les choses en face, c'était une conne. Autant il aurait pu respecté n'importe quel autre de ses choix. Mais cet amour aveugle pour Livingstone, allant jusqu'à sacrifier sa propre famille, non, le guitariste refusait de cautionner ça. Il ne voulait plus la voir, ni entendre parler d'elle. Ingrid Bakenhoven n'existait plus, à ses yeux. Lesm ains sur le lavabo, le musicien regardait son reflet dans le miroir, laissant ses pensées dériver. Avant de réaliser qu'il y avait toujours du monde chez lui.

Il revint dans le salon en faisant un détour par la cuisine d'où il rapporta une bouteille de soda et trois verres, hésitant à se sortir une bière avant de conclure que devant Patricia et une ado, c'était pas la meilleure chose à faire. L'étudiante babillait, et sa voix qui racontait des souvenirs et autres récits fit sourire le jeune homme. Pas qu'il riait d'elle, au contraire! il réalisait qu'eux-deux se ressemblaient pas mal sur certain points, et qu'il aimait être en sa compagnie. La jeune punk, elle, était toujours en manteau, debout dans l'entrée, interdite. Il la poussa doucement vers le fauteuil et la fit s'asseoir avant de lui coller un verre dans les mains. Pat se présenta, il se présenta, attendant qu'elle en fasse autant. Mais il n'en fut rien elle restait silencieuse et il commençait à s'inquiéter. Peut-être qu'elle avait subi un traumatisme?

Ce fut sur ces entrefaites que Pat se rendit compte que le couvre-feu n'allait pas tarder à tomber. Branle-bas de combat! La jeune fille ramassa ses affaires en toutes hâte, s'exclamant qu'elle devait partir, lui assurant qu'elle serait prudente, le remerciant pour s'être occupé d'elle (pas nécessairement dans cet ordre). Elle lui vola presque dans les bras, l'enlaçant pour le remercier. L'instant d'après elle n'était plus là, après un "on se revoit bientôt" retentissant. Uriel resta devant la porte, sans savoir trop comment réagir, interloqué. Cette nana l'étonnait, par son insouciance et sa spontanéité. Il ressentait encore son étreinte pendant que dans sa tête, il se désolait :


* On se revoit bientôt, oui... mais sans numéro ça va être plus compliqué, Pat...*

Légèrement désabusé, il revint s'asseoir en face de l'adolescente, et lui adressa un sourire auquel elle répondit faiblement, le rassurant d'un coup. Il s'en assura tout de même d'un léger :

"Tu es sûr que ça va? Tu veux peut-être te reposer...?"

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Dernière édition par Uriel Bakenhoven le Lun 6 Sep - 16:42, édité 1 fois
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Violet Livingstone
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MessageSujet: Re: L'Après, ou comment prendre soin d'une punk en fugue [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Lun 6 Sep - 16:39

Arrow petite visite dans les rues sombres et hostiles de la capitale

Violet écoutait les bavardages de la fille et de son copain d'une oreille absente. Dire qu'elle entendait serait plus exacte, puisque son esprit était tout occupé par un nœud du bois de la table basse. Passionnant, ce nœud. on croyait voir le monde. L'univers. La vie, la mort, tout! Très intéressant comme concept. Il faudrait qu'elle en parle à Amaury, il n'y avait que lui qui pourrait comprendre un tel engouement. Amaury. Tiens, il allait bien lui aussi? Pourquoi voulait-il la récupérer en fait? Oh... Il avait dû remarquer sa fuite, il voyait toujours tout. Et il s'était sans doute dit que si elle s'en allait seule en ville, sa tante serait furieuse. Brave Amaury... non, c'était stupide. Il était évident qu'un tel motif était trop... lèche-cul pour ressembler au designer Amaury Scherr. il y avait quelque chose qui clochait, mais l'adolescente ne parvenait pas à mettre le doigt dessus, vu l'état de pause cérébrale dans lequel elle se trouvait. Pourrait-elle réfléchir à nouveau correctement un jour? Question pertinente. Oh, ça reviendrait forcément. Un cerveau comme le sien ne pouvait pas se court-circuiter à vie. Il lui fallait son intelligence, sinon elle était perdue.

Violet évoluait dans un autre espace-temps. Elle était là, debout dans le salon d'un inconnu, avec deux personnes qui gravitaient autour d'elle, agissaient, parlaient, évoluaient... autour d'elle, sans qu'elle ne puisse prendre part à leur cheminement, sans qu'elle ne puisse s'insérer dans leur monde. Comme si elle était enfermée dans une bulle minuscule, et qu'elle devait regarder les autre vivre tandis qu'elle était suspendue en marge du monde. C'était assez étrange comme impression. Le plus étrange, c'était que cela ne lui ressemblait pas du tout, de regarder les autres agir. Le fait qu'elle se trouve chez des gens qu'elle ne connaissait pas n'était pas une excuse. Voyons, elle était Violet Andrea Edith Livingstone, fille de Keith Alan Livingstone, général de l'Empire, nièce de Joane Livingstone, impératrice qui gouvernait l'Europe! Elle était celle qui ,'avait pas hésité à débarquer pendant une réunion de l'Etat-Major pour récupérer l'ours en peluche qu'elle avait égaré. Celle qui pouvait interrompre sa tante pendant qu'elle s'adressait à ses ministre juste parce qu'elle s'ennuyait. Elle était la petite princesse d'Hegemony, une sans-gène avérée, espiègle comme pas deux, casse-cou(illes) comme personne. Elle faisait ce qu'elle voulait, quand elle le voulait. Et là, elle ne bpouvait plus bouger? Nom de Dieu, il fallait qu'elle se bouge!

