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 [Flashback] Julianne Cherring : Enfance

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Julianne Cherring
Acharnée de la résistance
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MessageSujet: [Flashback] Julianne Cherring : Enfance   Lun 25 Jan - 16:58

[T1 et dire que je devrais être en train de réviser mes partiels pour demain...]

Novembre 2068

Ce matin-là Sarah Foster était dans le salon, assise sur le sol, un large marqueur dans les mains. D'immenses affiches jonchaient le sol et la table de la salle à manger, la table basse et les chaises. Son mari, Thomas, tenait d'une main un téléphone portable a travers duquel il semblait avoir une conversation animé, de l'autre, un nourrisson de quelques mois à peine qu'il faisait tenir en équilibre contre son épaule. Le bébé, bien éveillé pour son âge babillait et bavait allégrement sur la veste de son géniteur.
Lorsque la petite Abigail descendit les escaliers qui séparait sa chambre du salon, une peluche sous le bras et le pouce dans la bouche, sa mère releva la tête, tout d'abord surprise. Elle jeta un coup d'œil à la pendule du salon avant de sourire à sa fillette de sept ans.


-Bonjour ma chérie, lui dit-elle en se relevant pour aller l'enlacer.

Elle allait emmener l'enfant dans la cuisine pour lui faire prendre un déjeuner mais la petite rouquine encore mal réveillée ne bougea pas d'un centimètre, bien campée sur ses deux pieds et regardait avec insistance les nombres pancartes qui encombraient l'espace de ses grands yeux curieux.

-Tu ne veux pas manger quelque chose ? Insista sa mère en tentant une nouvelle fois de lui faire rejoindre la cuisine. L'enfant secoua doucement la tête en signe de négation.

A ce moment même, son père venait de raccrocher et s'approcha de ses deux femmes, avec toujours le petit dernier de la famille dans les bras, pour venir déposer un baiser sur la tête de l'aînée avant de lui ébouriffer gentiment les cheveux en guise de bonjour.


-Tu devrais répondre à ta mère par des mots avant que ta langue ne reste collée à tout jamais à ton palais, plaisanta-t-il et Sarah lui décrocha un regard blasé.

-Tom, laisse-la tranquille, veux-tu ? Celui-ci ne répondit rien, il se contenta d'embrasser sa femme sur la bouche et Abi détourna les yeux, en tirant la langue dans une grimace, dégoutée. Sarah, elle avait retrouvé le sourire et elle s'adressa de nouveau à la jeune fille tandis que son mari répondait de nouveau au téléphone.

-Tu veux venir m'aider à dessiner alors ?

Abigail hocha la tête et sa mère la porta pour la faire passer par dessus l'amas d'affiche qu'elle était en train de préparer, que les petite jambes de l'enfant n'auraient jamais pu enjambé seules. Sarah donna à sa fille quelques feutres de couleur avec une recommandation.

-Il ne faut pas dépasser, hein ? Elle lui sourit avant de se reconcentrer sur sa tâche. L'enfant n'avait rien répondu. Après tout, cette activité n'avait rien d'anormale, c'était même presque une habitude pour un dimanche matin. Il était à peine sept heure et Abi aimait colorier les affiches, elle pouvait ainsi parfaire sa lecture, en même temps qu'elle colorisait les grandes lettres de slogan que scanderaient son papa et sa maman dans l'après-midi, lorsqu'il irait défiler.

-« Des citoyens, oui, des mou-tons, non – Li-ber-té de pensée – Peuple, ré-ve-illez-vous – Nous vou-lons la dé-mo-cra-tie » Murmurait Abigail alors qu'elle tentait de déchiffrer ce qu'elle était en train de colorier. Maman, c'est quoi la dé-mo-cra-tie ? Demanda-t-elle d'une voix fluette.

Sa génitrice releva la tête et lui sourit gentiment.

-C'est quand le peuple à le pouvoir et décide lui même de ce qui est bon pour lui.

-Et c'est bien ça ? Continua Abi, un peu septique.

