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 Après-midi reposante? [Mi Février 2100]

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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Mar 2 Mar - 2:49

**** Premier Post ****

Uriel Bakenhoven était assis en tailleur sur le comptoir de son magasin. Enfin du magasin où il n’était (que !) vendeur. Posture plutôt inhabituelle pour un employé, mais il s’en foutait, y’avait pas de client et son patron était au moins aussi décontracté que lui. Il faut dire que ledit patron,Léo, avait trente balais, et était l’archétype du punk ayant atteint la trentaine. C'est-à-dire qu’il avait un reste de crête, portait du cuir, des pics partout et balançait des « God Save the Queen » à tous bout de champs, même si la signification de cette locution s’était perdue dans les méandres du temps. Mais il était sympa, le boss. La preuve encore tout à l’heure, quand il s’était tranquillement installé et avait roulé un joint, sortant son shit du tiroir du comptoir. Joint qu’il avait, naturellement, fait passer à son employé. Résultat, ils s’étaient fumé trois ou quatre pétard en une matinée.
Ils se marraient pour rien, et Léo avait des yeux tellement rouges qu’on pourrait certainement le voir dans la nuit. Ce qui avait beaucoup fait rire sa copine, quand elle était passée à la boutique. Uriel sourit pour lui-même : il aimait cet environnement, où on avançait dans la vie sans se prendre la tête… Enfin un boulot sympa. Le jeune homme pensa à sa sœur, milicienne : elle ne devait pas se marrer tous les jours, elle. Il se demanda s’il la reverrait un jour. Peut-être que ce jour-là, elle lui foutrait peut-être un poing dans la gueule.
Léo vint près de lui, et lui tapa sur l’épaule avec sympathie.


« Vas-y, prends ta journée, mon gars. Va voir ta copine, profite du beau temps !
- Euh… Faudrait en avoir une, de copine, répondit le hippie en riant. Et puis le beau temps, tu repasseras, t’as vu le temps de merde ?
- Quoi ? Encore célibataire ? Bah t’attends quoi, PeaceMan ? »

Uriel se contenta de sourire, prit sa veste, sa sacoche et sortit, avec un signe de la main. Midi. La pause tant attendue. Le jeune homme hésita à sortir son paquet de clopes pour s'en griller une : en pleine rue, dans les quartiers pauvres, c'était courir à sa perte... ou du moins celle de ses bâtons de nicotine. En plus, ce n’était pas franchement d'une cigarette qu'il avait envie... Plutôt d'un joint, soyons honnêtes (on ne fume jamais trop de pet’, c’est une certitude). Il pensa à son pochon de shit qui se cachait dans une poche cachée de son sarouel, et arriva à la conclusion que s'il mettait la main dans son fut' pour aller récupérer la drogue, les passants se poseraient quelques questions. Oui, mais bon, là, il fallait qu'il fume. Rapidement. Saloperie de fumeur, tiens, comme lui répétait souvent Red. Oui, bah c'était comme ça, il avait commencé et ne pouvait plus s'arrêter, maintenant (enfin, pas qu'il en ait vraiment envie...).

Le dreadeux secoua sa crinière de cheveux châtains et marcha un peu au hasard des rues, notant avec amusement les regards choqués, ou bizarres que lui jetaient les gens dans la rue. Il faut dire qu’il se baladait dans les rues de la capitale de l’Empire, dont la devise était « discipline » (à peu de choses près, hein !) en sarouel rouge foncé, avec une veste à capuche noire, qui laissait voir quelques dreadlocks. Et encore, on n’était pas en été : là, il aurait été pieds nus et torse nu, ce qui, niveau discipline, laisse encore plus à désirer.

Il arriva sur une place où trônaient un banc, un arbre à moitié crevé et une fontaine désaffectée. Uriel fouilla dans sa sacoche et sortit discrètement une clope : l’endroit était presque désert. Il s’assit en tailleur sur le banc pour fumer sa cigarette, savourant les nuages de substances goudronneuses qui entraient dans ses poumons avec allégresse. Le bonheur presque parfait : manquait juste le soleil, et un peu de compagnie.

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Dernière édition par Uriel Bakenhoven le Lun 10 Jan - 15:26, édité 1 fois
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James Bell

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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Mer 10 Mar - 20:35

James déambulait dans les rues des quartiers pauvres après une matinée bien remplie, s'accordant une pause déjeuner plus que méritée, ne se souciant pas réellement de sa destination. Pour l'instant, il n'avait pas envie de rentrer chez lui où il n'aurait rien de spécial à faire. Autant se trouver un petit snack où acheter un sandwich pas cher et aller se poser quelque part. Il s'était levé tôt ce même matin pour aller récupérer une cargaison d'alcools divers afin de réapprovisionner son stock. Enfin, levé était un bien grand mot vu qu'il n'avait pas dormi de la nuit! Il l'avait passée à regarder des vieux films en picorant du pop-corn salé en attendant que le jour se lève. Il adorait rester éveillé quand tout le monde était supposé dormir, quand le soleil n'agressait pas encore ses yeux parfois fragiles, quand il se retrouvait seul à réfléchir. Lorsque les premiers rayons avaient transpercé les fins rideaux en lambeaux de son appartement, il s'était mis en marche, avait fait un petit brin de toilette et était parti rejoindre ses affaires. Après avoir récupéré sa marchandise, il s'était rendu dans un petit studio situé dans un autre quartier malfamé et qui lui servait pour faire son business et avait passé plusieurs coups de fil à divers clients. Il était encore tôt, mais la danse des allées et venues avait alors commencé pour son plus grand plaisir. Bien que le lieu ait bénéficié du luxe incroyable d'être équipé d'un chauffage, il y faisait toujours un froid mordant dû aux courants d'air glaciaux et incessants. Ils s'engouffraient, s'immisçaient dans la pièce avec les nouveaux arrivants et ceux qui quittaient les lieux. Pourtant, cela ne dérangeait en rien le revendeur. Emmitouflé dans sa veste, sa capuche sur la tête, il accueillait ses clients avec un professionnalisme étonnant. Alcools et drogues étaient les produits les plus demandés, mais il vendait également des aliments prisés tel que de la viande fraîche, ce qui était plutôt difficile à trouver à Hegemony. L'homme aimait son travail et ne se lassait pas de voir débarquer des hommes et des femmes qu'il ne côtoyait pas, mais dont il connaissait les goûts et les besoins. Une relation de confiance s'installait très rapidement entre lui et ses clients et cela même s'ils ne se voyaient qu'une minute par semaine.

L'homme réfléchissait toujours à cela lorsqu'il arriva dans un petit square quasi désert où il s'arrêta pour s'allumer une cigarette. Il en tira une de son paquet avant de réaliser qu'il avait oublié son briquet au studio. Et merde! Trouver quelqu'un qui avait du feu dans les rues de la capitale relevait du miracle! Peu de gens avaient encore le goût de fumer cet ersatz immonde qu'on pouvait trouver partout et peu avaient les moyens de s'en acheter de vraies. Mais c'était sûrement son jour de chance, car après avoir jeté un rapide coup d'œil aux alentours, sans réel espoir il fallait l'avouer, il remarqua un homme avec de longues dreads assis tranquillement sur un banc en train de s'en griller une! Ni une ni deux, James se dirigea vers lui et l'aborda sans plus de cérémonies. Il avait généralement le contact facile avec les gens qui, comme lui, étaient classés par les autres dans la catégorie des "marginaux", rien qu'à cause de leur apparence. Jamais il n'aurait pu approcher un homme en costume trois-pièces avec la même décontraction. Pas qu'il soit intimidé, non ça ça ne lui arrivait jamais, c'était plus qu'il savait qu'il allait se faire rembarrer sèchement et traiter comme un moins que rien. Et ça, il ne pouvait pas le supporter. On lui faisait comprendre comme ça qu'il ne valait rien alors qu'il savait pertinemment et sans aucun égocentrisme, que c'était faux.