Cette remise en cause arriva juste à point pour qu'elle voit la nana partir en coup de vent, l'air déçu du dreadeux et qu'elle l'entende lui demander si tout allait bien.


*Tout va bien? Hmmm oui. Oui bien sûr. Ma tante a été attaquée, mon oncle sans doute aussi, je sais pas comment ils vont, je sais pas où je suis. Et j'ai froid. a part ça, on danse la polka quand tu veux, mon pote* pensa-t-elle, sarcastique.

Au moins avait-elle retrouvé son humour décalé., c'était bon signe! Cela voulait dire qu'elle était en voie de guérison. Mais décemment, elle ne pouvait pas répondre ça. Même si elle avait du mal à aligner deux idées, elle savait tout de même que ce mec venait sans doute de lui sauver la vie. Elle aurait pu se faire tuer, par les bombes ou par la foule en délire. Mais sa mauvaise foi refusait d'admettre ce paramètre.

*Bon, serait peut-être temps de réagir.*
"Je crois que j'ai faim."

Ce furent les premiers mots qui lui sortirent de la bouche. Comme quoi en cas d'accident et de traumatisme, le corps se cantonne aux fonctions essentielles. Inspirer, expirer, inspirer, expirer. Déglutir. Manger. Son hôte eut un instant d'hésitation et partit lui faire chauffer des spaghettis bolognaises, qu'il lui apporta. Vi baissa la tête et regarda la masse jaunâtre et rouge des pâtes et de la sauce tomate. Pour sûr, ça changeait du "Ragoût de mouton à l'anglaise, accompagné de son lit de pomme de terre à la vinaigrette" de Monsieur Le Nôtre, le chef cuisinier du palais. Enfin, c'était mieux que rien. Elle enfourna quelques fourchettes dans sa bouche en constatant presque avec étonnement que les pâtes du peuple était comestibles, et même plutôt bonne. Puis elle leva son visage enfantin vers le jeune homme, lui fit ses yeux de chiens battu et demanda innocemment:

" Vous n'auriez pas un sucre candy?"

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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: L'Après, ou comment prendre soin d'une punk en fugue [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Mer 22 Sep - 14:05

A sa question qui ne lui paraissait pourtant pas incongrue vu la situation que la jeune fille semblait traverser, Uriel l'entendit répondre après un petit moment de silence qu'elle avait faim. Enfin ce n'était pas un "Je vais mieux merci, par contre, est-ce que vous auriez quelque chose à manger s'il vous plaît?" ni même un truc genre "Euh... Je sais pas trop. Nan je crois que ça va. Mais j'ai un peu faim vous auriez quelques chose pour moi s'il vous plaît?". Non, là, c'était une simple constatation. Qui sous couvert d'affirmation, l'obligeait quelques peu à fournir une assiette de ses célèbres pâtes bolognaise. Sans un mot, le jeune homme s'exécuta et enfourna l'assiette dans le micro-onde, avant de la lui rapporter, fumante et accompagnée de couvert et d'un morceau d'essuie-tout. Il nota alors la tête dépité que fit son invitée, qui apparemment était habituée à d'autres qualités culinaires...

*Hé Ho, miss! C'est pas le Ritz ici, hein! Mais d'ou elle vient, pour faire cette tête-là devant des spaghettis? UN gosse bourgeoise, sans doute...*

Ce fut à cette pensée qu'il réalisa que lui aussi était un gosse d'une famille bourgeoise, vu la paie de son père et la maison dans laquelle il avait grandi. Oui mais eux n'avaient jamais eu de cuisinière ou il ne savait quoi, et s'était très vite contenté des plats simples que son père concoctait, père dont il avait indubitablement hérité le sens inné pour faire cramer tous les plats un peu extraordinaires qu'il tentait de préparer. Le guitariste s'était donc cantonné depuis bien longtemps aux pâtes, riz et autres boîtes de conserve, et cette gamine devrait s'en contenter, puisqu'il n'y avait que ça, de toute manière. Elle dut entendre ses pensées, puisqu'elle commença à manger, attaquant tout d'abord timidement le plat, avant de manger avec plus d'appétit. Puis, à son grand étonnement, elle se tourna vers lui pour lui demander... QUOI? Un sucre candy?

Les yeux agrandis par la surprise, le sourire aux lèvres, le jeune homme répondit avec un petit rire :


" Non, Miss, je suis désolée, je fais accueil pour personne en détresse, cuistot à l'occasion, mais confiseur, j'ai jamais appris!"

