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 INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]

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Pat Richardson
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MessageSujet: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mar 30 Mar - 16:25

Malgré les recommandations préconisées plutôt deux fois qu'une par Evan, ses sous-entendu pas vraiment camouflés et ses conseils appuyés de ne pas chercher à aller trop près du coin officiel de la Grande Parade, Pat avait bien l'intention de voir tout ça de ses propres yeux et non pas depuis un écran de télévision. Evan ne lui avait heureusement pas formellement interdit d'assister à l'évènement (de toute façon, elle ne l'aurait pas écouté, aurait juste acquiescé de la tête pour lui faire plaisir, et une fois partie, elle aurait filée discrètement). Elle avait donc bien l'intention de profité de cette permission implicite de la part de son colocataire pour participer à la liesse général liée à l'évènement.

Quitte à aller tenter d'apercevoir Livingstone de ses propres yeux. De toute façon, Evan n'avait pas don d'omniscience, comment aurait-il pu savoir ce qu'elle allait faire de sa journée ? Lui était partie tôt et serait dehors toute la journée pour couvrir la Parade pour son travail de journaliste, ça serait quand même une sale coïncidence qu'il se tombe dessus, et puis les médias devait bien avoir leur coin spécial, non ? Une heure à peine après qu'Evan est quitté l'appartement, Pat en avait fait de même. Pour une fois, pas de vêtements extravagants ni colorés, quitte à essayer de ne pas écouter les conseils de son hébergeur, autant se faire discrète de ne pas attirer l'œil, c'était mettre toutes les chances de son côté pour ne pas croiser le journaliste. Elle avait donc pour l'occasion revêtue un pantalon en lainage écossais gris foncé, large, un t-shirt noir col roulé sous un long manteau noir à fleurs noires brodées (comme le mien !!! * est dehors *), sur ses longs cheveux laissés libres elle avait mis un bonnet en laine à grosse maille noir. Comme ça elle pourrait se fondre dans la foule.

Elle se retrouva donc dans la rue, par chance le froid était supportable grâce au grand ciel bleu pâle dénué de tout nuage. L'air était vivifiant et chargé d'une impression de fête et de joie générale on ne pouvait plus agréable. Pour une fois, la rue grouillait d'âmes, sorties pour l'occasion. La jeune fille avait marché quelques minutes pour rejoindre le centre et retrouver l'attroupement générale de la population, agglutiné contre les barrières tout le long de la grande avenue qui serait remonté par l'Impératrice. Pat avait regardé avec des yeux émerveillés le passage des voitures officielles, puis les différents discours retransmis sur d'immense écran 3D pour ceux qui était trop loin pour voir. Il y avait eu les défilés des troupes, les différents corps d'armés, la milice, les chars, les chevaux, les avions. Par était complètement émerveillée par tout ce faste, cette rigueur, la beauté des uniformes propres, lustrés, cirés, brossés, brillant, clinquants.

Ses yeux semblaient briller sous le coup de l'impression et puis elle se rappela soudain ce que tout cela signifiait, dans quoi ce pays était plongé, et ces gens, toute cette population elle aussi émerveillée, qui semblait vénérer Livingstone en scandant son nom. La jeune fille regarda alors autour d'elle et la bouffée d'allégresse qui l'avait prise quelques minutes auparavant se transforma en un malaise profond et elle eut un haut le cœur de dégoût. Elle se sentait oppressée parmi la foule qui ne cessait de grossir et de s'agglutiner. Elle se demanda alors comment elle avait pu prendre part à ça et regretta soudainement et avec amertume de ne pas être restée chez Evan pour regarder tout ça d'un œil distrait depuis la télé. Mais non, il avait fallu qu'elle sorte, qu'elle voit de ces propres yeux, qu'elle pouvait être con. Elle avait besoin de sortir de cette masse compacte, elle avait besoin d'air.

Elle tenta de se retourner tant bien que mal pour rebrousser chemin et le fait de ne plus voir l'arrière de la rue, sa vue complètement bouché par une foule de gens aux visages absorbés par les festivités. Elle prit peur, peur de ne pas pouvoir sortir de la avant de se sentir mal. Elle prit son courage à deux mains et fendit la foule comme elle pouvait. Elle gens ne se bougeait pas sur son passage, et les larmes lui montaient doucement aux yeux alors qu'elle se vidait peu à peu de ses forces pour sortir de là.

De l'air. Elle finit par respirer de nouveau une voix sortie de cet aggloméra impossible. Heureusement le mur d'un immeuble était à proximité pour la retenir lorsque, complètement essoufflée, la tête tournante, faible, elle n'eut plus la force de se tenir seule sur ses jambes. Elle faisait rentrer l'air dans ses poumons, encore et encore, jusqu'à tant qu'elle voit un peu moins trouble et que tout arrête de tourner autour d'elle, c'était horrible, elle se sentait tellement mal.
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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mar 30 Mar - 16:29

Uriel se leva ce matin-là après avoir fait une légère grasse matinée. Les rayons du soleil plongeaient la chambre dans une douce clarté, éclairaient son torse nu. Il se redressa, les draps couvrant encore la partie inférieure de son corps, et se frotta le visage d’une main pour ôter de celui-ci toute trace éventuelle de sommeil. Avant de se rappeler pourquoi il n’était pas déjà debout derrière le comptoir du Groove Armada. La Grande Parade Impériale. Depuis le temps qu’on en parlait… Enfin, tout ça restait plus ou moins abstrait pour le guitariste. L’impératrice faisait sa grande sortie annuelle pour montrer au peuple que tout allait bien dans le meilleur des mondes, pour montrer qu’elle était toujours en vie, et par-dessus tout, pour faire comme si son peuple l’importait. Ce qui, vu ses décrets, ses lois et sa milice, n’était foutrement pas le cas. Le peuple, c’était le vase offert par belle-maman, oublié sur l’étagère de son ambition folle, et qu’on est obligé de dépoussiérer de temps en temps si l’ont veut pas que notre femme nous fasse la gueule. Le peuple, c’était quelque chose qui est là, donc on ne peut décemment pas se débarrasser, mais qui au final nous emmerde plus qu’autre chose. Alors des fois, faut le contenter. Lui montrer qu’on s’intéresse quand même à lui.

D’où la Grande Parade Impériale. Le jeune homme soupira. Il savait pertinemment que ça ne l’intéresserait pas de voir ça. Mais il n’avait rien à faire. Pas de boulot, c’était jour férié. Pas de travail chez lui, pas de potes à aller voir, pas de copine avec qui rester. Se balader en ville ? Pour voir des boutiques fermées, des rues désertées, et des affiches du programme partout et des écrans de télés dans les magasins d’audiovisuel qui retransmettaient l’événement ? En ce jour de février, toute la ville voyait, vivait et respirait GPI. Autant y aller aussi, puisque de toute façon, tout l’y ramenait.

Uriel se leva tout à fait, laissant son drap choir à terre (pour ce qu’il en avait à foutre) et se dirigea lentement vers la salle de bains, où il prit une douche raisonnablement chaude, avant de sortir, une serviette nouée autour de la taille, ses dreads gouttant sur le sol. Il enfila un baggy marron clair et un tee-shirt rouge, après avoir séché comme il pouvait le poulpe qui lui servait de chevelure. Il passa sa veste noire par-dessus le tout, saisit sa sacoche avec ses clopes et son briquet, et sortit de son appart’ en claquant la porte. Il flâna un peu avant de prendre la route du centre-ville. En chemin, ses yeux se posèrent sur une affiche scandant fièrement le programme des festivités. Une ligne lui sauta à la vue et lui donna particulièrement envie de cracher à la gueule de Livingstone « 18h : exécution des condamnés à mort ». Bordel, mais comment avancer dans un gouvernement qui autorisait encore la peine de mort ! Et qui, comble du non-respect, appâtait son peuple en lui montrant ses prisonniers prêts à être fusillés ! C’était à gerber. Ecœuré, le hippie se détourna, se promettant d’être rentré et bien à l’abri des bruits des fusils, quand retentirait les six coups annonçant l’heure fatidique. Il ne pouvait rien faire pour eux. Autant ne pas gerber en public devant cette débauche de violence.

Le jeune homme continua d’avancer vers l’agglomérat de chair humaine pressé contre les barrières comme un élevage de bœufs attend de passer à l’abattoir. Dans l’unique espoir d’apercevoir l’Impératrice, ou rien que sa voiture. Il soupira, et s’adossa à un mur, quelques mètres en retrait, et s’alluma une cigarette. Il regardait d’un œil désespéré ces pauvres fous qui se battaient presque dans la vague espérance de voir une nana complètement givrée. Se presser, là, avec eux… Ça ne le tentait pas plus que ça, non. Devoir supporter le contact avec la foule, partager sa sueur, sa respiration, lui qui aimait tant les grands espaces, c’était pas son idéal… Être là à scander le nom de la cheffe du gouvernement… Pas pour lui. Acclamer une femme qui asservissait tant de nation et brisait tant de paix, tant d’existences paisibles…
Soudain, la foule se mit à applaudir a tout rompre. Surement que le cortège de Livingstone était en train de passer. Le guitariste imagina la main de cette femme passant la fenêtre en un salut hypocrite, tandis que derrière son sourire faux et figé, elle pensait « bon dieu, vivement que je rentre ». Il n’applaudit pas, se contentant de tirer une dernière bouffée sur sa clope.

Soudain, il remarqua une agitation, en bordure de foule, a une centaine de mètres de lui. Deux mecs en train de se tabasser ? Non. C’était une jeune fille, qui peinait à sortir de la masse compacte des spectateurs. Il jeta sa clope au sol et l’écrasa du talon, prêt à s’avancer pour lui venir en aide. Mais elle s’en sortit seule, et finit par aller s’appuyer (presque s’effondrer) contre un immeuble, l’air pas franchement fraîche. Uriel se dirigea vers l’inconnue en courant à moitié. De près, il vit qu’elle avait carrément l’air mal. Il fronça les sourcils, préoccupé par cette jeune femme qu’il ne connaissait ni d’Eve, ni d’Adam. Il se posta face à elle, et baissa la tête, tentant d’apercevoir son visage et demanda, d’une voix où perçait une nuance d’inquiétude :

« Tout va bien, miss ? »

C’était tout lui, ça. Appeler un inconnu « man » ou « miss ». Pas étonnant qu’on le prenne pas au sérieux.

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Pat Richardson
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mar 30 Mar - 16:32

Pat se sentait tellement mal qu'elle se fichait pas mal de tout ce qui pouvait bien se passer autour d'elle, peu importait la foule, les acclamations, elle essayait simplement de se reprendre, de reprendre son souffle et son calme, s'accrochant au mur face à elle comme à une bouée pour pas se noyer dans ses propres peurs. Sa main contre la paroi grise n'était pas suffisante pour la soutenir et elle finit par s'y appuyer carrément. Elle ferma les yeux quelques secondes pour lutter contre la nausée et les sueurs froides qui l'avaient prise d'un coup. Elle voulait évité autant que faire se peu de faire un malaise en pleine rue et essayer de reprendre suffisamment de forces pour rentrer chez Evan le plus vite possible et ainsi probablement se mettre au lit pour ne plus jamais en sortir.

Ce ne fut donc pas très étonnant lorsqu'elle sursauta alors qu'une voix s'adressait à elle s'en qu'elle se soit rendu compte que quelqu'un s'était approché. On lui demandait si tout allait bien d'une façon des plus familière mais sur un ton inquiet. Elle avait alors relevé doucement la tête pour pouvoir voir son interlocuteur et le rassurer en lui assurant que tout allait parfaitement bien. Ce qui était évidement loin d'être vrai. Ses long cheveux blonds-roux lui tombait sur le visage et elle tentant d'une geste rapide de la main de les remettre quelque peu en place. Elle se sentait extrêmement faible et elle tremblait légèrement. Finalement ses yeux finirent par croiser les bruns d'un jeune homme à l'air très décontracté mais à la fois un peu préoccupé tout de même.

Pat esquissa tant bien que mal un sourire pour essayer de rassurer son vis-à-vis :


-Oui, oui merci, répondit-elle presque dans un murmure, en tout cas une voix beaucoup plus faible qu'elle ne l'aurait voulu.

Pour le prouver elle avait essayé de se décoller du mur pour se remettre correctement en équilibre sur ses deux jambes mais rien que cet effort lui finit voilement tourner la tête. Elle pâlit encore un peu plus si cela était encore possible et ferma de nouveau les yeux.


-Je suis désolée,
s'excusa-t-elle plus ou moins inutilement au jeune homme face à elle. C'est la foule, je... elle n'en avait pas dit plus et avait rouvert les yeux le temps de la nausée passée.

Elle fixa de nouveau son interlocuteur, gênée, sans pouvoir vraiment soutenir son regard, elle ne pouvait pas le regarder absolument dans les yeux. Elle ébaucha encore un faible sourire peu convainquant et reprit.


-Je ne peux pas rester, il faut que je rentre, je ne peux pas supporter... * de voir ça * elle avait tue le reste de la phrase. Elle savait parfaitement qu'il fallait éviter de dire tout haut ce qu'on pouvait penser de l'Impératrice et de son régime surtout dans ce genre d'évènement.

D'un geste de la main elle tenta de remettre une nouvelle fois ses cheveux en place et se redressa légèrement pour se tenir un peu mieux face à cet inconnu sortit de nul part. Il avait l'air très attentif et concerné par ce que lui arrivait, et allure général mettait l'adolescente étrangement en confiance. Sa respiration avait plus ou moins reprit une allure normale et elle pouvait se tenir à peu près sur ses deux jambes sans vaciller violemment. C'était déjà bon signe.
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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mar 30 Mar - 16:42

La jeune femme tenta de le rassurer d’un faible « oui oui » doublé d’un pâle sourire. Uriel se sentit tout sauf rassuré. Franchement, quand on ne va pas bien, autant le dire carrément, plutôt que de tenter de faire bonne figure ! C’est pas très intelligent ! Parce qu’une personne x ou y, du moment qu’on lui dit, c’est bon, ça va, elle part, après avoir –dans le meilleur des cas- insisté avec un « vous êtes sûr ? » faussement intéressé ! Enfin bon, Uriel Bakenhoven n’était pas franchement une personne x ou y. S’il voyait une jeune fille faire un malaise en pleine rue, sûr qu’il ne passerait pas son chemin.