- Salut! Excuse-moi, t'aurais pas du feu par hasard?

Sa voix posée et calme, sa clope entre ses doigts partiellement couverts par une mitaine, il regardait le dreadeux avec un petit sourire sympathique et engageant. Peut-être qu'il pourrait entamer une conversation qui sait? James adorait ça, parler avec des gens qu'il ne connaissait pas, même si ce n'était qu'une fois dans sa vie. Sans s'en rendre compte, ces personnes le marquaient et, lorsque parfois il y repensait, c'était toujours avec nostalgie. Il n'aurait su dire pourquoi, mais c'était un fait. Il aimait ces contacts furtifs et inattendus qui venaient égayer sa journée et le sortir de sa routine habituelle, bien que sa vie ne soit pas exactement toujours très routinière, il fallait l'avouer. Il avait souvent des imprévus qui lui tombaient sur le coin de l'œil et qu'il devait gérer comme il le pouvait, seul, mais ce n'était pas forcément des choses agréables. Ce qui était en revanche le cas de ces discussions fortuites qui pouvaient tantôt être profondes et sérieuses, tantôt légères et drôles, mais qui lui amenaient toujours un peu de soleil.
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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Jeu 11 Mar - 23:50

Uriel, les bras appuyés sur ses jambes, regardait fixement devant lui, les yeux dans le vagues, quelques hallucinations optique légères venant encore frapper son cerveau embrumé. Sa cigarette venait de temps à autre faire un voyage jusqu'à ses lèvres, une inspiration, une parcelle de bonheur. Il regardait sans voir, perdu dans son délire intérieur. Quand il avait fumé, il se recréait toujours le monde. C'était un petit rituel. Il se plaisait à imaginer le futur, un futur sans guerre où tout le monde cohabiterait. Ce jour-là, le jeune homme voyait Hegemomy reconstruite, pimpante, ressucité de sa délabration. Il voyait de la verdure a perte de vue, des parcs partout, et autour, des champs, des prés. Il imaginait les gens souriant, tous vêtus de couleur, au lieu de cet uniformité grise ou noire, conséquence inévitable de la morosité qui les habitait. Non... Tous les gens seraient heureux. Et l'Impératrice et son gouvernement... Disparus. Il ne savait comment, il ne voulait pas le savoir, mais ils n'étaient plus là. Il n'y avait que la paix. Et la légalisation du shit, évidemment.

Il ne vit l'homme qui s'avançait vers lui qu'au dernier moment. Pas même surpris que quelqu'un vienne l'aborder, le hippie tourna la tête vers lui, et le détailla rapidement en un regard : un mec aussi mince que lui, flottant dans ses sapes (sombres) bien trop grandes pour lui. Peau pâle, cheveux noir. Une clope (une vrai, et pas cette immondice qu'on refilait au petit peuple! Lui avait la chance d'avoir eu une mère milicienne. On leur filait des vraies clopes, au moins. A un prix plutôt interessant.) OK. Il connaissait pas ce type. Peu importait, à vrai dire.


- Salut! Excuse-moi, t'aurais pas du feu par hasard?

Oh, tiens, un fumeur. Alors lui aussi était tombé dans cette addiction phénoménale? Lui aussi s'en foutait d'avoir les poumons pourris, les dents jaunes, et de mourir d'un cancer a 30 ans (merci Red pour ce petit topo largement exagéré des méfaits de la cigarette!) pourvu qu'il puisse avoir sa dose de nicotine (et de goudron)? Un mec bien, certainement. Uriel sourit avec sincérité, fouilla dans sa sacoche et en sortit son Zippo argenté (un collector, puisqu'il avait appartenu à son grand-père) en disant:

"Bien sûr, man. Tiens!"

Il lui tendit l'objet avec un clin d'oeil. Leur rapport aurait pu s'arrêter là. Le mec aurait pu lui rendre son briquet, et se barrer, sans aucune autre interaction. Mais c'était sans prendre en comptel e caractère du jeune homme. Il adorait rencontrer des gens, parler pour ne rien dire, partager un moment! Il joua un court instant avec ses dreads et reprit, souriant toujours:

"Leurs fausses clopes sont vraiment dégueulasses, pas vrai?"

Il fit une pause avant de reprendre :
"Je m'appelle Uriel. Et toi?"

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James Bell

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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Ven 26 Mar - 15:54

James fut content de constater qu'il était bel et bien tombé sur un mec sympa et pas prise de tête pour un sou. A croire qu'il avait le chic pour les repérer! Celui-ci lui prêta le fameux briquet tant espéré après avoir fouillé quelques instants dans son sac. Le revendeur le remercia, répondit à son sourire avec un petit hochement de tête et alluma sa clope en en prenant une longue bouffée. Il rejeta alors la tête en arrière et expira la fumée avec délectation, lentement, la bouche à peine ouverte, les yeux à demi-clos. Il aimait cette sensation et ne pensait pas pouvoir s'en lasser un jour, même si c'était là sa dixième cigarette de la journée. Il avait d'ailleurs plutôt été raisonnable de ce côté-là vu l'heure à laquelle il s'était « levé ». Pas grave, il avait le reste de la journée pour se rattraper! Il n'avait pas un quota à respecter, mais il savait que lorsqu'il ne serait plus occupé, il allait enchaîner les sèches les unes après les autres et là, après sa pause déjeuner, il n'avait plus vraiment de boulot qui l'attendait. Il retournerait dans le petit studio pour accueillir encore quelques clients, faire le tri dans certains documents (c'est que l'homme était organisé!) et compter la recette du jour. Il adorait ce moment de la journée, lorsqu'il pouvait voir, sentir concrètement sous ses doigts, le fruit de son travail. Cela avait quelque chose de jouissif, c'était bien là la preuve qu'il était doué pour ce qu'il faisait.

Le revendeur ratterit enfin et après avoir jeté un coup d'œil admiratif au zippo qui avait apparemment bien vécu et l'avoir rendu à son propriétaire, il reporta son regard sur l'homme qui entamait à présent la conversation. Bell avait réellement de la chance aujourd'hui! Déjà trouver une personne qui avait un feu et qui ne vous harcelait pas pour avoir une vraie clope en échange, c'était quelque chose. Pas que l'homme n'aimait pas dépanner ses congénères, c'était juste que, malgré sa position, il ne pouvait pas toujours avoir de grosses quantités de cigarettes. Cependant, s'il tombait sur quelqu'un qui lui paraissait sympathique ou en gros manque, il tapait généralement dans sa réserve de la journée et lui en offrait une. Mais là, le dreadeux ne lui avait rien demandé et en plus, il avait engagé la conversation! Tout pour plaire à James et lui faire passer le temps jusqu'à la fin de sa pause, car même s'il était son propre patron, il se tenait toujours aux horaires qu'il s'était fixé pour une journée. Histoire d'avoir un minimum d'organisation dans sa vie et ainsi garder les pieds sur terre. Il avait pu voir à San Fransisco ce que le manque total de rigueur pouvait entraîner. La déchéance totale, la chute fatale, à force d'être tout le temps shooté ou de ne rien prendre avec sérieux. C'était d'ailleurs pour cela que l'homme n'était qu'un consommateur occasionnel. Bon, il est vrai que les occasions étaient fréquentes, mais il n'abusait que très rarement et il veillait bien à toujours garder sa lucidité pour les moments importants.

