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 Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]

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James Bell



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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Mar 30 Mar - 20:52

James tentait tant bien que mal de rester concentré sur la barmaid et de ne pas se tourner pour coller son poing dans la gueule du gros porc qui avait pris la parole. A coup sûr, il se serait pris une balle entre les deux yeux, si les mecs n'étaient pas trop souls pour bien viser. Mais il était certain qu'il s'en prendrait une. Pas très intelligent s'il voulait être d'une quelconque aide pour qui que ce soit! Il avait plutôt intérêt à faire profil bas pour le moment et il resta donc figé comme une statue, ses sens maintenant en éveil et percevant tout ce qui l'entourait avec une clarté étonnante pour quelqu'un qui était encore visiblement sous l'emprise d'une drogue quelconque. Il se trouvait dans une sorte d'état d'entre-deux. Il était presque descendu de son petit nuage, assez en tout cas pour comprendre parfaitement la merde dans laquelle ils se trouvaient tous, cependant, son esprit était encore un peu embrumé, juste ce qu'il fallait pour avoir un peu plus de cran. Pas que l'homme manquait de courage, mais quand il s'était fait un fix'... il se sentait invincible et était clairement plus prêt à agir. Et là, s'il était amené à agir, ce serait avec une rapidité extrême s'il ne voulait pas y rester. Mais pour le moment, il se devait de rester où il était, malgré la tension qui envahissait son corps. Il était particulièrement et profondément agacé par le rire idiot de l'un des hommes qui lui rappelait une hyène dans un vieux dessin animé qu'il avait vu il y a bien longtemps. Cependant ce ne fut rien comparé au baiser que le chef de la bande imposa à la patronne, ainsi que la claque qui suivit. Il bouillonnait littéralement de rage et avait été sur le point d'amorcer un geste, mais il avait réussi, par miracle, à se contenir et à garder un air détaché.

Ce ne fut pourtant pas suffisant pour qu'on le laisse tranquille et avant même qu'il ait pu comprendre les mots qu'on venait de lui lancer, il se retrouva par terre, la pommette en sang. Il ne s'y était tellement pas attendu qu'il avait glissé de son tabouret pour tomber lourdement sur le sol. Enfoiré! Fils de pute! Il était mort. Peu importait comme il allait s'y prendre, mais il ferait la peau à cette ordure! Une lueur de rage s'alluma dans ses yeux tandis qu'il baissait la tête, obligé d'obéir au milicien. Il se sentait humilié et il ne manquerait pas de se venger de ce que l'homme en rouge venait de faire. Pour le moment, il se contentait d'écouter avec une grande attention ce qui se passait dans la salle : l'un des Kane venait apparemment de se prendre un coup, tout comme le couple qu'il avait remarqué peu avant et des menaces avaient été proférées par l'homme qui tenait toujours Leina en joug. Les yeux rouges du revendeur fixaient le sol avec intensité lorsque les deux hommes avinés tombèrent l'un après l'autre, le premier se faisant tabasser, le deuxième ayant bien moins de chance. Il détacha son regard des deux corps inerte pour se focaliser sur les jambes des autres personnes présentes dans la salle avant de se risquer à relever lentement les yeux qu'il posa sur la jeune femme rousse. Elle semblait étrangement sûre d'elle et provocatrice, ce qui contrastait grandement avec la fille qui se trouvait à ses côtés et qui tremblait littéralement de peur, sanglotant en silence. Il trouvait cette réaction bien plus normale et il se demandait à quoi elle jouait. Lorsqu'elle se prit une paire de gifles, il n'en fut pas étonné, mais le regard qu'elle avait lancé au Kane juste avant était d'une éloquence flagrante. Elle avait un plan, encore fallait-il savoir lequel. Cependant elle n'eut pas le temps de leur faire comprendre plus qu'elle était emmenée dans un coin sombre de la pièce où elle allait certainement se faire violer. Et cela ne manqua pas, d'après les remarques graveleuses du monstre qui s'en prenait à elle ainsi que des cris qui lui parvenaient. Autant d'horreur et de douleur que de plaisir.

Il ne voyait pas comment ils allaient pouvoir se sortir de là et il commençait sérieusement à ne plus pouvoir supporter cette situation sans rien faire lorsque tout à coup, ses yeux s'agrandirent en se posant sur la rouquine qui, apparemment, s'en était plutôt pas trop mal sortie. Arme au poing, elle semblait attendre qu'ils entreprennent quelque chose pour pouvoir s'en mêler. Discrètement, un sourire vint s'afficher sur son visage avant qu'il ne l'efface et qu'il prenne une grande inspiration. Il analysa (oui, même dans son état il était capable de comprendre certaines choses!) la configuration de la scène qui se déroulait sous ses yeux durant de longues secondes avant de trouver ce qu'il allait faire. L'un des hommes était hors service, Ed la hyène se trouvait vers la porte d'entrée et surveillait la rue, ne restait plus que le chef et le salopard qui l'avait frappé. Ce dernier était le plus près du revendeur et c'est donc à lui qu'il allait s'en prendre. Toujours allongé par terre, appuyé sur ses mains, il n'avait pas bougé d'un pouce. Le milicien dévisageait les hommes à tour de rôle et Jim attendit qu'il pose ses yeux sur l'aîné des Kane avant de lui envoyer un violent coup de pied sur le côté du genou gauche, le déstabilisant instantanément en lui arrachant un cri de douleur. Pas à dire, c'était le genre de coup à vous faire boiter toute votre vie et le revendeur espérait vraiment qu'il venait d'estropier cet enfoiré! En tout les cas, il s'était effondré sur le sol et avant qu'il ait pu se servir de l'arme qu'il tenait toujours, Bell s'était jeté sur lui avec une fougue et une agilité surprenante. Tout ce qu'il pouvait espérer, c'était que les autres « otages » allaient s'occuper des autres miliciens, sinon, il était mort.


Dernière édition par James Bell le Jeu 8 Avr - 22:13, édité 1 fois
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Evan Kane
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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Mar 30 Mar - 23:30

L'artiste écoutait les hommes rires grassement à la remarque de leur chef avec un dégoût qu'il ne tentait même pas de dissimuler, fusillant littéralement ce dernier du regard. Il était la personnification de tout ce qu'il détestait et il lui aurait volontiers réglé son compte dans l'instant. Heureusement pour lui (et pour sa vie!), son frère avait posé une main apaisante sur son bras, l'invitant ainsi à ne pas agir dans la précipitation. Il lui lança un coup d'œil entendu, mais ne se détendit pas pour autant, surtout que l'homme en rouge qui se trouvait près de Leina venait de sortir une arme et de la braquer avant de l'embrasser violemment. Instinctivement, il avait esquissé un geste pour se lever et s'interposer et il sentit que son frère en avait fait autant, mais avant qu'il ait pu finir son geste, une sonnette d'alarme retentit dans son esprit. S'il faisait quoique ce soit maintenant, il était mort, surtout que l'un des miliciens les tenait eux aussi en joug. Il se rassit donc et n'eut, heureusement, pas à subir les foudres de l'homme pour le moment, trop occupé qu'il était à s'en prendre au camé du bar. Celui-ci se prit d'ailleurs un bon coup de crosse en plein visage qui le fit basculer et tomber par terre. Il paraissait passablement sonné, mais Evan n'eut pas le temps de s'apitoyer sur son sort. En effet, à peine avait-il jeté un coup d'œil à James que son frère et lui se prenaient une remarque. Il aurait voulu lui faire ravaler son sourire à cette immondice! Mais au lieu de cela, à peine Adam l'avait-il lâché, qu'il se prenait également un coup sur son épaule récemment blessée. Sans qu'il ait pu faire quoique ce soit contre, un cri s'échappa de sa bouche qu'il tenta de ne pas faire résonner trop longtemps. Il porta une main à sa blessure, des larmes de douleur pointant leur nez aux coins de ses yeux, jetant un regard de rage à son agresseur avant de se focaliser à nouveau sur son aîné et sur ce qui se passait dans la salle.

Le jeune couple, qui n'en menait vraiment pas large, fut séparé et les deux poivrots finirent les deux au sol. Le journaliste ne se faisait pas d'illusion sur la mort de l'un et encore moins sur la gravité des blessures qui avaient été infligées au second. Il ne savait pas si ce dernier allait survivre, mais rien n'était moins sûr. Le jeune homme, lui, s'était écroulé à côté d'eux, dos au mur, l'air blême et tremblant comme une feuille. Sa compagne, tout aussi terrifiée, fut envoyée vers la rouquine qui avait une attitude des plus étranges. Au lieu de faire profil bas, elle semblait au contraire se mettre en avant pour attirer l'attention sur elle. Soit elle était totalement inconsciente, soit totalement folle, soit elle avait quelque chose en tête. Il espérait réellement pour elle que c'était la dernière solution, sinon il ne donnait pas cher de sa peau, ni de son intégrité physique! Cependant, il ne croisa pas le regard qu'elle avait lancé dans leur direction, jetant lui-même un coup d'œil inquiet à Leina qui semblait complètement tétanisée, pleurant silencieusement. Il aurait voulu la réconforter, mais il ne pouvait toujours rien faire à part observer. Et ce qu'il vit ensuite fit encore monter d'un cran sa rage et sa haine contre les hommes qui venaient de débarquer. L'un d'entre eux avait finalement fait attention à la jeune femme rousse et après quelques avertissements, l'avait emmenée dans un coin de la pièce pour la violer. Les sons qui parvenaient à l'artiste lui donnaient littéralement envie de vomir et le fait de ne pas pouvoir intervenir était pire que tout. Cependant, alors qu'il pensait que le milicien s'en donnait encore à cœur joie, il eut la surprise d'entre-voir la tête de la jeune femme dépasser du recoin sombre, arme au poing et prête à agir. Tout à coup, une pensée le frappa. Il y avait quelques temps, l'un des résistants infiltrés dans la Milice l'avait prévenu qu'une mercenaire cherchait à entrer en contact avec la Cible... Cette femme ressemblait étrangement à la description que Gab avait fait de son contact et cela expliquerait également son attitude. Prête à tout prendre sur elle, faire diversion et laisser le temps aux autres d'agir.

D'ailleurs, en parlant d'action, il fut servi quelques secondes plus tard lorsque Jim s'en prit violemment au milicien qui les menaçait avec son arme. L'artiste n'eut qu'une fraction de seconde pour décider de ce qu'il allait faire. Rester où il était ou profiter de l'occasion et de la diversion pour se sortir de là? C'est en ayant en tête le visage de Julianne qu'il balança finalement son verre avec force sur la tempe du salopard qui s'en était pris à la barmaid à laquelle il lança au passage une recommandation.


- Leina! Baisse-toi!

Il espérait que l'effet de surprise lui permettrait de se dégager rapidement, mais avant d'en avoir la confirmation, il attrapa une bouteille derrière le bar qui vint également violemment s'écraser sur le crâne de l'homme. Il se rua ensuite sur l'homme en rouge qui se trouvait déjà à terre afin de lui arracher son arme des mains. Bien qu'il soit prêt à se battre, avec sa blessure et le coup qu'il venait de se prendre à l'épaule, cela allait être assez difficile. Il ne pouvait plus réellement bouger son bras et à chaque fois qu'il le faisait, cela lui arrachait une grimace de douleur. De plus, la quatrième brute se trouvait toujours seule et armée, alors autant pouvoir la tenir à distance! Il laissa donc le soin à son frère de se jeter sur le chef de la bande et à la femme rousse de venir leur filer un coup de main. C'était un brin frustrant, mais là tout de suite, il était plus apte à faire diversion plutôt qu'à se jeter tête la première dans la mêlée. Et puis il avait promis, autant à lui-même qu'à Ju, d'être plus prudent. Déjà que là il s'était bien foutu dans la merde... Autant tout faire pour protéger les autres sans se prendre une nouvelle balle!

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Adam Kane
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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Mer 31 Mar - 0:44

Adam devait réprimer la terrible envie d'agir, ne pas mettre les autres en danger, pas tant qu'aucune ouverture ne se présentait. Pas avant qu'ils puissent entreprendre une action qui aurait une chance de réussir. L'estomac d'Adam se tordit violemment de douleur lorsque son frère poussa un cri de douleur après que l'ordure de milicien l'ai frappé. Il aurait voulu lui sauter dessus, défendre son petit frère et au final il restait assit dans la conscience que son acte isolé aurait pu mettre tout le monde en péril, c'était tout simplement intenable. Il bouillonnait intérieurement, lui pourtant si calme et posé en condition normal. L'aîné des Kane regardait attentivement tout ce qui pouvait se passer dans la salle en jetant régulièrement un coup d'oeil à son frangin, espérant qu'il tenait le coup et se promettant de le venger.

Le musicien ne manqua pas non plus le petit manège de la jeune femme rousse, était-elle complètement folle ? Quelques minutes plus tard à peine le connard qui la tenait en joug l'avait violemment prise par les cheveux avant de la frapper sans retenir le moins du monde ses coups pour finalement l'emmener dans un coin plus en retrait où il pourrait abuser d'elle à sa guise, non Adam ne pouvait pas laisser faire ça, comment pouvait-il ne pas bouger de son siège ? Peut-être parce qu'une autre raclure visait tour à tour son frère et Jim de son arme. Les cris et les grognements bestiaux qui s'élevaient de l'ombre donnait littéralement la nausée au revendeur qui serrait violemment de sa main son genou pour s'empêcher de faire quoi que ce soit, c'était inhumain d'accepter que cela ce déroule, mais la vie de plusieurs autres personnes étaient en jeu alors qu'elle décision prendre ? Faire le moins de dégât ? Valait mieux qu'une personne prennent pour les autre pour éviter le massacre ? C'était à gerber.