Elle eut un petit sourire avant de continuer son plat. Tiens, en parlant d'accueil pour personnes en détresse, il était où, Amaury? Parce que bon, c'était pas qu'elle le dérangeait, la punkette, mais il était déjà 20h30, et la famille de l'ado finirait par s'inquiéter, en ne la voyant pas rentrer! Il se mit donc à la recherche de son portable pour appeler le designer, ou à défaut sa petite sœur. Sous l'œil vaguement intéressé de la petite, il souleva tous les coussins de son canapé avant de le trouver sur la commode, et de se taper silencieusement la tête contre le mur à l'idée d'avoir fait la connerie de laisser Pat partir sans son numéro. Quelques minutes plus tard, il s'enferma dans la cuisine où il composa le numéro de Scherr, qu'il avait prit plusieurs mois auparavant lors d'une visite à Amalie où le créateur était présent, et qu'il n'avait pas réutilisé depuis. Après quelques sonneries, la messagerie automatique s'enclencha :

" Bonjour, vous êtes bien sur le répondeur d'Amaury Scherr, je ne suis pas là, alors laissez-moi un message et je ferais mon possible pour vous rappeler rapidement.
- Hello, c'est Uriel, le frère d'Amalie. Juste pour te dire que la petite est à la maison, au 17 rue de Vienne. Passe quand tu peux la récupérer, on t'attends. Juste, l'interphone est hors-service, alors appelle-moi quand tu seras en bas, je viendrais te chercher. A plus tard."

Il raccrocha pour aussitôt joindre sa frangine, qui décrocha au bout de quelques instants:


" Allo Uriel? Un problème? Violet est avec toi?
- Nan, pas de souci, j'ai la gamine. Et toi, ça va?
- Ben pas de problème ici.
- Tant mieux. Par contre Amaury ne réponds pas, et...
- Ah! Nan, il m'a dit qu'il était en route, t'inquiète pas. Il part d'assez loin, et avec le bordel de l'explosion, il va mettre encore au moins une demi-heure, je pense.
- Oui, d'ailleurs, au sujet de l'explosion, tu...
- Il faut que je te laisse, on se voie chez papa samedi! Ciao et merci!!"

Elle raccrocha sans aucune autre forme de procès, sentant bien que si elle avait laissé Uriel parler plus longtemps, à coup sûr, il lui aurait fait des reproches. Sceptique mais pas convaincu, celui-ci retourna dans le salon ou ladite Violet était en train de feuilleter un magazine qu'elle avait pris sans se gêner, devant son assiette vide. Il la débarassa puis lui annonça de but en blanc:

" Tu peux allumer la télé si tu veux, fais comme chez toi, si tu as encore faim, sers-toi dans les placards. Je vais prendre une douche. Si on toque à la porte, tu n'ouvres pas, évidemment. Amaury ne devrait pas tarder.
- Alors c'est vraiment lui qui vous a envoyé? C'était pas un prétexte?
- Euh non, Amaury m'a appelé... Bref.
- Ah. Vous êtes honnête au moins. C'est bien."

Sur le coup, le jeune homme eut l'impression de passer un test, sans savoir s'il l'avait réussi, devant le regard sans expression de l'adolescente. Haussant les épaules, il partit pour la salle de bains.

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Connor Peek
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MessageSujet: Re: L'Après, ou comment prendre soin d'une punk en fugue [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Dim 26 Sep - 19:43

Arrow Grande Parade Impériale

Connor avait été réveillé de sa petite sieste par un appel quelque peu surexcité de Mnémé qui lui racontait tout un charabia sur la nièce Livingstone. La tête encore à moitié dans le cirage, il devait avouer qu'il ne comprenait pas la moitié des informations qui venaient percuter son cerveau avec lenteur. Il calma donc son interlocuteur et lui demanda de reprendre plus lentement et d'avoir un tant soit peu de pitié pour ses méninges. L'artiste souffla alors un bon coup et lui expliqua avec un calme tout relatif la situation qui, il fallait bien l'avouer, était tout de même exceptionnelle! Normal que l'homme ne tienne plus en place! Une chance comme celle-ci d'avoir un moyen de pression contre le tyran était quasi inespérée et ne se reproduirait très certainement jamais! Il fallait donc agir vite et bien et c'était la raison du coup de fil. Evan avait déjà tout mis en place après une longue série d'appels et il était donc prévu que des membres de la Cible aillent enlever la « pauvre » et insupportable adolescente chez le dénommé Uriel. Le tatoueur serait le coordinateur de la petite équipe de quatre personnes qui se chargerait de cette mission. Sa présence serait d'ailleurs bien utile au cas où la situation dégénérerait... ce qui devait être évité à tout prix, surtout que la colocataire du journaliste semblait s'être amouraché du protecteur de Violet Livingstone! Il aurait été assez fâcheux de malencontreusement dézinguer son futur copain!