-Oui ma chérie, c'est ce pourquoi on se bat, c'est vital... nous sommes contre les gens qui veulent le pouvoir pour eux tout seul et qui maltraites les autres parce qu'ils se pensent meilleurs.

L'enfant resta silencieuse, pensive. Ses grands yeux se perdirent dans le vague, avant qu'elle ne continue sa tâche. Cependant, elle ne continua pas bien longtemps car au même moment la porte de la cuisine, celle qui donnait sur le jardin, s'ouvrit pour laisser entrer deux personnes :

-Ahhh ! Abigail laissa s'échapper un cri de joie et se précipita dans la cuisine pour sauter dans les bras d'une femme d'une trentaine d'années, suivit de près par un homme un peu plus âgé.

-Salut toi ! La femme prit l'enfant dans ses bras et la souleva du sol dans un grognement. Oula, c'est que tu grandis ma parole !

-Pat' ! S'exclama alors le maitre de maison, qui avait enfin lâché le téléphone pour venir accueillir son frère Patrick et sa femme Samantha.

-Salut frangin ! Alors, on se prépare ? L'homme hôcha la tête dans un sourire. Samantha finit par reposer Abi et venir s'extasier sur le nouveau né, toujours dans les bras de son patriarche. Sarah aussi avait quitté le salon pour rejoindre les arrivants dans la cuisine. Un sacré brouhaha s'éleva alors que tout le monde se saluait jusqu'à ce que la conversation se focalise un peu plus sur l'évènement de l'après-midi.

*

Quelques heures plus tard, Sarah, Tom et Patrick laissait Abigail et son frère au bon soin de leur tante, emmenant avec eux la panoplie qui s'était entassée toute la matinée dans le salon. L'après-midi fut très calme, la petite Abi jouait seule dans sa chambre ou regardait avec sa tante des dessins animés à la télé. Elle regardait de temps en temps son petit frère dormir dans le cosy près du canapé. Elle allait s'endormir dans les bras de Samantha lorsque le programme de la chaine s'interrompit brusquement pour laisser place à un flash-info inhabituel.

Le présentateur télé de la chaine annonça que des émeutes avaient éclaté dans le centre de Dublin, obligeant la police à intervenir, avant de montrer des images de manifestants lançant des pierres sur les autorités qui les mataient à coup de matraque de de bombe lacrymogène. Samantha avait prit la télécommande pour augmenter légèrement le son, avant de jeter un coup d'œil inquiet à Abi.


-Monte dans ta chambre,lui ordonna-t-elle d'une voix beaucoup plus sèche qu'à son habitude. Aller, dépêche-toi !

L'enfant ne se fit pas prié et monta les escaliers en trainant les pieds. Juste après son départ, la jeune femme s'était ruée sur le téléphone et Abi était partie jouer avec ses peluche.
La nuit tomba rapidement et la petite Foster jouait depuis un bon bout de temps, en bas elle avait entendu la voix de sa mère et celles de son oncle et de sa tante, elle pouvait surement redescendre sans qu'on ne lui dise rien, non ?

C'est ce qu'elle fit, mais elle s'arrêta au milieu des escaliers lorsqu'elle put apercevoir sa mère entre les barreaux. Elle semblait affolée malgré le fait qu'elle essayer de parler à voix basse et les larmes roulait sur ses joues et des tâches rouges parsemaient ses vêtements. Sa belle sœur la tenait dans ses bras pour tenter de la consoler et Pat' s'agitait comme un fou, faisant les cents pas dans la pièce.
La petite rouquine resta là plusieurs minutes à observer la scène qu'elle ne comprenait pas, mais lorsque sa maman s'effondra sur le sol et elle cria et descendit quatre à quatre les escaliers pour courir après d'elle. Les deux autres occupants de la pièce avait fait comme elle et s'affairait déjà à redresser Sarah. Elle tenta d'esquisser un sourire à sa fille, qui semblait affolée de la voir ainsi. Samantha s'occupa de prendre l'enfant à part.


-Ta maman ne va pas très bien, il faut que tu la laisse tranquille... L'enfant regarda sa tante avec de grand yeux à la fois empli d'incompréhension et de rage, au contraire ! Si sa maman n'allait pas bien, elle voulait être avec elle !