Cependant Adam fut tirer de ses horribles considération alors que la rousse en question sortait légèrement de l'ombre pour se faire remarquer d'eux. Adam haussa intérieurement un sourcils avant de comprendre. Tout se passa alors extrêmement rapidement. Jim, tombé au sol sous le coup d'un homme en rouge, s'était littéralement jeté sur celui-ci. Son frangin avait alors crié à Leina de se baisser pour se protéger avant de balancer son verre à la gueule du milicien et de lui exploser une bouteille sur le crâne. Le chef de la brigade avait alors tenter de comprendre ce qui se passait soudain, sonné, décollant son arme du visage de la barmaid. Il n'en fallu pas plus pour que Adam se jette à son tour sur lui et le plaquer contre le mur (l'autre angle de là où est Red). Dans son mouvement il lui avait saisi le bras pour lui exploser brusquement pour la paroi derrière lui dans le but de lui faire lâcher prise sur l'arme, qui vola d'ailleurs quelques mètres plus loin. Il avait alors crié à la jeune femme rousse :


-Dehors ! Pour lui signifier que le dernier milicien était allé faire le guet et qu'il fallait aussi s'occupe de son cas.

Cependant, le milicien eut le temps de reprendre ses esprits et réussit à dégager d'une prise pour frapper Adam au visage. Étourdit il lui fallu quelques secondes pour reprendre ses esprits mais déjà un autre coup pleuvait, et un autre et un autre. Adam s'était retrouvé une main à terre, des filets de sang coulait de son arcade, de sa pommette, de sa lèvre. De l'autre main il se tenait les côtes, incapable de respirer. Le chef des miliciens s'était d'un pas lent avancer vers lui, un sourire sadique sur les lèvres. Adam, bien qu'à moitié à terre, continuait de soutenir son regard et lui fit une dernière fois face alors qu'il lui décrochait un violent coup de pied avant le blackout total.

L'homme en rouge qui venait de mettre KO l'aîné des Kane s'était alors dirigé vers son frère qui lui même s'était jeté sur son collègue. Il l'avait prit par les cheveux pour l'éloigné avant de lui coller une droite au visage. Il l'avait ainsi empêché de prendre l'arme milicienne qui était mollement tombée sur le sol. Il était rouge de rage, presque autant que son uniforme. Comment ces pèquenauds avaient-ils osée se rebeller ? Qu'est-ce qu'ils avaient dans leur foutu cervelle de civiles de merde ?! Ils allaient apprendre qu'on défiait pas la milice !! De nouveau coup plurent sur le journaliste et cet enfoiré de milicien n'avait pas l'intention de s'arrêter avec que sa victime soit à terre, incapable de bouger.
Le second milicien pour sa part n'avait rien comprit à ce qu'il lui était arrivé mais le résultat était le même, il avait un sérieux problème d'équilibre et voyait tout tourner autour de lui et il fini par s'effondrer au sol. Il cherchait à tâtons son arme de point qu'il savait pas loin, s'était sa dernière chance pour éliminer l'homme qui lui avait littéralement sauté dessus. Ses doigts finirent par se refermer sur la crosse du (Coliiiiiine ils ont quoi déjà comme armes les miliciens ??? bon en attendant de savoir...) semi-automatique abandonné sur le sol pour, d'un geste rapide, venir le plaquer sur le visage de son adversaire le doigt paré à appuyer sur la détente.


[HPR : voilà voilà, alors pour vous y retrouver :
-Evan et méchamment en train de se faire défoncer la gueule mais ni lui ni sont agresseur n'ont d'arme à feu
-Adam est inconscient
-Red si elle a suivit les conseil d'Adam est en train de se charger du mec dehors, mais elle a le droit de changer de plan
-James est sur le milicien qui a réussit à récupérer le flingue et le lui braque entre les deux yeux.
-Rappelez vous, ya des PNJ]
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Siobhán Mac Mahon
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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Ven 2 Avr - 1:32

Après son petit coup d'éclat, Siobhán se retourna une dernière fois vers le cadavre qu'elle avait laissé derrière elle. Ledit macchabée salissait le carrelage. Enfin, ça va, c'est pratique à laver, le carrelage. Un coup de serpillère, et il n'y parait plus. Et puis bon, valait mieux que le sol soit un peu taché, plutôt que d'avoir une ordure prête à violer les trois femmes présentes dans le bar. Valait mieux que ce soit elle qui y soit passé, plutôt que toutes. Pertes minimum. Son petit coup d'oeil avait fait réagir les trois mecs au bar qui de concert (enfin presque) étaient passés à l'attaque. Le camé ne l'était pas tant que ça apparemment, puisqu'il avait pu sauter sur un des miliciens. Les deux autres s'étaient attaqués à celui qui tenait Leina en joue. La barmaid s'était baissée sous les ordres du plus jeune, tandis que le plus âgé lui désignait d'une phrase l'enfoiré congénital qui faisait le guet à la porte. Bien évidemment, il ne lui avait pas désigné silencieusement. Évidemment, le combat ne s'était pas fait en silence -se prendre des coups dans la gueule, ça fait mal.

La mercenaire hésita un moment : obéir au mec et s'occuper du milicien au dehors, ou bien porter secours à ceux du bar qui se faisaient méchamment tabasser. Sachant que le connard du guet pourrait rentrer dans le bar pour porter secours à sa patrouille, ou, s'il était intelligent, fuir à tout moment pour sauver sa peau ou appeler du secours. Parier sur sa bêtise était risqué. Ils étaient cons, mais tout de même, fallait pas les sous-estimer. Parce que c'était en sous-estimant des adversaires qu'on faisait des erreurs. Mais d'un côté, ses alliés étaient en train de se faire pourrir. Oui, mais s'il rameutait du secours, ils se feraient tous later. Et ils ne pouvaient pas se permettre de perdre. Pas après avoir tout tenté. Mourir abattu par des chiens de miliciens, c'était hors de question. La jeune femme décida donc de suivre le conseil de son compatriote résistant et de s'occuper du laissé-pour-compte. Pour pas faire de jaloux.

L'écossaise se précipita vers lui. Son visage et toute les parties de son corps qui n'étaient pas recouvertes par un tissu, et en particulier ses mains, étaient marquées d'éclaboussures rouges vif, pas encore sèches. Avec sa chevelure qui volait autour d'elle, elle ressemblait à un diable. Le salopard s'était retourné -trop tard, malheureusement pour lui- et brandissait son arme. Dans un réflexe surprenant -enfin, pour un quidam lambda, pas pour une nana entraînée au combat, bien entendu- la tueuse avait donné un fort coup de pied dans son poignet. L'arme avait sauté de sa main et l'os avait fait entendre un craquement de fort mauvaise augure, tout comme l'angle pour le moins étrange que formait dorénavant le poignet du milicien avec le reste de son bras. Red sourit machiavéliquement : elle n'avait pas eu, par manque de temps, la possibilité de faire souffrir son violeur, ce serait lui qui prendrait. Et elle s'en donnerait à cœur joie. L'homme en rouge laissa échapper un cri de douleur, puis eut une réaction de surprise en voyant devant lui ce femme d'1,65 mètres qui ne devait pas peser plus lourd qu'un sac de plumes et qui pourtant était couverte du sang de son camarade, et qui venait de lui péter le poignet. Il vit le cadavre de son pote, et eut un grognement de rage : cette salope avait buté son ami! Cet affront ne serait pas impuni.

Il se jeta à l'intérieur du bar, cherchant à plaquer la jeune femme au sol. Peine perdue, il était trop lent et trop lourd pour elle. Mais au moins, il était rentré, ça serait plus discret. La jeune femme serra son poing et, avant qu'il n'ait eu le temps de se retourner pour tenter de l'attraper, lui avait asséné un coup de poing dans la gorge, visant la pomme d'Adam. C'était un endroit sensible, et fatal si l'on frappait fort. Mais non, elle ne le tuerait pas tout de suite. Elle ne lui offrirait pas cette délivrance, pas tout de suite, niahahaha! La crevure eut un râle de douleur et porta une main à sa gorge tandis que l'autre tentait de la frapper. Siobhán se baissa et décocha un coup de talon dans son tibias. Elle se releva en vitesse, mais ne put éviter totalement le poing massif de son adversaire qui la toucha à la tempe, la sonnant par le même coup et l'envoyant contre un mur. La brute en profita pour lui décocher un autre coup de son poing encore intact, visant la gorge pour lui enfoncer la trachée sur le coup, mais Red avait des réflexes impressionnants, même si sa réflexion était un peu hors service. Elle se laissa glisser le long du mur, et évita de peu le coup mortel, qui l'atteignit au front. Sûr qu'elle aurait un mal de crâne pas possible.

La tueuse commençait à s'énerver. Et ce n'est pas une bonne chose de faire chier une nana complètement givrée qui a prévu de vous tuer. Surtout si elle est parfaitement au courant des 27 points vitaux qui peuvent tuer un homme. La jeune femme lui lança un regard noir et eut un sourire méchant. Puis elle enchaîna une série de coups de poing particulièrement bien placés qui firent reculer son ennemi, le faisant grogner de douleur alors qu'il encaissait les coups : plexus, abdomen, poumon, aine. Que des coups suffisamment puissant pour faire mal. Très mal. Mais pas pour tuer. Elle finit par un coup de pied dans la cheville qui le fit tomber à terre. Siobhán se jeta sur son adversaire, son couteau dégainé. Elle planta sa lame dans l'épaule, juste sous la clavicule, assurant au milicien de ne plus pouvoir se servir de son bras droit. Bras droit hors d'usage, poignet gauche cassé. Plus rien a craindre. Restait à s'occuper de la vie de cette enflure. Sans trop de débordement, elle était en public, il ne fallait pas l'oublier. Par pur sadisme, l'écossaise décocha un coup de genou dans l'entrejambe de la raclure de semelle, l'écoutant avec une satisfaction non dissimulée crier de douleur. Puis elle décida d'arrêter de jouer avec ce mec, histoire de voir comment ça se passait sur les autres. Qu'elle l'achève.

Avec un petit rire, elle brandit son couteau qu'elle passa devant sa bouche, et, après avoir savouré le délicieux regard terrifié de son adversaire, elle planta avec force son couteau sous son œil gauche. Il succomba après un dernier spasme. Puis elle éclata de rire franchement. Elle se releva, sortant lentement de son état de machine à tuer. Puis elle regarda autour d'elle.

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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Jeu 8 Avr - 18:35

Leina eut été incapable de décrire la scène quelques heures plus tard. D'ailleurs, au moment même où l'ordre claqua, elle agit comme par réflexe, sans hésiter, plongeant vers le sol de toutes ses forces, enfin, du peu de forces qu'il lui restait. Elle percevait de moins en moins bien les sons et sa vision commençait à se brouiller. Elle rampa jusqu'au bout du comptoir, attrapa une clef qui se trouvait entre deux bouteilles et l'enfonça plus ou moins violemment dans la serrure qu'elle pensait être devant elle. Il lui fallut environ dix secondes pour réussir à ouvrir le mécanisme et donner un grand coup sur les boutons qui contrôlaient l'électricité dans la pièce, qui fut plongée dans l'obscurité la plus complète pendant quelques minutes.

La jeune femme avait une parfaite connaissance du bar. Parfaite, c'était la moindre chaise, la moindre bouteille, l'emplacement de chaque outil. Elle connaissait tout et aurait pu perdre la vue que ça ne l'aurait pas empêchée de travailler.

C'est surement pourquoi, malgré la peur, l'angoisse, qui prenait contrôle de tout son corps et l'empêchait de crier -ce qui de toute façon aurait été ridicule et inutile- Leina Erins se releva un couteau de trente centimètre en main, un bon couteau à viande bien aiguisé, rallumant la lumière d'un coup de talon sur l'interrupteur. Elle respirait bruyamment, le bras armé pointant une cible qu'elle même semblait ne pas connaître devant elle, à la recherche d'une idée, une bonne idée, si possible.


Dernière édition par Leina Erins le Mer 14 Avr - 3:16, édité 1 fois
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James Bell



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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Ven 9 Avr - 0:37

James avait eu de la chance sur ce coup-là car son action avait été le point de départ d'une rébellion en bonne et due forme!Si les autres ne s'étaient pas bougé le cul, il aurait déjà eu la tête transpercée d'une jolie petite balle, mais heureusement, à peine avait-il eu le temps de se jeter sur l'enfoiré de Milicien qui lui en avait collée une, que les autres s'occupait de s'organiser pour neutraliser les deux autres Hommes en Rouge. Il entendit des bruits de verre brisé et des cris indistincts dans la bagarre avant que le cadet des Kane n'entre dans son champs de vision pour lui filer un coup de main. Il ne semblait pas pouvoir utiliser son bras gauche cependant cela ne l'empêchait pas de s'acharner sur le connard sur lequel le revendeur était assis. Ce dernier enchaînait les coups de poing sur le visage de son adversaire, sans discontinuer et sans aucune retenue, l'insultant au passage comme du poisson pourri, encaissant en retour une quantité de coups bien placé dans l'estomac et le visage. De temps à autre, il avait soudainement le souffle coupé, mais il ne s'arrêtait pas pour autant, reprenant au contraire de plus belle. Les deux clients du Dernier Pétale avait l'avantage, bien que l'homme ne soit toujours pas K.O. malgré tous les coups qu'il se prenait et qu'il n'ait toujours pas lâché son arme. Cela n'entama pourtant pas la fureur de Bell. Il frappait cette ordure de toutes ses forces comme si c'était la dernière chose qu'il devait faire de sa vie. D'ailleurs, c'était un peu ça car il risquait d'y passer à tout moment. Sa vie dépendait maintenant de ses poings, ainsi que celle des autres clients du bar, alors pas question qu'il lâche le morceau tant qu'il n'aurait pas mis son ennemi dans le coma. Il se foutait pas mal de ce que ces hommes représentait, il n'avait aucune conviction idéologique, aucun sentiment de répression, aucun désir de liberté. Ce qu'ils étaient, voilà qui l'intéressait beaucoup plus et pour ce qu'il avait pu en voir, ce n'était que des animaux, bons à être enfermés et à se bouffer les uns les autres. Jim n'aurait eu aucun scrupules à le faire en tout les cas.

