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 Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]

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Luc De Guise
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Mar 15 Déc - 14:54

Hum.... engueulade de couple, Luc préféra rester en-dehors. Après tout, il n'avait pas à rajouter un peu d'huile sur le feu entre eux, ils n'avaient qu'à se démerder. Bien qu'il trouvait que ce n'était franchement pas le moment. Kane réagissait vivement au fait que la jeune femme le mettait dehors et l'homme politique haussa légèrement les sourcils à son discours. Et bien, il ne se montrait décidément pas très sympathique avec sa compagne... certes, le ministre ne comprenait pas vraiment pourquoi Julianne avait décidée de vouloir lui parler en tête à tête, mais n'en faisait pas tout un foin. Elle n'était peut-être plus à la tête de la Cible mais peut-être que ce n'était pas pour cela qu'elle voulait lui parler... enfin bon, la jeune femme ne se laissa pourtant pas démonter et De Guise les laissa à leur explication, son regard se portant sur le velux de la pièce, regardant à l'extérieur, croisant les bras, attendant avec une patience impressionnante qu'ils puissent revenir au sujet important, qui ne tenait pas en compte les quelques frustrations passagères d'un jeune homme qui semblait avoir des problèmes avec l'autorité, quelle qu'elle soit.

Mais quelle mauvaise image il avait d'Evan. Qu'importe. La voix de Cherring lui vint donc aux oreilles, sur un ton qu'il ne lui connaissait que peu et son regard se porta à nouveau sur elle. Un mouvement de la tête pour lui faire comprendre qu'elle pouvait compter sur lui.


- Je ferais mon possible pour que personne ne le remarque.

Il ne pouvait pourtant pas promettre que l'homme était en sécurité, mais ils devaient bien en être un minimum conscient, après tout, on n'infiltrait pas les rangs ennemis, sans en connaître tous les tenants et aboutissants. Luc serait quand même prêt à faire de son mieux pour garder la couverture de cet homme reste en l'état.

- Je ne l'approcherais qu'en cas de réel besoin, dites-lui de faire pareil.

Moins ils se verraient et plus ça serait sécuritaire pour les deux. Car mine de rien, le canadien risquait aussi sa tête dans cette affaire et il préférait la perdre APRES que Shela soit mise hors de danger, avant, il ne se permettrait pas un seul pas de travers... ou presque. Il haussa les sourcils à la proposition de la rebelle, c'était tentant... très tentant, bien trop dangereux. Il secoua tristement la tête en plantant son regard sur le sol quelques instants, comme s'il réfléchissait intensément à tout cela.

- C'est... gentil de votre part. Mais je ne préfère pas prendre ce genre de risque. Relevant son regard sur elle. Que vous réussissiez ou pas, je ne veux plus jamais en entendre parler, pour sa sécurité à elle d'abord. Je refuse tout contact et je vous prie d'accepter ma demande... C'était déjà bien assez difficile comme cela, il n'avait pas besoin que quelqu'un insiste pour le contraire.

Et oui, il sacrifiait le bonheur que pouvait au moins lui procurer quelques nouvelles de sa belle au profit de sa sécurité et de sa vie... ce n'était pas grand chose, en y réfléchissant. Pour ceux qui n'avait jamais connu ce qu'ils avaient vécu, ce qu'ils ressentaient l'un pour l'autre, c'était une blessure que l'homme s'infligeait qui ne risquait pas de guérir...

Glissant une main dans la poche interne de son manteau, il en ressorti alors une lettre en papier, semblant plutôt épaisse et la tendit d'une main légèrement tremblante à son vis-à-vis.


- C'est pour Shela, quand vous - ou ceux qui s'occuperont d'elle -, penserez qu'elle pourra lire cette lettre, pourriez-vous la lui remettre? S'il vous plaît. Fit-il sur un ton humble.

Un peu d'argent - toutes ses économies, pour que la dame de compagnie puisse vivre sans problème - et une lettre, assez longue, où il avait écrit tout ce qu'il devait lui dire et qu'il n'avait jamais eu le temps, rappelant certaines choses qu'elle savait déjà et la suppliant de ne jamais tenter de le retrouver, lui expliquant pourquoi. Ca avait été plus que difficile à mettre sur papier, mais il l'avait fait et maintenant, il fallait qu'on la donne à sa destinataire. La confiance qu'il venait de mettre dans Julianne était réelle.