Il écouta son interlocuteur avec attention et attendit qu'il ait fini avant de lui répondre et de se présenter. Il ne perdait cependant pas le nord, peut-être avait-il devant lui un client potentiel? Mais cela, il ne le saurait que bien plus tard, s'ils discutaient assez longtemps pour qu'il se fasse une idée. Il fallait toujours être sûr avant de proposer un deal. En parler entre collègue ne le gênait pas plus que cela, mais recruter de nouveaux clients, ça, c'était tout un art qu'il fallait manier avec tact et subtilité. On ne savait jamais sur qui on pouvait tomber et certains vendeurs du marché noir n'appréciaient pas vraiment qu'on tente de leur prendre leur clientèle. Ce qui était d'ailleurs le cas de James, mais les rares fois où cela était arrivé, il n'avait presque rien eu besoin de faire pour que ses acheteurs reviennent au bercail. Heureusement d'ailleurs, car même s'il savait comment faire dans ce genre de situation, ce n'était pas pour autant qu'il se sentait à l'aise. Il préférait rester tranquillement dans son coin, en toute discrétion.


- M'en parles pas! Heureusement qu'il y en a encore des vraies qui circulent....

Il mit sa cigarette entre ses lèvres et tendit une main vers l'homme en souriant aimablement.

- Moi c'est Jim. Enchanté.

Il attendit que l'homme lui serre la main avant de s'asseoir à côté de lui sur le banc, son dos courbé, ses coudes posés sur ses genoux, son visage à la pâleur presque effrayante tourné vers le square, son regard perdu dans le vide. Il resta ainsi quelques instants à fumer avant de sortir une petite bouteille de l'intérieur de sa veste et de la tendre à son nouvel ami fraîchement rencontré avec un large sourire et un petit clin d'œil . Du cognac. Rien de tel pour réchauffer le corps par un temps pareil!


Dernière édition par James Bell le Jeu 8 Avr - 19:06, édité 1 fois
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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Mar 6 Avr - 17:27

L'interlocuteur d'Uriel, après lui avoir confirmé la très mauvaise qualité de l'ersatz de tabac que l'Empire tentait de leur refourrer, se présenta en lui tendant la main. Il dit s'appeller Jim. Tiens. Il était certainement pas d'Hegemony, lui. Enfin. Pas né ici, quoi. Jim, ça ne fait pas vraiment... autrichien. bon, okay, il n'y a plus d'Autriche et maintenant, les parents donnent à leurs enfants des noms d'ici et d'ailleurs. Mais bon quand même. Et puis quand même quoi d'ailleurs? Voilà qu'il avait perdu le fil de sa pensée, il était pas encore redescendu, lui. Bah, voilà qui lui apprendrait à ne plus fumer au boulot. Enfin, si c'était le patron qui fournissait, aussi! Bon, faut dire que Léo paraissait avoir un stock illimité de shit. Il en avait toujours un pochon dans le tiroir du comptoir, et en général, un sur lui. Le hippie ne savait pas où il se fournissait, ni ou il trouvait l'argent, mais il aurait bien aimé avoir son tuyau, lui qu'était en dèche, la plupart du temps...

Uriel resta un moment à fixer le maison devant lui comme s'il ne la voyait pas, se voyant faire pousser de la marie-jeanne dans son appart'. Puis il secoua la tête, averti par un réflexe humain que quelque chose était en train de se passer. Effectivement, l'homme à ses côtés lui tendait un petite bouteille, tout en lui faisant un clin d'oeil. Quoi que c'était que ça? Pas de la grenadine, vu la couleur ambrée du liquide. De l'alcool? Sa première réflexion fut de répondre que non merci, il ne buvait pas. Ce qui aurait été un mensonge. Et puis son papa lui avait toujours appris à être poli et à prendre ce qu'on vous donnait. Il s'empara donc de la flasque en remerciant simplement son compagnon de banc, la porta devant ses yeux et admira un moment les reflets du soleil sur le liquide. Puis il la débouchonna et huma le parfum du contenu. C'était bien de l'alcool. Pas du whisky comme il l'avait d'abord pensé, mais du cognac. Et plutôt gouteux, conclut-il après en avoir avalée une gorgée.

Il émit un petit sifflement admiratif tandis que le liquide descendait son œsophage en chauffant tout sur son passage, puis il rendit la bouteille à son propriétaire qu'il regarda quelques secondes avant de demander en se marrant :


- Dis-donc, vraie clopes, cognac... T'es pas un milicien en civil chargé de m'arrêter, au moins?!

Nul. Proprement nul. Mais que demander de plus à un mec sous influences de substances illicites?

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James Bell

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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Jeu 8 Avr - 20:14

Le compagnon de banc de James avait eu un petit moment de réflexion avant d'accepter de boire une gorgée de la bouteille qu'il lui tendait. A entendre son sifflement, il appréciait le goût de l'alcool qui était, bien évidemment, d'excellente qualité! Rien à voir avec les merdes diluées qu'on trouvait dans la plupart des bars (sauf au Dernier Pétale!) ou dans les petites épiceries des quartiers malfamés. Diluées avec de l'eau la plupart du temps, mais avec d'autres trucs bien moins sains pour le corps dans les endroits les plus glauques de la ville. Le revendeur était bien content d'avoir son stock personnel et assez d'argent pour se procurer des bonnes cuvées, même si cela ne se voyait pas au premier abord. Normal, il n'aimait pas le luxe, ça ne l'avait jamais attiré et il ne se promenait jamais dans les rues avec de l'argent sur lui. Quelques pièces pour s'acheter un casse-dalle, mais ça s'arrêtait là, car même son apparence de junkie n'empêchait pas les mecs bourrés, drogués ou tout simplement violents de l'approcher pour essayer de le raquetter. Le nombre de fois qu'il s'était fait agresser d'ailleurs... Il n'était pas très épais et on le pensait fragile, incapable de se défendre. Pour les autres, il était une proie facile, alors personne n'hésitait très longtemps à venir l'emmerder. Heureusement pour lui, il savait tout de même se défendre et lorsque ses agresseurs se rendaient compte qu'il n'avait pas grand choses sur lui, il le lâchait assez rapidement pour aller voir ailleurs. Ne restait alors plus à Jim qu'à rentrer chez lui tranquillement sans se prendre la tête plus que ça. Il ne repensait jamais aux coups qu'il avait pu se prendre et il n'avait pas peur de ressortir le lendemain. C'était la vie à Hegemony et elle n'était pas plus dangereuse que celle de San Francisco!