Le début des hostilités commenceraient deux heures après que le couvre-feu soit tombé, ce qui laissait peu de temps au Fossoyeur pour se préparer. Il raccrocha donc rapidement après avoir noté toues les informations dont il aurait besoin, à savoir le nom de ses compagnons, le lieu de rendez-vous, l'adresse où se trouvait la nièce de Joane, par quel moyen ils allaient l'évacuer et où ils la détiendraient. Il ramassa ensuite un sac à dos qu'il remplit de divers accessoires, comme un pied-de-biche, sa précieuse carte des égouts de la ville, un spray au poivre, une cagoule, des gants et du chloroforme, un peu démodé mais tellement efficace pour ce genre de mission. Son couteau et son arme à feu se retrouvèrent quand à eux accrochés à sa ceinture à portée de main. Il troqua ses vêtements clairs pour d'autres complètement noirs qui lui permettraient de mieux se fondre dans le décor de la nuit d'Hegemony et après avoir embrassé sa compagne avec passion, il s'en alla rejoindre ses collègues. Le trajet allait durer au minimum vingt minutes, sans compter les nombreux arrêts pour vérifier qu'il n'était pas suivi. Connor marchait d'un bon pas, étonnamment léger pour un homme de sa corpulence, vérifiant à chaque coin de rue que personne d'autre que lui ne traînait dehors et surtout pas des Hommes en Rouge. A sa manière d'agir, il était clair qu'il était plus qu'habitué à ce genre de petite sortie clandestine et c'est d'ailleurs pour cette raison, parce qu'il connaissait la ville et ses bruits suspects ou non comme sa poche, qu'il se permit d'accélérer le pas. Même ainsi, c'est à peine cinq minutes avant l'heure et légèrement essoufflé qu'il arriva au rendez-vous. Tout le monde était déjà là et après s'être concerté une dernière fois et s'être rappelé le rôle de chacun, ils se dirigèrent vers l'immeuble défraîchi où habitait Uriel Bakenhoven.

La première phase était plutôt simple. L'un des membres de la Cible se dirigea seul, afin de ne pas éveiller de soupçons, vers la porte de l'immeuble qu'il ouvrit et laissa entre-ouverte pour ses collègues. Il disparu ensuite dans la nuit, son rôle étant de faire le guet à partir d'une zone sombre et bien plus à l'abri que le milieu de la rue! Moins d'une minute après, les trois autres s'engouffrèrent silencieusement dans les entrailles de la vieille bâtisse. Après une vérification rapide du rez-de-chaussée, ils montèrent les étages en restant attentifs, les yeux grands ouverts cherchant une possible trace de piège. Cependant ils ne trouvèrent rien et lorsqu'ils arrivèrent au 3ème étage, ils étaient pratiquement certains que personne n'était au courant de leur mission. Pratiquement n'est toutefois pas suffisant dans ce genre de situation et c'est après que l'un des leurs ait contrôlé tous les étages qu'ils se retrouvèrent devant la porte du vendeur de disques. A nouveau, l'un d'entre eux resterait en arrière pour les couvrir tandis que Connor et le dernier de ses compagnons entreraient dans l'appartement. Les trois hommes se regardèrent une dernière fois, une expression grave et concentrée malgré la lueur qui brillait avec force au fond de leurs yeux. Ils étaient à un tournant et tout reposait maintenant sur leurs épaules. Ils ne pouvaient pas se permettre d'échouer, les conséquences seraient bien trop grandes et préjudiciables pour leur cause. Ils se débarrassèrent de cette pression en un coup d'œil, conscients tous autant qu'ils étaient qu'ils faisaient équipe avec les meilleurs dans leur domaine. Il n'y avait pas de raison que ça ne marche pas et alors que la porte s'ouvrait avec lenteur et dans un silence des plus total, le Fossoyeur sentit une chaleur lui serrer les tripes.
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Violet Livingstone
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MessageSujet: Re: L'Après, ou comment prendre soin d'une punk en fugue [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Dim 17 Oct - 3:22

Bien sûr qu'il n'avait pas de sucre candy, pourquoi un DREADEUX qui vivait SEUL dans un f2 aurait des sucres candy? C'était idiot d'avoir demandé ça, et Violet se morigéna intérieurement. Enfin bon, elle avait une excuse. Un traumatisme, ça peut transformer le cerveau de l'humanité en un simple légume après tout. Elle s'en était donc pas trop mal tiré si l'on considérait qu'elle n'était ni le cerveau de l'humanité, ni un légume. Enfin, son interlocuteur avait pris la chose en plaisantant, c'était déjà ça. Pendant qu'elle était en train de manger le plus proprement qu'elle pouvait les pâtes récalcitrante dégoulinante de sauce tomate, il s'évertua à chercher son portable en foutant encore plus le bordel. Alors c'était comme ça que réagissaient les gens du peuple quand il cherchaient quelque chose? Ou était-ce une caractéristique propre au jeune homme? C'était clair qu'il n'avait pas vraiment une tête à être particulièrement ordonné. Le sol de sa chambre devait être recouvert de vêtements sales. Ah les hommes.

Il sortit de la pièce pour téléphoner, la laissant seule en tête à tête avec son assiette -vide. Le ventre plein, la curiosité de l'adolescente reprit le dessus. Elle qui voulait explorer le monde, elle était servi, plongée qu'elle était au beau milieu de l'appartement d'un élément-type de l'ethnie qu'on nommait le peuple. D'après ce qu'elle savait, les hommes de cet age-là (elle ne lui donnait pas la trentaine) et surtout célibataire, avaient toujours des magazines de charme quelque part. Prenant une revue sur la table basse, elle commença à la feuilleter d'un air vaguement intéressé, constatant avec une pointe de déception qu'il ne s'agissait qu'un mensuel musical. C'était pas aujourd'hui encore qu'elle aurait la preuve de ce que les rumeurs disaient. Sur ces entrefaites, Uriel revint dans le salon, lui annonçant qu'Amaury allait pas tarder à se pointer.