La pauvre tremblait, et faillit s’évanouir lorsqu’elle tenta de se redresser. Sur le qui-vive, le jeune homme se prépara à la rattraper pour le cas où ses jambes flancheraient. Elle s’excusa, parlant vaguement de la foule. Ah bah ça, si elle avait été se fourrer dans le troupeau de mouton aveugle qui se pressait actuellement contre les barrières, sûr qu’elle avait pas dû avoir beaucoup d’air, la pauvre ! La jeune femme le regarda, puis détourna le regard, comme si elle était gênée d’être surprise dans une position de faiblesse. Il ne cilla pas, trop inquiet de la voir tomber au sol. Mais non. La miss était plus résistante qu’elle n’en avait l’air, puisque pour le moment elle tenait encore debout (pour combien de temps ?). Elle sourit faiblement une seconde fois, ne réussissant qu’à accroître l’inquiétude du hippie.

Puis elle annonça qu’elle devait rentrer. Effectivement, rentrer était la solution la plus sage, mais bon… elle risquait de s’effondrer en pleine rue, et si les badauds partaient au même moment, se lassant se regarder une rue vide dans l’attente ridicule que l’Impératrice fasse le tour du quartier juste pour repasser devant eux, elle allait se faire piétiner. Ce qui aurait été dommage, autant ne pas rajouter une victime innocente sur le tableau de chasse de Joane Livingstone.

L’inconnue se recoiffa sommairement et parvint à se redresser sans trembler, sans pâlir plus (heureusement, parce qu’au train ou elle allait, elle allait finir par devenir transparente !) et sans s’effondrer immédiatement. Signe que ses jambes pouvaient à peu près la porter. Mais Uriel n’était pas assez irresponsable pour la laisser seule, pas dans cet état là. Il ébaucha une esquisse de sourire, la regarda avec attention et dit, comme une évidence :


« Je suis désolée, miss, je ne te laisses pas partir comme ça. Je vais peut-être passer pour un mec lourd au possible, mais soit tu restes avec moi, soit je te raccompagne. »

Et vlan. Après le « miss », le tutoiement. C’était certain, là, elle allait le rambarrer et se casser. Enfin bon, il la rattraperait, c’était beaucoup trop dangereux. Surtout que si la foule lui faisait cet effet-là, elle risquait de refaire un malaise, puisque la populace n’allait pas tarder à se disperser pour rejoindre le centre des festivités ou tout simplement leur maison. Ça allait faire comme à une sortie de stade sportif, embouteillages, encombrements de rues… La demoiselle se retrouverait encore bloquée au milieu de cet amas de corps humains. Pour respirer, on fait mieux. Fallait qu’il la joue plus « discret ». Non pas qu’il avait quelque chose à se reprocher, mais il fallait pas non plus l’effrayer. Remarquez, si c’était une nana de la classe aisée, elle aurait pas peur, elle bafferait juste ce dreadeux qui avait eut l’outrecuidance de lui adresser la parole avant de retourner dans les jupes de maman, et là, Uriel se dirait une fois encore qu’il ne se mêlerait plus de la vie des inconnus (avant de recommencer).

Mais cette jeune femme n’avait pas l’air orgueilleux, juste… mal à l’aise. S’il la jouait finement, elle accepterait de rester avec lui ou au moins qu’il la reconduise chez elle où elle serait en sécurité. Tout en tact et en délicatesse.


« Bon, je vais pas te proposer de venir chez moi, tu vas me coller une tarte. Mais bon, si tu veux t’éloigner un peu de cette foule, je connais un coin pas loin. Un parc tranquille ou personne ne vas jamais. Et promis, je ne te saute pas dessus. » dit-il avec un sourire, tout en lui présentant ses mains vides comme pour lui dire « regarde, je ne suis pas armé »

Bien joué, Uriel ! Sur qu’elle allait avoir confiance, maintenant ! Bon sang, quel con ! Rattrape-toi, bordel !

« Je m’appelle Uriel. Et toi ? »

Ah, il n’y pouvait rien, il adorait les nouvelles rencontres. Surtout si ces rencontres étaient aussi mignonnes que celle-ci (bah même sans draguer, c’est toujours agréable de discuter avec une jolie fille, hein !). Il lui adressa un sourire tranquille, dénué de toutes intentions. Il s’inquiétait juste pour elle.

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Pat Richardson
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mar 30 Mar - 16:45

Le jeune homme semblait on ne pouvait plus préoccupée par la situation de Pat et d'un côté elle se sentait gênée d'accaparer son attention. Il s'excusa gentiment auprès d'elle, lui annonçant qu'il ne se voyait pas trop la laisser là toute seule, il lui proposa soit de rester avec elle soit de la raccompagner mais dans tous les cas, son ton ne semblait pas vouloir donner d'autres choix à l'adolescente. Elle le regarda quelques secondes en tentant de cacher son étonnement. Ils ne se connaissaient absolument pas et voilà qu'il voulait en quelque sorte l'aider. La jeune fille savait parfaitement que tout passant se serait contenté de hocher la tête à sa première réponse et de continuer son chemin, mais pas cet inconnu. Patricia ne pouvait pas dire pourquoi, mais elle lui en était reconnaissante en un sens, rester seule dans ce genre de moment était tout simplement horrible, mais de l'autre, devait-elle se méfier ? Étrangement au fur et à mesure que les jours passait, la demoiselle avant si avenante et insouciante devenait de plus en plus prudente...

Mais pour le coup, ce garçon sortit de nul part lui parlait doucement et était attentionné, il avait une facilité déconcertante à s'adresser avec aise à elle qui lui donnait une impression d'être en sureté, là à cet instant précis, alors qu'il était là à ces côtés, à la surveiller et à en quelques sorte prendre soin d'elle.


-C'est vraiment gentil, mais je ne veux pas que... enfin que... tu perdes ton temps pour moi...

Le son de sa voix avait baissé contre sa volonté et ses joues s'étaient immédiatement colorées de rouge, jusqu'aux oreilles, le problème quand on avait les cheveux qui tiraient sur le roux et la peau pâle c'était bien que les rougissements se voyaient encore plus que chez n'importe qui d'autre. Et vu comme elle avait essayé de repousser ses cheveux, ils ne cachaient maintenant plus la chaleur qui lui montait au visage. Sans vraiment s'en rendre compte elle avait également tutoyé son interlocuteur qui avait prit les devant de la deuxième personne et instinctivement, surement parce qu'elle se sentait anormalement à l'aise, elle avait fait de même.
Le jeune homme avait reprit quelques secondes plus tard la parole et Pat n'avait pu s'empêcher un petit rire un peu nerveux mais amusé par la façon dont son vis-à-vis s'y prenait pour la convaincre et la mettre en confiance aussi.

Il lui proposa alors un parc, pas très loin, où ils pourraient être tranquilles si elle voulait reprendre ses esprits un instant. Il lui montra même qu'il était « clean » et sans mauvaises intentions et l'adolescente le dévisagea quelques longues secondes. Vrai qu'il n'avait pas l'air vraiment dangereux, mais les apparences pouvaient être trompeuses ! (la preuve avec Connor !)

L'homme finit par se présenter, au moins, il n'était plus totalement un inconnu maintenant. Pat' hocha la tête d'un air entendu avant de répondre faiblement :


-Pat... Patricia, mais tout le monde m'appelle Pat. Précisa-t-elle avec un petit sourire poli.

Elle réfléchit encore quelques secondes, jeta un regard inquiet à la foule puis de nouveau à Uriel donc, puisqu'il disait ce prénommer ainsi, c'était très joli d'ailleurs, pensa-t-elle. Et puis elle se décida.

-Euh... je ne sais pas trop... peut-être si tu penses que le parc...
elle avait du mal à finir ses phrases plus à cause d'une sorte d'intimidation qu'à cause de son malaise précédant. Oui, elle était un peu intimidée mais au final allait se laisser faire, même si elle n'était pas vraiment de protester, de se défendre ou même de prendre ses jambes à son cou en cas de problème, elle prenait le risque. Elle voulait pouvoir croire qu'elle pouvait encore faire confiance à certaine personne dans ce monde. Il s'était arrêter là ou beaucoup de gens serait passer sans même lui adresser un regard, c'était peut-être un minimum que de lui faire confiance alors qu'il avait lui même montrer qu'il n'avait aucune mauvaise intention. Certes, on aurait pu penser que c'était un piège, etc, mais dans ce cas là on ne faisait plus rien.

Pat rougit de nouveau mais elle ne se sentait pas vraiment, pas du tout même, stable sur ses appuis et elle se vit obligée de demander à son « sauveur » aux dreadlocks :


-Est-ce que... elle dut s'y reprendre à deux fois pour dire sa phrase tellement elle se sentait stupide et rougir. Est-ce que je peux te tenir le bras, je sais pas si je vais pouvoir marcher...Elle murmurait presque et se sentait totalement pitoyable de ne pas pouvoir faire ça toute seule, pour le coup, Uriel risquait bien de la laisser sur place...
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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mar 30 Mar - 16:47

Bon. A croire qu’il avait pas été si nul que ça pour tenter de la mettre en confiance et de lui faire oublier son malaise. La preuve, elle avait rit – certes, plus nerveusement qu’autre chose mais bon, le fait était là. Son visage avait prit une charmante teinte écarlate, ce qui fit naître sur les lèvres d’Uriel un petit sourire qu’il masqua bien vite. C’est vrai qu’aborder des gens comme ça dans la rue, c’est pas franchement courant, la fille ne devait pas y être habitué, voilà tout. Enfin il était comme ça, lui. Bref. Lui faire perdre son temps ? Aucuns risques, rien ne pourrait lui faire perdre plus son temps que d’être venu ici. Quoique… Après tout, il l’avait rencontré, et s’il avait pu l’aider, hein… C’est que s’être levé ce matin avait servi à quelque chose.

Son interlocutrice finit par lui dire s’appeler Patricia. Pat, précisa-t-elle bien vite, montrant par-là qu’elle n’appréciait pas trop son prénom, apparemment (de ce côté-là, le jeune homme avait eu de la chance, son père était très inspiré pour les prénoms.). Elle jeta de nouveau un œil à la foule, puis parut se décider. Le parc avait plus l’air de la tenter que de retourner se jeter dans les bras démentiels de cette foule dantesque. Elle semblait encore un peu faible, et… intimidée (ou avait-il rêvé ?) ? Ah, si lui réussissait à impressionner les gens, où allait le monde ? Vrai qu’il était assez grand, et avait une dégaine pour le moins particulière, mais bon, il ne pouvait pas faire de mal à une mouche, pacifiste qu’il était. Enfin, peut-être qu’elle était juste –très- timide. Hypothèse qui se confirma lorsque la jeune inconnue piqua de nouveau un fard, et balbutia maladroitement (elle était trop mignooooonne !), lui demandant si elle pouvait lui tenir le bras pour marcher.
Encore un peu faible, hein ? Elle en paraissait un peu honteuse. Restait à dédramatiser la situation. Uriel sourit gentiment et répondit avec un clin d’œil:


« Pas de problème, mademoiselle* ! Votre chevalier servant est là »

Il lui tendit le bras d’un air faussement solennel, comme s’il était réellement son cavalier venu l’accompagner à une soirée mondaine. Ce qui était une idée stupide. Avec ses dreadlocks, n’importe quel être doué d’une once de bon sens ne lui aurait proposé de participer à une soirée mondaine. Il aurait fallu être fou ! Non, lui, c’était les petits concerts illégaux, les bars jazz, les soirées entres potes avec un pétard à la bouche… Là, il était dans son univers, un univers musical, pas prise de tête pour un sou. De toute manière, il aurait été foutrement mal à l’aise, engoncé dans un costard trois-pièces. La question était donc réglée. Il restait avec sa musique, laissant les riches (euh… sa famille était riche. Bref), ceux qui avaient la mentalité qui allait avec leur fric, s’amuser aux garden party de la haute société.

Le guitariste et sa demoiselle en détresse marchèrent un moment en silence dans les rues presque vides. Celui-ci vérifiait de temps à autre que Patricia ne tournait pas de l’œil, et observait avec amusement les rares regards qu’on jetait à ce couple si étrange. Ils parvinrent bientôt au parc, un endroit –comme prévu- désert, à l’exception d’une vieille dame qui était en train de nourrir les pigeons (bouh le clichééé !). Uriel bifurqua, entraînant sa compagne improvisée et arriva bientôt à son endroit préféré. Un banc de bois sous un saule pleureur, qui faisait face à une parcelle de la fausse rivière qui coulait en circuit fermé. Au printemps, l’endroit était magnifique. En ce mois de février, l’arbre faisait un peu la gueule, dénudé qu’il était. Mais bon, de toute façon, ils étaient au calme, et c’était tout ce qui comptait.

Ils s’assirent, lui en tailleur, comme à son habitude. Mais cette fois, au lieu de se tourner face à l’eau, il se mit en travers du banc pour faire face à la jeune femme –et pouvoir réagir vite si elle ne se sentait pas mieux. Il la regarda un moment, avec attention, puis dit avec un sourire en coin:


« Pardonne cet enlèvement… Mais bon, je voudrais pas te laisser toute seule parmi cette masse stupide dans cet état… tu aurait pu faire une mauvaise rencontre. Bon, je suis pas spécialement LA personne parfaite, mais je crois que c’est mieux que tu sois ici, que piétinée par la foule. »


Il commença à sortir une clope de son paquet (fallait qu’il fasse gaffe à les économiser quand même >< Bah, son père avait encore du tabacs chez lui. Il le lui rachèterait.) avant de se raviser et de demander.


« Ça te dérange, si je fume ? »

[les mots suivis d'un astérisque sont en français dans le texte]

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Dernière édition par Uriel Bakenhoven le Mar 30 Mar - 16:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mar 30 Mar - 16:50

Pat fut soulagée de ne pas se faire rembarrer directement après sa demande un peu étrange de prendre le bras de son interlocuteur et fut même amusée de constatée qu'il le lui tende avec cérémonie, très galamment en se déclarant son chevalier servant après avoir glisser un mot de français. Pat tenta de dissimuler ses sentiments, mais elle ne pouvait que très mal cacher qu'il la faisait rire, dans le bon sens du terme. Il réussit à la décontracter un peu et à lui donner confiance, ce qui n'était plus donnée à tout le monde.
Après tout, on ne croisait pas tous les jours des garçons comme Uriel et elle dût reconnaître que cette rencontre était loin d'être désagréable, malgré le fait qu'elle se trouvait relativement pitoyable. Le jeune homme semblait si à l'aise, décontracté et drôle comparé à elle qui tenait à peine sur ses jambes. Bon au final, peut-être ne le dérangeait-elle pas tant, sinon il n'aurait peut-être pas accepté ? On remarquera que Pat était loin d'être la confiance en soi incarnée...