Cependant, il n'aurait pas cette possibilité dans l'immédiat car sans prévenir, il vit son acolyte se faire traîner par les cheveux un peu plus loin et lâcher le flingue qu'il avait enfin réussi à récupérer. Il serait volontiers allé l'aider, mais tant que l'adversaire n'était pas dans les vapes ou tout du moins désarmés, cela aurait été suicidaire. Il dû donc se contenter de jeter un rapide coup d'œil à la situation qui n'était pas brillante et tournait très sérieusement à leur désavantage. L'aîné des Kane était visiblement hors service et son petit frère prenait gentiment la même direction que lui. Le jeune couple restait pétrifié, chacun dans un coin de la pièce et en ce qui concernait la charmante rouquine, James ne savait pas où elle avait bien pu passer, tout comme la patronne du lieu. Alors qu'il se demandait ce qu'il allait bien pouvoir faire tout seule face à deux Miliciens, celui qui se trouvait sous lui le ramena à la réalité avec un violent coup de poing dans le bas ventre qui arracha un cri de douleur au revendeur. Celui-ci s'apprêtait d'ailleurs à riposter lorsque son sang se figea dans ses veines. Il venait de se retourner vers son adversaire et s'était retrouvé nez-à-nez avec le canon de l'arme qu'il venait de récupérer pointé entre ses deux yeux. Il n'avait qu'une fraction de seconde pour réagir avant de pouvoir dire au revoir à ce monde. Son esprit était vide, il ne réfléchissait plus. Seul son instinct de survie pouvait le sortir de là et c'est dans un mouvement défensif et un réflexe des plus basiques qu'il détourna l'arme juste avant que le coup ne parte. La balle venait de lui frôler le côté gauche du crâne et il pouvait sentir un filet de sang couler le long de son cou. Cependant, avant qu'il ait pu réaliser quoique ce soit, notamment qu'il venait d'échapper à la mort de justesse, les lumières du bar s'éteignirent pour faire place à l'obscurité durant quelques minutes.

Un chaos indescriptible s'ensuivit et une lutte acharnée entre Jim et son adversaire s'enclencha. Une lutte à mort. Tels des gladiateurs dans l'arène, c'était chacun pour sa gueule! Les pâles lumières des quelques lampadaires de la rue rendait la tâche un brin moins compliquée, mais tout restait assez difficile dans le noir de la pièce. Après de longs instants et des nombreux coups, l'homme réussit à arracher l'arme des mains du Miliciens et à la braquer sur lui. Tout du moins il le pensait et l'espérait, car avant que la lumière ne revienne, il avait tiré une première fois. Plus rien ne semblait bougé devant lui, mais il préférait être sûr de lui. Tenant la forme sombre toujours en joug, il attendit que la lumière revienne pour analyser la situation. L'Homme en Rouge gisait dans une marre de sang qui se formait petit à petit tout autour de lui. Cependant, il était toujours de ce monde et James ne l'entendait pas de cette oreille. Celui-ci regardait son ennemi à terre avec un dégoût visible tandis qu'il lisait la peur dans les yeux de l'homme qui avait compris qu'il allait mourir. Avec une précision et un calme effrayant, il colla une autre balle dans la poitrine de l'homme, le touchant en plein cœur. Bell vendait un tas de trucs dont, bien évidemment, des armes et il fallait être fou pour en faire son business sans savoir s'en servir un minimum. Aujourd'hui, il pouvait être heureux de faire le métier qu'il faisait et ce malgré ses nombreuses blessures. Son visage était couvert de bleus et son t-shirt imbibé de sang. Il n'était pas beau à voir, certes, mais au moins il était en vie et prêt à prêter main forte à qui en aurait besoin. Il lança donc un regard circulaire et décida de mettre le jeune couple à l'abri derrière le bar, à côté de Leina qui s'était relevée, un long couteau à la main.
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Evan Kane
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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Ven 9 Avr - 0:38

Malgré la douleur qui lui transperçait l'épaule à chaque mouvement, Evan fut surpris de constater qu'il ne laissait aucun répit au Milicien qui dégustait déjà pas mal avec le junkie. Ce dernier était animé d'une force que l'artiste n'aurait jamais soupçonné et qu'il mettait sur le compte d'une quelconque drogue qui le mettait dans cet état-là. Mais il n'allait pas s'en plaindre ou lui faire la morale maintenant, ça c'était certain! Quoiqu'il ait pris, cela leur servait à maintenir le dessus sur leur ennemi commun. Tandis que Jim s'acharnait sur leur adversaire, l'artiste tentait de dérober l'arme de ce dernier par tous les moyens. Cependant, l'Homme en Rouge se débattait comme un fou et semblait avoir collé sa main au pistolet, il était impossible au journaliste de le lui prendre et d'éviter les coups en même temps. Pourtant, il était déterminé à y arriver et s'acharna sur les doigts qui emprisonnaient l'arme pour les faire lâcher. Lorsqu'il y parvint enfin, un soulagement l'envahit mais ce ne fut que de coute durée. Alors qu'il allait se relever pour tenir le Milicien en joug, il senti une main se refermer sur ses cheveux et l'entraîner loin des deux combattants, lui faisant lâcher le pistolet. En une fraction de seconde, avant même qu'il eut reçu le premier coup, il comprit que son frère avait été mis hors course et qu'il avait à faire au chef de la bande. Celui-ci semblait déterminé à achever l'artiste et il lui asséna une série de coups violents sur tout le corps avant que le cadet des Kane puisse enfin reprendre son souffle. Il était balloté de droite à gauche, se retrouvant tantôt sur le dos, tantôt sur le ventre, mais ce qui ne changeait pas, c'était la régularité des coups qu'il encaissait. Sa vision se brouillait et il ne savait absolument pas ce qui se passait autour de lui. Il entendait vaguement au loin des bruits de combats qui signifiaient sûrement que Bell résistait toujours à son agresseur, mais en ce qui concernait la jeune femme rousse et la sœur de son amie, il ne pouvait rien distinguer qui puisse le mettre sur une piste. La seule chose certaine, c'était que le jeune couple était resté pétrifié, assis par terre chacun à un bout du bar.

La douleur qui le traversait de part en part était insupportable mais ce n'était rien comparé à la vision de son frère, gisant par terre, inerte, le visage en sang. Vu la force de son adversaire, il redoutait de contempler là le cadavre d'Adam. Rien qu'à cette pensée, une rage comme il n'en avait jamais connue jusque-là le submergea et il réussit à se mettre droit sur ses genoux, afin de rendre quelques coups à son adversaire. Il tenta ensuite de le faire tomber en lui attrapant les jambes, mais l'homme avait réussi sans grande peine à se dégager et à le faire basculer en arrière. A nouveau, il se retrouvait au sol, incapable de se relever. Il se défendait comme il le pouvait en tentant d'arrêter le pied du Milicien qui s'en donnait à cœur-joie, mais rien ne semblait pouvoir stopper la fureur de l'homme. Cependant, ce n'était rien par rapport à ce qui allait suivre... Le chef de la petite troupe avait asséné un violent coup de pied dans l'épaule gauche du journaliste qui lui avait arraché un hurlement de douleur significatif. Il ne lui en fallut pas plus pour qu'il comprenne que c'était là un point sensible et qu'il s'acharne dessus avec toute la malveillance dont il était capable. Evan n'avait quasiment plus de souffle à force de crier de douleur et il ne savait pas combien de temps il allait encore pouvoir tenir avant de sombrer. Il essayait de garder en tête la vision de Julianne et de leur futur bébé pour le maintenir éveillé et supporter la véritable torture qu'on lui infligeait, mais cela commençait à devenir de plus en plus difficile. Il devait puiser dans ses dernières forces, ses dernières réserves pour se maintenir éveillé. Il savait que s'il s'évanouissait maintenant, il ne se relèverait probablement plus jamais, laissant derrière lui son frère, Ju et l'enfant. Adam n'était peut-être pas mort et s'il y avait une chance pour qu'il soit sauvé, l'artiste était prêt à tout.

Il tenta donc une dernière fois d'ignorer la douleur et de se relever, avant de se prendre un magistral uppercut et de retomber mollement par terre. Un coup de feu avait retenti et il était bien incapable de dire si c'était lui qui venait de se prendre une balle ou non. Tout ce qu'il pu distinguer, ce fut une silhouette qui se relevait derrière le Milicien avant que la pièce ne soit plongée dans le noir. Evan ne savait pas si c'était là une bonne chose, mais il entendit un deuxième coup de feu. Il espérait sincèrement que c'était James qui avait tiré. En tout les cas, cet enchaînement d'évènements réussi à faire diversion et le chef de la bande s'arrêta durant quelques secondes de s'acharner sur le corps du journaliste. Ce dernier en profita pour rouler sur lui-même afin de se mettre un tant soit peu à l'abri. Sa tête semblait sur le point d'exploser et la moindre partie de son corps semblait lui crier qu'elle avait mal. Il était à présent incapable de réfléchir à ce qui lui arrivait, la seule chose qu'il voyait flotter devant ses yeux, c'était une vision de Julianne, le ventre arrondi par la grossesse et ce fut tout. Ses yeux s'étaient fermés et il naviguait dans un état de semi-conscience embrouillé. De longues minutes s'écoulèrent avant que la lumière ne revienne le tirer de là, lui déchirant les yeux et un qu'un coup de feu ne retentisse à nouveau, le réveillant un peu plus. L'artiste jeta un coup d'œil embrumé tout autour de lui et pu constater qu'un corps dans un habit rouge gisait à terre, il eut alors un léger sourire. James avait réussi. Il réussit également à entre-apercevoir son frère, debout devant le Milicien qui lui avait refait le portrait, une arme dans sa main tremblante. Il entendit plus qu'il ne vit un coup de feu partir avant de plonger dans un état inconscient qui lui permettrait de supporter la douleur.

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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Ven 9 Avr - 11:40

Les tympans d'Adam vrillait violemment dans sa tête tandis que chaque pulsion de sang dans son cerveau lui décrochait une douleur insupportable qui brouillait sa vue et lui donnait la nausée. Plus aucun de ses membres ne voulait répondre et pas une parcelle de son corps n'était pas ankylosée à cause des coups que le chef de la milice avait fait pleuvoir sur lui. Tout était devenu soudainement très noir et étrangement calme, la douleur avait sensiblement diminuée et le musicien semblait partir dans un second état de conscience, attentif seulement à quelques petits détails futiles, comme la chaleur poisseuse du sang qui coulait sur sa peau, de différentes plaies.
Il perdit connaissance pendant quelques minutes. Minutes durant lesquels il s'était produit une enfilade d'évènements trop rapides et trop intenses pour que tous les participants comprennent tout ce qui s'était passé, chacun surtout trop occupé à sauver sa peau suivant son instinct primaire de survie.

Un premier coup de feu avait retenti. Le milicien portait encore l'arme fumante, le doigt sur la détente, il ne tremblait pas. Il avait l'habitude de s'en servir. D'ôter la vie ne lui faisait plus ni chaud ni froid. Cependant ce ne fut pas sans surprise qu'il constata que son adversaire avait réussit éviter le projectile. Pas le temps de comprendre plus amplement comment un homme avec une arme plantée entre les deux yeux avait pu en réchapper que le noir total était tombée sur la pièce. Il y avait eu un temps de vide avant que les deux homme ne reprenne le combat. Une lutte acharnée pour prendre l'arme, entrecoupée de coups portés au visage et au corps. La résistance physique des deux hommes étaient à son minimum mais ils puisaient dans leur dernière ressource. L'un des deux devait clairement mourir et l'homme en rouge comprit clairement que ça serait lui lorsqu'un nouveau coup de feu claqua dans l'air, lui déchirant l'abdomen. La douleur de la balle pénétrant sa chair lui avait coupé le souffle, il n'avait pas pu crier, le son s'arrêtant aux portes de ses lèvres.
Lorsque la lumière revint, il put fixer une dernière fois le visage de son ennemi, placide et déterminé. La panique traversa alors le visage du milicien. Il comprit qu'il s'agissait là de ses dernières secondes de vie et il aurait donner n'importe quoi pour pouvoir allonger le délais, les larmes et les supplications n'eurent pas le temps de monter et d'être exprimées que l'homme en rouge gisait dans son sang, mort, alors qu'une troisième fois on avait pressé la gâchette.

Le chef de bande était pour sa part beaucoup moins en peine que ses congénères et avait finit par réussit à mater son adversaire. Il prenait d'ailleurs un plaisir sadique à frapper l'homme là où ça lui arrachait les plus grands cris de douleur. Mais le pire c'est qu'il s'accrochait le con ! Il essayait de se relever encore et encore, « forçant » le milicien à l'assener de quelques coups supplémentaires, toujours plus forts, toujours plus jouissifs. Il pensait avoir mis l'homme KO lorsque la lumière tomba sur le bar, plongeant tout dans l'obscurité la plus totale. Il s'arrêta alors de s'acharner sur le pauvre bougre à terre, gisant, essayant de distinguer ce qui se passait autour de lui grâce à son seul sens utile, l'ouïe. Sans comprendre, il se trouva soudainement tiré violemment en arrière par les deux épaules, pour ensuite être projeté avec force sur le sol, il lui fallut quelque seconde pour comprendre mais lorsque la lumière revint son cœur fit un bon dans sa poitrine.