" Tu peux allumer la télé si tu veux, fais comme chez toi, si tu as encore faim, sers-toi dans les placards. Je vais prendre une douche. Si on toque à la porte, tu n'ouvres pas, évidemment. Amaury ne devrait pas tarder.
- Alors c'est vraiment lui qui vous a envoyé? C'était pas un prétexte?
- Euh non, Amaury m'a appelé... Bref.
- Ah. Vous êtes honnête au moins. C'est bien."

Sans plus se soucier de la chose, elle se replongea dans le magazine, le laissant aller dans la salle de bains. Allumer la télé, avait-il dit. Ou pas, elle préférait fouiner et satisfaire sa curiosité. Se levant silencieusement, elle regarda de près les posters affichés aux murs, dont une affiche d'un groupe qu'elle ne connaissait pas, "April Uprising". A ce moment-là le portable de son hôte sonna. Voyant le nom d'Amaury s'afficher sur l'écran, Vi ne réfléchit pas plus et lut le message.

" Ai eu un problème. Pourrait pas venir avant demain matin. Tu peux garder Violet ce soir? Je m'arrange avec sa famille. Merci. A."

Ah. elle allait devoir dormir ici? Uriel avait l'air sympa, mais son lit plutôt inconfortable, alors ne parlons pas d'un canapé... Elle attendit qu'il sorte de la douche pour lui annoncer la nouvelle. Le jeune homme haussa les épaules en répondant qu'après tout il y avait de la place., ne se formalisant pas plus que ça que son invité ait lu sa correspondance. Il lui prépara un lit sur le canapé (enfin, lui fila une couverture et des coussins, lui filant un tee-shirt pour qu'elle puisse dormir plus à l'aise qu'en collant résilles et se posta sur le canapé en face d'elle, une guitare sur les genoux, commençant à gratter un air mélancolique. Les genoux repliés sous son menton, la jeune fille écoutait, laissant ses pensées vagabonder. Joane allait être furieuse. Elle saurait forcément qu'elle avait quitté le palais sans sa permission... Sauf si Amaury acceptait de la couvrir en disant qu'ils avaient passé l 'après-midi ensemble, il faudrait qu'elle voit ça. Et au pire, qu'est-ce qui se passerait? Une punition? Et après? elle aurait eu ce qu'elle voulait, ce que sa tante avait toujours cherché à lui cacher. Après avoir joué un moment, le dreadeux rangea son instrument, et alluma sa chaine hifi, une antiquité qui devait dater d'au moins un demi-siècle si l'on jugeait par la technologie peu avancé à partir de laquelle elle était construite. 22h sonnèrent à une horloge quelconque, au dehors. 22h et les voisins qui commencèrent à se gueuler dessus avec force vaisselle cassée.

" Dis, c'est bien isolé chez toi...
- Tiens, tu me tutoie maintenant? rétorqua-t-il avec un petit sourire. Je sais pas qui tu es ni d'où tu viens, Violet, mais t'es une drôle de nana. Tu veux boire quelque chose?"

Elle acquiesça et indiqua son choix, puis se mit à réfléchir à propos de ce mec bizarre qu'était Uriel. Il la connaissait ni d'Eve, ni d'Adam, et l'aidait, sans contrepartie. Rares étaient les gens comme lui! Il devait foutrement se faire marcher sur les pieds... Elle entendait des bruits de verre dans la cuisine, ainsi que le bruit d'un briquet. Ainsi donc, il fumait. Ce fut sur cette pensée qu'une autre vint s'intercaler. Plutôt une présomption. Un danger. Violet se retourna lentement, prête à se moquer d'elle-même, mais se retrouva pas à un homme entièrement vêtu de noir avec une cagoule. Elle cria.

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MessageSujet: Re: L'Après, ou comment prendre soin d'une punk en fugue [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Dim 7 Nov - 21:05