En revanche, il n'y avait pas autant de gens sympa dans sa ville natale américaine que dans la capitale de l'Empire. La preuve, le mec assis à côté de lui et qui lui avait rendu son cognac, continuait la conversation comme s'ils étaient potes depuis toujours. Le revendeur esquissa un sourire à la remarque qu'il lui fit avant de prendre une bonne gorgée d'alcool et d'en apprécier toutes les saveurs. Le chaud qui lui brûlait la gorge avec douceur avant qu'un goût fruité ne se répande dans les moindres recoins de sa bouche. Rah! Ce qu'il pouvait aimer ça! Il bu d'ailleurs une nouvelle fois avant de ranger sa bouteille et de répondre d'une voix claire et amusée. L'idée qu'on le prenne pour un milicien était pour le moins insolite! Pour lui, il avait tout sauf l'apparence d'un mec payé pour faire trinquer ses congénères et leur faire subir les pires sévices. Il n'était de loin pas parfait, mais il n'était pas un tueur sadique comme la plupart des Hommes en Rouge. Mais après tout, l'habit ne faisait pas le moine et il aurait peut-être pu être en mission d'infiltration. Cette idée lui décrocha un rire franc tandis qu'il prenait la parole.


- Non t'inquiète. Si je suis un milicien, toi tu es la Reine d'Angleterre... Et à moins que je sois encore sous l'emprise d'un quelconque fix', il me semble que tu n'as pas de couronne sur la tête. J'ai simplement de bons contacts...

Il lui fit un petit clin d'œil avant de tirer une longue taf sur sa cigarette et de jeter un regard rapide à sa montre. Il avait encore du temps à consacrer à son nouvel ami avant de devoir reprendre le chemin du studio. Dans une heure, il devrait se chercher un sandwich et reprendre son business là où il l'avait laissé, avec peut-être un nouveau client dans ses contacts. Car sa dernière remarque était tout sauf anodine et il espérait vraiment être bien tombé!

- Et toi, t'as quelque chose à te reprocher pour avoir peur qu'on t'arrête en pleine rue?

Oui d'accord, il était curieux, mais il n'y pouvait rien! L'homme pouvait toujours ne pas répondre, lui foutre son poing dans la gueule ou tout simplement quitter le square sans un mot. Cependant, il en doutait. Après tout, James venait bien de lui avouer qu'il était un consommateur de substances illicites. Il n'avait pas dit lesquelles, la liste aurait été bien trop longue (!), mais ces simples mots auraient pu l'envoyer dans les cellules du Commissariat Central si son interlocuteur portait un uniforme écarlate sous ses vêtements. Mais cette idée était tout aussi ridicule que d'imaginer Bell en milicien. Le dreadeux était simplement prévenu à qui il avait à faire, les allusions avaient été claires, tout du moins dans l'esprit de Jim!
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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Jeu 15 Avr - 22:34

Un sourire naquit sur le visage d’Uriel, lorsque son compagnon de banc confirma qu’il n’était pas venu pour l’arrêter, qu’il n’était pas milicien non plus, et que lui-même n’était pas la reine d’Angleterre. Certes, c’était vrai. Être la Reine d’Angleterre signifiait être certes riche, mais devenir vieille, moche, ne servir à rien d’autre qu’à faire signe de la main dans les réunions officielles et devoir accueillir sur son territoire les armées de Livingtone, celles qui allaient se battre contre les Ecossais sur le front. Front qui se trouvait en Angleterre. Donc non, Uriel n’était rien de tout ça, et ne s’en portait pas plus mal : il faut dire que l’argent ne rattrapait pas tous ces désagréments, surtout si l’on s’appelle Uriel Bakenhoven et qu’on se tape royalement d’avoir du fric en plus de celui nécessaire au paiement de son loyer.

Par contre, Jim avait dit une phrase intéressante, juste après. Un mot surtout, qui résonna agréablement aux oreilles de JunkieMan. Fix. Et « fix » ça veut dire drogue, ce qui signifiait que sa nouvelle rencontre consommait de la drogue, ce qui équivalait à mettre en avant le fait qu’il en achetait forcément, ce qui revenait à conclure qu’il avait peut-être des plans intéressants (quel raisonnement ! Je propose d’applaudir bien fort Uriel.). Non pas que le guitariste soit un fervent adepte des drogues dures et ne portait pas franchement héroïne, cocaïne et autre mescaline dans son cœur, auxquelles il n’avait par ailleurs jamais touché (lui se contentait de rouler des pétards qu’il fumait tranquillement le soir dans sa chambre. Mais qui peut le plus peut le moins, hein, c’est ce qu’on dit ! Donc si son fournisseur avait des drogues dures, il avait certainement du shit ou de l’herbe. Restait à savoir si Jim accepterait de dévoiler ses « bons contacts » comme il les appelait. Peut-être qu’aujourd’hui était son jour de chance ?

Le hippie ne put s’empêcher de rire lorsque Jim prononça sa dernière phrase. Ce qu’il avait à se reprocher ? Outre le fait d’être tout, sauf le citoyen type prôné à Hegemony, de haïr le régime, sa violence et sa répression, d’être utopiste et de croire en un monde meilleur, de violer la loi en organisant des réunions illégales, puisque « April Uprising », son groupe, faisait des concerts, de consommer de la drogue, d’en acheter, d’en avoir actuellement sur lui. A part ça, il était blanc comme neige (excepté le rouge de ses yeux…)



-Man ! Regarde ma gueule, regarde mon style, regarde la couleur de mes yeux ! La milice aurait plein de raisons de m’arrêter, même si plus de la moitié serait juste un délit de faciès !


Le jeune homme se leva, se détournant légèrement de son interlocuteur, et sorti son pochon de drogue de son sarouel. Puis il se rassit en tailleur sur le banc, son sarouel formant une table sur laquelle, se méfiant à peine des gens, il effrita un morceau de shit puis roula son pétard. Il sorti son zippo et alluma le cône, sur lequel il tira une taffe avant de le proposer à son voisin. Rien de tel qu’un petit joint avant de parler affaires…

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James Bell

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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Sam 22 Mai - 22:39

La réponse d'Uriel décrocha un rire franc au vendeur qui secoua la tête d'un air approbateur en tirant une nouvelle taf de sa cigarette avant de l'écraser sous son pied. Vrai que si une patrouille d'Hommes en Rouge passait par ce square à cet instant, ils seraient très probablement embarqués pour délit de sale gueule! Tout deux étaient clairement sous l'emprise de stupéfiants et il ne fallait pas être un génie pour savoir que ceci n'était pas toléré dans l'Empire. Cependant, il savait qu'il n'y avait presque aucun risque pour que cela se produise. Ils se trouvaient dans une partie de la ville presque oubliée de tous. Les gens qui n'habitaient pas le quartier ne s'y aventuraient pas par simple peur. Le quartier avait mauvaise réputation, mais Jim n'aurait été vivre ailleurs pour rien au monde! Ce qui empêchait la Milice de faire des rondes dans cette zone était plus la crasse, les mendiants qui hantaient les rues tels des morts-vivants, le mauvais entretien des bâtiments et des rues, les déchets qui jonchaient le sol. Tout ça les dégoûtait et ils ne venaient dans le coin uniquement lorsqu'ils avaient une bonne raison. Ici, c'était le summum des bas-fonds et personne n'avait envie de se confronter à cette réalité si dérangeante, ce qui ne déplaisait pas à l'américain. Ca avait beau être l'un des secteurs les plus dangereux d'Hegemony, il s'y sentait paradoxalement tranquille. C'était la vie qu'il avait choisi et qu'il aimait et il ne l'aurait jamais échangé, même pour un loft luxueux dans le centre-ville avec des dizaines de belles filles en orbite autour de lui et des tonnes d'amis plus hypocrites les uns que les autres. Surtout pas pour ça en fait. Il aimait sa liberté et la simplicité de son mode de vie pas prise de tête pour un sou.