Ils marchèrent alors quelques minutes pour rejoindre ledit parc et l'adolescente remarqua que les passants laissaient parfois trainer leurs regards sur eux d'un air mi-étonné, mi-blasé. Il y avait toujours des préjugées sur les garçons « comme Uriel », mais ils n'existaient dans l'esprit de Pat. Elle se laissa donc conduire sans être toucher par ses yeux qui se tournaient sur elle.
Le jeune homme semblait bien connaître le parc puisqu'il l'emmena dans un coin un peu à l'écart, entièrement au calme. Ils s'assirent sur un banc sous un arbre qui poussait près d'un petit cour d'eau artificiel. Elle se tenait bien droite sur le banc, les mains sur les cuisse, tandis qu'Uriel préférait une position plus décontractée. L'étudiante pu alors reprendre complètement ses esprits. Elle s'en voulait franchement d'avoir été aussi stupide, d'être sortie et de s'être ainsi glissée dans la foule, mais d'un autre côté, elle remarqua qu'elle n'aurait alors jamais rencontré le jeune homme a ses côtés. Elle chasse bien vite cette pensée alors que le concerné reprenait la parole pour s'excuser de l'avoir « enlevé » comme il disait, mais qu'il avait fait ça pour son bien.

Étrangement, c'était quand même la deuxième fois en quelques jours, qu'on voulait lui éviter de mauvaises rencontres. Elle repensa à Connor et sourit doucement avant de hocher lentement la tête :


-Merci. Fit-elle d'une petite voix timide.

Elle le regarda ensuite sortir une paquet de cigarette de sa poche et allait s'apprêter à en allumer une lorsqu'il s'arrêta dans son mouvement. Il voulait tout d'abord s'assurer que ça ne la dérangeait pas. Pat sourit de nouveau et tenta encore une fois de dissimuler le rouge qui lui montait au joue. Vraiment trop attentif à elle ce garçon, elle se sentait gênée. Elle secoua la tête négativement avant de répondre par la parole.

-Non, non vas-y, ne te dérange pas pour moi.

Sûr qu'elle n'en valait pas la peine. Elle tourna la tête vers le saule pleureur pour regarder son branchage fané. Il faudrait encore attendre quelques semaines avant que des bourgeons n'éclosent et qu'il retrouve ses feuilles après s'être couvert de fleur.
Pat se sentait soudainement mieux et elle n'arrivait absolument pas à dire pourquoi. Uriel arrivait aussi bien à la mettre à l'aise qu'à la déstabiliser par ses petites attentions, c'était très étrange. Elle n'avait pas l'habitude. Elle baissa ensuite légèrement les yeux vers ses mains qu'elle contempla longuement. Elle ne savait ni ce qu'elle devait faire, ni ce qu'elle devait dire et avait rapidement peur d'ennuyer son compagnon de banc. Elle replaça d'instinct une mèche de rebelle qui voletait dans une brise incessante. D'ailleurs, elle se mise à frissonner sans faire attention. Elle était davantage focalisée à essayer de sortir de son mutisme, il allait décidément la trouver cruche
.

-Je suis désolée. C'est tout ce qu'elle trouva à dire, mais d'un côté c'était vrai et sincère, elle s'en voulait un peu de l'accaparer comme ça en quelque sorte. Même s'il semblait rester de son plein gré, elle l'espérait vraiment. Je veux dire, pas beaucoup de gens aurait fait attention, c'est vraiment gentil ce que tu fais, c'est tellement rare maintenant... à croire qu'il n'y a plus d'humanité dans le comportement de ces...

Pat ne termina pas sa phrase, elle ne voulait pas en dire trop sur ce qu'elle pensait de tout ces gens, on ne savait jamais, Evan ne lui avait que trop souvent répété, elle resta donc muette, laissant sa phrase en suspens, gardant ses opinions pour elle.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mar 30 Mar - 16:52

Patricia l’autorisa à fumer, d’un hochement de tête, puis par une phrase honteusement dépréciative. S’il l’avait bien connu, Uriel aurait enchaîné sur une tirade à propos de l’estime de soi. Bien sûr que si, il se serait dérangé pour elle ! Elle venait de faire un malaise, elle n’avait peut-être pas besoin qu’un sale hippie lui souffle sa fumée dans le visage ! Il hésita un moment, regardant comme un con son paquet de clopes à moitié vide, avant de prendre sa clope entre ses doigts et de l’allumer. Il prit une bouffée de nicotine, et la recracha en tournant sa tête loin de Pat, priant pour que le vent ne tourne pas subitement juste pour le faire chier.

La jeune fille restait muette, sans qu’Uriel ne sache si elle n’appréciait pas d’être ici (hypothèse qu’il préférerait fausse), ou si elle était vraiment timide. Il fumait tranquillement, attendant qu’elle prenne la parole. Le silence ne le pesait pas. Il aimait parler, mais ne se formalisait pas d’un blanc. Du moment que ce n’était pas un silence de non-dit, de choses cachées. Une conversation ne peut toujours être meublée. Surtout entre deux inconnus.

Ses yeux errèrent sur le parc, avant de revenir sur Pat et de la fixer, sans réellement s’en rendre compte. Il regarda ses cheveux blonds-roux, voletant dans la brise froide. Il admira les traits de son visage. Il observa la façon qu’elle avait de se tenir, les mains sur les cuisses, le regard sur les mains, droite, digne. Puis il sourit doucement. Avant de se rendre compte qu’il la dévisageait. Secouant la tête avec un petit rire, il détourna son regard, captant au passage qu’elle s’était mise à frissonner. Puis elle s’excusa une nouvelle fois, le remerciant à nouveau de s’être arrêté. Gentil ? non, pas spécialement. Il était juste humain. Ce que la plupart des gens avaient oublié de nos jours. Accorder rien qu’un sourire aux gens que l’on croisait, dire bonjour, s’excuser si d’aventure on bousculait quelqu’un… Aider une personne dans le besoin. Autant d’actes perdus dans les mémoires, et qui étaient évidents pour le guitariste.

A peine la jeune fille eut-elle finit sa phrase qu’elle sentit un poids sur ses épaules. Le hippie avait ôté sa veste à capuche et l’avait posée sur les épaules de la demoiselle, puisqu’elle avait l’air d’avoir un peu froid. Lui, il n’avait jamais froid. Du moment qu’elle était mieux…

Il se sentait de manière générale à l’aise avec tout le monde, donc en soi, cela n’avait rien d’étonnant, qu’il se sente bien avec Pat. Mais là, il avait envie de… prendre soin d’elle. Sûrement parce qu’il l’avait rencontré dans un moment de faiblesse, et que comme tout homme, aimait se sentir utile. Il ne savait pas trop, et ne voulait en aucun cas se prendre la tête avec des réflexions de ce genre. Il continua la phrase de Patricia :


« Non, maintenant, plus personne ne fait gaffe à personne. C’est idiot, ça empêche de rencontrer beaucoup de gens. Mais bon… faut pas non plus leur en vouloir, le contexte actuel joue aussi… C’est chacun pour sa gueule, et tous pour l’Impératrice. » dit-il avec une pointe de tristesse dans la voix. « Bandes de cons », ajouta-t-il à voix plus basse.

Uriel était tout simplement trop insouciant pour faire attention à ses paroles. Légèrement fataliste, il était toujours franc, et n’allait pas jeter des fleurs au peuple juste parce qu’il parlait à une inconnue. Si ça ne lui plaisait pas, tant pis. Enfin, vu ses réactions diverses, Pat n’avait pas franchement l’air de porter le peuple et l’Impératrice en très haute estime. Un point commun, c’était déjà ça. Le jeune homme laissa passer un moment de silence avant de demander :

« Tu es étudiante ? »

Puis il s’aperçut que ça faisait un peu trop dragueur, alors que c’était pas son intention. IL s’empressa donc de rajouter en éclatant de rire :

« Enfin, t’es pas obligée de répondre, hein ! Si tu trouves que je suis trop lourd, tu le dit, je me tais et voilà ! Pas de problème ! »

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mar 30 Mar - 20:51

La jeune fille se sentait reprendre petit à petit ses forces et commençait à récupérer quelques couleurs. Une sourire un peu plus franc se dessinait sur son visage qui commençait à rayonnée, lorsqu'elle reprenait du poil de la bête elle avait tout de suite l'air plus joviale, un peu moins timide et très avenante. Son petite regard innocent et émerveillé de tout reprenait alors le dessus et elle se trouva un peu plus a l'aise vis-à-vis de son interlocuteur. Il lui avait d'ailleurs posé sa veste sur les épaules, ayant probablement remarqué que la demoiselle tremblait. Elle le regardait fumer tranquillement fumer sa cigarette avant qu'elle se se reconcentre sur un point dans le vague, ne voulant pas non plus paraître trop indiscrète. Cependant elle se rendit bien rapidement compte que c'était lui qui la dévisageait de haut en bas et elle sentait son regard certes distrait mais tout de même posée sur elle.

Il reprit finalement la fin de la phrase de Pat' et celui-ci tourna la tête pour croiser ses yeux. Ses paroles la rassurait, au moins il était franc et ne semblait pas avoir peur de dire ce qu'il pensait franchement. A cela, l'étudiante hocha la tête en signe d'approbation tandis que ses lèvres restaient closent. Il ne semblait pas non plus porter le régime à son cœur, ni les gens qui ne regardaient plus ses semblables lorsque ceux-ci avait besoin d'aide. Elle se rendait définitivement compte de la chance qu'elle avait eu. Bien sûr, elle connaissait d'autres personnes qui ne pouvait pas non plus voir Livingstone en peinture. La famille Kane était un bonne exemple, la preuve qu'ils y avait encore quelques résistants, même si elle ne se doutait pas à quel point le mot était proche de la réalité.

Un petit temps s'installa de nouveau mes Uriel reprit rapidement la parole pour lui demander si elle était étudiante, avant qu'elle ne puisse répondre quoi que ce soit il avait précisé, comme pour se justifier de lui poser des questions, qu'il cherchait simplement à faire la conversation et qu'elle pouvait l'arrêter quand elle le désirait. Mais à vrai dire, elle n'avait aucune envie de cette conversation s'arrête. Elle se sentait bien, là sur ce banc, à discuter avec un inconnu qui de part son comportement avait tout pour lui paraître sympathique. Après tout, comme il le disait si bien, la vie était l'occasion de multiple rencontre et trop de personne passait à côté. Elle n'avait aucunement l'intention de passer à côté de celle-ci. C'est pourquoi elle étouffa un petite rire avant de répondre :


-Non, non il n'y a pas de problème, au contraire. Elle réfléchit quelques secondes avant de reprendre. Oui, je suis étudiante, et toi ?

Elle ne voulait pas tout de suite rentrer dans les détails, et puis de toute façon elle ne se voyait pas raconter sa vie en long en large et en travers mais préférait rester discrète et dans la retenue. On ne pouvait pas dire qu'ils se connaissaient encore bien, elle ne voulait pas donner de fausse impression d'elle. Ce qui était en soit un peu stupide, puisque c'était se réfréner qui était modifier son comportement... enfin, c'était une autre histoire. Pat profitait des alentours, les signes de l'hiver avaient beau être persistants et laisser nu les arbres tristes, s'était drôlement agréable de prendre le soleil.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mar 30 Mar - 21:43

La jeune fille avait répondu, et retourné la question à l'envoyeur. Lui? Ce qu'il faisait dans la vie? Uriel eut soudain des dizaines de réponses qui lui traversèrent l'esprit. Hippie professionnel? Pacifiste Utopiste? Guitariste du Dimanche? Vendeur à la Manque? UN peu de tout ça, en réalité. Il éclata d'un rire franc et joyeux en sortant un élastique de sa sacoche, élastique qu'il utilisa pour attacher partiellement sa masse capillaire serpentine pour le moins volumineuse. Il se donna un temps de réflexion avant de casser tous les rêves de son interlocutrice, qui le pensait peut-être ingénieur; étudiant en droit ou alors artiste peintre... Ou qui ne s'imaginait sans doute rien, fallait qu'il arrête de partir en live comme ça!

" Moi? Euh, oula... Je suis vendeur chez un disquaire. Et guitariste et chanteur semi-professionnel pendant mon temps libre, dans un petit groupe de rock et de folk. On a enregistré une demo y'a pas longtemps." termina-t-il, l'air convaincu. Avant de rajouter, en se marrant une nouvelle fois, se passant la main devant le visage d'un air navré. "Mais pourquoi je te racontes ça? On s'en fout, merde... Désolé, je parle beaucoup. Enfin tu as dû t'en rendre compte, puisque je monopolise la parole depuis tout à l'heure. Ah, merde, je suis encore en train de blablater pour ne rien dire. Je me tais, voilà!"

Il s'auto-bâillonna de sa main libre avec un clin d'œil, dans une tentative complètement idiote de s'empêcher d'ouvrir la bouche. de toute façon, il ne pourrait pas s'en empêcher, il faudrait qu'il reparle tôt ou tard. On le lui avait souvent reproché, d'ailleurs. Cette bavardise... Depuis tout jeune déja, quand il bullait tranquillement sur les bancs de l'école. Le guitariste n'était pas un très bon élève. C'était d'ailleurs ce qui l'avait conduit à devenir artiste (et vendeur pour payer son loyer). Léo ne l'avait pas engagé pour ses compétences extraordinaire pour la comptabilité, non, le patron du Groove Armada avait remarqué en ce jeune homme plus qu'en aucun des candidats qu'il avait auditionné aujourd'hui (soit un mec de 40 ans qui était au chômage, une nana complètement givrée qui pouvait pas parler sans piailler, une gamine de 18 piges et un mec qui avait deux fois son âge - on ne pouvait pas dire non plus que la compétition ait été très rude) une capacité à l'humanité et un amour véritable pour la musique. C'est tout ce dont un vendeur à besoin, dans ce genre de boutique. Pouvoir saluer les clients, discuter un peu et exprimer son avis sur la musique. Les clients du disquaire étaient en général des passionnés de musique ancienne, avoir un mec comme Uriel qui s'y connaissait presque plus que lui, ça se révélait très utile.