A l'intérieur du petit appartement des voix fusaient, l'une féminine et juvénile, l'autre bien plus virile et mature. Après avoir attendu que l'homme sorte de la pièce et laisse son invitée seule, les deux résistants s'approchèrent de Violet Livingstone, encagoulés, un mouchoir de chloroforme prêt à étourdir leur victime. La tension était à son comble et le stress aurait pu les envahir s'ils n'avaient pas eu des nerfs d'acier et une habitude certaine de ce genre de mission. Ils devaient absolument oublier l'importance de cet enlèvement et tout ce qui reposait sur son succès. Heureusement pour tous, à ce moment-là, ils n'y pensaient même plus, trop concentrés qu'ils étaient sur leur cible. Silencieux comme des chats, ils approchèrent encore un peu, prêts à s'occuper du cas de la jeune fille, cependant, ils ne s'attendirent pas à ce que cette dernière se retourne et hurle à la mort. Levant les yeux au ciel, Connor, quelque peu exaspéré bien que la réaction était tout à fait légitime, chargea son collègues de la faire taire et se rua dans la cuisine pour s'occuper d'Uriel qui n'avait pas pu passer à côté du cri de l'adolescente. Au passage, il appuya sur l'interrupteur du salon qui plongea le rebelle et la nièce de la Cinglée dans l'obscurité la plus totale. Cela allait grandement avantager leurs affaires et c'est sans attendre, après s'être retrouvé face au propriétaire des lieux et avoir jeté un rapide coup d'œil dans la cuisine pour repérer ce qui l'entourait, qu'il fit pareil. De la pièce d'à côté lui parvenait des bruits étouffés de lutte, preuve que la petite se débattait comme une diablesse, mais cela n'allait pas durer très longtemps. Les effets du produit n'allait pas tarder à apparaître et à l'assommer pour de bon. Cependant, des cris dans un appartement, ce n'était jamais un bon signe. Soit les voisins pensaient à une descente de la Milice et dans ce cas-là, restaient sagement chez eux, soit ils appelaient justement la police pour comportement suspect. Il fallait espérer qu'Uriel était en bons termes avec les personnes vivant dans cet immeuble, sans quoi ils étaient bons pour passer à un plan d'évacuation de secours!

Et en parlant de lui, il fallait également s'occuper de son cas. Le Fossoyeur n'avait a priori absolument rien contre cet homme qui, au final, n'avait fait que de recueillir une adolescente en perdition. Cependant, il avait eu le malheur de ramener chez lui la nièce de Livingstone et il allait en payer les conséquences indirectes. Dommage collatéral en somme. L'homme n'avait donc pas comme projet de le tuer, mais simplement de le sonner assez longtemps pour qu'ils puissent attendre quelques minutes avant de s'enfuir avec la gamine. Toute la scène précédente s'était passée en à peine quelques secondes et alors qu'il entrait dans la cuisine, Uriel en sortait, ils n'allaient donc pas tarder à se percuter et en effet, le choc survint quelques instants plus tard. Connor, habitué à réagir au quart de tour dans des situations périlleuses, mit directement un crochet du droit à son adversaire pour le sonner avant de lui envoyer un coup de genou dans le ventre afin de lui couper la respiration. Pas de souffle, pas de cris! Et il était primordial qu'ils arrêtent tout de suite de se faire remarquer! Cependant, à aucun moment il ne pensa à sortir l'une de ses armes, que ce soit son couteau ou son pistolet qui dormaient tout deux tranquillement sur sa ceinture. Autant y aller avec les poings, c'était le meilleur moyen d'arriver à leurs fins le plus rapidement et le plus proprement possible. S'il fallait encore nettoyer un meurtre par-dessus tout le boulot qu'ils avaient à faire, ils ne s'en sortiraient pas avant l'aube!

Dans le salon, la bagarre semblait s'être terminée et seule la respiration saccadée du résistant fendait l'air. Elle avait de l'énergie cette petite! Elle s'était battue comme une tigresse, mais au final, le chloroforme l'avait vaincue. En ce qui concernait Bakenhoven, il en faudrait un peu plus et c'est donc pour cette raison que Connor continua à faire pleuvoir les coups sur le corps du musicien avant de passer son bras autour de son cou pour l'étouffer. Le but était de simplement le faire tomber dans les pommes et le nettoyeur savait jusqu'à quel point il pouvait serrer avant que cela ne devienne dangereux pour sa victime. Il fallait avouer que cette dernière ne se laissait pas réellement faire mais le manque d'oxygène deviendrait bientôt plus fort et ferait sombrer l'homme dans une inconscience bienvenue. Son agresseur lui ne bougeait pas d'un cil, respirant avec calme et attendant le moment opportun pour lâcher prise. Après quelques secondes qui parurent pour le moins interminables, le résistant desserra son étreinte et accompagna le corps inerte jusqu'au sol, vérifiant au passage qu'il était bel et bien toujours vivant. Il se releva ensuite et rejoignit son compagnon qui avait installé Violet sur le canapé en attendant que Connor finisse son travail. Ils se devaient d'attendre avant de repartir et c'est la boule au ventre qu'ils le firent. Maintenant que la première phase de la mission était finie, la pression redescendait et ils devaient se concentrer sur la suite qui n'allait pas être des plus simples non plus.

Au bout de cinq minutes, ils se décidèrent à sortir, le nettoyeur empoignant l'adolescente et la passant par-dessus son épaule, la portant comme un vulgaire sac de patates. A partir de là, ils devaient redevenir aussi discrets qu'à leur arrivée pour transporter la jeune fille jusqu'à une planque en passant par les égouts. Grâce à un jeu de guet organisé entre les trois résistants qui entouraient le Fossoyeur, ils réussirent à atteindre la bouche d'égout qui les mèneraient jusqu'à leur destination. Il leur fallu marcher encore une bonne heure avant de remonter dans la cave sombre et délabrée d'un immeuble à l'abandon qui allait être la nouvelle résidence de Violet jusqu'à ce que sa tante se décide à négocier. C'était un haut lieu de la résistance qui était fréquemment utilisé et où les passages étaient nombreux. Pour accueillir leur « invitée », il y avait déjà quatre gardes qui resteraient en permanence à surveiller que personne ne vienne la chercher et qu'elle ne fasse pas trop d'esclandre. A la moindre alerte, ils avaient la consigne de partir aussi sec vers une autre cachette située à une bonne distance de celle-ci. Mais pour l'instant, tout semblait calme et personne ne semblait avoir remarqué que la nièce de l'Impératrice venait d'être enlevée. D'ici peu, elle se réveillerait et il était sûr qu'elle n'apprécierait pas le spectacle! Connor était tenu de rester ainsi que les trois autres qui avaient pris part à la mission et devait établir un premier contact avec leur prisonnière.