Par quel miracle Adam avait réussit à reprendre connaissance, il n'en avait pas la moindre idée, mais lorsque tous les souvenirs des évènements vinrent le heurter avec fracas, une énergie venue de nulle part, nourrit par la haine et l'amour l'avait poussé à puiser au plus profond de lui même. Il s'était d'abord relever sur les quatre appuis de ses membres et avait regarder avec peine la scène autour de lui. Jim et le coup de feu, mais ça n'avait été rien comparé à la vision de son frère sous les coups du chef des connards. En un coup d'œil rapide, Adam avait vu une arme qui gisait au sol, il avait réussit à se trainer jusqu'à celle-ci pour la saisir et se relever. Son corps entier le tiraillait et la douleur était plus insupportable que jamais, mais ça n'avait pas la moindre importance. La haine grandissait dans sa poitrine alors que l'homme en rouge frappait encore et encore son aîné au sol sans aucun merci. Cet vision n'était pas soutenable, sentir son frère souffrir décuplait son mal, mais peu importait. Il s'était rapprocher du salaud qui osait toucher à son frère et alors que toute lumière s'était alors évanouie, il avait saisit l'homme par les épaules, serrant de toutes ses forces pour l'envoyer valser la raclure plus loin et le faire tomber au sol. Lorsque la lumière était de nouveau revenue, le musicien avait braqué l'arme contre le chef à terre. Leur yeux s'étaient croisés et leur regard s'était échangé pendant plusieurs seconde. Un coup de feu était parti, mais Adam savait qu'il n'était pas de lui. Ses mains et ses bras tremblaient de trop. Il n'avait jamais fait ça. Il n'avait jamais braqué un homme, encore moins dans l'optique de lui ôter la vie.
Mais la haine était trop grande, la faute trop grave. Adam n'avait aucune idée de l'état de conscience de son cadet mais il jurait intérieurement que ce connard allait payer. Il était là, à bout portant, c'était presque trop simple. Ses doigts se refermèrent sur l'arme.


-Pour mon frère ! Coup de feu. Ses mots avait davantage avait été un râle incompréhensible grogné entre ses dents, comme s'il voulait justifier son acte.

Alors qu'un corps sans vie gisait maintenant devant lui, il avait laissé tomber l'arme au sol et s'était effondré sur les genoux. Incapable de réalisé. Son cœur battait beaucoup trop vite et il du se soutenir d'une main contre le mur le plus proche. Ses yeux se révulsèrent et il finit par perdre de nouveau connaissance, s'en était vraiment trop. Son corps inerte reposait à côté de celui d'Evan.

Le calme était soudainement tombé comme un voile sur le Dernier Pétale. La jeune femme rousse avec ôté la vie du dernier milicien dans une violence farouche et la patronne tenait un immense couteau de cuisine d'une main qui ne tremblait pas. Les frères Kane étaient probablement plus près de la mort que de la vie et le revendeur saignait abondamment à une plaie qui lui déchirait le cuir chevelu. Le silence était pesant mais fut déchirée par le cri aigüe d'une femme apeurée derrière le bar de voir tout ce sang et ces morts. Elle s'était relevée et avait couru à l'extérieur pour disparaître dans la nuit, son conjoint sur les talons. Ils ne voulaient rester une seconde de plus face à cette horreur. Puis tout retomba. Il faudrait appeler du secours et aussi un nettoyeur... mais pour l'instant chacun avait le droit de reprendre son souffle et de contempler les dégâts.
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Siobhán Mac Mahon
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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Mar 13 Avr - 17:38

Pendant le combat que Red avait mené avec le milicien qu'elle venait d'achever, beaucoup de choses s'étaient passées, beaucoup d'événements qu'elle auxquels elle n'avait pu faire attention. Le camé et l'un des deux hommes du bar s'étaient acharnés sur l'un des miliciens, tandis que l'autre homme avait à faire avec le chef de ces trous du culs. Celui-ci l'avait d'ailleurs mis KO, et était parti s'occuper du plus jeune, tandis que le drogué se défendait désormais seul. Des hurlements de douleur. Un coup de feu. Qui avait tiré? elle n'en savait rien. Au moment où elle s'était relever pour pouvoir éventuellement porter secours aux autres, la lumière s'était éteinte, la coupant dans son élan. Elle ne savait pas exactement ou se trouvaient les combattants, alors si c'était pour risquer de toucher un de ses alliés, mieux valait ne rien faire, même si ça la débectait d'entendre ces cris sans pouvoir agir. Il y eut un second coup de feu, et un bruit de chute.
Puis la lumière revint, éclairant la scène sous un jour nouveau. Leina était debout, un grand couteau à la main, l'air farouche. Les deux miliciens qui étaient en train de les battre se retrouvaient en mauvaise posture, puisque l'un avait déjà été touché, au vu de la flaque de sang qui grossissait sous son corps bouffi d'orgueil, et le second, le chef, était braqué par le plus âgé des deux hommes. Ils tirèrent, presque au même moment. Deux corps sans vie de plus. Celui qui avait buté le chef s'évanouit. L'autre jeta un coup d'œil à la scène. Son regard croisa celui de Red.

Il fallait agir, et vite. Ils étaient face à plusieurs blessures. Le camé était blessé au cuir chevelu, les deux autres étaient dans les vapes. Elle-même était couverte de sang, qui certes n'était le sien, mais qui pouvait inquiéter, et avait mal au crâne. Elle passa une main sur son visage, le couvrant un peu plus de traces écarlates d'hémoglobine, et dit calmement à la barmaid et à l'autre homme, désignant du menton les deux inconscients :


" S'ils sont blessés gravement, il faut les réveiller. Mademoiselle, avez-vous des bandes ou quelque chose qui s'en approche? Pour soigner ce monsieur, et les deux autres, si besoin. Vous, vous devriez ne pas trop bouger, ça vous éviterait de perdre trop de sang. Il faut vous bander ça rapidement, ça empêchera l'infection. Restez tranquille. Et si vous pouviez appeler des secours pas trop... gouvernementaux, si me suivez."

L'écossaise lança son téléphone portable au mec qui avait l'arcade ouverte et sans s'occuper plus de savoir si les deux avaient suivis ses recommandations - comprendre "ordres"-, elle alla voir les deux corps pour prendre état de leur état. En surface. Le plus âgé avait le visage en sang, et l'arcade explosée, le nez qui saignait, une lèvre fendue, une pommette en mauvais état. On l'avait pas loupé. Elle palpa prudemment le torse pour deceler d'éventuelles côtes cassées. Hmm... Au moins deux fêlées, à entendre le gémissement inconscient du mec. Le second avait l'épaule rougi de son propre sang. Le visage pas franchement très beau à voir et sans doute une fracture au bras. Bref, un bras gauche pas mal abîmé. Le choix était fait: le plus en danger, c'était lui. L'autre avait pas de blessure ouverte, ou alors elle les avait loupées.. Elle dégagea la plaie, et constata qu'il s'agissait d'une vieille blessure qui s'était rouverte. Puis elle sourit : en ces temps perturbés, pour être blessés à l'épaule, fallait tomber sur des miliciens. Certainement le Mnémé en question. Enfin, l'heure n'était pas à ces réflexions, ils avaient des blessés sur les bras. Elle ôta sa veste, dévoilant son arme gentiment endormie dans son holster, et s'en servit pour couvrir le torse de la victime. Puis, en attendant les bandes demandées, elle appuya sa main sur la plaie pour tenter d'endiguer l'hémorragie, pestant intérieurement d'avoir sauté le chapitre "comment soigner ses victimes pour pouvoir continuer à les faire souffrir après" du Petit manuel du parfait tueur, tandis que de l'autre, elle tapotait sur les joues de l'homme pour le réveiller. Puis elle demanda sans se retourner :

" Vous les connaissez? "

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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Mar 20 Avr - 3:23

Leina ne savait plus trop ni où elle était, ni qui elle était, et si ce qui venait de se passer était bel et bien réel, ou un simple produit de son imagination. Elle n'avait jamais eu confiance en la Milice, mais ce qu'elle venait de voir dépassait l'entendement, ce ne pouvait être vrai... Elle cligna des yeux plusieurs fois. Des corps gisaient dans son bar. Des corps morts. Et il y avait également des blessés... C'était injuste, qu'avait-elle fait pour mériter cela? Elle n'avait même pas la force pour se poser la question. Son esprit vagabondait de question en question: Que faire des corps ? Était-elle en sécurité désormais ? En qui pouvait-elle avoir confiance ? Valait-il mieux rester seule, ou chercher la compagnie ? Ces hommes étaient-ils vraiment de la Milice ? Le Gouvernement cherchait-il à se débarrasser d'elle? ... Tout se bousculait, s'entremêlait, et lui donnait très franchement mal à la tête. Elle était tentée de se laisser glisser au sol et de sombrer dans l'inconscience, mais savais d'un autre coté que ce ne serait pas une solution. Il lui fallut quelques instants pour qu'elle se rende compte qu'un couteau de boucher armait une de ses mains, pointée devant elle... Comment l'avait-elle saisit ? Impossible de s'en souvenir...

Après avoir posé l'arme, elle s'accorda quelques minutes de réflexion, ou plutôt, de non-réflexion. Faire le vide, voila ce qui était important dans l'immédiat. Les questions seraient résolues plus tard... Elle se glissa derrière la porte, vers les chambres, et en revint très rapidement avec quelques linges humides, un pour chaque blessé, ainsi que des bandages et autres pansements. Le tout sans un mot. Elle ne se remit à parler que lorsque la femme à la chevelure flamboyante posa une question. Leina prit une longue inspiration avant de répondre, forçant un peu sur ses cordes vocales qui jusque là semblaient ne plus vouloir fonctionner, à cause du choc:

- Non... pas personnellement, en tous cas.
Prévenante, elle alla chercher quelques verres d'eau qu'elle posa sur une table proche de la majorité des blessés, osant à peine lever la tête, comme honteuse. Elle souffrait énormément mais n'aurait pas su décrire sa douleur... Elle n'était pourtant pas la plus à plaindre. En fait, elle se sentait coupable. Coupable de n'avoir pas su se battre, de ne pas avoir défendu son établissement, d'y avoir laissé des gens se faire tuer ou blesser.

- Je suis désolée..., murmura-t-elle.
Les secours, il fallait appeler les secours... Elle tendit son portable à la jeune femme qui semblait déjà bien affairée...

- Je sais pas qui on pourrait appeler qui soit discret...Si vous connaissez quelqu'un...
Cette femme s'était sacrifiée pour eux, elle avait fait preuve d'un courage sans nom et gardait la tête froide, elle s'occupait même des blessés désormais... Leina aurait aimé pouvoir être comme elle, forte...et utile. Une certaine admiration pour Siobhán se développait chez la barmaid. Elle voulut se pencher pour constater les blessures et aider à les panser mais fut prise d'un vertige et préféra s'éloigner pour souffler un coup. Il fallait se rendre à l'évidence, elle avait toujours vécu dans une bulle, protégée par ses parents, ses amis, ses conquêtes, puis à l'abri dans son bar, et cette première attaque avait été des plus douloureuses. Quelques larmes glissaient de temps en temps le long de ses joues sans qu'elle ne cherche à les retenir.

-Je ferme, un tour, je laisse la clé sur la porte... On sait jamais.

Après avoir verrouillé la porte d'entrée du bar, elle s'éclipsa dans le couloir, à l'abri des regards, et se recroquevilla dans un coin, tremblante. Étrangement, elle n'éclata pas en sanglots, mais resta dans le noir, se concentrant sur sa respiration toujours saccadée...


Dernière édition par Leina Erins le Sam 19 Juin - 16:56, édité 1 fois
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James Bell



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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Dim 9 Mai - 22:54

James avait eu un peu de peine à réaliser ce qui s'était passé pour les autres personnes présentent dans le bar sur le coup. Lorsqu'il avait rejoint la patronne, l'arme du milicien toujours à la main, il avait seulement pu constater que le chef des enfoirés gisait dans son propre sang et que l'aîné des Kane s'était effondré non loin. Pas possible! Il avait réussi à se réveiller pour venir finir le salopard?! Un sourire amusé et une expression admirative s'affichèrent sur son visage. A croire que les liens familiaux pouvaient vraiment vous faire soulever des montagnes parfois. Lui ne connaissait pas ça. En tout cas plus. Il avait sacrifié sa jeunesse pour aider sa famille, certes et il ne leur en voulait pas, car après tout, c'était comme ça qu'il s'était forgé une expérience de vie et qu'il avait atterri où il était maintenant, à faire ce qu'il faisait et aimait sans aucunes contraintes. Cependant, sa famille n'était plus qu'un lointain souvenir après tant d'années et de conflits qui les avaient séparés. Il ne s'imaginait pas faire ce qu'Adam venait de faire pour ses parents ou ses frères et sœurs. Pour ses amis d'Hegemony, sûrement oui, mais pour les lambeaux de vie familiale qui lui restaient, non. Pour le coup, il était impressionné! Mais de loin pas envieux ou jaloux. Lui il avait simplement fait son possible pour sortir de ce merdier en vie et sans trop de dégâts et protéger comme il le pouvait les gens présents dans le bar, mais s'il avait été mis K.O., il ne savait pas si autre chose que son propre instinct de survie l'aurait maintenu éveillé. Il n'éprouvait, après tout, aucun amour profond pour qui que ce soit dans cette pièce. Juste un dégoût prononcé pour les Hommes en Rouge qui baignaient à présent dans une marre de sang. Et une forte attirance pour la jolie barmaid!

D'ailleurs celle-ci avait obéi au doigt et à l'œil à la rouquine qui avait rapidement pris les commandes de la situation. Jim s'était contenté de l'écouter avec un calme poli et olympien, d'attraper le téléphone qu'elle lui avait lancé et de chercher un quelconque alcool fort derrière le comptoir. Il mit très vite la main sur une bouteille de whisky qu'il ouvrit d'un geste rapide avant de s'asperger le côté gauche du crâne avec. Ses dents se serrèrent au contact du désinfectant improvisé sur sa plaie qui nécessiterait peut-être quelques points de suture. Après toutes ces années de deal, il était devenu un peu un expert en soins. Il s'en était pris des coups! Et il n'avait pas d'infirmière personnelle à la maison pour le remettre d'aplomb. Il savait donc parfaitement comment se soigner et connaissait les limites de ses compétences. Pour l'instant, il n'était absolument pas en danger de mort, alors il allait se contenter de ça et de la serviette humide que Leina venait de lui tendre. Il fixa comme il pu un bandage autour de sa tête qui lui donnait l'air d'un gamin jouant au ninja, avant de répondre aux questions de Red.