Le jeune homme sourit à nouveau (à croire qu'il avait perpétuellement un sourire accroché au visage, lui... Ouais, en fait, c'est le cas, ce mec est perpétuellement heureux. Boulet, va) en regardant Pat, à qui il fit un clin d'œil:

"J'espère que tu n'avais pas d'autre impératifs et que je t'ais pas arraché à d'autres occupations plus importantes que de converser avec un sale hippie bavard comme un perroquet malade!"

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mer 31 Mar - 7:46

[HRP : no comment sur l'horaire où je poste, je suis levée depuis 5h, c'est dur mais faut bien s'occuper ...!]

Apparemment le fait que Pat retourne la question à son vis-à-vis fit bien rire celui-ci, elle ne savait pas (encore) trop pourquoi mais le regarda s'attacher les cheveux avec un petit sourire curieux mais à la fois appréhensif. Il finit pas répondre et lever tous les doutes. Au final il était vendeur dans un magasin de disque lorsqu'il ne jouait pas dans un groupe de musique. L'étudiante ne fut étrangement pas plus surprise que ça. Elle le dévisagea une nouvelle fois ; oui ça collait parfaitement au personnage. Déjà il riait de nouveau, se demandant bien pourquoi il racontait autant sa vie. Pat alors qu'il s'excusait et faisait mine de se bâillonner lui assura d'une voix précipité et amusée qu'il n'y avait aucun problème :

-Non, non vas-y, ça ne me dérange pas, au contraire ! C'est très intéressant ! Je veux dire... d'en apprendre plus sur les gens.

Elle lui sourit de nouveau, piqua un fard et détourna le regard. Elle ne voulait pas lui laisser croire qu'il l'ennuyait ou qu'elle était impressionner, ce n'était (presque) pas le cas. De même qu'elle ne voulait pas lui montrer qu'elle rougissait toute les cinq minutes pour rien, c'était totalement contre sa volonté ! Elle ne voulait pas non plus lui laisser entendre qu'elle voulait tout savoir sur lui dans un élan de curiosité, ou d'autre chose d'ailleurs, ce n'était pas du tout le genre de la miss. Bref, tout cela était drôlement compliqué pour une simple rencontre dans la rue et l'adolescente se demandait bien pourquoi elle avait tant peur de faire mauvaise figure.
Certes, elle aimait être appréciée et bien paraitre. Poli, gentille, douce, ce genre de chose, parce que c'était tout simplement dans sa nature de vouloir s'entendre avec tout le monde et d'être conciliante. Mais en temps normal c'était davantage spontané et irréfléchi. Peut-être se sentait-elle un peu obligée de rattraper le coup, maintenant qu'il l'avait vu dans une position de faiblesse et qu'il l'avait aidé. Elle voulait surtout montrer qu'elle n'était pas qu'une petite chose faible et fragile.

Un sourire accompagné d'un petit clin d'œil la tira de ses réflexions et Uriel s'assura qu'elle n'avait rien d'autre à faire qui aurait pu être plus important.


-Absolument pas !
Répondit-elle précipitamment avant qu'il ne pense que ça aurait rien que l'espace d'un instant, pu être le cas. Aujourd'hui il n'y a pas grand chose à faire... hormis regarder l'autre Cinglée, faire son show... je veux dire, dans tous les cas, je serais rentrée chez moi et j'aurais probablement été me recoucher, je sais même pas ce qui m'a prit de venir participer à ça.

Dans sa voix une certaine tonalité de rejet, oui dans un premier temps elle avait été exciter de voir ce que cette Grande Parade allait bien pouvoir donner, tout le monde en parlait tout le temps et au final elle n'avait été que le reflet d'une société individualiste, en folle adoration devant l'Impératrice. Pat avait parfois vraiment du mal à comprendre cette logique, il lui arrivait même de se demandait si ce n'était pas elle qui pensait mal, qui n'était pas dans la norme, si la majorité était pour Livingstone...
Elle finit par jeter un coup d'œil distrait à sa montre, il était encore bien tôt, et la journée de « réjouissance » n'était pas prête de toucher à sa fin. Patricia resserra un peu le sweat de son interlocuteur sur ses épaules, perdu dans ses pensées
.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mar 13 Avr - 18:40

Ce qui était sympa, avec Pat, c'est qu'elle semblait pas de ces étudiantes frimeuses, qui, sous prétexte que leurs parents font partie de la haute société d'Hegemony et sont, par voie de conséquence, bourrés de fric, pètent plus haut que leur cul en se pavanant dans des tenues de créateur, avec des sacs à la mode au bras, minaudant dans l'oreille de leurs amies toutes aussi inintéressantes qu'elles. Non, la jeune fille semblait beaucoup plus naturelle. Elle ne se formalisait pas qu'un parfait inconnu lui pose tant de questions, elle y répondait de bon cœur d'ailleurs, et en reformulait d'autres. Une vraie conversation avec une vraie inconnue, rien de plus enrichissant, comme expérience. Uriel sourit tranquillement. Il avait bien fait de sortir, finalement. D'une part parce que ça lui avait permis de se secourir une personne qui aurait pu crever la gueule ouverte avec des cris d'agonie stridents que le troupeau de l'Impératrice ne l'aurait pas entendu, tout occupé qu'il était à scander le nom de sa reine, sa sérénissime maîtresse, son tyran favori. (E-cœu-rant); et d'autre part parce que ladite personne se trouvait être une personne tout à fait intéressante - comprendre par là : "pas prise de tête".

Celle-ci l'excusa d'ailleurs pour sa logorrhée verbale, rétorquant qu'il était intéressant d'en apprendre plus sur les gens. Certes. Seulement, à l'heure actuelle, pas grand monde se donnait cette peine, malheureusement. Puis elle enchaîna sur une courte tirade pour démentir le fait qu'il la dérangeait peut-être. Le guitariste ne put s'empêcher d'éclater de rire lorsqu'elle prononça "l'autre Cinglée". C'est vrai que ça correspondait fort bien à Joane Livingstone, cette qualification. Il aurait pu aussi dire
"mégalo de mes deux", "despote en robe de soie" ou " la nana givrée qui nous gouverne, il parait". Enfin, tout ça, c'était du pareil au même, et ça prouvait qu'ils avaient à peu près les mêmes opinions politiques. C'était déja une bonne chose, Uriel n'aimait pas les conflits, mais prendre plaisir à bavarder avec une fervente admiratrice de la blondasse dégénérée, ça l'aurait un peu fait chier. Parce qu'il était évident qu'il appréciait cette conversation, tout comme cette rencontre. Pat mettait un peu de soleil dans son existence, tout comme, quelques jours auparavant, Jim avait éclairé sa journée.

"- Ah... la curiosité, sans doute. Et puis de toute façons, si tu n'étais pas sortie pour la voir,Dyingstone serait venue à toi en s'infiltrant dans ta télé, dans les magazine que tu lis, allant même jusqu'à se glisser entre deux chansons de ta stations préférées... Par l'intermédiaire de ce cher Mr Ward, qui évidement commente l'évenement. Donc bon. et puis ça m'aura permis de te rencontrer" termina-t-il avec un sourire sincère, avant de reprendre:"Et donc, puisque mon interrogatoire ne te dérange pas, encore une question : étudiante en quoi?"

Elle avait pas vraiment la tête d'une étudiante en médecine, eux c'étaient souvent des pistonnés, coincés, le genre à aduler Livingstone. Non... Il la voyait plus étudiante en lettres, ou en langue. Quelque chose de plus... liberé. Gauchiste, aurait dit son père, en faisant référence à l'histoire du monde d'avant, il y a plus d'un siècle. En y réfléchissant, c'était sans aucuns doutes grâce à son père qu'Uriel était ce qu'il était. Emmanuel Bakenhoven était un rêveur, fervent admirateur du mouvement hippie des années 1960. Pas étonnant qu'il ait refilé le virus à son aîné (bon, cela dit, il y avait eu des ratés : genre Ingrid, qui s'était retrouvée dans la milice. Faut dire aussi qu'elle vouait un culte à leur mère. Pas étonnant qu'elle ait mal tourné! Heureusement qu'Elisa et Amalie rattrapaient le coup, hein. Enfin, dans le genre, cette dernière était bien arrangée aussi : s'engager dans la Cible! A 20 ans!). Revenant sur terre juste à temps pour surprendre Patricia en train de frissonner, et ce malgré sa veste, le jeune homme se releva pour se placer face à elle:

"Tu veux aller boire quelque chose de chaud? Je t'invite. Enfin, si on trouve un café ouvert, bien sûr!"conclut-il avec un rire bref.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Ven 16 Avr - 7:29

Après quelques secondes de silence et de réflexion pour elle même, Pat se rendit compte de sa bourde. Trop tard évidement. Mais maintenant s'était dit et il n'existait malheureusement toujours pas de touche « rewind », pour revenir en arrière et effacer le fait qu'elle avait clairement osé traiter l'Impératrice de « Cinglée » face un presque inconnu. Parce que certes, Livingstone était bel et bien cinglée, folle à liée, dangereuse, tout ce qu'on voulait... il n'était pas spécialement très recommandé de faire autre chose que le penser (et encore) alors le dire à voix haute à quelqu'un dont on ne sait presque rien et qui, en fervent admirateur de la tyran aurait très bien pu aller le répéter à des oreilles mal intentionnées, s'en était presque stupide au vu du danger.

D'ailleurs, est-ce que c'était valable d'emprisonnement de dire des choses pareilles ? L'adolescente n'en savait rien (d'ailleurs elle ignorait que des gens avait été fusillés pour moins que ça) et fut soudain envahie par la peur. Elle se força à se calmer intérieurement en se faisant remarquer que d'une, Uriel n'aurait peut-être pas paru aussi antipathique vis-à-vis de la grande parade s'il avait tenu Livingstone pour une part importante de son cœur et d'autre part, il ne se serait surement pas montré aussi attentif et attentionné... sauf si c'était un piège... ooooOOOOOhhhhh la jeune femme commençait déjà à se faire une tonne d'histoire et heureusement pour elle, son compagnon de banc reprit la parole et elle comprit rapidement qu'elle n'avait pas à s'inquiéter, sauf si un tiers personnes les avaient entendu, car le jeune homme ne s'était pas non plus privé pour donner son point de vue sur Joane et il n'était pas non plus très flatteur. Pat sourit légèrement, un brin rassurée de voir qu'il avait les mêmes opinions sur la cheffe du gouvernement, elle rencontrait tout les jours tellement de gens qui au contraire lui vouait un véritable culte, Livingstone par-ci, Livingstone par-là, surtout dans le milieu petit bourgeois qu'elle fréquentait par l'intermédiaire de son école, se n'était pas toujours évident d'approuver d'un signe de la tête à des idées qu'on ne soutient pas le moins du monde. Certes, il ne lui aurait jamais venu à l'idée de défendre ces idées, à quoi bon ? Elle cherchait à s'intégrer, par à se faire des ennemis, dans ce pays il valait mieux laisser couler, penser ce qu'on voulait et faire bonne figure non ?

Uriel reprit alors son petit interrogatoire pour une question encore, étrangement, il l'a mettait de plus en plus à l'aise, c'était déjà une bonne chose, et elle répondit à sa question avec un manque d'enthousiasme qu'elle n'avait pas voulu si flagrant :


-Etudiante en stylisme... se rendant compte qu'il pouvait se méprendre sur le ton qu'elle avait employé, elle se dépêcha de se justifier. Enfin ça me plait, hein ! J'adore ce que je fais, je veux dire, c'est toujours ce que j'ai voulu faire, crée des vêtements, mon style, (d'ailleurs elle avait bien l'ambition de se faire un nom dans le milieu !) mais c'est plus, les gens qui... elle laissa sa phrase en suspens, ne sachant pas vraiment comment la finir.

Après quelques secondes, le jeune homme s'était relevé du banc pour venir se placer face à elle et elle releva les yeux vers lui avait un brin de surprise et d'appréhension. Il allait là laisser là maintenant qu'elle semblait avoir repris des couleurs ? Pas que cela la dérangeait, c'était toujours agréable de faire des rencontres inattendues, mais Pat ne savait pas dire pourquoi, elle ne voulait pas spécialement que celle-ci s'écourte aussi rapidement et de retourner à son quotient. Non pas qu'il était fade, la jeune femme aimait voir chaque journée comme une nouvelle et sa fraicheur m'empêchait de tomber dans une routine ennuyeuse, mais voilà... il y a des choses qu'on explique pas...

Finalement, Uriel ne semblait pas vouloir retourner à ses occupations, pour preuve il l'invita à aller boire quelque chose dans un endroit où ils auraient plus chaud, s'ils en trouvaient un d'ouvert évidement ! Patricia accompagna son rire et hocha de la tête positivement se levant à son tour du banc. Ils quittèrent donc le square pour partir à la recherche de l'endroit bénie. Tout du long, la langue de la demoiselle avait réussit à se délier un peu et elle avait reprit la conversation plus ou moins banal, posant tour à tour des questions (pas trop indiscrète) à son interlocuteur.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Lun 26 Avr - 22:52

Arpentant les petites rues d'Hegemoy qu'Uriel connaissait si bien, maintenant, les deux jeunes gens continuèrent leur conversation. C'était maintenant au tour de Patricia de poser des questions, et toujours le jeune homme répondait avec bonne humeur, le sourire toujours accroché aux lèvres, son rire qui retentissait si facilement résonnant contre les murs des échoppes fermées à double tour. A vrai dire, il n'avait pas grand espoir de trouver un quelconque café ouvert, pas à cette heure-ci alors que l'Impératrice faisait son show. Navrant, mais c'était comme ça. A tous les coups, tous les tenanciers de bars et cafés étaient partis voir la dégénérée, ou avaient profité de leur jour de congé. Le jeune homme savait pertinemment qu'ils pourraient errer toute la journée dans cette ville à la con, user leurs chaussures et attraper la crève quinze fois avant de pouvoir boire quelque chose de chaud. Or il voyait que sa compagne improvisée n'était pas au mieux, et ce malgré les multiples couches de vêtements qu'elle portait sur elle. Il se mordit la lèvre, indécis. Une solution serait de proposer à la jeune femme de venir chez lui; mais elle pourrait le prendre très mal et partir. Or le guitariste n'avait pas vraiment envie que cette rencontre inopinée se termine. il devrait user de tact pour ne pas se faire rabrouer en beauté. Oui, mais le problème, c'était que le tact était un notion incompatible avec sa maladresse verbale naturelle... enfin, sa franchise, quoi.