En parlant de ça, son acolyte semblait partager sa vision des choses. James l'avait regardé se lever et sortir quelque chose de la doublure de son sarouel qu'il identifia immédiatement. Sûrement l'habitude de la profession! En tout les cas, lorsqu'Uriel eut fini de rouler son joint et se l'alluma avant de le passer au revendeur, ce dernier ne se laissa pas prier et tira une longue bouffée qu'il apprécia à sa juste valeur. Le shit était de bonne qualité et il n'avait rien consommé depuis plusieurs jours, ce pétard était donc plus que bienvenu! Cependant, l'homme avait ses habitudes et il devait avouer que généralement, il chargeait légèrement plus ses joints, mais il n'allait pas se plaindre non plus! Il était déjà tellement rare de trouver une personne qui partage sa dope avec un inconnu! Il fallait en profiter! Et mettre sur le tapis le sujet des affaires, évidemment. Car les deux s'étaient pour le moins bien trouvés. Un consommateur et un vendeur, le tableau le plus parfait qui pouvait exister pour Bell. La relation la plus stable et la plus saine qu'il puisse avoir avec quiconque. Peu lui importait quelle drogue le dreadeux voulait, il savait qu'il en aurait en stock. Il prit une seconde taf, rendit le cône à son propriétaire et le remercia avec un petit sourire avant de prendre la parole pour passer aux choses sérieuses. Amener la discussion était tout un art que Jim maîtrisait parfaitement. Il savait écouter et répondre aux demandes avec un professionnalisme étonnant que même un fix' avait de la peine à lui ôter.


- Pas mal ta merde, pas mal du tout même! Mais je pourrais te fournir quelque chose d'encore meilleur. Il suffit de demander. Pas plus compliqué que ça. Enfin, t'as ptetre tes habitudes, je voudrait pas marcher sur les plates-bandes de qui que ce soit. Mais si jamais t'es intéressé par de la bonne marchandise à un prix correct, on peut toujours aller dans mon studio, je te ferai essayer une dope dont tu me diras des nouvelles!

Et voilà! Les informations les plus importantes avaient été dites, une proposition faites, un essai proposé. Il n'en fallait généralement pas plus pour décider les gens intéressés à le suivre. Et puis franchement, quel consommateur refuserait de tester une drogue gratos? James n'imposait jamais de promesse d'achat, le mec était libre de se fumer un joint sans rien acheter après. Cependant, bien qu'il fut commerçant, il ne le faisait qu'une fois, car mine de rien, ce genre de choses réduisaient son stock. Il fallait être un bon vendeur mais garder la tête sur les épaules tout de même, histoire de ne pas se faire plumer! De toutes les manières, quiconque tenterait de rouler James était le dernier des crétins car il était tout sauf idiot et savait repérer les petits profiteurs et les mauvais payeurs et ne leur faisait pas de cadeaux! En ce qui concernait le mec assis à côté de lui, il était sûr qu'il avait à faire à quelqu'un de bien et qui saurait apprécier toute la qualité de ses produits.


Dernière édition par James Bell le Jeu 24 Juin - 22:43, édité 1 fois
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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Mar 22 Juin - 23:42

Jim apprécia le fait qu'Uriel fasse passer son pétard, et tira deux longues bouffées de bonheur végétal. Il parut apprécié la drogue que le guitariste s'était procuré plutôt cher dans un recoin pas très recommandable de la ville. Enfin, c'était pas de la merde. N'empêche que le jeune homme fut heureux de constater que ses oreilles ne l'avaient pas trahi (et que par voie de conséquence, et ce malgré le fait qu'il écoute toujours sa musique bien trop fort, et qu'il adore quand Gwen, le batteur d'April Uprising, frappe de toutes ses forces sur son instruments, ses tympans n'étaient pas complètement explosés) et que sa nouvelle rencontre puisse réellement l'amener aux contacts qu'il recherchait (avec un taux de réussite de 80%, ce mec était peut-être simplement un consommateur radin qui se jetait sur un joint quand on lui en proposait un mais restait muet quand il s'agissait de refiler ses plans. Enfin, il avait l'air honnête. C'était un plaisir de partager ce bout de banc, sous cette arbre qui n'aurait pas été dépareillé dans un film d'horreur. Une véritable opportunité après avoir passé une matinée à se fumer cône sur cône avec son punk de patron (non pas qu'il ne l'aime pas, mais une nouvelle rencontre, c'est toujours bon à prendre).

Ce qui, par association d'idée, l'amena à penser à ce que Léo lui avait dit à propos de son célibat. Ouais, il était seul, et alors? Il fallait obligatoirement avoir une nana dans sa vie pour être heureux? Faut dire aussi qu'Uriel n'était pas spécialement doué en drague. La dernière fois qu'il avait essayé de séduire une gonzesse, c'était il y avait presque un an. Siobhán. Qui l'avait clairement et nettement coupé en plein élan (qu'on s'étonne après s'il n'osait plus aborder les nanas! Cette fille était un traumatisme à elle toute seule!) Il s'était d'ailleurs quelque fois demandé ce qui se serait passé si Red ne l'avait pas rembarré. Peut-être qu'ils seraient en couple, à cette heure... Idée qu'il avait purement et simplement rejetée en se marrant comme un tordu à la simple idée du couple de choc que pourrait former un hippie et une tarée comme l'écossaise.

Il revint à la réalité (c'est fou ce que la consommation de shit incite à la dérive, surtout si, comme Uriel, on a un fort potentiel pour rêvasser même sans avoir pris de drogue) juste à temps pour entendre la phrase de shit. Alors comme ça, il était vendeur! Il serait le contact qui le rapprocherait d'une "dope dont il dirait des nouvelles" pour reprendre son expression. Un des maillon de la (longue) chaîne qui séparait Uriel des plans de chanvre qui attendaient sagement quelque part au Maroc ou ailleurs(c'est fou ce que la vente -et revente!- de drogue emploie de monde. Si un jour l'Empire se décidait à légaliser, il était presque certain que le chômage baisserait considérablement.). On disait qu'il ne fallait que 6 personnes pour relier une personne à une autre. Combien de personnes fallait-il pour relier le pacifiste de Lee, le cultivateur de marijuana jamaïcain? En comptant les transporteurs, les acheteurs en gros, les vendeurs, qui vendaient à leur tour a d'autre gars qui revendaient au aussi à... Rien que d'y penser, le jeune homme en eut mal à la tête. C'est pourquoi il arrêta et répondit simplement:


- Mec, si jamais tu peux me fournir de la bonne weed pour moins qu'un croissant de lune, moi j'suis partant, évidemment!

Lui signalant par là qu'il était prêt à le suivre. Il tira une bouffée sur son joint.