- J'en connais un de vue, l'autre ça doit être son frère. Pour ce qui est des secours, essayer de vous adresser à eux parce que moi non plus je ne connais personne.

Et sur ce, il attrapa une autre bouteille d'un alcool quelconque et après un coup d'œil désolé à la patronne du bar, car après tout, il lui vidait ses réserves, il alla s'agenouiller aux côtés des frères Kane. Pas à dire ils étaient sacrément amochés! La rouquine s'occupait déjà du cadet, lui compressant une plaie tout en lui donnant des claques énergiques pour le réveiller. James remarqua l'arme qu'elle portait mais ne souffla mot. Ce n'était pas ses affaires et au moins comprenait-il maintenant pourquoi elle paraissait si sûre d'elle. Une nana qui se promenait avec un pistolet devait être habituée à gérer ce genre de situation! Et puis ce n'était pas le moment de poser des questions, il avait un blessé dont il devait s'occuper et le revendeur avait une autre solution que celle de la jeune femme pour soigner l'aîné. Il allait lui infliger le même traitement qu'à lui-même, à savoir le laver au whisky! Rien de mieux pour désinfecter les plaies et peut-être le réveiller par la même occasion. Il posa la seconde bouteille d'alcool qu'il avait attrapé et qui s'était révélé être du gin, avant de boire une gorgée de la première et d'en faire ensuite couler le contenu sur le visage tuméfié d'Adam en prenant bien soin de ne pas le noyer par mégarde. Il répéta l'action plusieurs fois et à différents endroits, minutieusement, avant de sécher le tout avec une serviette. Il soignait son « collègue » avec une patience et une dextérité que peu de gens auraient soupçonné! Pas à dire, le dealer était un homme plein de surprise... Il continua ainsi à répéter ses gestes, inlassablement, histoire d'endiguer le plus possible les filets de sang qui sortait des blessures du vendeur, particulièrement de son arcade. Celle-ci ne s'arrêtait toujours pas de saigner et Jim dû mettre quelques compresses dessus avant de se relever pour voir ce qu'il en était de Leina. Il avait cru l'apercevoir pleurer et à présent, après s'être excusée et avoir fermé complètement le bar, elle s'était isolée. Le choc sans doute.

Il rendit son portable à Red et parti donc à la recherche de la patronne du Dernier Pétale, sa bouteille toujours à la main ainsi que l'arme qu'il avait posé uniquement pour s'occuper d'Adam. Pas question de laisser traîner ce genre de choses, on n'était jamais trop prudent! Il retrouva la ravissante propriétaire des lieux dans un couloir sombre, recroquevillée sur-elle même, la respiration irrégulière. Il s'approcha doucement et s'assit à côté d'elle en lui tendant la bouteille de whisky.


- Buvez, ça va vous faire du bien.

Rien de tel pour faire passer un état un peu second et vu ce qu'ils venaient tous de vivre, elle en aurait grand besoin! Il ne la lâcherait donc pas tant qu'elle ne lui aurait pas obéi. Tout d'abord parce qu'il l'appréciait pour le peu qu'il lui avait parlé et parce qu'elle était belle et attirante, mais surtout pour ne pas avoir une crise d'hystérie sur les bras qui pourrait surgir à tout moment si elle ne se reprenait pas et qui ne les aiderait pas du tout à gérer la situation! Tout le monde se devait de rester calme jusqu'à ce qu'une solution soit trouvée pour se débarrasser des corps qui gisaient sur le sol et qui faisaient carrément tâche dans le décor. Autant pour la sécurité de Leina que pour les gens présents et encore en vie, il fallait que ces cadavres dégagent le plancher le plus vite possible. Il espérait vraiment que l'un des frères Kane avait un quelconque contact, sinon ils allaient très vite se retrouver à nouveau dans une merde pas possible. A moins que la rouquine ne trouve une solution elle qui avait l'air de s'y connaître...
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Evan Kane
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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Lun 10 Mai - 19:57

Evan avait plongé dans un état de sommeil plus ou moins profond où les rêves l'enveloppaient avec douceur. Devant ses yeux clos, des images agréables et rassurantes défilaient et lui faisaient totalement oublier la douleur qui s'était insinuée dans chaque recoin de son corps. S'il avait été conscient, il aurait très certainement souri face à la scène qu'il vivait à l'instant. Il savait que ce n'était pas là la réalité, mais peu lui importait, tant qu'il pouvait en profiter le plus longtemps possible... Il ne pensait plus aux coups qui avait plu sur lui et meurtri, ni au danger auquel il venait d'échapper, tout cela lui paraissait loin désormais, comme un mauvais souvenir qui venait le hanter de temps à autre. Il était libre, sans soucis, l'esprit léger. Assis dans un hamac, à l'ombre d'un grand arbre feuillu qui laissait filtrer quelques rayons de soleil sur sa peau, il dessinait avec calme en se balançant doucement d'avant en arrière. Devant lui, tranquillement installée dans l'herbe haute sur une simple couverture, riant aux éclats, se trouvait Julianne. Il ne l'avait jamais vue comme ça, si heureuse, si naturelle, si insouciante. Elle était transformée et bientôt la raison de cet état surgit à ses côtés, tenant en équilibre incertain sur ses deux petites jambes. Une belle petite fille qui ne devait pas avoir plus de deux ans, les cheveux roux comme ceux de sa mère, la peau pâle et constellée de tâches de rousseur et des yeux bleus qui se posèrent sur lui avec un sourire. Son regard à lui. C'était comme s'il s'était regardé dans un miroir et qu'il s'y voyait. Changé certes, mélangé aux traits de la résistante, mais ses yeux-là, c'était les siens et il savait qu'il contemplait sa fille. Il fut si étonné, si pris par cette révélation que les larmes lui montèrent aux yeux naturellement. Pour une fois, il ne les essuya pas d'un air gêné mais les laissa couler le long de ses joues avant de laisser un large sourire s'afficher sur son visage. Il fixa soudain la dessin qui se trouvait devant lui et qui représentait cette scène avant d'englober à nouveau de son regard plein d'amour sa femme et sa fille. Il fit ainsi plusieurs allers-retours avant de continuer à donner des coups de crayon doux et ciblés sur la page.

Après ce qui lui sembla toute une après-midi à ce régime, alors que le soleil descendait au loin, Julianne se leva et s'approcha de l'artiste, sa fille dans les bras. Elle tendit cette dernière à l'homme qui la pris avec délicatesse, quelque peu affolé par ce qu'il devait faire. Il fut étonné de constater qu'au final, il savait exactement comment se comporter avec elle. Il avait posé ses feuilles et ses crayons à côté de lui pour tenir la petite tout contre lui, la berçant lentement. Il lui déposait au passage quelques baisers sur le haut du crâne tandis qu'elle sombrait petit à petit dans les brase de Morphée. C'est à ce moment-là que la rebelle pris la parole dans un murmure se penchant vers Evan pour récupérer sa fille.


- Tu dis bonne nuit à papa ma puce. Allez, fais-lui un bisou.

La petite se réveilla à moitié pour coller ses lèvres légèrement baveuses sur la joue de son père et fut emmenée dans une maison qui se trouvait non loin de là. Cependant, comme pour lui rappeler que tout ceci n'était qu'un rêve, Ju fut de retour devant lui en un battement de cil. Elle le fixait avec un mélange de tendresse et de mécontentement. L'artiste ne savait pas trop pourquoi tout à coup elle semblait inquiète, mais elle vint s'asseoir à ses côtés, posant sa tête dans le creux de son épaule. Elle resta silencieuse et l'homme n'eut pas le courage de briser cet instant. Le temps semblait comme suspendu à l'heure du crépuscule et presque plus rien ne bougeait si ce n'était le hamac qui continuait son va-et-vient incessant. Une brise légère venait effleurer les branches au-dessus de leur tête, exécutant un jeu de lumière sur leur visage pas si détendu que ça. Evan se décala quelque peu pour pouvoir fixer la mère de son enfant dans les yeux et lui déposer quelques baisers passionnés auxquels elle répondit bien vite. L'homme souriait et riait tandis qu'il s'installait plus confortablement au-dessus de la rebelle. Les baisers et les caresses s'échangeaient avec un plaisir partagé et cela avait de grandes chances de finir par une belle nuit d'amour, cependant, la jeune femme ne semblait pas l'entendre de cette oreille. Soudain, elle repoussa violemment l'artiste qui tomba à la renverse, empêtré dans le hamac alors qu'elle-même se retrouvait debout comme par magie, l'air mécontent. Lorsque ses fesses heurtèrent durement le sol, le charme fut comme rompu et le journaliste fut face au visage furieux de Julianne.

- Qu'est-ce que tu fais?! Hein?!

- Quoi? Mais rien voyons! Tout est si....... calme ici... si facile....

- Ce n'est qu'un rêve Evan! Un rêve! Et si tu veux faire bouger les choses, il va falloir que tu te réveilles!

Une rage soudaine l'avait envahie et elle lui hurlait littéralement dessus. L'homme ne savait pas comment réagir face à cela, il ne comprenait pas ce revirement de situation, ce changement si radical d'humeur. Pourquoi gâchait-elle cet instant si magique qu'ils ne vivraient probablement jamais dans la réalité d'Hegemony? Pourquoi ne pouvait-elle pas lui laisser un peu de répit après tout ce qu'il venait d'endurer? Il allait lui poser toutes ses questions mais elle l'interrompit en s'approchant de lui et en prenant à nouveau la parole.

- Réveille-toi Evan! Allez! Réveille-toi!

Sans prévenir, elle lui mit une claque qui résonna dans l'air soudain devenu frais.

- Tu ne peux pas rester là, il faut que tu te réveilles!

L'artiste allait répliquer quelque chose mais elle l'empêcha à nouveau de parler en lui mettant une nouvelle gifle tout en répétant inlassablement les mêmes mots pour qu'il se réveille. Entre deux coups, Evan remarqua une tâche rouge sombre qui se formait sur sa chemise blanche au niveau de son épaule gauche. Une douleur commençait à se faire sentir, de plus en plus violente à mesure que Julianne continuait à le frapper.

- REVEILLE-TOI!

Les mots furent criés au moment même où une nouvelle gifle l'atteignait en plein visage, le réveillant dans un gémissement et le ramenant à la dure réalité. Son ouïe fut le premier de ses sens qui lui permit de se rendre compte de ce qui se passait. Il entendait deux voix au-dessus de lui sans pour autant pouvoir dire à qui elles appartenaient. Il ne les reconnaissait pas et ne comprenait pas ce qu'elles disaient pour le moment. Il sentit ensuite le goût métallique du sang dans sa bouche qu'il cracha comme il pu en tournant la tête d'un geste qui lui arracha une grimace de douleur. Son sens du toucher lui indiqua que quelqu'un était en train de presser ses mains sur son épaule blessée. Il sentait un liquide chaud lui coller la peau et couler jusqu'à terre où une petit flaque se formait. La douleur qu'il ressentait dans chaque cellule de son corps était insupportable mais il n'arrivait pas à se rendormir pour autant. Très vite, une odeur d'alcool fort vint lui attaquer les narines, le sortant un peu plus de sa demi-conscience et lui permettant d'utiliser son dernier sens encore inactif : la vue. Il entre-ouvrit les yeux avec peine, la lumière l'aveuglant complètement et mit quelques minutes avant de pouvoir plus ou moins s'y habituer. Cependant, sa vision restait brouillée et il était incapable de distinguer quoique ce soit avec exactitude. Il ne savait pas combien de temps il avait pu être inconscient ni ce qui avait pu se passer durant cette période, cependant, une affirmation réussi à percer dans son esprit embrumé : si un seul milicien était encore en vie, lui ne le serait plus, et encore moins en train de se faire soigner! Cette pensée le réconforta mais une autre, bien plus inquiétante, se forma dans sa tête. Il fallait se débarrasser des corps et pour cela, un seul nom lui venait en tête, le Fossoyeur.

Le moindre geste provoquait immanquablement une douleur insupportable à Evan et il prit tout son temps pour sortir à moitié son portable et prononcer quelques mots. Il voyait vaguement flotter au-dessus de lui une crinière rousse qui lui rappelait celle de Julianne. Non. Impossible, Ju ne pouvait pas être là. C'était cette femme. Celle qui avait fait diversion. Il ne la connaissait pas mais il allait devoir lui faire confiance. C'était ça ou se retrouver avec des cadavres plus qu'encombrant sur les bras. Après quelques essais infructueux où seuls des grognements indistincts et des gémissements de douleur passèrent ses lèvres, l'artiste réussi enfin à articuler dans un murmure les syllabes qui allaient les sortir de là.


- Connor.

Il répéta comme il pu ce prénom, espérant sincèrement que la miss en question avait de bonnes oreilles et serait attentive à ce qu'il tentait de lui faire comprendre! Qu'elle prenne son téléphone et qu'elle cherche le prénom en question. Il ne savait pas si l'homme allait répondre présent en ne reconnaissant pas la voix, cependant si Red lui expliquait la situation, il n'y avait pas de raisons pour qu'il ne rapplique pas. Mais à Hegemony, la prudence et la méfiance étaient de mise et l'artiste savait au plus profond de lui que la jeune femme allait devoir jouer des pieds et des mains pour convaincre Peek. Il espérait simplement que cela ne prendrait pas trop de temps, car plus vite les corps disparaitraient, plus vite ils seraient en sécurité. Et pour ce qui était des soins, Connor ferait amplement l'affaire, lui qui était habitué à ce genre de scènes.