Prenant son courage a deux mains, il proposa d'une voix pas aussi assurée qu'il ne l'aurait souhaité:

- Euh... Je crains que tout soit fermé... Mais bon, t'as l'air d'avoir besoin de quelque chose de chaud, et a moins de te filer mon tee-shirt aussi, je vois pas trop comment je pourrais t'aider autrement... donc bon, est-ce que ça te dérangerait de venir chez moi? Enfin, t'inquiète pas, hein, ajouta-t-il précipitamment, je te veux pas de mal... Juste histoire d'être à l'abri, au chaud et de pouvoir manger un morceau... bien que mes qualités de cuisiniers ne soient pas exceptionnelle!

Il attendit avec une vague inquiétude la réponse de l'étudiante, priant intérieurement pour qu'elle ne le prenne pas pour un violeur ou il ne savait quoi. Patricia se contenta de rougir, puis parut réfléchir un moment, avant de donner son accord avec un sourire. Pour un peu, Uriel aurait soupiré de soulagement. Il sourit à son tour et indiqua à la jeune fille une rue adjacente.

- C'est par là.

Ils marchèrent d'un bon pas, le pacifiste légèrement en tête. Celui-ci se demandait fièvreusement si son appartement était suffisamment rangé. Bonne question. Est-ce qu'il avait pris le temps de débarrasser la table basse du salon avant de partir? Est-ce que ses draps traînaient par terre comme à son habitude? D'un coup, il ne savait plus. Et mine de rien, ça le stressait. Pas la peine de rebuter une amie potentielle en lui montrant qu'il vivait dans un appartement plus ou moins salubre, comme tous les mecs célibataires, et qui par conséquent n'avaient pas de nana pour les faire chier en leur demandant de ranger (comme Red y'a pas longtemps). Mais oui! Red! elle avait squatté pendant trois jours chez lui, il avait pas pu faire trop de bordel depuis! En effet, lorsqu'ils arrivèrent devant l'appartement 32, au troisième étage de l'immeuble vieillot, mais propre, où habitait Uriel, ils n'eurent pas de mauvaise surprise. Pas de pile d'assiette énorme dans l'évier, pas de bouteilles de bières vides amoncelées partout où il y avait de la place, pas de caleçon qui traînait par terre. Et à cet instant, le jeune homme béni sa chieuse d'amie qui l'avait obligé à tout ranger.Il désigna le trois pièce d'un grand geste de la main:

- Voilà! C'est mon palace! Bon, ça paie pas de mine, mais au moins, c'est chez moi...

Ils s'assirent sur le canapé et continuèrent de discuter. Quand l'horloge sonna midi, le jeune homme proposa de préparer à manger et sortit son grand classique "pâtes et steak haché" à son invité, en s'excusant platement de la piètre qualité de sa cuisine. L'après-midi passa à une vitesse folle : Uriel avait l'impression de connaître Pat depuis très longtemps, ils parlaient de tout et de rien sans retenue, sans gène. C'était très agréable, de rencontrer encore des gens sympas.

Puis, tout à coup, le portable du guitariste émit une sonnerie familière, qui avait don d'apaiser son propriétaire. Au bout de quelques notes, il s'empara de l'appareil, constatant avec une joie teintée de surprise que l'appel venait d'Amalie, sa petite soeur:


- Allo Ama? Tu vas bien?
- Salut frangin. Ouais, ça baigne, mais j'suis légèrement pressée, en fait... désolée de te prendre de cour comme ça, mais j'aurais besoin de ton aide.
- Vas-y, dis-moi! T'as un problème?
- Moi, nan. Mais une gamine risque d'en avoir très bientôt. Bref. j'aurais besoin que tu récupère une nana de seize ans, qui se balade toute seule en ville. C'est son droit, tu me diras, mais actuellement, elle est en danger si elle rencontre pas les bonnes personnes. Donc faudrait que tu la choppes avant, quoi.
- Hmmmm okay. Quelque chose pour m'aider à la reconnaitre?
- Une gamine aux cheveux roses, sans doute vêtue de fringues déchirées, avec un manteau de cuir.
- Et elle se balade où, actuellement? C'est grand, Hegemony.
- Euh... Près du palais. Mais elle risque de bouger. A priori elle va aller vers le centre ville. Essaie de la récupérer avant. je te tiens au courant de son évolution par message. Oh! dis-lui que tu viens de la part d'Amaury Scherr.
- Ok. A plus.
- Ciao.

Sans plus se poser de questions, le jeune homme se tourna vers sa nouvelle amie et lui demanda :

- Ma soeur vient de me demander un service. Je dois aller chercher une gamine en ville... Enfin, pister serait plus exact. Tu veux venir?

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Ven 30 Avr - 0:11

Patricia avait à son tour pris l'initiative d'en apprendre un peu plus sur son interlocuteur et cela ne semblait le déranger le moins du monde, au contraire, il laissait transparaitre sa bonne humeur et si Pat n'aurait probablement pas voulu l'admettre, elle était totalement le sous charme de ses sourires, son calme et son aisance. Elle se sentait de plus en plus à l'aise et le dialogue se fit bientôt s'en réfléchir, c'est que mine de rien, ils avaient beaucoup de chose à dire ces deux là, même si c'était pour parler de la pluie et du beau temps, de l'Impératrice qui dirigeait son petit monde ou d'autre chose encore étrangement ce n'était pas les sujets qui manquaient. Le courant passait parfaitement et l'adolescente ne se posait plus vraiment de question. Elle se contentait de profiter du moment mais surtout de cette rencontre inopinée.

La jeune fille se sentait soudainement en confiance, étrangement elle savait qu'elle n'avait plus besoin de jouer une sorte de « rôle » comme avec les autres personnes qu'elle fréquentait, ses amis étudiants par exemple, elle avait pour la première fois de puis longtemps l'impression qu'elle pouvait parler librement sans avoir peur de quoi que se soit, ni d'un jugement de la part du jeune homme qui marchait près d'elle, ni de représailles d'un quelconque gouvernement. C'était certes un peu de l'insouciance, mais cela manquait cruellement à Pat ; de ne pas avoir à sa soucier de quoi que ce soit, de ne pas devoir faire constamment attention à ses moindres gestes et paroles. Elle se sentait presque revivre alors que les souvenirs de son ancienne vie à Londres revenaient au galop. Elle avait cru ne jamais pouvoir retrouver ça mais il semblait qu'elle s'était trompée et elle était heureuse de se constat. Quoi qu'il en soit, son naturel avait reprit le dessus, extrêmement sociale, un chouilla bavarde, enjouée, heureuse, elle voulait transmettre ce bonheur à Uriel, qui ne semblait pas non plus en manquer !

Pourtant, ils avaient beau parler et marcher dans les petites rues de la ville, il était clair que rien ne serait ouvert, pas ici du moins, et qu'ils pouvaient vraiment oublier cette idée d'aller se mettre au chaud. L'étudiante transie de froid n'arrivait toujours pas à se réchauffer et elle rêvait d'un bain bain chaud ou rien que de rentrer à l'intérieur pour pouvoir échapper à la morsure du froid. Cependant, elle savait que si elle décidait de privilégier son confort elle devrait dire au revoir à Uriel, adieux peut-être même, et elle n'avait aucune envie de mettre fin à cette petite parenthèse d'inconscience. Sans vraiment s'y attendre, le jeune homme dit tout haut ce que pensait Pat' tout bas. Le fait qu'elle tremblait ne lui avait pas échapper et les boutiques fermées non plus. Il lui proposa alors de rentrer chez lui. Pat s'arrêta net regardant étrangement son interlocuteur et le rouge lui montant de nouveau aux joues. Certes elle avait confiance et elle se sentait bien en la présence du vendeur/musicien mais elle ne pouvait que se méfier de cette proposition. Il sembla se rendre compte rapidement de la rudesse de sa proposition et ajouta qu'il n'y avait pas de sous-entendu et que sa suggestion était en tout bien tout honneur.

L'adolescente resta quelques secondes perplexe à peser le pour et le contre. Évidement sa conscience lui soufflait de se méfier un peu, de l'autre ses arguments étaient valable et en plus de l'avoir aidé et de s'être occupé d'elle après son « malaise » ils avaient discutés pendant de longues minutes sans que jamais il n'ait fait ou dit la moindre chose déplacé. Elle finit donc par accepter d'un petit hochement de la tête avec un sourire timide sur les lèvres. Le jeune homme semblait soulagé se qui fit rire légèrement Pat, la situation était un brin comique quand on regardait. Sans plus attendre ils se mirent alors en route pour rejoindre ledit appartement. Patricia, curieuse de nature, regardait un peu partout autour d'elle, pas dans l'intention de juger ! Loin de là ! Juste qu'elle était très curieuse et qu'il était dans sa nature de remarquer les moindres petits détails. Son sourire de politesse (qui servait généralement à cacher sa timidité) barrait toujours ses lèvres. Ses grands yeux glissaient partout avant de se reconcentrer sur Uriel alors qu'il présentait son « palace ».


-Non mais c'est très bien, suffisant je pense. Surtout si tu es seul ?

L'adolescente ne remarqua même pas que sa question laissait planer un sous-entendu qu'elle n'aurait jamais voulu laisser transparaitre. Elle ne cherchait absolument pas à se renseigner sur la situation relationnel du jeune homme, même si sa phrase pouvait laisser penser totalement le contraire. Son air un peu distrait, de nouveau à découvrir cet environnement inconnu et naïf pouvait prouver à Uriel qu'elle n'avait pas d'arrière pensée.
Dans sa tête elle constatait seulement que c'était propre, à peut près rangé, l'appartement en lui même avait une taille correct et il y faisait bon ! Elle retira la veste que lui avait prêté le musicien et la posa repliée dans un coin.
Une fois qu'elle eut exploré l'endroit, ils reprirent rapidement leur conversation. A vrai dire, c'étaient à croire qu'ils pouvaient se parler pendant des heures sur des tas de sujets, s'était assez dingue de voir qu'il existait encore des gens qui pensait pareil qu'elle et même si leurs opinions pouvaient parfois diverger, la jeune fille trouvait vraiment vivifiant de pouvoir confronter ses idées. Les heures passèrent comme de rien et Uriel leur prépara à manger. Ce n'était certes pas de la grande cuisine mais tout à fait mangeable et l'estomac de la jeune femme lui en était reconnaissant.

Un portable finit par retentir, voyant qu'il ne s'agissait pas du siens, la jeune fille laissa Uriel à ses affaires les temps d'une conversation. Bientôt il avait déjà raccroché et il s'excusait de devoir sortir avant de lui proposer de venir avec lui. La raison en était un peu étrange mais Pat' n'était pas forcément du genre à poser beaucoup de question sur se genre de chose. Il s'agissait de retrouver quelqu'un, une jeune fille. Un service pour sa soeur. Pat hocha de nouveau la tête, l'air très concernée :


-Oui, oui je veux bien, de toute façon je n'ai rien de bien passionnant à faire. Pas que je reste par solution de facilité comme s'il s'agissait d'un dernier recours hein ! Ajouta-elle précipitamment dans un sourire gêné. Au contraire, j'ai passé une journée vraiment géniale alors je me dis que si ça peut continuer un peu... elle gloussa avant d'essayer de reprendre son sérieux. Tu la connais cette personne ? Je veux dire, celle que tu cherches ?

En même temps elle se préparait pour sortir avant que son regard ne tombe sur la veste qu'elle avait plié plutôt dans la matinée. Elle la désigna d'un geste vague avant de demander d'une petite voix :

-Je suis nulle hein mais... est-ce que je peux te l'emprunter si on sort ?
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mer 12 Mai - 23:12

Pat avait accepté que cette journée plutôt plaisante au demeurant ne s’achève pas brusquement. Traduction : elle avait bien voulu l’accompagner dans sa quête désespérée pour retrouver la fille-sans-nom-aux-fringues-déchirées-qui-risquait-d’avoir-des-problèmes-si-on-la-retrouvait-pas. Jeu de piste aux règles simple, mais à la fin incertaine, sur un terrain de jeu d’une centaine de kilomètres carrés. Dur. Le jeune homme se leva et s’étira, puis attrapa son portable et le fourra dans sa poche, après avoir regardé l’heure. Dix-sept heures trente ! Uriel déglutit, pour ôter le goût amer qui avait envahi sa bouche. A cette heure, les condamnés a mort devaient sans doute se préparer à se rendre dans l’au-delà. Pour des motifs aussi idiots qu’un regard de travers, un manque de respect envers la caissière de la nourrice de la petite-fille de la demi-sœur de la belle-mère de l’Impératrice. Peut-être même que certains étaient condamnés à mourir pour une bonne action, pour avoir empêché un milicien bourré de tuer un innocent, ou pour avoir sauvé une petite fille d’une balle perdue, faisant faire un écart à la voiture de la Dégénérée. Stupide régime, conneries de lois, de décrets, de gouvernement. Stupide peuple qui adulait cette folle furieuse.

D’un coup, les cicatrices dans sur son torse le brûlèrent. Il porta sa main à son ancienne blessure, ses souvenirs datant d’il y a presque cinq ans revenant au galop.