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Julianne Cherring
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Dim 20 Déc - 17:18

Après lui avoir assuré qu'il tenterait au mieux de ne pas faire courir de risque inutile à leur homme infiltré, de toute façon s'était aussi dans son intérêt, De Guise finit par refuser la proposition de la rebelle. Il avait détourné quelques instant le regard et Ju' comprenait son hésitation ainsi que la douleur de prendre une telle décision. Elle ne fut pas si surprise par sa réponse négative. Pas qu'elle s'y était attendu, mais presque. Il cherchait à protéger la femme qu'il aimait, et dans sa position, dans le monde où ils vivaient, ils n'avaient malheureusement pas vraiment le choix... surement parce que c'était ce que la résistante s'entêtait à faire comprendre à Evan depuis plusieurs jours...

Le ministre finit par ajouter qu'il ne voulait plus jamais avoir de nouvelle de Shela. Dans leur réussite (comme dans leur échec) il ne voulait plus entendre parler de sa belle afin de lui éviter de nouveau ce genre de situation. Sûr, qu'il l'avait quand même condamné à mort, ce qui n'était pas rien...
Ju approuva de la tête. Elle veillerait à ce qu'il en soit comme il le voulait, même si à son humble avis, lorsque Shela serait tirée d'affaire, celle-ci ne serait probablement pas vraiment d'accord...


-Ne vous inquiétez pas pour ça....


Elle se passa d'ajouter que son amante serait surement tenté de ne pas tenir compte de son désir, mais ça il le savait déjà. Julianne ferait alors tout pour la tenir écarté, même si pour ça Shela risquait surement de détester la rebelle. Ils auraient tous les deux du mal à accepter ce qui allait leur arriver, mais ils finiraient par s'en remettre, du moins Julianne ferait tout pour que Shela soit entourée, après il était certain que Luc n'aurait pour se « consoler » qu'une folle furieuse, mais après tous, la résistante lui avait déjà proposé une échappatoire qui avait là aussi refusé, il devrait donc se débrouiller seul.

L'homme sortit alors une lettre de sa poche pour la tendre à Ju. Elle la prit pour la faire tourner distraitement dans ses doigts alors que le ministre demandait qu'elle soit remise à son amante lorsqu'elle serait en mesure de la lire. De nouveau Julianne fit la promesse de suivre le désir de l'homme. Elle espérait surtout que Shela serait un jour en mesure de recevoir le mot. Elle rangea alors la lettre précieusement dans un coin avant de reprendre d'une voix un peu plus autoritaire :


-Bien, je vous conseille de ne pas vous attarder ici... parce que mine de rien, Luc était un peu un danger pour tout le monde...

Elle lui lança un dernier regard plein de compassion. Certes il n'aimait pas les rebelles, mais il pourrait au moins trouver en Julianne un appui au besoin, aussi bien matériel comme ils allaient le faire pour sauver Shela, que moral, même s'il semblait que Ju n'était pas la meilleure placée pour ça (elle l'avait quand même fait kidnapper !) et puis il était très vraisemblable que Luc n'accepterait jamais une telle chose.

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Luc De Guise
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Mar 22 Déc - 23:41

Comment pouvait-il ne pas s'inquiéter? Luc connaissait Shela mieux que quiconque et il savait parfaitement que jamais elle n'accepterait cette séparation, autant que lui avait du mal à s'y préparer. Mais il le fallait, pour leur bien à eux deux, il aurait pu partir avec les rebelles maintenant, changer sa veste et ne plus jamais retourner au palais, mais il ne le pouvait pas, il n'en avait pas le droit. Elle le comprendrait, il le savait et il se haïssait pour cela. L'homme resta silencieux et fit un petit mouvement de la tête, signe qu'il appréciait qu'elle accepte sa demande et n'insiste pas à nouveau en lui proposant une autre porte de sortie.

Peut-être qu'il faisait aussi cela pour se punir de ce qu'il se passait, aller savoir, dans ce genre de moment l'autodestruction se déclenchait d'elle-même et pas seulement chez le ministre, c'était certains. Bref, la jeune femme lui prit la lettre, il sentit son cœur se serrer un peu plus, voilà qu'il venait de faire encore un pas pour s'éloigner de la femme de sa vie... comment allait-il supporter tout cela? Il se le demandait à chaque instant, même s'il préférait la savoir saine et sauve que 6 pieds sous terre, car il était évident qu'il survivrait à la séparation qu'à la perte complète de sa belle.

La rebelle le foutait dehors, elle avait bien raison, il n'avait pas pensé un seul instant s'arrêter ici plus qu'il ne le devait. Ils s'étaient mis d'accord, il était temps qu'il retourne dans la gueule du loup. De nouveau, il fit un léger signe de la tête, De Guise ne semblait pas vouloir desserrer les lèvres, de peur, assurément, de sentir sa voix flanchée et il ne souhaitait pas que ses deux interlocuteurs ne le voient plus misérable qu'il ne l'était déjà.