Toutes ces pensées le percutaient au ralenti, tournant en boucle dans son esprit, le maintenant éveillé malgré la souffrance qu'il ressentait. Il lui semblait se souvenir à présent que son frère avait tiré sur le chef des Miliciens, mais l'avait-il tué? Il ne pensait pas son frère capable d'une telle chose et pourtant, c'était peut-être bien ce qui c'était passé... Il lui était impossible de se remémorer les détails de la bagarre pour le moment. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il avait mal comme jamais il n'avait eu mal auparavant et qu'il luttait de toutes ses dernières forces pour ne pas hurler de douleur alors qu'on tentait de le soigner. De temps à autre il ressombrait quelque peu mais une claque énergique ou un simple sursaut de survie qui lui disait de ne pas s'endormir le ramenait en état de veille et à son corps endolori, meurtri et à la douleur lancinante.

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Adam Kane
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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Sam 15 Mai - 0:35

Difficile de dire combien de temps s'était écoulé depuis qu'Adam s'était écroulé aux côtés de son frère, depuis qu'il avait appuyer sur la détente du semi-automatique, qu'il avait arraché la vie du connard qui avait osé touché à son cadet. Il avait agit dans l'inconscience, celle de son geste mais aussi de la douleur qui s'était volatilisée les quelques secondes où il avait prit le milicien par les épaules, qu'il l'avait mis en joue, la main tremblante, puis que le coup de feu était parti. Il avait à peine eu le temps de contempler son « œuvre », de comprendre ce qu'il avait fait, que la douleur terrible s'était de nouveau emparée de son corps. Une décharge électrique fulgurante à l'intérieur de la boite crânienne tout d'abord. Et puis parcourant sa colonne vertébrale, se rependant dans ses membres puis chacune des parties de son corps. Chaque partie tuméfiée, chaque plaie sanguinolente semblait démesurément le faire souffrir. Et puis il y avait cette arme dans sa main et l'impacte, la violence, la mort... Un voile était tombé sur ses yeux et il était déjà inconscient avant de toucher le sol.

Protégé pendant un temps indéfini contre la douleur les sensations étaient pourtant revenues à Adam petit à petit. Petit à petit la douleur avait de nouveau envahi son corps et le répit avait pris fin. Il était temps de revenir à la réalité. Une forte odeur d'alcool brulait ses narines et sa trachée, une sensation humides et fraiche sur son visage qu'on frottait avec détermination. Les picotements des ses plaies qu'on nettoyait n'était rien comparé à la douleur qui lui déchirait le torse à chaque respiration.

Il avait finit par ouvrir les yeux tant bien que mal. Il n'avait pas le choix, il ne pouvait pas rester allonger là pendant des heures même s'il y aspirait de tout son cœur. Les images de la lutte contre les hommes en rouge lui étaient revenus et s'ils avaient été tous mis hors service, ils n'étaient pourtant pas tiré d'affaire. Ils devaient se débarrasser de ce beau bordel mais surtout s'occuper d'Evan. Le revendeur se força à sortir de l'état de léthargie avancée dans lequel il se trouvait. Un fois sa conscient réveillée un minimum il resta allonger quelques secondes, les yeux entre-ouverts, à essayer de trouver la respiration la moins douloureuse mais c'était presque peine perdu. Chaque inspiration, puis chaque expiration lui tirait une grimace de douleur. Il finit par tourner doucement la tête vers son frère, il avait toujours l'air inconscient. Au dessus de lui s'affairait la jeune femme au cheveux flamboyants. Adam respira profondément et ferma les yeux de douleur mais sera les dents et tenta de se relever. De se rassurer aussi, et d'éviter la précipitation. Evidement, il aurait voulu pouvoir se redresser plus vite que ça pour pouvoir juger de l'état de son frangin, mais il devait prendre son temps et ne pas faire de bêtises. Après maintes précaution, il se retrouva en position assise. La tête lui tourna un peu mais il tint bon. Cependant, la douleur dans sa poitrine était un peu moins douloureuse dans cette position, sa cage thoracique ne touchant plus le sol. Il pu poser une main sur le bras de la jeune femme et la regarda avec insistance. Les mots ne lui venaient pas mais il voulait clairement connaître l'état de son frère.

Rien qu'un coup d'œil lui avait permit de remarquer la large flaque de sang dans laquelle baignait le corps de l'artiste. A n'en pas douter, il venait principalement de son épaule. La blessure faites quelques semaines auparavant avait du se rouvrir. Sans compter les multiples contusion au visage. L'homme semblait anormalement pâle et sa respiration n'était pas perceptible à l'œil nu. Si Red ne s'occupait pas déjà de lui, il se serait empressé de vérifier son pouls. Mais d'une, il se sentait incapable de faire se geste, terrorisé à l'idée de ne rien sentir, de l'autre, on ne serait pas en train de lui apporter les premiers soin s'il était...

Il lui avait donc simplement prit sa main, qu'il avait serré très fort dans la sienne. Il avait du mal à déglutir, non pas à cause de la douleur physique, qui passait soudainement au second plan, mais à cause de la vision horrible de son frère, là, inconscient, entre la vie et la mort. Il n'avait pas le droit de mourir, il devait faire l'effort de revenir. Il n'avait pas le droit de l'abandonner, ni lui, ni Julianne, ni son futur enfant ! Les larmes montaient dans la gorge du musicien et il les retenait comme il pouvait. Putain, il faisait chier, pourquoi il lui faisait endurer ça ?! L'homme passa une main sur son visage, une première fois rapidement pour effacer toute trace de larmes naissantes, une deuxième fois dans une appréciation plus méticuleuses des plaies qui coupaient son visage. Il ne pouvait pas rester là. Pas tant que son frère ne s'était pas réveillé, se n'était pas possible, pas supportable. Dans un ultime effort il se mis sur ses jambes en s'aidant du mur non loin avant de faire quelques pas et de s'appuyer au bar. Il tournait le dos à son frère. Il avait honte mais ne pouvait pas le voir comme ça, c'était trop douloureux. En se relevant il avait également vu le corps du milicien qu'il avait tué. Non, il n'avait pas pu faire ça. La balle qui avait toucher l'homme, certes le premier des connards, n'avait pas pu être tiré par lui. Tout se mélangeait dans son esprit pour accentuer encore un peu plus la migraine qui déchirait ses tempes.

Ses deux mains étaient posées à plat sur le comptoir du bar et le soutenait. Il devait faire quelque chose, mais quoi ? Sauver son frère. Le tirer de là, absolument, mais il n'était pas magicien, il ne savait pas faire revenir les gens, il ne savait pas quoi faire, il ne connaissait pas ce genre de chose et c'était horriblement frustrant. De plus, ils devaient faire quelque chose pour cet endroit. Se débarrasser des corps, nettoyer... Evan devait connaître quelqu'un pour ça, c'était obligé ! Merde mais pourquoi ?! Pourquoi ça leur était arrivé ? Adam souffla doucement, le plus doucement possible pour ne pas se faire mal, afin de reprendre contenance. Il était fort, il avait toujours été le plus fort des deux, celui qui savait gérer les situations et rester calme, il devait prendre sur lui et réfléchir.

Il se tourna de nouveau vers son frère lorsque celui-ci gémit de douleur. C'est qu'il revenait à lui ! Adam tenta de retourner à ses côtés, il dut s'y reprendre à deux fois avant de lâcher le comptoir du bar et se diriger vers son cadet. Il murmurait quelque chose, il en était sur, ses lèvres remuaient mais c'était presque impossible pour lui de comprendre. Il s'adressa à sa soignante, beaucoup plus près. Sa voix ferme trahissait une pointe d'angoisse :


-Qu'est-ce qu'il dit ?!
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Siobhán Mac Mahon
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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Mar 25 Mai - 14:07

Leina Erins lui avait apporté les bandes demandées. Le drogué avait quant à lui reçu puis renvoyé son portable : il n’avait pas les contacts qu’il fallait. Red réfléchissait à toute vitesse à un moyen de se débarrasser des cadavres, qui faisaient un peu tâche (au sens propre comme au sens figuré) dans le bar. C’est que d’habitude, ses victimes, elle les tuait à distance, au sniper. Ou alors elle organisait des accidents, explosions diverses et variées. Le truc insoupçonnable, puisqu’à part le foirage total de l’expédition « Nitro A » elle avait toujours très bien réussi ses contrats. Pour ça, au moins, on faisait appel à elle. Mais bizarrement, pour un Empire aussi corrompu que le Gouvernement Livingstone, les guerres pour les promotions étaient plutôt rares. Bref, tout ça pour dire que ses victimes, en général, étaient bien loin d’elle. Ne jamais assassiner un proche :que ça soit physiquement ou relationnel, les proches, c’est la merde. Il y avait juste eu sa première victime, qu’elle avait laissée sur le parking où il était mort, et le mec qu’elle avait chargé d’abattre et avec qui elle avait pris la liberté de s’amuser dans une cave désaffectée, pour venger toutes les jeunes filles qui avaient eu la vie détruite à cause de lui. Mais pour ceux-là, Ludwig était loin lorsque le corps avait été découvert. Et avait eu tout ce qu’il fallait pour ne pas laisser de traces de son passage. Là, elle était couverte du sang de ses agresseurs, avait laissé ses empreintes un peu partout sur le corps. Forcément, cette attaque l’avait quelque peu prise au dépourvu. Laissez du temps à une tueuse, et elle vous fait un travail impeccable. Dans le cas contraire, comprenez qu’il y ait quelques imprévus !

Bref, comme l’avait suggéré le mec, faudrait s’adresser aux deux qui étaient actuellement dans le coma, ou pas loin. Vachement pratique. Celui-ci entreprit d’ailleurs de se laver au whisky lui ainsi que l’autre blessé, pendant qu’elle-même tentait toujours de réveiller son propre patient à force de coups. Celui-ci ne bougeait toujours pas, et cela commençait à l’agacer. Pas qu’elle avait pas que ça à faire, mais bon, au bout de trois claques, il aurait dû se réveiller ! Enfin, il finit par réagir, crachant du sang, gémissant, et faisant mine de bouger pour sortir quelque chose. L’écossaise fit un claquement de langue agacé, et entreprit de bander du mieux qu’elle pouvait l’épaule blessée, histoire qu’il se vide pas de son sang et qu’elle puisse aller se laver la main. Pendant ce temps, il avait sortit son portable et avait tenté de parler. Siobhán s’était penchée pour entendre ce qu’il disait, et au bout de quelques instants, avait compris le mot « Connor ». A moins que ça ne soit « Connard » mais vu son état, elle doutait qu’il se permette de l’insulter, elle ou qui que se soit.
C’est cet instant que son frère choisit pour s’incruster et demander ce qu’il avait dit. Ah tiens, il était réveillé ! Une bonne chose de faite, elle commençait à avoir mal au poignet à force de donner des baffes ! Elle répondit sobrement :


- Il a dit « Connor ».

Puis elle se mit à réfléchir : si le mec avait pris le temps de sortir son téléphone, c’était pas pour consulter ses textos. Et Connor, c’était un prénom. En toute logique, il voulait qu’elle cherche un certain « Connor » dans son portable. Elle n’avait plus qu’à espérer qu’il ne soit pas en plein délire et que ce Connor ne soit pas le prénom de son cousin demeuré. Après tout, c’était le seul à avoir une idée, il avait beau être blessé, apparemment, il appartenait à la Cible. Alors bon, autant lui faire confiance. Elle se tourna vers le frangin et demanda, enfin ordonna presque :

- Vous pouvez rester près de lui ? Je vais appeler ce Connor.

La tueuse à gage essuya ses mains ensanglantées sur une serviette humide, histoire de ne pas trop saloper le mobile, et ouvrit le répertoire, se rendant à la lettre C. Elle trouva ledit Connor (coup de chance, c’était le seul, elle avait vérifié dans le reste du répertoire), et pria pour que le gars ait encore suffisamment de crédit pour une discussion qui risquait d’être difficile : elle se doutait que si son interlocuteur entendait une inconnu lui demander de rappliquer, il n’allait pas s’exécuter immédiatement avec joie et allégresse. Elle composa le numéro et porta le portable à son oreille, après avoir dégagé celle-ci d’un mouvement de nuque impatient, s’éloignant de toutes oreille indiscrète qui ne serait pas au courant de la double identité du type qui se vidait de son sang au sol.

- Bonsoir. Red, à l’appareil. Je me trouve actuellement au bar du Dernier Pétale, dans une sale situation impliquant un certain Mnémé, ainsi que quelques autres personnes, notamment plusieurs cadavres de miliciens. Le Mnémé en question est dans un sale état, mais m’a chargé de vous contacter, n’étant pas en mesure de le faire lui-même.

Elle se tut. En dire plus serait inutile. L’essentiel était là. Maintenant, elle devrait se préparer à argumenter.