Eté 2095. Uriel venait de quitter la maison de son père, pour s’aérer, comme tous les jours. Juste pour se promener dans la ville, dans des endroits que lui seul ou presque fréquentait. Juste pour être au calme, et refaire le monde tranquillement. Ce jour-là paraissait être un jour normal. Un jour calme, même. Cela faisait même un moment que les miliciens n’avaient pas fait d’esclandre. Longtemps qu’il n’y avait pas eu de disparitions suspectes. La belle vie, ou presque. Le jeune homme avait pris la direction d’un square qu’il fréquentait régulièrement. L’air était chaud, les oiseaux chantait, un beau cadre bucolique spécial hippie avec les arbres vert, le ciel bleu, les fleurs de couleur vives. Rien ne présumait de l’accident qui allait se produire. Et pourtant… tout avait basculé. Une patrouille avait débarqué. Quatre mecs en rouges, bourrés, semant la panique parmi les mères de famille qui accompagnaient leurs enfants. A croire que c’était une compétence obligatoire pour être de la milice de Dyingstone, de pouvoir se bourrer la gueule à n’importe quelle heure de la journée, afin de pouvoir devenir encore plus con que d’habitude. Ils poursuivaient un mec, déjà blessé, qui fuyait comme il pouvait. Sans trop de mal puisqu’ils titubaient plus qu’ils ne marchaient, s’arrêtant de temps en temps pour vociférer, ou pour gerber l’alcool que ni leurs estomacs, ni leurs foies, ni même leurs veines ne pouvait plus contenir. L’un d’eux s’était arrêté, campé en plein milieu de la rue. Il avait réussi à sortir son flingue, et avait tiré trois balles, ne se rendant pas compte qu’il n’avait plus aucune chance de toucher le fuyard. En revanche, la petite fille qui était restée pétrifiée sur la route… Uriel avait vu le moment où la gamine se prendrait trois balles, et tomberait. Il ne réfléchit pas, et se jeta devant la mioche, qui ne réfléchit pas plus et s’enfuit à toutes jambes. Uriel sentit les trois balles le percuter, et s’effondra au sol, trois aiguillons de douleur lui déchirant le torse. Puis, il avait perdu connaissance, après avoir constaté que la petite était saine et sauve. Et que trois fleurs de sang écloraient sur son tee-shirt blanc. Il s’était réveillé à l’hôpital, avec sur sa joue la main inquiète de sa petite sœur Amalie. Il avait lu le soulagement dans son regard, dans celui de son père. Il leur avait sourit, tentant de les rassurer. Puis avait entendu une voix ironique dire :

- Ben mon vieux, t’as failli y passer ! Quelle idée de te mêler à cette histoire, aussi ! Tu sais que tu as failli être condamné à mort ?!

A ces mots, l’aîné des Bakenhoven avait vu Amalie frissonner. Il se tourna vers Ingrid, qui continuait sa diatribe venimeuse.

- T’as empêché des fonctionnaires de Son Altesse Joane Livingstone de faire leur travail ! Tu t’es interposé entre eux et un dangereux fuyard ! J’aurais compris qu’ils te jugent. Ça aurait été dommage bien sûr… pour ma carrière, notamment. Mais j’aurais compris. Tu te rends compte, quel déshonneur pour la famille ! L’aîné des enfants d’Isabella Bakenhoven, un traître !
- Ferme-la, Ingrid ! Tu n’étais pas là. Tu ne les a pas vus, tirer dans le vide, alors que cette gamine était dans leur trajectoire. Je préfère passer pour un traître que de voir sous mes yeux mourir une innocente sans réagir. Si c’était à refaire, je n’hésiterais pas. Maintenant dégage, si t’es là juste pour m’agresser.

La jeune femme lui avait lancé un regard assassin puis était sorti de la chambre.

Le guitariste revint à la réalité, songeant qu’il avait réellement failli mourir, à ce moment-là. Pas de ses blessures, la médecine était très efficace. Mais s’il n’avait été le fils d’Isabella Bakenhoven, et s’il n’y avait pas eu plusieurs témoins qui avaient attesté de la présence de la petite fille, il serait sans doute mort à l’heure qu’il était. Les condamnés actuels n’avaient pas eu la chance d’avoir une mère qui avait été parmi les plus grandes miliciennes. Ce fut la voix de Patricia qui le sortit tout à fait de se rêverie. Elle lui demandait si elle pouvait reprendre sa veste. Le hippie eut un doux sourire et répondit par la positive. Il alla quant à lui chercher un sweat à capuche à l’effigie de son idole de toujours, Bob Marley, que peu de personne connaissaient encore. Il attrapa au vol sa sacoche –jamais sans ses clopes !- et ils s’en furent. Sur ces entrefaites, son portable vibra : un message d’Amalie. La gamine semblait se diriger vers le centre ville. Le jeune homme en fit part à sa nouvelle amie, en ajoutant avec un petit sourire :

- C’est vraiment sympa à toi de m’accompagner !

Les deux jeunes se dirigèrent tout en discutant vers le centre ville. Les yeux d’Uriel scrutaient les rues, dans la nuit qui était déjà tombée, essayant de repérer celle qui correspondrait à la –mince- description que sa petite sœur lui avait faite. Nouveau message. Une rue, précise, cette fois ! Avenue Royale. Tout près de l’endroit où ils étaient, en plus. Ils bifurquèrent. La rue était déserte, à l’exception d’une silhouette vêtue d’un long manteau qui admirait une vitrine. Uriel accéléra le pas, vaguement inquiet à l’idée que la petite était en danger. Ils arrivèrent près d’elle, constatant qu’elle avait bel et bien les cheveux roses pétant et que ses vêtements comptaient plus de trous que de tissu. Ils restèrent à une distance suffisante pour qu’elle ne se sente pas menacée.

- Bonsoir. Je m’appelle Uriel. Je sais, tu vas trouver ça super bizarre que je vienne t’aborder comme ça, mais on m’a chargé de te retrouver. Je viens de la part d’Amaury Scherr.

Ne restait plus qu’à prier pour qu’elle accepte de les suivre.

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Violet Livingstone
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Lun 17 Mai - 0:14

Violet était enchantée. Réellement. C'était comme si elle vivait un rêve, le plus grand de ses rêves depuis qu'elle habitait dans le palais d'Hegemony. Ce qui était le cas, en fin de compte. Pour la première fois depuis presque dix ans, elle se promenait seule dans la ville, une ville où elle avait grandi, où elle était devenu ce qu'elle était. Mais une ville inconnue pour elle, qui ne l'avait jamais parcouru comme un habitant normal aurait pu le faire. Pour la première fois, elle pouvait marcher dans les rues éclairées des quartiers de la ville, admirant les façades des maisons, les devantures des boutiques. Pas étonnant que le peuple entier adore Tata Jo, ils vivaient dans une ville si paisible! Tout était calme, comme endormi, dans la nuit qui donnait au tout un charme très européen. Pas de gars louches comme elle aurait pu s'y attendre. Juste de belles maisons, des fleurs partout, des arbres! Quelques fenêtre éclairées, et au loin, des pétarades qui annonçait que le peuple fêtait ce grand jour, lui aussi. L'adolescente sourit, en resserrant contre elle les pans de son manteau de cuir. Elle n'avait pas choisi la meilleure tenue pour faire une escapade dehors en plein hiver!

Scarlet se réjouissait de la bêtise des gardes. Elle avait réussi à les duper sans problèmes, en passant par derrière. Tous occupés à elle ne savait quoi. Tant mieux! Au moins, sa tante pourrait se défouler sur quelqu'un quand elle apprendrait -enfin, si elle apprenait- la fugue de sa nièce. Ben oui, si les gardes avaient fait correctement leur boulot, elle serait de retour dans sa chambre à bouder et à jouer du violon, à l'heure qu'il était. Ce qui n'était bien évidemment pas le cas. Donc c'était pas de sa faute à elle, Joane n'avait qu'à mieux vérifier les compétences de ses employés. Tout simplement. La jeune fille se marchait au hasard des rues, s'extasiant à voix haute sans crainte de passer pour une tarée. Plus on la croirait folle, moins on viendrait l'emmerder.

Vi' se stoppa devant la vitrine pour le moins alléchante d'une pâtisserie, pleine de couleur, qui lui rappela qu'elle n'avait pas de sucette pour engouffrer sa dose habituelle de sucre. Dommage. Soudain, elle remarqua du coin de l'œil que deux personnes venaient de tourner au coin de la rue, et se dirigeaient dans sa direction. Elle n'y fit pas attention, après tout, elle était là incognito ce soir. Ils approchaient d'un pas vif, et l'adolescente supposa que le couple habitait dans le coin, ou qu'il traverseraient la rue. Mais même pas. Ils continuaient en la regardant, et à cet instant elle regretta de ne pas avoir d'arme sur elle (rien qu'une sucette, ça crève bien les yeux, nan?) Ils s'arrêtèrent à quelques mètres d'elle, ce qui la rassura un peu. Au moins, ils n'avaient sans doute pas pour intention de la kidnapper ou dieu sait quoi encore. Il s'agissait d'un homme à la coiffure et la dégaine tout à fait interessante, et d'une femme, à peine plus vieille qu'elle, qui paraissait enveloppée dans trois fois sa taille de tissu. Alors qu'elle-même se pelait parce qu'elle avait eu la très bonne idée de sortir en short et collant résille. L'homme lui parla. Se présenta, lui et le motif de sa 'visite'. Et dit qu'il venait de la part d'Amaury. Le ton qu'il avait pris -horriblement dégradant, comme s'il s'adressait à une gamine- lui déplaisait profondément, et elle le remit à sa place.


- Effectivement, c'est plutôt étrange que vous veniez me trouver ainsi, en pleine nuit. Si vous n'étiez pas accompagné, je vous aurait traité de pervers. Et puis, pourquoi me retrouver? Qu'est-ce que cela vous apporterait? Et pourquoi moi? Sur quoi vous basez-vous pour déduire que je suis bien celle que vous cherchez? Et pourquoi le designer Amaury Scherr me chercherait, hein?

Si ces personnes étaient à la solde de la Cible -sait-on jamais!- mieux valait prendre ses précautions. Nier tout en bloc, et se préparer à courir. Mais les deux ne paraissaient lui vouloir aucun mal, le jeune homme semblait surtout inquiet. Pourquoi cela? Il faudrait qu'elle le cuisine, si elle en avait le temps. Oh et puis après tout, ils lui faisaient perdre son temps. Elle n'avait pas que ça à faire, il se trouvait qu'elle avait une ville à visiter, elle! Et ce de manière à être rentrée avant 19h. D'ailleurs, elle constata après un coup d'œil à sa montre qu'il ne lui restait que trois quart d'heure de liberté. Autant ne pas les gâcher avec des inconnus. Elle les regarda fixement et dit un hautain &quot;Sur ce, bonsoir.&quot; avant de tourner les talons. Et d'entendre un bruit effroyable, venant d'un peu plus loin. Une explosion. son premier réflexe fut de se boucher les oreilles et de s'accroupir. Une seconde déflagration. Puis une troisième. Bordel, mais c'était quoi ce boucan? Toutes les réserves de la milice avaient explosé, ou quoi?

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Pat Richardson
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Ven 21 Mai - 23:54

Pat souriant toujours un peu timidement alors que le jeune homme s'était relevé pour se préparer à son tour. Il semblait d'ailleurs bien songeur et l'adolescente ne voulait surtout pas le déranger pendant qu'il se perdait dans ses pensées. Bien curieuse la jeune et peut-être futur styliste lui aurait bien demandé à quoi il pensait mais elle n'osa pas et se contenta d'arranger sur ses épaules la veste qu'Uriel daignait bien gentiment lui prêter une nouvelle fois. Pour sa part il alla chercher un sweat à l'effigie d'un Jamaïcain, à en juger par les couleurs, qui portait également des dreads d'ailleurs, mais qu'elle ne connaissait absolument pas. Le sweat semblait tout de même avoir un sacré passé derrière lui, peu être un ancien ? Elle pourrait toujours demander si un blanc venait s'introduire par malheur dans la conversation.

En deux temps, trois mouvement ils étaient dehors et affrontait de nouveau le froid qui se faisait de plus en plus vicieux à mesure de la nuit avançait. Il n'était pas encore dix huit heures et la pénombre était presque entièrement tombée sur la ville. Cependant pour une fois, il régnait dans l'atmosphère un brouahaha joyeux des personnes qui faisait la fête dans les rues, les lumières des installations pour la journée brillaient fièrement dans le soir tombant et les banderoles et autres drapeaux dansaient dans le vent qui arrivait avec le soir. Soudain la jeune fille se rendit compte qu'il ne devait pas être loin de l'heure des exécution. L'idée la répugnait un peu, elle avait du mal à comprendre qu'on puisse exécuter des gens en public et puis pourquoi les gens prenaient-ils un plaisir pervers à aller voir ce genre de chose, c'était mal !

Uriel la remercia en quelque sorte de l'avoir accompagné et Pat rougit une nouvelle fois (encore !!), elle ne voulait surtout pas qu'il se fasse des idées ou quoi que se soit, ça ne la gênait absolument pas de venir avec lui, après tout elle n'avait pas vraiment l'habitude de sortir beaucoup dans la capitale, son hébergeur lui avait fait tellement de recommandation qu'elle n'osait pas trop faire des siennes, alors voilà que ce petit jeu allait mettre un peu de piment ! Décidément cette journée se révélait bien plus passionnante. De plus, c'était à croire que ces deux là étaient des réservoirs à sujets de conversation mais ils n'arrêtèrent pas de discuter jusqu'au Centre. Pat était beaucoup moins attentive que son partenaire qui scrutait avec attention les rues. Lorsqu'elle se rendait compte qu'elle était totalement inutile elle se mettait à l'imiter quelques minutes avant de, sans s'en rendre compte, se focaliser de nouveau sur Uriel ou autre chose, oubliant qu'ils étaient là pour trouver une jeune fille. Ce petit manège dura plusieurs minutes jusqu'à ce qu'un nouveau message sur le portable du dreadeux ne leur donne plus de précision.

L'adolescente regretta qu'on ne lui donna pas de pareil mission. Si seulement Evan lui faisait assez confiance pour l'envoyer chercher du pain ! Ils finirent par arriver au lieu indiqué après une bifurcation où ils trouvèrent, en effet, la demoiselle en détresse, pas si en détresse que ça appartement ! Elle semblait aller très bien et personne n'avait l'air de l'ennuyer ! Pfff pourquoi diantre ils avaient eu besoin d'aller chercher cette enfant ?! Bon peu importait, elle avait pu passer un peu plus de temps avec sa nouvelle connaissance, elle n'allait pas se plaindre non plus !
Ils s'approchèrent prudemment et Uriel prit la parole. Pour sa part, Patricia se contenta de la dévisager de haute en bas à la vu de son étrange et intéressante dégaine.

La miss, pas effrayée pour un sous apparemment envoya paitre Uriel avec condescendance ce qui ne lui valu pas de monter dans l'estime de l'étudiante. Son oreille fit tilt au nom d'Amaury Scherr mais elle savait aussi que ce n'était pas le moment d'engager la discussion sur le fameux styliste... mais mince alors, ils le connaissaient !!! Pas le temps de se poser plus de question, ni de répondre à la question de la jeune demoiselle qu'une violente déflagration, (non, trois !) retentirent. Pat ne pu réprimer un cri de surprise et de peur avant de se blottir parfaitement inconsciemment dans les bras d'Uriel. Mon dieu ! Mais c'était une explosion ! Après l'effroyable bruit passé, l'étudiante se détacha du musicos (sans s'être rendu compte de ce qu'elle venait de faire) et paraissait totalement effrayé. C'était forcément des bombes ! Un attentat, au mon dieu, c'était un attentat des terroristes ! Son cœur battait horriblement rapidement à cause de la peur. Ça c'était passé à quelques rues seulement apparemment ! Les cris perçants résonnaient aux alentour et déjà les sirènes criaient dans toute la ville.