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James Bell

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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Ven 25 Juin - 3:41

Le compagnon de banc de James semblait être parti dans des rêveries, des souvenirs ou des réflexions qui absorbaient toute son attention et le déconnectaient peu à peu de la réalité. Lui-même était habitué à ce genre d'escapade, des parenthèse personnelles et intimes dont ressortait souvent des sourires ou des certitudes face à des doutes. Ces échappées hors de la réalité, quelles soient provoquées par un fix' ou non, apportaient à celui qui les vivait une sensation de bien-être et un repos salvateur face au monde qui l'entourait. Evidemment, le revendeur n'était pas non plus écrasé par son existence, bien au contraire. Il se considérait heureux, du moins selon la définition de la majeure partie des gens qui l'entourait. Dans sa vision des choses, il n'avait aucune raison de se plaindre. Que ce soit de son travail qu'il adorait; de son appartement miteux qui était déjà bien plus confortable comparé à ce que l'on pouvait louer dans son quartier; de ce qu'il mangeait et qu'il considérait comme bon du moment qu'il ne vomissait pas derrière ou encore de sa vie amoureuse qui consistait principalement en coups d'un soir avec des filles de passage. Non, à bien y regarder, sa vie était plutôt pas mal. Pas pour un bourgeois du Centre-Ville bien évidemment, mais pour une personne qui, comme lui, se foutait pas mal des apparences et des biens matériels, il menait une vie tout à fait convenable et agréable. Il n'avait pas besoin de s'évader, certes, mais il adorait ça! La sensation grisante de se déconnecter du monde, d'être capable, en un clignement de paupières de se retrouver à des milliers de kilomètres au-dessus de lui-même, dans une autre sphère, un autre monde, un autre univers qu'il pouvait atteindre dès qu'il le voulait. C'était peut-être ça qu'on appelait planer? Pas tout à fait. Se détacher ainsi de ce qui l'entourait était à la portée de tout le monde et ce sans prendre la moindre substance illicite. En revanche, dès que l'on agrémentait sa vie d'un petit quelque chose, c'était une autre sorte de sensation qui vous envahissait. Plus profonde, plus forte, plus violente bien que douce en elle-même. Et les effets pouvaient être si variés et changeant selon certains paramètres! Le type de drogue, bien évidemment, ainsi que la dose prise, mais également l'état de la personne, sa fatigue, sa motivation, sa colère, son bien-être et bien d'autres choses encore. Tous ces détails, si minimes soient-ils sur le papier, provoquaient des réactions différentes selon le mélange. C'était comme une toile sur laquelle différentes couleurs venaient se mélanger afin de donner un tableau final toujours original et unique mais aussi apaisant. Jim aimait se représenter ça de cette manière-là.

Ses pensées avaient vogué bien loin, tout comme celles de son interlocuteur et tout comme lui, ce fut une voix qui tira le revendeur de ses rêveries. Lentement, il tourna son regard vers Uriel, souriant, une expression endormie sur le visage. Alors comme ça il était intéressé? Pas étonnant. Tout du moins s'il n'avait pas de dealer attitré, ce qui semblait être son cas. Parfait! Un client tout frais et sympathique qui plus est! Il ne s'était pas attardé dans le coin pour rien finalement. A présent il devait convaincre l'homme que sa dope en valait la peine. Sur ce point-là, il ne se faisait pas trop de soucis, elle parlerait, ou plutôt agirait, pour elle-même. Viendrait ensuite le temps de discuter du prix de vente. C'était une phase plus délicate, mais James était passé maître dans l'art de vendre ses produits. Certes il ventait leurs mérites, mais il restait toutefois réaliste et gardait les pieds sur terre. Ses remarques étaient toujours pertinentes et il n'était pas hypocrite pour un sou. Si un produit était de moindre qualité, il n'essayerait jamais de le faire passer pour quelque chose d'exceptionnel. Au contraire, il serait franc et le vendrait à un moindre prix. Les gens qui le connaissaient savaient pertinemment qu'ils pouvaient lui faire confiance et qu'il serait toujours honnête, restait maintenant à le faire comprendre au dreadeux. L'homme se leva donc et s'étira longuement, baillant à s'en décrocher la mâchoire, avant de reprendre la parole d'une voix basse de conspirateur, jetant un regard en coin à son potentiel nouveau client.


- Viens déjà essayer, voir si ça te plaît, après on discutera du prix.

Deal plus qu'honnête non? Cependant il faudrait attendre qu'Uriel finisse son joint tranquillement. Premièrement, rien ne pressait non plus, ils pouvaient rester là le temps qu'il faudrait pour finir le cône et deuxièmement, bien que Bell ne soit pas du genre peureux et que les Miliciens ne soient pas coutumiers du quartiers, se balader avec un joint n'était pas recommandé. Se l'allumer dans un endroit peu abrité, ça oui, il s'en fichait pas mal. Il y avait toujours moyen de balancer l'objet du délit un peu plus loin sans se faire trop remarquer. En revanche, se promener un pétard à la main était le meilleur moyen de se faire remarquer et que la Milice passe dans le quartier ou non, ce n'était jamais bon. Autant donc rester tranquillement sur leur banc jusqu'à ce qu'ils soient en mesure de se bouger. Le revendeur sortit donc une nouvelle cigarette de son paquet et sollicita à nouveau le briquet son compagnon de fumette pour se l'allumer, attendant avec patience que ce dernier finisse de tirer sur ce qu'il tenait entre ses doigts.
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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Mer 17 Nov - 1:32

Neil trainait ses docs rappées sur le chemin poussiéreux d'un parc que plus personnes ne venait fréquenté. Délaissé, plus un des jeux qui avaient été, dans un autre temps, destinés aux enfants n'étaient conforme, d'ailleurs plus personne, saine d'esprit n'aurait amener son gosse ici. Les parcs abandonnés dans le genre de celui-ci, il y en avait partout dans les quartiers pauvres, plus entretenus, ils avaient l'avantage d'être aussi délaissés par les patrouilles de la Milice. Seuls les types dans son genre trainait dans ce genre d'endroit. Les gars paumés, les junkies, les clodos mais s'étaient bien tout. Certes, il y avait des coins moins bien famés que d'autres mais une fois qu'on connaissait les règles, on savait là où on risquait de se faire agresser, déplumer voire tuer, et là où on pouvait trouver de la dope...

L'homme aux allures du punk, crâne partiellement rasé, piercing un peu partout sur le corps, treillis, doc et veille veste en cuir, sortait rarement de chez lui si ce n'était pour se « ravitailler ». Du moins, c'est l'air qu'il donnait à voir. Difficile de dire s'il était propre sur lui, mais de larges cernes creusaient ses yeux. Son teint anormalement blanc prouvait qu'il ne voyait que très peu le soleil.
Il reniflait brillamment alors que, la tête dodelinant et fixait le sol alors qu'il marchait avec une lenteur peinée. C'est tout aussi lentement qu'il releva la tête pour apercevoir deux gus en train de fumer sur un banc. Il s'approcha alors tranquillement d'eux, sortant un clope, probablement à défaut d'avoir autre chose, et avec une voix roque et fatigué il salua les deux types, les jaugeant rapidement mais son plus. Il leur demanda alors :


-Z'auriez pas du feu les mec ?