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Connor Peek
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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Mar 25 Mai - 15:35

(HRP oui je sais, je passe devant Leina... sorry, sorry, sorry, mais ça ira plus vite pour faire la conv' avec Red ^^)

Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis que Connor avait fait la connaissance de Pat. Il en gardait un souvenir pour le moins mémorable et il était persuadé qu'il flottait lui-même encore dans l'esprit de l'adolescente qu'il avait légèrement effrayé. Après avoir discuté avec Evan, il cernait déjà un peu mieux le personnage innocent et naïf qu'elle était et il s'étonnait qu'elle ait toujours sa tête sur les épaules! Comment elle avait fait pour échapper à la Milice jusque-là vu les conneries qu'elle faisait? Il ne savait pas trop, sûrement la chance et elle en avait eu beaucoup en tombant sur le nettoyeur la dernière fois. Cependant, malgré tout ça, l'homme était d'avis que le rebelle la couvait un peu trop. Certes, il n'avait rien à dire à ce sujet-là, mais il ne s'était pourtant pas fait prier pour dire clairement à son ami qu'il devrait un peu plus lâcher la grappe à sa colocataire. Les deux avaient des torts dans l'histoire, mais ils étaient trop butés pour s'en rendre compte, blâmant entièrement l'autre à la place. Il espérait vraiment que l'un allait s'adoucir et l'autre mettre un peu de plomb dans sa cervelle! Autrement il ne voyait pas comment ils allaient pouvoir cohabiter longtemps sans s'entre-tuer! Il connaissait le tempérament lunatique de Mnémé, bien qu'il n'ait jamais eu à en subir les conséquences et savait à quel point il pouvait s'énerver rapidement. Lui-même était un peu comme ça, à la différence près qu'il se mettait en rogne uniquement contre des gens qui le méritaient amplement, un milicien sur le point de tuer un innocent par exemple. Ceci-dit, cela faisait longtemps qu'il n'avait pas été mêlé à une bagarre et il ne s'en portait pas plus mal. Autant il était une personne indépendante et sans contraintes, autant il commençait à devenir un peu pantouflard, preuve en était, selon lui, son goût pour mijoter des bons petits plats!

Et en parlant de ça, Connor se trouvait chez lui, dans sa cuisine, debout devant des casseroles dans lesquelles mijotaient du riz et du poulet au curry. Il avait réussi à trouver la fameuse épice pour un prix plus que raisonnable et avait décidé d'en faire profiter sa petite femme. Il s'était donc attelé à la préparation d'un bon repas et surveillait à présent la cuisson, touillant de temps à autre la viande dans sa sauce. Il avait eu une journée plutôt longue au salon de tatouage et avait été bien content de pouvoir passer une soirée tranquille, sans avoir rien d'autre à faire que de se reposer. Aucune sortie de résistants n'étaient prévues ce soir, il avait donc moins de risque de se faire appeler pour nettoyer les preuves d'une tuerie. Cependant il ne pouvait jamais être sûr quand aux agissements des Hommes en Rouge et il était difficile d'être tenu au courant des raids qu'ils préparaient. Il allait donc profiter un maximum, comme à chaque qu'il pouvait rester au calme avec Suzy. D'ailleurs, après avoir goûté le contenu des casseroles, il l'appela pour manger. Il mit rapidement le couvert et s'installa à table après avoir servi les assiettes, souriant à sa compagne en espérant qu'elle apprécie le dîner. Il commença à manger avec appétit, n'ayant pas avalé quoique ce soit d'autre depuis le matin, mais fut bien vite interrompu par une sonnerie qu'il ne connaissait que trop bien. Il lança un rapide coup d'œil à la jeune femme assise en face de lui d'un air blasé avant de se lever pour attraper son téléphone posé non loin de là. A la vue du numéro qui s'afficha, il fronça les sourcils, soudain inquiet de savoir qu'Evan avait peut-être des soucis, mais ce fut la surprise et la méfiance qui s'empara de lui lorsque ce fut une voix de femme, inconnue, qui prit la parole à l'autre bout du fil. Il l'écouta cependant avec attention, son visage se fermant de plus en plus à mesure qu'elle lui expliquait la situation.

Il se demandait comment la jeune femme pouvait connaître le pseudonyme d'Evan, mais la grande question demeurait : est-ce un piège? Il ne voyait pas le rebelle balancer le nom d'autres résistants et l'histoire des cadavres collait parfaitement avec le travail du Fossoyeur. On ne l'aurait pas appelé sinon. Cependant, vu le monde dans lequel ils vivaient, il était plus sûr d'être certain avant de se décider à braver le couvre-feu pour rejoindre une personne que l'on ne connaissait ni d'Eve, ni d'Adam. Il laissa donc quelques secondes de silence s'installer avant de prendre la parole d'une voix grave et calme mais qui était tout sauf engageante.


- Je veux savoir qui vous êtes, ce qui c'est passé, où est Mnémé et pourquoi il ne peut pas m'appeler lui-même.

Questions des plus basiques pour commencer et s'assurer qu'il pouvait faire confiance à la femme. Viendrait ensuite le tour des questions un peu plus... pratiques. Combien de cadavres à enlever, leur taille et poids approximatif, s'il y avait des civils, la surface des lieux, l'état des blessés... Car il se doutait bien, au vu de ce que son interlocutrice venait de lui dire, qu'il y en avait. Tout du moins un, Evan et Connor espérait réellement que ce n'était pas si grave que ça. Cependant, pour que l'homme donne son portable et n'appelle pas lui-même des renforts, c'est qu'il devait être vraiment mal en point.A l'autre bout du fil, son interlocutrice poussa un soupir.

- Siobhán MacMahon. Mercenaire. ça vous va ou il vous faut une description physique? J'ai été témoin d'une intrusion de miliciens bourrés au bar du Dernier Pétale. Ca a dégénéré, et maintenant, nous nous retrouvons avec 6 cadavres, dont deux civils, et trois blessés, dont un grave. Mnémé, justement. Il est actuellement a trente mètres de moi, en train de mariner dans une mare de sang, après s'être copieusement fait tabasser. Une blessure s'est rouverte. C'est pourquoi il ne peut vous appeler lui-même. Donc, dans son intérêt, ainsi que dans celui de la patronne du bar et de toutes les personnes présentes, je vous saurais gré de venir au plus vite, si vous êtes capable de faire quelque chose pour lui et pour nous. rétorqua-t-elle d'un ton qui commençait à s'échauffer.

Connor était resté perplexe face à cette tirade inattendue. La jeune femme semblait particulièrement sur les nerfs et peu encline à la conversation. De toutes les manières, si ce qu'elle disait était vrai, elle avait raison de faire au plus court pour le convaincre de venir, ce qu'elle avait finalement réussi à faire. Si la vie de Mnémé était en danger, il prendrait le risque de se rendre au bar et lui filer un coup de main. Il espérait pourtant sincèrement que la fameuse Red exagérait son état et qu'il n'était pas si mal en point.

- D'accord. J'arrive.

Et sans plus de cérémonies, il raccrocha et prépara ses affaires en quatrième vitesse courant d'un bout à l'autre du studio de tatouage qui, heureusement, ne se situait pas trop loin du lieu du massacre. Car massacre il y avait eu lieu pour se retrouver avec six macchabées sur les bras! Tout ce qu'il souhaitait, c'était que son ami ne vienne pas prendre la place du septième... Il se dépêcha donc d'enfiler sa veste, de fermer le salon qui était à présent plongé dans le noir et de prendre la route sur la pointe des pieds en ayant vérifié au préalable que la voie était libre. En dix minutes à peine, il était arrivé à destination et toqua à la porte pour qu'on vienne lui ouvrir. Il espérait sincèrement qu'ils n'allaient pas mettre trois plombes, histoire qu'il ne reste pas statique, et donc exposé, dans la rue, même si les marches menant au Dernier Pétale le cachait quelque peu à la vue des curieux.
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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Sam 19 Juin - 18:06

Leina avait le regard dans le vague, complètement déconnectée de la réalité. Sa respiration s'était accélérée et sa poitrine lui faisait horriblement mal. Les mots et phrases se mêlaient dans sa tête, sans trouver d'ordre, dans la confusion la plus totale. Son enfance, ses parents, son départ, Hegemony, le sang, le Dernier Pétale, les miliciens... Le bruit de la porte à coté d'elle la fit sursauter. Pendant une seconde, elle imagina tout ce qui allait pouvoir entrer dans la pièce; et une seconde lui suffit pour avoir tout un éventail de scénarios morbides. Elle déglutit avant d'oser lever les yeux vers James. Et même quand elle le reconnu, elle demeura pessimiste, traumatisée par la soirée qu'elle venait de vivre. Du bout des doigts, elle saisit la bouteille de whisky, et prit une grande inspiration avant dans boire quelques gorgées. L'effet fut presque instantané, la chaleur intense née autour de ses oreilles s'étendit au reste de sa tête. Elle savait que c'était loin d'être naturel, mais cette chaleur avait quelque chose de réconfortant. Elle remercia James d'un signe de tête, se concentrant à nouveau sur sa respiration, presque redevenue normale. L'alcool imbibait petit à petit l'horreur, assommant pour un temps les souvenirs qui reviendrait pourtant bien assez vite.

-Merci, James... ça va aller...Pour les autres ?

Leina désigna brièvement la salle principale du bar. Elle n'osait pas trop bouger pour y jeter un coup d'oeil, et songea qu'au cas où elle chercherait à se lever après une telle dose de whisky, même si elle tenait assez bien l'alcool...Il y avait de grandes chances pour qu'elle reste clouée au sol. Elle sondait le visage de son interlocuteur, cherchant la moindre expression qui pourrait la renseigner sur l'état des personnes de la pièce voisine, et sur son état à lui, également. Elle posa la bouteille au sol, et sa main agrippa au passage la manche de James, se refermant sur le tissu au niveau du poignet.
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James Bell



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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Lun 28 Juin - 17:46

Le revendeur n'eut pas à insister pour que la patronne du Dernier Pétale prenne la bouteille qu'il lui tendait et en boive quelques gorgées. Elle semblait au bord de la crise de panique, mais heureusement, l'alcool la remettait d'aplomb petit à petit. Ses joues se coloraient d'un joli rose tandis que ses yeux brillaient légèrement sous l'effet du remontant. Ou peut-être était-ce aussi le choc qui lui avait fait monter les larmes aux yeux? Il ne savait pas trop mais était bien content d'entendre la respiration de la jeune femme se calmer peu à peu. Jusque-là, elle avait eu l'air de tenir sur un fil, dans un équilibre précaire, penchant tantôt vers l'hystérie ou la léthargie, tantôt vers le sang-froid. Maintenant il savait qu'elle allait se calmer, au moins pour un certain temps, jusqu'à ce que les effets éthyliques se dissipent. Après... et bien après, mieux valait qu'elle ne reste pas toute seule! Pour Jim, ce qu'elle allait vivre allait s'apparenter à un bad trip ou à une violente redescente sur terre après un fix' incroyable. Se heurter à la réalité après avoir connu des délices et des sensations hors du commun était toujours difficile, de même pour les cauchemars éveillés auxquels s'apparentaient les mauvaises expériences avec la drogue. L'homme avait connu ces situations à maintes reprises et savait pertinemment qu'être seul était encore plus douloureux. Il espérait qu'elle avait de la famille ou des amis sur lesquels elle pouvait compter, sinon il n'hésiterait pas à se proposer pour rester avec elle. Après tout, pourquoi ne pas admettre qu'il jouerait ce rôle avec plaisir? La barmaid était belle, séduisante et avait surtout besoin d'aide à présent, même si elle ne s'en rendait pas encore compte.

Il lui jeta un coup d'œil qu'il voulait rassurant et lui fit un signe encourageant de la tête alors qu'elle prenait la parole pour prendre des nouvelles des survivants. James n'était pas du genre à mentir mais il ne se voyait pas non plus balancer la vérité nue et crûe à Leina qui ne l'aurait très certainement pas supportée. Il allait rester franc, tout en atténuant certains détails afin de ne pas l'inquiéter. Le cadet des Kane était le plus salement amoché et apparemment, c'était lui qu'elle connaissait le plus dans la salle. Autant dire qu'il n'allait donc pas lui révéler qu'il était allongé par terre, dans son propre sang et à demi-conscient! Surtout maintenant qu'elle lui avait agrippé le bras dans un geste qu'il avait interprété comme une demande de soutien. Ses yeux bleus la fixaient avec douceur tandis qu'il remettait son bandage un peu en place. Lentement, il prit la bouteille qu'elle venait de poser près de lui et en bu une gorgée avant de lui prendre la main dans un geste affectueux. Ils restèrent ainsi, ses doigts à lui entourant et serrant ceux de la jeune femme, durant une bonne minute de silence avant qu'il ne se décide à lui répondre d'une voix grave.


- Oh moi... J'ai la tête solide! Et les autres, ils vont bien. Ils sont secoués, mais après les coups qu'ils ont pris, c'est normal. Ils ont la situation bien en main, alors ne t'inquiète pas d'accord?

Il avait frappé sur son crâne pour appuyer ses dires et l'avait gratifiée d'un magnifique sourire, serrant un peu plus sa main et la caressant avec douceur. Après ce qu'ils venaient de vivre, il était naturellement passé du vouvoiement au tutoiement, sans aucune gêne. Il essayait peut-être aussi de dédramatiser la situation en agissant ainsi, histoire qu'elle se sente à l'aise et qu'elle décompresse un peu. Il laissa d'ailleurs un long silence s'installer entre eux afin qu'ils puissent souffler. Seuls les voix d'à côté leur parvenant de temps à autres de manière étouffée ainsi que les bruits des rasades d'alcool que Jim buvait, venaient rompre leur mutisme. Le vendeur avait ramené ses jambes près de son torse et appuyé sa tête contre le mur, fermant les yeux en poussant un léger soupir. Sa tête commençait à lui faire mal et sa plaie saignait encore abondamment malgré les soins qu'il s'était prodigué. Qu'importe, il resterait stoïque tant que la situation ne s'améliorerait pas. Et en parlant de ça, un bruit soudain le fit sursauter. On venait de toquer à la porte principale et James ne savait pas si c'était là une bonne ou une mauvaise chose. Il s'était figé et regarda Leina avec une légère pointe d'appréhension qu'il tenta de dissimuler du mieux qu'il pu. Il se releva avec lenteur, lâchant sa main au dernier moment avant de se diriger vers la salle principale. Au-dehors il voyait une silhouette sombre et massive derrière la porte qui attendait patiemment qu'on vienne lui ouvrir. Rassuré par cette vision qui n'était pas celle de Miliciens venus faire une ronde (d'ailleurs ceux-ci auraient-ils réellement frappé avant d'entrer?), le vendeur retourna auprès de la patronne du bar et s'agenouilla devant elle pour pouvoir lui parler les yeux dans les yeux.