Pat tremblait sans le savoir et elle fixa tour à tour Uriel et l'inconnue. Cette dernière était d'ailleurs accroupi, les mains sur les oreilles. L'adolescente posa une main sur son épaule pour savoir si tout allait bien avant de se retourner vers le dreadeux :


-C'était... des bombes tu crois...

Il y avait surement une autre explication non ? Les réserves d'artifices pour le soir qui avaient explosées ?
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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Jeu 27 Mai - 1:22

La demoiselle (pseudo) en détresse lui répondit assez vertement. Elle aurait pu écrire un bouquin intitulé "Comment envoyer chier un mec en dix leçons", parce qu'au vu de ce qu'elle lui avait balancé, et surtout du ton hautain qu'elle avait employé, Uriel ne doutait pas qu'elle ait bien d'autre possibilité pour se débarrasser d'un importun. Il se demanda pourquoi donc Amalie avait l'air de croire que la miss était en danger. a coup sûr, elle pourrait se débrouiller seule sans problème. Enfin... Amalie ne lui demandait pas souvent service, alors il prenait la chose à cœur, fier de pouvoir prouver à sa petite sœur qu'il était prêt à tout pour elle. Mais quand même, si il devait garder cette mioche avec lui, il faudrait qu'il passe outre son air assez capricieux. D'ailleurs, il ne savait même pas comment répondre aux questions qu'elle lui avait posé. Il n'était intermédiaire, pas commanditaire, lui!

La petite tourna les talons, et comme un fait exprès, trois explosions retentirent. Pat poussa un petit cri et vint se réfugier dans ses bras. Il ne s'interrogea pas, motivé par l'instinct de protection qui était fortement présent chez lui, il serra sa nouvelle amie dans ses bras, lui offrant son corps comme protection, comme si l'immeuble allait exploser -ce qui était peut-être le cas, d'ailleurs!. Tout se passa très vite, et bientôt, la jeune fille s'écarta de lui, l'air terrifiée. Rien que pour ça, il aurait voulu la serrer encore contre lui pour la réconforter. Autour d'eux, les gens criaient, et on entendait déjà les bruits familiers des sinistres de ce genre, qui arrivaient au loin. Bordel! Tout ça ressemblait de plus en plus à une réminiscence! Quelqu'un a proteger, trois explosions, puis les cris, les ambulances... Le hippie avait l'impression d'être en train de revivre la terrible expérience qu'il avait fait contre des miliciens, et par réflexe, baissa la tête sur son torse pour vérifier qu'il ne saignait pas.

Patricia tremblait de tous ses membres, mais ne paraissait pas s'en rendre compte, lorsqu'elle s'approcha de l'inconnue qui était recroquevillée sur le sol pour s'assurer qu'elle allait bien. Elle lui demandait son avis : s'agissait-il de bombes? Après avoir décodé la question au travers du sifflement aigu qui emplissait ses oreilles, le guitariste haussa les épaules. Il ne voyait pas beaucoup d'autres explications. Et cela expliciterait l'étrange requête d'Amalie. La petite nana était une proche d'Amaury Scherr, certainement, qui s'était perdue, ou avait oublié l'heure et s'approchait trop de la grande place où auraient lieu des exécutions. Et si ça faisait peur à Amalie, si elle pensait que la mioche était en danger, c'était parce qu'elle savait, du fait de son appartenance à la Cible, que quelque chose allait se produire. Quelque chose comme... l'explosion de trois bombes, par exemple. Le jeune homme serra le poing à l'idée que sa sœur traîne avec des gens qui n'hésitaient pas a faire exploser des places sans trop se soucier de la sécurité des habitants d'Hegemony. Qu'Amalie, si tranquille, puisse faire partie de ses terroriste lui retournait l'estomac. D'autant que maintenant, la Cible allait avoir du boulot pour ne pas se faire chopper. Alors si elle était dénoncée, ou si par malheur la milice lui mettait la main dessus, le musicien ne donnait pas cher de sa peau, et cela l'inquiétait au plus haut point. Il faudrait qu'ils aient une discussion, tous les deux.


- Je crois. Mais peut-être que c'est autre chose, une canalisation de gaz qui a explosé ou...


Il savait parfaitement que c'était faux, mais ne voulait inquiéter ni sa compagne, ni sa mission. D'ailleurs, il aurait tout fait pour réussir à calmer les tremblements de peur de l'étudiante en art, qui lui déchiraient le cœur. Ne se demandant pas si son geste pouvait être interprêté autrement, il posa un bras sur ses épaules, l'invitant tacitement à revenir dans ses bras.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Dim 20 Juin - 23:52

Une fois le sinistre boucan passé, Violet sentit une main toucher son épaule. Par pur réflexe, elle se dégagea violemment d'un mouvement de l'épaule, se déséquilibrant par la même occasion. Accroupie qu'elle était, elle allait tomber en avant, si elle n'avait pas eu la présence d'esprit d'ôter ses mains de ses oreilles qui étaient toujours bien à l'abri. C'est en se dégageant l'ouïe que l'adolescente se rendit compte qu'elle n'entendait plus rien, ou presque. Un brouillard cotonneux où les sons lui parvenaient déformés, étouffés comme s'ils avaient dû traverser une épaisseur d'ouate invraisemblable. A moitié agenouillée par terre, les yeux fixés sur le trottoir et sur ses mains qui touchaient le sol, la nièce de l'Impératrice croyait entendre des sons familiers... des sirènes. Tout paraissait ralenti, sa réflexion comme le monde qui semblait s'être arrêté de tourner. Ses mains... qui touchaient le sol. Et autour, rien. Tout avait disparu. Elle se retrouvait comme prisonnière dans un mauvais film muet, un film ou tous la voyaient mais personne ne prêtait attention à elle. Ou étaient le couple de tout à l'heure? Avait-il disparu, lui aussi? Soufflé par l'explosion sonore?

Le bruit des déflagrations qui venaient de se faire entendre résonnaient douloureusement dans le crâne de Violet, lui fichant dans le cerveau un million de petites aiguilles de douleur. En même temps, des dizaines de questions tournoyaient dans son esprit. Qu'est-ce que c'était? Des bombes, vraiment? Pourquoi ça avait explosé? A cause de quoi, de qui peut-être? Est-ce que c'était un accident? Est-ce que les résevres des miliciens avaient pris feu? Est-ce que c'était une chaudière qui avait explosé? D'où ça venait, exactement?

Ce fut à cette question que la nièce Livingstone reprit contact avec la réalité. D'où ça venait? D'où? Elle se releva d'un bond, sans prendre garde à ses mains maculées de noir, à son manteau long qui avait traîné dans la poussière de la rue. Elle se mordait les lèvres sans s'en rendre compte. De dos, elle entendit la question de la jeune femme et la réponse du prénommé Uriel. Alors c'était des bombes? Elle se retourna vivement, faisant claquer les pans de cuir de son vêtements. montrant la direction où tout avait pété, elle demanda, pressante:


- C'est par où, cette direction?

Elle avait peur que les deux jeunes ne lui confirment ce qu'elle savait déjà, et qu'elle refusait d'accepter. Voyant que son interrogation peu claire ne déclenchait pas de réponse, elle se mit à crier:

- Il y a quoi par là?!

La place où avait lieu les exécutions. C'était là-bas que ça avait explosé. Elle fit un mouvement comme pour se mettre à courir vers l'endroit de l'attentat, en hurlant :

- Tata! Non!

A cet instant, elle n'était plus Violet Livingstone, adolescente en pleine crise, jeune fille en rébellion, intelligence aiguë qui se cache derrière un masque d'enfant. Non. A cet instant, elle n'était plus qu'une enfant perdue, qui avait peur pour sa tante, celle qui l'avait élevé et qui lui avait donné l'amour maternel qui lui manquait.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Lun 21 Juin - 18:23

Patricia resta immobile mais extrêmement inquiète lorsque la jeune fille qu'ils étaient venus chercher c'était d'un geste rapide écarter de sa main qui s'était voulu protectrice et était tombée sur le sol, les mains en premier. L'étudiante ne savait pas trop ce qu'elle devait faire, aider la demoiselle malgré son refus ou la laisser se débrouiller. Elle se contenta de rester à ces côtés avec une mine préoccupée sur le visage. Son regard allait tantôt sur l'adolescente, tantôt balayait la rue à la recherche d'un signe qui aurait pu lui expliquer ce qui ce passait.

Le bruit des sirènes se rapprochait de plus en plus et bientôt des cars entiers de police passèrent suivis de près par les pompiers et de nombreuses ambulances. Uriel tenta alors de dédramatiser la situation en supposant qu'il s'agissait peut-être d'une fuite de gaz, mais son air tout aussi inquiet prouvait qu'il mentait très mal. Dans ce temps, la miss c'était relevée précipitamment pour se tourner vers eux. Sa première question était confuse et Pat fronça les sourcils en tournant la tête vers le jeune homme à ses côtés pour voir s'il avait mieux comprit qu'elle, mais il semblait que c'était loin d'être le cas. La jeune fille n'avait alors pas tardé pour reposer sa question. Ce qu'il y avait du côté où les déflagrations s'étaient faites entendre ? Patricia réfléchit quelques secondes dans un
« euuuuh » significatif.

Elle connaissait encore mal la capitale mais elle était déjà passée par ici avec Aaron quelques semaines plus tôt alors qu'elle l'avait rencontré par hasard et qu'il lui avait proposé de découvrir Hegemony. La rue menait vers...


-La Place Impériale... murmura la jeune femme avant de jeter un coup d'œil à sa montre. L'heure des exécutions pour la Grande Parade ! Oh mon dieu ! Mais est-ce que ça signifiait que... Elle ne pu réfléchir plus longtemps que leur protégée faisait mine de se précipiter vers l'endroit en question en criant.

D'instinct elle sut qu'elle devait retenir l'adolescente, ce qu'elle fit en se jetant à sa poursuite en lui criant de rester là. Elle finit par l'attraper par le bras, ce qui semblait ne pas vraiment plaire, mais Pat n'allait pas la laisser faire, c'était vraiment trop dangereux de la laisser aller là-bas. D'une, parce qu'on ne savait pas ce qui s'était réellement passé et qu'on ne pouvait pas non plus savoir si le danger était totalement écarté. Ils avaient bien pour mission de la ramener on ne savait trop où pour sa sécurité non ?


-Écoute-moi !
Cria Patricia à la demoiselle. C'est trop dangereux ! Reste là ! Elle força l'inconnue à la regarder dans les yeux. On nous a demandé de prendre soin de toi et il se peut que là-bas il y est des très méchantes personnes...

Convaincre cette jeune fille n'allait pas sembler aisé mais Pat essayait de lui prouver qu'elle était la plus sincère possible. Elle se tourna alors vers Uriel dans un regard désespéré :

-Dis-lui.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Ven 2 Juil - 23:16

La jeune fille aux vêtements déchirés était presque tombée sur le sol sous les yeux d'Uriel, qui ne sût pas trop comment réagir. Il ne savait pas si le danger était passé, ou si au contraire, ils courraient plus de risques en étant si près du lieu de l'accident (l'attentat?) au lieu de retourner chez lui en emmenant la jeune demoiselle de gré ou de force. Celle-ci s'était brusquement relevée et avait demandé d'un ton pressé et inquiet, avec un accent qui montrait qu'elle n'avait pas l'habitude d'être désobéie, d'où venaient les explosions. Elle était vraiment étrange, cette nana. Elle se prenait pour le nombril du monde et agissait comme si le monde entier tournait autour de sa petite personne. Même inquiète, elle paraissait toujours aussi hautaine. Le guitariste s'apprêtait à lui demander de se calmer, avant de lui répondre, lorsqu'elle fit mine de vouloir courir droit vers le danger, sans même attendre de réponse de leur part. Comme si elle n'avait cherché qu'une confirmation, et, voyant le temps qu'ils mettaient à la lui donner, elle avait décider d'agir.

Patricia réagit avec une rapidité exemplaire. Elle la rattrapa bien vite et la retint par le bras, alors que lui n'avait même pas eu le temps de se demander ce qu'il convenait de faire. L'inconnue se débattit et Pat dût la tirer assez énergiquement pour qu'elle cesse de vouloir courir vers la Place Impériale. Elle lui cria de rester tranquilles, qu'il étaient chargés de sa sécurité. Mais l'autre avait l'air de s'en foutre éperdument, fixée qu'elle était sur son objectif. En désespoir de cause, elle se tourna vers son nouvel ami, lui demandant de prendre le relais. Uriel lui adressa un regard reconnaissant pour avoir récupérer la petite allié a un sourire rassurant : il allait prendre les choses en main. Enfin essayer, parce que si en théorie, sa diatribe était fin prêt, il n'en allait pas de même en réalité : il était plutôt désemparé, n'ayant jamais eu à persuader une ado folle furieuse que si on l'empêche de bouger ,c'est pour son bien.

Il s'approcha de la jeune inconnue, et par précaution, lui attrapa les poignets, tandis qu'elle se tordait pour échapper à l'emprise de Pat. Il n'était pas non plus Mr Muscle, mais sa force était déjà plus importante, et, même si elle continuait de jeter des regards affolés vers le lieu du sinistre, la jeune fille hautaine paraissait avoir compris qu'elle ne parviendrait pas à lui échapper.


- Ecoute, miss... Je sais , tu me connais pas, c'est difficile, d'avoir confiance. Mais on nous a chargés de veiller à ta sécurité. Amaury Scherr, précisément. Il a sû que tu était seule en ville, me demande pas comment, et il nous a demandé de venir te récupérer. Il tient à toi, ça parait évident. Je sais pas pourquoi tu veux à tout prix aller par là, mais c'est risqué. Des ambulances sont déjà sur place, et je doute que tu puisses être utile, surtout dans...