Bon, derrière cette question laissait en planer une autre. On ne se regroupait pas à Hegemony dans les endroits glauques tel que celui-ci pour faire la causette par un froid à vous tuer sur place. Et Neil savait parfaitement pourquoi ces deux gus était là et il voulait bien en profiter aussi.
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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Lun 10 Jan - 15:49

Uriel regarda James se lever et s'étirer en prenant tout son temps. Puis celui-ci se tourna vers lui, lui proposant de le suivre chez lui afin de concluer un marché des plus honnête : goûter sa came avant de décider si, oui ou non, il achetait. Peut-être qu'enfin il allait se trouver un dealer de shit de bonne qualité, honnête (enfin aussi honnête qu'un dealer pouvait l'être, s'il existait encore de l'honnêteté dans la délinquance et la violation des lois. Bref)

A la demande de son futur associé en affaire, enfin, de son futur fournisseur si l'on voulait être exact sur les termes, il lui remis son zippo une nouvelle fois. Examinant avec attention ce qui restait de son pétard, il tira une dernière fois, savourant avec un sourire la dernière boulette de shit qui patientait entre deux brins de tabac. Y'avait pas à dire, un bon cône, c'était mieux qu'un bain. De toute façon, il n'avait pas de baignoire, juste un pochon de shit alors fallait faire avec les moyens du bord. Le dreadeux se leva à son tour et étira ses membres raidis par le froid et l'immobilité. A l'heure actuelle, Uriel Bakenhoven ne sentait de toute manièrep as le froid trop occupé qu'il était à ressentir les effets de son spliff. La drogue, la drogue, le fléau de l'humanité, de la jeunesse, de la santé. Mais putain, qu'est-ce que c'était bon, cette merde!


- Okay, je te suis.

Alors qu'il se penchait pour récupérer sa sacoche et que Jim lui tendait son briquet, un nouvel arrivant pointa le bout de son nez. Un mec aux traits tirés, visage émacié, fringues élimées, visage percé. Un punk, un vrai, quoi. Il avait entre les lèvres une clope, une fausse celle-là, éteinte, et s'approchait d'eux sans doute en quête d'une flamme quelconque pour allumer son bâton de nicotine. IL disait quelque chose au guitariste, ce mec, qui effectivement leur demanda du feu. Uriel regarda avec attention le visage du nouveau venu, plissant les yeux, et le reconnut enfin.

- Neil, espèce de petit con, ça fait une éternité que je t'ai pas vu! Ou tu traînais tes basques, enfoiré?

Uriel s'avança vers le jeune homme et lui donna une accolade amicale bien trop démonstrative pour un mec clean. Neil, putain! Il y avait au moins trois ou quatre ans que les deux mecs ne s'étaient pas croisés. Ils s'étaient rencontrés au Groove Armada, alors que Neil, alors agé de dix-sept ans, soit l'âge qu'avait Uriel quand il avait découvert la vraie musique, cherchait de vieux albums des Pink Floyd, des Rolling Stones et des Clash. Uriel avait vingt et un an, et l'avait conseillé, partageant ses connaissances en matière de musique, lui faisant découvrir d'autres groupes. C'était Uriel qui lui avait appris à jouer de la guitare. Ils avaient un rendez-vous régulier, le mardi après-midi à la boutique. Et puis un jour, Neil n'était plus venu, et le dreadeux l'avait cherché un temps. Mais le punk était un inconnu. Personne ne savait qui il était ou il habitait, rien. Le guitariste avait fini par laisser tomber et accepter de ne plus revoir cet élève qu'il avait en quelque sorte pris sous son aile. Et voilà que Neil réapparaissait. L'air maladif. Qu'est-ce qu'il avait vécu pendant quatre ans d'absence? Uriel redescendait sur terre, les effet du shit envolés.


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James Bell

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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Mar 24 Mai - 0:19

Jim fut content de voir que son vis-à-vis était prêt à le suivre et à goûter à sa came. En même temps, une invitation comme celle-là, on ne pouvait pas la refuser! Surtout que ça ne courait pas les rues des dealers aussi attentifs à leurs clients. Cependant, quelque chose, ou plutôt quelqu'un, vint interrompre cet élan commerçant alors même que l'homme ouvrait la marche pour rejoindre son « bureau ». Un petit jeunot, pas très grand et à la gueule bien pâle était venu les rejoindre, apparemment tout aussi démuni que lui au niveau des briquets. D'un geste accompagné d'un sourire quelque peu frigorifié, il lui désigna Uriel qui était le seul des trois hommes à avoir tout ce dont ils avaient besoin. Oui car à quoi bon avoir une tige, un joint ou un peu d'héroïne, si on n'avait pas de quoi y mettre le feu pour se faire plaisir? On se trouvait bien rapidement aussi frustré que si l'on n'avait aucune came et il avait été bien chanceux de tomber sur le dreadeux. Ce dernier semblait d'ailleurs connaître le nouvel arrivant, un certain Neil, qui donnait l'impression de ne tenir debout que par magie. James en avait vu des junkies, accro à différentes merdes, de tout sexe, de tout âge, mais lorsqu'il tombait sur un petit jeune aussi marqué par la vie, il éprouvait un petit pincement au cœur. Bien sûr, il contribuait à cela, il était loin d'être blanc comme neige, cependant, il avait comme règle de ne jamais fournir de mineurs, surtout s'ils semblaient bien trop addict et sans aucun contrôle sur leur consommation. C'était ce qui pouvait arriver aux occasionnels, les petits bourgeois des beaux quartiers qui se sniffaient un peu de coke en soirée pour faire bien. Ils ne voyaient pas le danger, ce n'était pas comme les vieux de la vielle, les vrais, ceux qui constituaient la majeure partie des clients de Bell. Eux savaient à quel point la came pouvait être une salope parfois. Une vraie putain sans laquelle il leur était impossible de vivre, de se concentrer, de respirer, de lever son cul du canapé. Mais dès qu'on arrivait à l'atteindre, elle devenait la plus belle des maîtresses qu'on ait jamais eu. Une pute de luxe dont ils étaient amoureux, voilà à quoi la drogue, quelle qu'elle soit, pouvait s'apparenter pour eux. Les jeunes insouciants, c'est-à-dire les gosses de riches, ceux qui avaient les moyens de s'en payer une bonne tranche sans soucis, ne savaient rien de tout ça et ne le remarquait que lorsqu'il était trop tard. Lorsque tu devais galérer pour une passe avec ta pute, tu l'appréciais d'autant plus, même si tu étais le plus accro de tous les drogués de la ville. En revanche, tout avoir servi sur un plateau d'argent, à outrance, c'était se condamner. Non seulement c'était un gâchis monumental car les petits merdeux ne prenaient même pas la peine de savourer ce qu'ils consommaient, mais en plus ils ne se rendaient pas compte des quantités qu'ils s'enfournaient et des effets. Ils augmentaient alors bien trop rapidement leur dose, habitué à en avoir une énorme dès le départ et là, c'était le début de la fin.