- Tout va bien, à mon avis, c'est de l'aide qui arrive. Ils vont sûrement avoir besoin de bras, je vais aller leur filer un coup de main..... Mais il vaudrait mieux que tu ailles te reposer, okay?

Et avant même qu'elle ne lui réponde quoique ce soit, ce qui de toute façon n'aurait rien changé à sa résolution de la mettre à l'abri de ce qui allait suivre, il la releva doucement. Son équilibre semblait encore quelque peu précaire et il passa l'un de ses bras autour de son cou avant de mettre sa main sur sa hanche afin de pouvoir mieux la soutenir. Il ne connaissait pas les lieux et il ne savait pas du tout que la belle habitait un étage au-dessus. Cependant, il n'était pas encore myope et avait remarqué des portes fermées le long du couloir. Il s'agissait sûrement là de simples débarras, mais mieux valait qu'elle reste à l'écart et qu'elle dorme un peu, même si c'était au milieu de conserves! La portant à moitié malgré son physique frêle, l'homme attendait donc que Leina lui indique un endroit qui pourrait ne pas être trop inconfortable pour elle.
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Siobhán Mac Mahon
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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Jeu 8 Juil - 1:00

L'interlocuteur de Siobhán paraissait sceptique. Ce qui pouvait se comprendre, en réalité... Mais la demande qu'il lui formula -à savoir de décliner son identité, de décrire sommairement l'accident ainsi que plusieurs questions à propos de Mnémé- l'agaça assez conséquemment. Bon, okay, sous l'Empire Livingstone, mieux valait être très prudent si l'on recevait un appel d'une personne inconnue, mais tout de même, il y avait de quoi être exaspérée! On se tue à dire aux gens qu'il y a un massacre à nettoyer et eux, ils blablatent. On a pas le temps, là, on est en crise, gars! Ce fut sans doute à cause de ces considérations que lorsque la mercenaire répondit, ce fut sur un ton plutôt sec et assez ironique. Sa courte tirade eut à priori l'effet escompté, puisque ledit Connor raccrocha après avoir confirmé qu'il venait bel et bien. Pourvu qu'il arrive vite, c'était tout ce qu'elle demandait.

La jeune femme regarda autour d'elle et analysa la boucherie. Le sang maculait le sol sous les cadavres. Fallait aussi avouer qu'ils ne les avaient pas épargnés! Le premier avait été égorgé, le second avait reçu un coup de couteau sous l'oeil (encore, lui ça allait il était plutôt propre... enfin si on regardait pas sa sale gueule), et les deux derniers avaient été tabassés puis terminé par balle. Sans compter deux poivrots qui traînaient dans un coin... Et Mnémé, qui arrangeait pas le tableau, le sang coulant abondamment sous son corps mince et tuméfié. L'écossaise pinça l'arête de son nez entre deux doigts fins en songeant qu'elle aurait décidement mieux fait de rester couchée ce matin. Y'a des jours, comme ça, ou tout fout le camp. Enfin. Elle était là, et apparemment la seule valide, étant donné que la patronne devait être en train de faire une crise d'angoisse quelque part, que le camé traînait elle ne savait ou (sans doute près de Leina) et que les deux frangins étaient blessés (l'un moins que l'autre mais tout de même). En parlant de blessés, elle ferait mieux de retourner près de son "patient" si elle voulait éviter qu'il clamse avant l'arrivée de son pote (et qu'elle perde sa seule chance de rentrer dans la Cible par la même occasion). Elle redéposa le mobile près du blessé, et constata qu'avec ses maigres connaissances en premiers soins, elle ne pouvait guère faire mieux.

Captant son reflet dans une vitre, elle se rendit compte que ses vêtements étaient massivement recouvert de sang qui séchait, tout comme son visage et ses mains. Ses bas étaient filés, sa jupe froissée et son pull, proprement dégueulasse. Lasse, elle ôta celui-ci et s'en servit pour rehausser la tête du résistant, et entreprit de se laver quelques peu le visage et le bras, histoire de pas trop passer pour une folle psychopathe quand Connor arriverait. Elle était en train de s'essuyer sommairement lorsqu'on frappa à la porte.

Tous les sens en alertes, la tueuse à gages s'approcha de l'entrée à pas de loup, enjambant les cadavres qu'elle rencontrait dans la plus grande discrétion. Elle avait sortit son Glock 22 et armé le chien. Le tenant d'une main elle se colla contre le mur pour regarder rapidement et discrètement à la fenêtre et constater que le nouvel arrivant était un géant au crâne rasé. Pas vêtu de rouge. Sans doute le Connor en question. D'autant que des miliciens se seraient invité sans autre forme de politesse et auraient défoncé la porte avec la délicatesse qui leur était coutumière pour entrer dans ce qu'ils considéraient comme une antre à beuverie, à nana apeurées et à mecs à tabasser. Toujours sceptique cependant (c'est ce qui permettait à une tueuse de rester en vie), elle déverrouilla la porte et fit signe à l'homme de rentrer rapidement. Refermant à double tour derrière lui, elle baissa son arme sans pour autant la ranger et salua sobrement:


- Bonsoir, je suis Red, celle que vous avez eue au téléphone il y a quelques minutes. Voici le carnage. Mnémé est là-bas.

Elle lui montra le résistant et sans doute son ami, tout en le jaugeant du regard. Si par malheur elle avait à se battre contre lui, elle n'avait presque aucune chance de gagner, et sans doute pas par la force. rester vigilante, surtout. Elle ajouta d'un ton presque badin, comme si elle voyait des scènes semblables à celles-ci tous les jours (ce qui était d'une certaine manière le cas):

- Si je peux être utile au nettoyage...

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Connor Peek
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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Ven 6 Aoû - 12:10

Lorsque la porte du Dernier Pétale s'ouvrit enfin, Connor ne fit pas attention à qui se trouvait derrière de prime abord, se contentant de s'engouffrer silencieusement dans la pièce d'un geste vif, tel un fantôme. Les lumières étaient toutes éteintes et il avait la plus grande peine à distinguer les traits de celle qui venait de prendre la parole et se trouvait vraisemblablement être la Red qu'il avait eu au bout du fil quelques minutes plus tôt. Son ton et ses propos intriguèrent quelque peu l'homme qui ne s'attendait pas à tant de... professionnalisme! Elle ne semblait pas être en proie à une quelconque crise de panique et le fait qu'elle propose son aide au nettoyage était assez surprenant, du moins absolument pas coutumier pour lui. Pour le coup, il était on ne peut plus interloqué par cette femme, mais il avait des choses plus urgentes à faire, telles qu'aller aider son ami qui se trouvait à terre et gisait dans une marre de sang. Ni une ni deux, le tatoueur s'était précipité vers lui afin de constater par lui-même son état de santé qui se révéla être des plus inquiétant. Les premiers soins avaient été prodigués, mais il allait devoir s'occuper de lui avec plus de minutie s'il voulait éviter qu'il perde tout son sang. L'aîné des Kane ne paraissait pas non plus en très grande forme, bien que lui au moins soit pleinement conscient et tienne debout. D'ailleurs il perdait là inutilement de précieuses forces et l'homme l'obligea à s'allonger par terre tandis qu'il s'occupait de son frère. Il sorti de son sac une petite lampe qu'il tourna vers le corps inerte, ainsi que de gros ciseau avec lesquels il découpa les vêtements de Mnémé avant de nettoyer ses plaies en profondeur avec de l'alcool. L'artiste était couvert de bleus aux proportions hallucinantes et Le Fossoyeur fut heureux de constater qu'il ne souffrait d'aucune hémorragie interne, ce qui relevait quasiment du miracle. Il sortit ensuite une aiguille stérile et du fil et commença à faire les points de suture nécessaires à l'arrêt du flot de sang. L'opération était délicate, surtout dans de telles conditions, mais l'homme avait l'habitude de ce genre de situation. Il fit abstraction de ce qui l'entourait afin de pouvoir se concentrer pleinement sur sa tâche, prenant tout son temps pour faire les choses bien. Lorsqu'il eut fini, il s'occupa de l'épaule blessée et l'immobilisa comme il le pu avec une atèle de fortune qui ferait bien l'affaire en attendant de trouver mieux. Il se releva ensuite et s'étira longuement avant de se tourner vers Adam et de retirer les gants en latex qu'il avait pris soin d'enfiler. Il en passa de nouveaux pour s'occuper de lui car, bien qu'il soit moins amoché que le cadet, il n'était pas non plus très beau à voir.

A nouveau il soigna le blessé avec minutie et toute la douceur dont il pouvait faire preuve, désinfectant, nettoyant et recousant les diverses plaies qui lui barraient le corps et notamment le visage. Après en avoir terminé, il fit un tour du propriétaire à la recherche d'un coin tranquille où les deux hommes pourraient se reposer et surtout ne pas assister à la scène qui allait suivre. Il était déjà venu dans ce bar et il lui avait semblé qu'il faisait également office de petit hôtel et qu'il était par conséquent équipé de petites chambres. Lorsqu'il les eut repérées, il aida le musicien à se relever et l'amena dans une des petites pièces comportant deux lits. Il l'obligea à nouveau à s'allonger avant d'aller chercher Evan qu'il porta littéralement jusqu'à son matelas. Il connaissait les liens qui unissaient les Kane et il savait pertinemment que l'aîné n'aurait pas supporté de rester loin de son frère dans un moment pareil et qu'il voudrait veiller sur lui. Il déposa deux verres d'eau sur une petite table et sorti sans un mot, s'attelant à présent au gros travail de la soirée. Six cadavres, ce n'était pas rien! Surtout avec quatre Miliciens dans le tas... Cela représentait un danger décuplé de se faire prendre, mais Connor était habitué à ces situations depuis le temps qu'il exerçait son travail au sein de la Cible. Il accepta donc l'aide de Red et James et leur demanda de ramener tous les corps au centre de la pièce tandis qu'il recouvrait les meubles environnants d'une énorme bâche qu'il avait apportée avec lui. La pièce était déjà assez maculée de sang comme ça, pas besoin d'en rajouter un peu plus non plus! Il sortit ensuite de son sac une énorme pince coupante ainsi qu'une scie des plus basiques. Si ses deux compagnons avaient encore des doutes sur ce qu'il s'apprêtait à faire, maintenant étaient-ils au moins fixés! Pour déplacer un cadavre, mieux valait le couper en plusieurs morceaux et c'est exactement ce que Le Fossoyeur entreprit. Il passait les différentes parties ou membres aux deux autres afin qu'ils les mettent dans des sacs poubelle, s'occupant lui-même de faire le sale boulot. Il avait acquis une technique rapide depuis le temps et Red et James l'auraient plus gêné s'ils avaient tenté de l'aider à ce niveau-là. Tous les vêtements, papiers d'identité ou autre avaient été réunis dans un sac à part qu'il irait brûler plus tard dans l'un des endroits discrets qu'il connaissait.

L'opération terminée, les cadavres tous rentrés dans les sacs, Connor se laissa deux minutes de répit pour souffler. La scène paraissait moins chaotique maintenant que les corps avaient disparus de leur vue. L'homme restait calme et imperturbable, fixant un point dans le vide devant lui. Pas un seul instant sa main n'avait tremblé et pas un seul instant il ne s'était laissé envahir par toute l'horreur de la situation. Savoir se détacher était primordial et il ne pouvait pas se permettre, pour la sécurité de tous, de craquer. Pour se défouler, il avait ses dessins et pour lui changer les idées, Suzy, il n'avait pas besoin de plus pour continuer à faire ce qu'il faisait. Et en parlant de ça, il devait très vite se remettre au travail, car tout n'était pas encore terminé. Il connaissait ces vieux immeubles, complètement hors de leur époque, qui avait l'avantage d'avoir, dans leur cave, un accès aux égouts. Il transporta donc les corps jusque-là et les laissa entreposé avant de remonter et de s'occuper du nettoyage de la pièce. Il était près de minuit et il avait encore du pain sur la planche! Il fallait lustrer cette pièce de fond en comble et faire disparaître la moindre goutte de sang qui aurait pu s'attarder quelque part. Il réquisitionna ses deux comparses pour la peine et travaillèrent durant une bonne heure avant de pouvoir enfin s'arrêter. Sans plus perdre de temps, le tatoueur remballa ses affaires et sans plus de cérémonies, se dirigea vers la cave. Il s'arrêta tout de même dans la petite chambre pour se rassurer sur l'état d'Evan. Celui-ci semblait somnoler mais lorsque son ami passa la porte, il se réveilla subitement, tentant misérablement de faire une esquisse de sourire et de prendre la parole. L'homme s'approcha vivement et écouta avec patience les mots qui avaient la plus grande des peines à sortir de la bouche de l'artiste. Quand enfin il eut compris de quoi il retournait, il lui promit de rendre visite à Julianne le soir même et lui intima l'ordre de se reposer avant de tourner les talons. Il croisa la route de Red et James et leur demanda de veiller sur les deux blessés et de le prévenir à la moindre alerte. Il leur déconseilla également de sortir avant que la matinée ne soit avancée, histoire de ne pas éveiller les soupçons. Après leur avoir assuré qu'il repasserait plus tard pour leur amener des vêtements propres et sans tâches sanguinolentes, il descendit dans les égouts et commença la phase la plus délicate de sa mission, à savoir disperser des restes humains sans que ceux-ci ne puissent être remarqués par quiconque. Cela lui prit plusieurs heures et malgré tout, lorsqu'il sortit enfin des souterrains de la ville, il faisait encore nuit noire. Le couvre-feu n'était sans doute pas encore levé et il allait devoir se dépêcher de rentrer chez lui avant de repartir pour la planque de Ju. Une soirée somme toute assez banale!


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MessageSujet: Re: Sortie journalière et rencontre [14 Février 2100]   Aujourd'hui à 18:12

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