Arrow Premier contact avec Violet
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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: L'Après, ou comment prendre soin d'une punk en fugue [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Dim 14 Nov - 17:23

Uriel était en train de tirer une bouffée bienvenue de nicotine dans la cuisine. La première clope depuis qu'il était revenu dans son appart'. Il n'arrivait pas à croire qu'il avait réussi à se retenir aussi longtemps. Il savourait, crachant la fumée par la fenêtre ouverte, histoire de ne pas transformer son salon en aqua, frissonnant légèrement dans le froid mordant de cette nuit de février. Soudain, il entendit hurler. Violet! Merde! Il se précipita dans la salon. A peine eut-il le temps de faire un pas qu'il se retrouva face à un géant encagoulé et vêtu de noir de la tête au pied. Merde! Qui était ce type? Qu'est-ce qu'il foutait chez lui? Putain, c'était quoi ce bordel? Une chose de sûre, il ne lui voulait pas de bien, et à Violet non plus. Le dreadeux saisit la première chose qu'il put attraper, à savoir une poêle en train de sécher, et se précipita vers la sortie. Tout à coup, quelqu'un éteignit la lumière, et avant qu'il n'ait compris, il se prit un crochet en pleine gueule. Tandis que ses os craquaient et que la douleur commençait à irradier dans son visage, il eut le temps de lui assener un coup de poêle. Du moins il l'espérait. Uriel était pacifiste, et évitait à tout prix de se battre. Il ne savait pas frapper à l'aveugle. L'autre n'eut sans doute pas grand mal, puisqu'il enchaîna par un coup de genou dans son ventre. Le musicien se plia en deux, cherchant à tout prix à faire entrer de l'air dans ses poumons. Il suffoquait, toutes ses pensées tournées vers Violet. Mais il ne pourrait pas lui venir en aide si ce connard était sur son chemin! Se redressant comme il pouvait, il serra le poings et frappa droit devant lui. Il percuta un corps et essaya de porter un autre coup. Il n'en eut pas le temps. L'autre était un professionnel, et l'enchaîna sans lui laisser de répit. Son corps recevait coups sur coups, et envoyait à son cerveau divers messages de douleur qu'il se refusait à écouter. Il fallait qu'il tienne!

*Violet! Tiens bon!*

Il essaya de frapper, mais fut déséquilibré par un autre coup. Soudain, il sentit autour de son cou un bras puissant et musculeux, qui comprima sa gorge. Ce salop essayait de l'étouffer! Alors il allait crever comme ça? Buté par un cambrioleur? L'air se faisait rare, et il avait beau inspirer tant qu'il pouvait, aucun oxygène ne venait le soulager. Il allait crever. Merde! La tête commençait à lui tourner. Une faiblesse le prit, mais il la combattit autant qu'il put, essayant à tout prix de desserrer l'étreinte qui lui broyait la gorge. Puis, il lui apparut clairement qu'il ne pourrait rien faire. Que c'était fini pour lui. Que demain, dans les journaux, on lirait qu'un homme et une jeune fille avaient été assassiné dans un appart' des quartiers pauvres. Qu'Amaury aurait mieux fait de récupérer la petite. Qu'Amalie n'aurait pas dû lui faire confiance... Qu'il ne pourrait pas revoir Pat... Il sombra dans l'inconscience.

Il fut réveillé le lendemain par une main qui secouait fermement son épaule. Ouvrant péniblement les yeux, il découvrit que si le sommeil comateux duquel il n'avait réussi à se réveiller l'avait protégé de la douleur, ce n'était plus le cas. Il avait mal. et une envie de gerber lui prit la gorge. Il ne se priva d'ailleurs pas, et vomit sur le carrelage de sa cuisine. Sa gorge était encore plus douloureuse que tout le reste, et il ne réussit pas à se relever. Il entendit une voix lointaine l'appeler. Se forçant à ouvrir les yeux, il découvrit Amaury accroupit devant lui, tout vêtu de noir, un air affolé sur le visage ,en train d'essayer de le réveiller.


- Uriel! Uriel, tu m'entends?

Il ne réussit qu'à hocher la tête. Trop faible pour parler. Amaury entreprit de le soulever (avec une force étonnante pour un homme aussi mince) et de l'allonger sur le canapé. Puis il l'interrogea. Que c'était-il passé? Ou était Violet? Uriel dut s'y reprendre à trois fois pour parvenir a chuchoter lentement, en ralant entre chaque phrase:

- Je sais pas... Des mecs ont débarqué hier soir. Au moins deux. J'ai entendu crier la gamine... J'suis tombé face à un géant en noir, j'ai pas vu l'autre... Je me suis fait défoncer. J'ai rien pu faire. Je suis désolé Amaury...
- Les salauds... ils l'ont enlevé! Ne t'en veux pas, Uriel, ils étaient entraînés au combat. J'appelle Amalie, elle va arriver.