Il s'aperçut que la demoiselle n'écoutait pas un mot, essayant de toutes ses forces de dégager ses poignets, toute son attention focalisée sur la rue qui menait droit à la gueule du loup. Après tout, c'était sa vie, hein! Lui, il la connaissait pas, alors bon, si elle voulait aller au casse-pipe... Puis il réalisa qu'il ne connaissait pas du tout Patricia quand il lui était venu en aide. Pourquoi devrait-il se conduire différement avec la fugueuse, sous prétexte qu'elle le prenait de haut? Il n'était pas si orgueilleux, si? Il se décida donc à la faire réagir. Il immobilisa ses doigts poignets avec une seule main, et saisit fermement son menton avec l'autre, tournant le visage de l'adolescente de manière à ce qu'elle le regarde dans les yeux. La première chose qui le frappa fut le regard de pure détresse qui baignait ses iris. Sans doute avait-elle quelqu'un de cher, là-bas... Comme pour appuyer ses pensées, une larme dévala sa joue pâle, se perdant dans ses mèches roses.

San réfléchir plus, écoutant son instinct, il la rapprocha de lui, et la serra dans ses bras, caressant ses cheveux avec douceur, sans parler.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Sam 3 Juil - 4:23

La copine du dreadeux l'avait retenu. Emprisonnée. Violet avait beau se débattre, tirer sur son bras, se tordre, s'arbouter, l'autre tenait bon. Elle la secoua, lui criant de se tenir tranquille. Ou quelque chose comme ça. L'adolescente n'entendait pas. Elle n'écoutait pas, plutôt. Bien sûr qu'elle avait entendu. Mais quand à pouvoir dire ce que la nana venait de gueuler, c'était une autre histoire. Tout cela était rentré par une oreille, et aussitôt ressorti par l'autre. Comme quoi, il n'y a pas que les animaux qui ont un instinct "de survie". Essayer de faire se tenir tranquille un matou affolé. Il vous griffera jusqu'à ce que vous le lâchiez, et qu'il puisse aller là où il se sentira en sécurité, n'écoutant que ce que son cerveau, repassé en mode minimal, lui criera de faire. Pour les humains ,c'est pareil, cela se vérifiait en ce cas présent. Vi n'avait strictement rien a faire de ce qu'on pourrait lui dire ou lui faire, son cerveau ne pensait qu'à Joane et Aaron, qui se trouvaient bien évidemment sur les lieux de l'explosion. Et s'ils étaient blessés? Gravement, peut-être? Ou pire...? Que deviendrait-elle? Comment ferait-elle si elle n'avait plus d'oncle avec lequel discuter et rire, ni de tante à s'amuser à faire enrager tout en l'admirant secrètement? Elle avait besoin d'eux. Elle avait perdu sa maman à la naissance. Elle avait été éloignée de son père à huit ans. Les seules figures d'autorités qu'elle respectait étaient Jo et Aaron. Alors s'ils... s'ils... Nan, ça ne pouvait pas arriver. Ils allaient bien. Oui... mais si ce n'était pas le cas?

Elle se débattait toujours lorsque le jeune homme vint à la rescousse de son amie. Il la maintint plus fermement et tenta de lui parler, en vain. Son esprit était totalement occupé par le danger que courrait sa famille en ce moment même, et ce n'était pas parce qu'elle ne tirait pas sur ses "entraves" comme un cheval sur son licol qu'elle était attentive pour autant. Comme pour la jeune fille, les paroles de son interlocuteur traversaient son cerveau sans s'y imprimer. Malheureusement. Ce qu'il disait était sensé, elle s'en serait rendu compte si seulement elle avait été dans la capacité d'analyser. Ce qui n'était bien évidemment pas le cas. Elle était follement inquiète. Le vacarme des ambulances ne faisait rien pour la rassurer. Il y avait des blessés. Et ce n'étaient pas les condamnés à mort, à l'évidence. Ce qui faisait qu'elle n'écoutait pas un mot de ce que l'homme disait. Il s'en rendit compte, sans doute, puisqu'il la força à le regarder droit dans les yeux. Il vit ce qu'elle tentait inconsciemment de cacher. Sa faiblesse.

Une larme dévala sa joue. Les autres n'allaient pas tarder à suivre...

Soudain, il fit un geste qui la surprit tellement qu'elle ne pensa pas à le repousser. Il la serra dans ses bras. Et peut-être était-ce à cause de son état d'inquiétude extrême, mais Violet se surprit à profiter de cette étreinte. Il fallait qu'elle lâche cette tension. Ce mec n'était sans doute pas le plus qualifié, mais après tout... Et puis, ce n'était pas comme si elle avait eu la possibilité de choisir. Les vannes s'ouvrirent. Elle se mit à pleurer franchement dans les bras du dreadeux si attentionné. Combien de temps cela dura-t-il? La jeune fille n'aurait su le dire. Lorsque les pleurs se furent taris, elle s'éloigna du couple, et se tint droite, silencieuse, calmée. Toujours anxieuse, mais raisonnée. Seulement, ne pas savoir la tuait. Malgré tout, elle appliqua les règles de politesse et dit solennellement:


- Je suis sincèrement désolée... Je vous remercie et vous prie d'excuser ma faiblesse et mes actes.

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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Lun 12 Juil - 0:59

Heureusement pour l'adolescente, Uriel ne tarda pas à prendre le relais avec la jeune fille qui ne cessait de se débattre avec force entre ses doigts qui ne pourrait bientôt plus la retenir. Peu importe ce qu'elle pouvait dire pour tentait de la canaliser et de la raisonner, l'adolescente n'écoutait absolument rien et ne cessait de jeter des regards terrifiés vers la zone de trouble. Le dreadeux vint alors prendre l'inconnue par ses deux poignets fragiles qu'il semblait tenir un peu plus fermement qu'elle n'avait pu le faire. Au moins, la jeune fille aux cheveux roses s'était un peu calmée, ou du moins elle ne gesticulait plus dans tous les sens comme une furie incontrôlable. Cependant, elle ne paraissait entendre davantage ce qu'Uriel voulait lui dire alors qu'il essayait d'être le plus doux et rassurant possible. Il ne continua à parler dans le vide bien longtemps, s'arrêtant en plein milieu de sa phrase, comprenant que c'était une perte de temps.

Patricia, pour sa part, les observait silencieusement, jetant par moment des coups d'yeux rapides autour d'eux. Les sirènes des ambulances résonnaient bruyamment et le ventre de l'étudiante de crispait alors qu'elle essayait de se rassurer sur la nature de violent bruit d'explosion... La rue se tintait des lumières clignotantes des fourgons de secours.
Lorsqu'elle fixa de nouveau son regard sur Uriel et son vis-à-vis, il lui avait doucement prit le visage dans les mains pour la forcer à le regarder dans les yeux. Elle ne manqua pas le fait qu'une larme roulait sur la joue de la jeune fille et Uriel l'avait alors imprévisiblement prit dans ses bras pour la consoler. Son corps frêle dans son long manteau de cuire était secoué de violent sanglot mais Pat regardait la scène avec un certain malaise sans pouvoir cependant dire ce qui la dérangeait.

Elle n'eut de toute façon pas le temps d'éclairer davantage la situation et de comprendre pourquoi cette étreinte la dérangeait tant, que les deux jeunes s'étaient détachées. L'étrange inconnue avait reprit un air supérieur et très tenu, s'excusant rapidement de son comportant. Patricia n'y comprenait plus rien et fronçait des sourcils mais elle ne risquait pas d'y comprendre quelque chose dans l'immédiat car c'est le moment que choisit une masse de gens sortis de nulle part pour s'engouffrer dans leur rue alors déserte. Ils avaient tous un air terrorisé sur le visage et un brouhaha inintelligible de paroles, de cris, de bruit de pas et de course ne faisait qu'amplifier à mesure que la masse arrivait sur eux.


-Je crois qu'il ne faut pas s'attarder ici, déclara-t-elle un brin inquiète en regardant Uriel d'un air à la fois pressé et interrogatif.

Elle ne savait pas si la demoiselle serait prête à bouger mais s'ils se faisaient rattraper par la masse ils risquaient bien d'être séparé et de perdre la jeune fille dont ils devaient s'occuper. Il fallait vraiment faire quelque chose, surtout que Patricia n'avait que moyennement envie de revivre le bain de foule de plus tôt dans la journée. Elle ne réfléchit donc pas et s'adressa directement à la jeune fille aux cheveux roses, sans même demander l'avis ou l'accord d'Uriel, principal concerné :


-Il n'y a pas de problème pour ça, mais il ne faut pas qu'on reste ici avec toute cette foule, crois moi ! On va aller chez Uriel où on sera au calme, il faut absolument que tu nous fasses confiance. Là-bas on sera davantage à même de t'aider si tu en as besoin.

Ca s'était dit. Bon certes, elle prenait des initiatives mais ce n'était pas plus mal non ? Elle n'allait pas vraiment prendre le temps d'attendre une réponse de la part de la jeune inconnue, ni lui laisser la possibilité de protester. De toute façon la foule était déjà sur eux et elle prit la main de la demoiselle puis celle d'Uriel pour sortir de là. Ils n'avaient plutôt pas intérêt à se lâcher s'ils ne voulaient pas directement se faire happer par les gens qui tentait de fuir la zone d'un sinistre. Et Pat était tellement occupée à essayer de faire sortir ses deux compagnons de main qu'elle n'eut pas la présence d'esprit de demander autour d'elle ce qui avait bien pu se passer.
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MessageSujet: Re: INTRIGUE 1.0 : LA GRANDE PARADE IMPERIALE [28 Février 2100 - CLOS]   Mer 4 Aoû - 12:39

La jeune inconnue avait finalement craqué. Faisant fi du masque qu'elle portait depuis le début, le masque hautain de supériorité qu'elle affichait (et qui après tout était peut-être son véritable visage... ou du moins une partie.) elle avait laissé libre cours à ses larmes. Sanglotant sans se retenir le moins du monde dans les bras d'Uriel qui tentait de l'apaiser sans un mot, par des gestes rassurants et compatissants. Puis d'un coup, elle s'écarta. Aussi brusquement que sa fragilité était apparue, son maintien droit et digne était revenu, accompagné de paroles calmes et froides. Curieux contraste, si l’on se souvenait de son attitude d’il y a quelque minutes à peine. La jeune fille aux cheveux roses s’excusa pour son comportement, comme si… comme de là où elle venait, elle ne pouvait avoir de faiblesse, par interdiction ou orgueil. Uriel lui sourit doucement et s’apprêtait à lui répondre qu’il n’y avait aucun mal à se laisser aller de temps à autre, lorsqu’une rumeur l’interpella.

De rumeur en bruit de fond, pour finir par un capharnaüm monstrueux, une foule gigantesque s’engouffra dans leur rue. Sans doute les gens qui fuyaient l’explosion. Au moins, une grande majorité était saine et sauve. Mais comme le fit remarquer Pat d’un air à la fois pressé de partir et vaguement inquiet, il ne valait mieux pas rester là trop longtemps : ils avaient eu une mission, à savoir empêcher que cette jeune inconnue ne fasse de mauvaises rencontre et si ces gens qui chargeaient comme des taureaux, courant aveuglément sans se soucier de ce qu’il y avait devant, ils allaient se faire piétiner sans autre forme de procès.

Patricia, une fois de plus, prit les devants. C’était fou ce que cette jeune fille était réactive. En quelque mots elle donna une bonne raison de partir à leur Miss Monde, et envisageais une solution, à savoir son appartement. Cela aurait sans doute gêné d’autres personnes, qu’une nana qu’ils connaissaient à peine tape le squat chez eux. Mais pas notre hippie. Il appréciait beaucoup l’étudiante, et reconnaissait la justesse de son jugement. Ils valaient mieux rester au calme : si doué qu’Amaury soit, Uriel doutait quand même qu’ils les retrouvent parmi cette foule en délire. Il acquiesça brièvement, et jeta un œil en arrière, tandis que Pat lui prenait la main, ainsi que celle de l’inconnue. Non. La main de la petite Pat n’allait pas suffir. Il se dégagea rapidement et, s’adressant à l’adolescente punk en la regardant dans les yeux :


-Fais-moi confiance.

Sans autre permission, passa son bras autour des épaule de l’une, puis de l’autre. La foule était déjà sur eux. Maintenant, il fallait espérer que ses deux compagnes courent vite, que sa mince protection suffirait, et que Pat n’allait pas refaire un malaise.

- Courez !

Commença la fuite. Les gens les suivaient de près, et le guitariste se rendit compte que la confrontation serait inévitable. Il faudrait juste qu’il tienne. Il avait deux vies à assurer, ce soir, sans compter la sienne. Bon, c’était sans doute pas une affaire de vie ou de mort, mais mieux valait éviter un accident malheureux. Les premiers commençaient déjà à se presser autour d’eux. L’inconnue, à ses côté, faiblissait. Son souffle devenait court alors que le sien restait rapide, mais régulier. Pat… guère mieux à ce qui lui semblait, mais il pouvait se tromper, après tout. La foule les entouraient maintenant, essayant de les séparer par tous les moyens possibles. Il entendait déjà les sirènes de la milice et des pompiers, qui allaient les intercepter par un barrage, et les fliquer, un à un. Ils fallait qu’ils passent avant. Heureusement, Uriel connaissait les parages. Né dans cette ville, il ne comptait plus le nombre d’heure où il y avait traîné, explorant tout avec la curiosité qui lui était propre. C’était grâce à ça qu’il pu reconnaître l’endroit. Son père habitait dans le coin. Uriel songea à retourner demander de l’aide à papa, qui les aurait raccompagnés en voiture sans poser de question, mais il ne voulait pas déranger la famille. Et de toute façon, vu les mouvements de la foule, il ne parviendrait pas chez son paternel avant un moment. Beaucoup trop long. Il fallait trouver autre chose. Non loin de là, une « impasse », qui menait à une maison de bourges, entourée d’un haut mur. Entre le mur de la maison, et celui de l’immeuble qu’elle collait, un espace tout juste assez grand pour s’y glisser en biais. Une fois sortis de là, tout serait beaucoup plus simple. Il les entraîna vers la ruelle, luttant pour ne pas les lâcher. Après quelques minutes de bataille, ils parvinrent à s’extraire de la masse et à respirer un peu.

- Ça va, toutes les deux ?

Après s’être assuré qu’elles allaient bien, il leur indiqua la suite de l’itinéraire, Pat et lui encadrant la demoiselle. Une quinzaine de minutes plus tard, ils étaient chez Uriel.


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