-Sam, laisse-là, au contraire... viens ma puce... murmura doucement sa mère. Abi, n'attendit pas qu'on le lui dise deux fois pour rejoindre les bras de sa mère. Celle-ci murmura alors quelque chose d'incompréhensible pour la petite. Il faut que je me batte... pour elle...

Son oncle et sa tante baissèrent les yeux et le silence tomba sur la pièce jusqu'à ce que la petite ne demande d'une voix claire :

-Il est où papa ?

Aucune réponse immédiate. Patrick se détourna et frappa dans quelque chose posé sur le plan de travail de la cuisine qui alla s'écraser au sol avec fracas. Abi sursauta violemment et sa mère s'empressa de lui répondre :

-Il est loin...

-Et il revient quand ?

-Il est très loin, ma chérie...

Pourquoi si son papa était parti loin, il ne lui avait pas dit au revoir ? Elle regarda sa mère avec un air étrange avant que celle-ci ne lui demande gentiment d'aller mettre un dessin animé dans le salon. Abigail s'exécuta toujours très silencieusement.
La soirée passa lentement et finalement tante Sam' repartie chez elle avec le petit David. Abi haussa un sourcil lorsqu'elle lui dit en revoir, son petit frère dans les bras. Elle savait qu'elle ne devait pas chercher à comprendre, mais il y avait quelque chose d'étrange là dedans. Ce n'était pas la première fois que sa tante gardait David, mais Abigail ne pouvait s'empêcher de penser qu'il y avait quelque chose de bizarre. Elle regarda sa mère et la tante tour à tour puis celle-ci s'éclipsa, laissant son mari tenir compagnie à Sarah.

*

La soirée passa dans un calme tendu, très inhabituel, la jeune Foster ressentait le malaise qui s'était installé sur la maison. Pourquoi sa maman ne souriait plus ? Et pourquoi oncle Pat' essuyait parfois une larme ? Ça pleure un homme aussi ? La petite finit par s'endormir dans les bras de sa mère, dans le canapé, dans une position que seul un enfant pourrait être capable de tenir sans se réveiller avec des courbatures phénoménales.
Profitant que l'enfant soit dans les bras de Morphée, Sarah et Patrick eurent une conversation des plus sérieuses et des plus graves, le ton monta légèrement et Sarah monta coucher sa fille, furieuse, sans pour autant que celle-ci ne se réveille. Elle la posa dans son lit et la regarda dormir quelques minutes, deux larmes silencieuses roulant le long de ses joues.

Elle allait quitter la pièce et éteindre la lumière, lorsqu'une petite voix s'éleva dans son dos pour la supplier de laisser au moins une vielleuse. Sarah assura à sa fille qu'elle allait le faire et qu'il ne fallait pas qu'elle est peur, que tout irait bien. La petite Foster se rendormit alors presque immédiatement.

*

Un grand vacarme tira Abigail de ses rêves, elle entendit les cries de sa mère et des insultes vociférés par son oncle. Il semblait y avoir du monde dans la maison et l'enfant fut soudainement prise d'une peur incontrôlable. Sa mère cria de nouveau, mais de douleur cette fois. L'enfant entendit qu'on montait précipitamment à l'étage, ce n'était pas les pas de sa mère... Alors sans réfléchir, elle s'était extirpée des draps et comptait se cacher dans l'armoire quand on défonça la porte de sa chambre. Deux hommes en noir s'était précipitée sur elle et l'avait attrapé. Abigail avait crié d'une voix stridente tout l'air qu'elle avait dans les poumons, elle avait soudainement peur, mais n'avait pas l'intention de se laisser faire, elle essaya de se débattre mais contre deux adultes elle ne put faire le poids. Son seul recourt fut de mordre dans un doigt ganté qui se présentait devant sa bouche. L'homme étouffa un jurons de douleur et décrocha une gifle à l'enfant qui n'offrit alors plus aucune résistance. Sa tête tourna violemment et tout devint noir.
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