Cependant, le petit jeune qui se trouvait devant lui avait tout sauf l'allure d'un fils à papa. Lui, il venait de la rue, comme Jim et il avait dû y passer un sacré moment vu sa dégaine. Ses traits tirés et les larges cernes qui avaient élues domiciles sous ses yeux ne laissaient aucun doute, de même que ses lèvres gercées et sa démarche traînante. D'habitude, l'homme n'était pas du genre à embarquer plusieurs potentiels clients en une seule fois, on ne savait jamais si c'était un guet-apens pour le dépouiller une fois arrivé. Et on n'était jamais trop prudent! Cependant, il décida de déroger à cette règle pour une fois et de proposer au môme de les accompagner. Se serait splif et sandwich arrosé d'un grog au whisky pour réchauffer les esprits et les corps glacés. Il fit signe aux deux mecs de le suivre et reprit la route de sa démarche lente et calme, déambulant au gré de ses envies jusqu'à l'immeuble qui abritait son appartement d'affaires. La route s'était faite dans le calme, Bell laissant les deux autres se raconter leur parcours de vie depuis leur dernière rencontre qui semblait remonter à un bout de temps. Pour sa part, il resta silencieux jusqu'à ce qu'il ait passé la porte du trois pièces dans lequel il s'engouffra rapidement. Heureusement, l'endroit était chauffé et avait eu le temps d'accumuler la chaleur contrairement au reste de la journée. Il y faisait assez bon pour se décharger de leurs vestes, mais le revendeur préféra garder la sienne sur le dos, trop habitué à toujours être emmitouflé lorsqu'il se trouvait là. Il fit signe au dreadeux et au jeune d'aller s'asseoir sur un canapé défoncé avant de se diriger vers la cuisine et de réchauffer un fond de grog qu'il servit dans de vieilles tasses écaillées. Il alla ensuite chercher un petit quelque chose à grignoter, rien n'était trop bon pour mettre à l'aise de potentiels nouveaux clients et la fameuse came que Uriel était venu goûter. Il s'affala enfin sur un large fauteuil aux coussins mous qui semblait vouloir le happer littéralement et l'engloutir d'une seule bouchée. Il fallait que l'effet du précédent cône se tasse avant de tester ce qu'il avait à proposer, alors autant en profiter pour boire et manger un petit truc, histoire de se requinquer un peu en attendant.
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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Dim 26 Juin - 18:43

A peine le punk était-il posé sa question aux deux jeunes gens installé sur le banc que l'un deux désigna l'autre comme étant l'heureux possesseur du briquet. Ces yeux s'était alors immédiatement posés sur le jeune homme coiffés de dreads. Il lui fallut quelque instant pour comprendre qu'il le connaissait d'ailleurs, ie dreadeux fut plus rapidement que lui en dévoilant son nom et en lui décrochant une accolade. Neil resta quelques secondes totalement désorienté, la fatigue et le manque semblait faire marcher son cerveau au ralentis. Il réussit enfin à reprendre ses esprits, souriant maladroitement, il se frotta le visage sans la moindre énergie et observa l'homme face à lui toujours avec ce petit sourire béas mais gêné sur les lèvres. Uriel. Il se rappela enfin de son prénom. Uriel. Une paille qu'il ne l'avait pas vu. Il était incapable de mettre une date ou une durée. Le temps ne semblait plus vraiment s'écouler très normalement chez Neil depuis quelque temps déjà. Uriel, le type du magasin de musique. Il n'arrivait même plus à se remémorer les noms de tous ces groupes qu'il lui avait fait découvrir. La musique n'avait plus vraiment la place dans la vie du jeune paumé, mais il y repensait de temps en temps, au magasin de musique.

C'est alors que le second type qui se trouvait là et qui n'en avait pas décroché une depuis qu'il était arrivé, prit la parole et proposa à Neil de venir avec eux. Il ne dit rien clairement, mais Neil était un habitué, il se contenta de hoché la tête, un petit sourire reconnaissant sur les lèvres, tout en reniflant un coup, passant un revers de main sous son nez. Son air béat ne semblait plus le quitter. Uriel et lui le suivirent, marchant tous d'un pas tranquille. Neil se devait de répondre aux probables interrogations d'Uriel à son sujet, il avait quitter la surface de la terre sans prévenir et ceux pour un long moment. Mais il n'était pas très évident de raconter ce qui s'était passé, ni le pourquoi, ni le comment. Neil se décida alors à inventer quelque chose de plus cohérent. Qu'il avait été jeté de chez lui, la rue, la drogue, la prostitution, des choses parfaitement banales dans leur monde, qui ne surprendraient personne et qui n'éveillerait pas les soupçons.

Ils arrivèrent bientôt à l'appartement du dealer qui n'avait pas révélé son identité au nouvel arrivant. Dans l'appartement il faisait bien chaud et Neil n'avait pas ressentit cette agréable impression depuis bien longtemps. Sentir ses membres se réchauffer peu à peu était un véritable bonheur qui le ravigotait un peu. Il se délesta de ses fripes et s’installa comme l'avait proposé leur hôte sur un vieux sofa drôlement confortable. Neil se mettait immédiatement à l'aise, frictionnant une nouvelle fois son visage pour bien se sortir de sa torpeur. Quelques minutes plus tard, on lui apportait un bon grog brulant ainsi que quelques trucs à se caler sous la dent et Neil ne s'était pas senti aussi bien depuis un bon bout de temps. Il avait eu vraiment de la veine de tomber sur ces deux types. Pourtant, une arrière pensée vint le distraire et assombrit le tableau. Son visage se renfrogna soudainement et il se tortilla pour s'installer encore un peu mieux dans le canapé. Il était partagé et ne savait plus trop quoi penser. Le nez dans sa tasse, son corps se réchauffait de l'intérieur mais il savait que tout ceci ne durerait pas bien longtemps. Qu'après il devrait une nouvelle fois affronté la rue, la faim et le manque...
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Uriel Bakenhoven
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MessageSujet: Re: Après-midi reposante? [Mi Février 2100]   Mer 16 Nov - 22:41

Uriel avait suivi James jusque chez lui, Neil marchant a côté d'eux. Bon Dieu, il avait tellement de questions qu'il brûlait de lui poser! Ou avait-il passé ces dernières années, pourquoi avoir disparu, avait-il eu un problème, si oui, pourquoi ne pas être venu chez lui... Bon sang, il avait un canapé, des bouteilles de bière et plein de musique, alors merde! Il haussa les épaules. Le petit jeune qu'il avait connu ne semblait plus exister, remplacé par ce grand mec dégingandé, émacié, et marqué par la rue, la faim et la drogue. En même temps, il était soulagé de le voir encore en vie. Ce gosse, ça avait été comme son petit frère, lui qui n'avait eu que des gonzesses pour soeurs. il se sentait un peu trop coupable de ce qui lui était arrivé. Après tout, il n'y était pour rien, n'est-ce pas? Ses questions ne franchirent pas ses lèvres : Neil ne semblait plus être aussi bavard qu'autrefois, et il ne voulait pas le contraindre à raconter. Alors il se tut.

Les trois hommes arrivèrent bientôt jusqu'à un appartement chauffé qui lui fit du bien au corps. C'est vrai, comme il habitait en face de son boulot, il ne prenait jamais de manteau, juste ses sweats bien chaud, et c'était pas franchement suffisant pour un voyage dans Hegemony en plein février. Il était ravi de pouvoir se réchauffer, et son sourire s'élargit un peu plus quand James leur apporta un grog et des conneries a grignoter. Il en serait presque à ôter son sweat (bon peut-être pas quand même). Il regarda autour de lui, curieux. Cet endroit n'avait absolument rien a voir avec les planques des dealers avec qui il avait déjà eu l'occasion de traiter. Rien qui ne montrait sa profession du jeune homme... Peut-être que ce placard était plein à craquer d'héroïne, et que dans ce tiroir, là, dormait une collection de tête de beuh à en faire pâlir un champ de cannabis. Qui sait? Le jeune homme regrettait un peu sa gratte : il avait l'habitude de jouer quand il était stone. Tant pis! Il se laissa couler un peu plus dans le canapé avant de s'exclamer:


- Hey Man, ton canap' c'est d'la bombe!

Il ferma les yeux un instant. Non Uriel, c'est pas le moment de dormir. De toute manière, les effets du derniers joints s'estompaient peu à peu. Bientôt, il serait aussi réveillé qu'après un litre de café, et prêt à refumer. Comme d'habitude.

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