Le designer fit mine de s'éloigner pour téléphoner, mais le guitariste le retint faiblement:

- Pourquoi elle?
- Je t'expliquerais plus tard. Repose-toi.

Il laissa le jeune homme seul. dans les brumes de l'inconscience qui cherchait à s'emparer à nouveau de lui, Uriel crut entendre Scherr hurler au téléphone. Contre qui? Qui était réellement Violet? Il n'avait pas la force d'y réfléchir. Errant dans les sphères cotonneuses de non-éveil comateux, il rouvrit les yeux en sentant sur sa joue la main de sa petite soeur.

- Je suis désolée, Uriel... C'est ma faute...

Il ne put que tendre doucement la main et essuyer une larme qui roulait sur sa joue. Il se rendormit.

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Violet Livingstone
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MessageSujet: Re: L'Après, ou comment prendre soin d'une punk en fugue [Nuit du 28 Février au 01 Mars 2100 - CLOS]   Ven 19 Nov - 3:55

Avant que son cri ne meurt sur ses lèvres, le premier des deux hommes avait éteint la lumière. Désemparée dans un endroit qu'elle ne connaissait pas, Violet se recroquevilla sur le canapé, avec la pensée stupide que peut-être, ils allaient prendre la télé, la chaîne-hifi, l'argenterie et tous les objets de valeur et ne plus s'occuper d'elle. Ce qu'elle ignorait, c'était que les deux hommes en noir étaient précisément là pour elle et qu'ils n'en avaient rien à foutre que la télé et la stéréo ne valent rien. Soudain, l'un des deux fut sur elle. Enfin derrière elle. Il la redressa sans douceur, puis plaqua sur son visage un mouchoir d'où montait une odeur douceâtre. Étrangement, ce fut alors que l'adolescente se pensait en danger de mort qu'elle récupéra ses capacité de réflexions. Premièrement, il ne fallait pas qu'elle respire. Ce mouchoir était imbibé de chloroforme et elle n'avait pas l'intention de se laisser endormir aussi facilement. Deuxièmement, ces deux hommes étaient-là pour elle. S'ils n'avaient été que des cambrioleurs, soit ils l'auraient laissé tranquille, soit elle serait déjà en train de se vider de son sang. Troisièmement, c'était des terroristes de la Cible qui étaient en train de l'enlever. Qui d'autre aurait pris la peine d'enlever une mioche comme elle, surtout habitant dans un appart' aussi minable que celui d'Uriel. S'ils n'avaient pas su qu'elle était la nièce de l'Impératrice, ils ne se seraient pas donné cette peine, c'était certain. La question qui découlait de cette constatation était :comment avaient-ils su qu'1) elle était sortie du palais, 2) elle était chez Uriel? Il y avait sans doute des espions tout près de Joane. Il faudrait qu'elle l'en informe, dès qu'elle serait sortie de là. A moins que ça ne soit Uriel. Mais dans ce cas, ça serait venu d'Amaury, sauf si le dreadeux lui avait menti (et elle le jugeait incapable de mentir). Or Amaury avait toute sa confiance... après ces quantités de réflexions en peine une seconde, il lui apparut clairement qu'il fallait qu'elle réagisse. Une Livingstone meurt, mais ne se rends pas!

C'était le moment de faire appel aux techniques qu'oncle Aaron lui avait apprise. On ne se méfiait pas assez d'une adolescente fine comme elle l'était. A tort. S'efforçant de ne pas respirer, elle balança son bras libre dans le ventre de son adversaire. Visiblement entraîné au combat, celui-ci ne se courba pas en deux comme elle s'y serait attendu. Mais il désérra son étreinte. Oh, pas grand chose, juste de quoi lui permettre de lui mordre assez cruellement la main et prendre une bouffée d'air frais. Prends ça! J'espère que t'as eu mal. Maintenant, il lui fallait récupérer son sac, ou son couteau à cran d'arrêt l'attendait. En attendant, que lui avait dit son oncle déjà? Ah oui. "Si c'est un homme, vise l'entrejambe". Bon conseil. Elle s'apprêtait à l'appliquer lorsque son adversaire la prit à bras le corps, la soulevant de terre en immobilisant ses bras. Il replaqua le mouchoir sur son nez. Ne pas respirer. La jeune fille se débattit comme une diablesse, distribuant des coups de pieds (dans les tibias de l'assaillant, espérait-elle). Si elle le toucha, l'autre n'en laissa rien paraître, se contentant d'essayer de la contenir comme il le pouvait tout en essayer de ne pas lui laisser l'opportunité de respirer autre chose que son foutu chloroforme. A bout de souffle, Violet finit par inspirer. L'effet fut immédiat. Elle se ramollit comme une poupée de chiffon. Déjà, son corps ne lui obéissait plus tandis que sa conscience s'éteignait peu à peu.


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