L'homme avait bien vu le regard de Julianne et n'y répondit que par un faible sourire, comme quoi il avait comprit et prenait note, mais il ne risquait de ne pas revenir, ils ne risquaient pas de se revoir et malgré le fait que Luc n'avait besoin que de cela, une épaule un peu plus compatissante pour se poser quelques instants, pouvoir lui permettre de se laisser aller, il ne ferait assurément rien, il ne profiterait pas de cette porte ouverte. Mais il appréciait le geste, réellement.

Se déplaçant du côté des restes de la chaise, il attrapa sa valise et jeta un regard à la ronde pour voir les deux membres de la Cible.


- Je.... vous remercie pour tout. Bonne chance.

Sans attendre, il se dirigea vers la porte, qu'il ouvrit rapidement afin de filer au plus vite. Il aurait voulu dire plus, peut-être passer encore un message oral à Shela, mais il n'en avait décidément plus la force et l'air frais qui lui attaqua le visage quand il se retrouva sur le pavé du trottoir, lui fit le plus grand bien. Une main vint se crisper sur son col pour le resserrer encore un peu plus et se protéger de la bise, avant que d'un pas énergique, il disparaisse au coin de la rue. Son travail l'attendait... il ne pouvait pas se permettre d'arriver en retard.

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Evan Kane
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Jeu 31 Déc - 20:45

Evan était resté stoïque alors que son amie lui disait ses quatre vérités en à peine quelques mots. Il n'avait pas bougé d'un poil et la seule réaction que la jeune femme aurait pu remarquer, c'est la flamme qui s'alluma dans ses yeux et sa mâchoire qui se crispa lentement. Il ne laissait peut-être rien paraître, mais intérieurement, il bouillonnait littéralement de rage. Bien que d'une certaine manière, il l'avait cherchée en la provoquant, elle l'avait bien cherché aussi! Ce qu'elle venait de lui sortir, c'était un coup bas qui faisait mal, très mal. Et ça devant cette espèce de salopard de Ministre qui venait leur quémander de l'aide alors qu'il l'avait refusée plus tôt. Une sensation de dégoût s'emparait doucement de lui à mesure que les secondes s'écoulaient. Il aurait voulu hurler ou écraser son poing dans un mur, histoire de se calmer les nerfs un minimum, mais la présence de Luc l'en empêchait. Il sentait qu'il risquait bien de s'en prendre à l'homme, même si techniquement, là, il ne lui avait rien fait. Mais ça, il ne pouvait tout simplement pas se le permettre.

Il s'écarta de la rebelle pour aller s'adosser au mur opposé, croisant les bras et écoutant avec attention le moindre mot qui allait se dire. Lorsque Julianne reprit la parole, son mal-être et sa colère ne firent que s'agrandirent encore un peu plus. Ce ton... si doux... si compatissant... si calme... Elle ne l'avait jamais utilisé avec lui... Pourquoi était-elle si aimable et attentionnée avec lui? Comment se faisait-il qu'elle avait soudainement plus de considération pour un étranger, ennemi de surcroît, que pour lui? Apparemment elle ne partageait pas les mêmes sentiments qu'il pouvait ressentir pour elle. Ca, ou alors elle était décidée à lui pourrir la vie encore un peu. Une vengeance? La paranoïa le gagnait maintenant et quoiqu'il arrive, rien de bon ne pourrait en ressortir. S'il se laissait totalement aller, ils allaient au devant d'une grande dispute et ce n'était vraiment pas le moment. Pas maintenant qu'ils s'étaient enfin réconciliés, réunis. Pour mieux se séparer cependant. Etait-ce sa manière à elle de mettre de la distance entre eux pour que ce soit moins douloureux?

Trop de pensées se bousculaient dans sa tête et il tenta de les chasser afin de pouvoir se concentrer pleinement sur la conversation qui se tenait devant lui et à laquelle il ne participait plus. De toutes les manières, il préférait garder le silence afin d'éviter de mauvaises paroles qui auraient envenimées la discussion. Il se tut donc et ne détacha ses yeux de la résistante que pour les fixer sur le dos de De Guise alors qu'il passait le seuil de la pièce pour rentrer au Palais. Lentement, il lui emboîta le pas, posa sa main sur la tranche de la porte et appuya sa tête contre. Il attendit que l'homme soit descendu dans les étages pour la claquer avec violence, faisant trembler le bois à moitié pourri du chambranle. Il resta planté devant quelques instants avant de se retourner pour poser son regard sur Julianne. Il avait encore de la peine à se contrôler et le regard plus fou que jamais qu'il lui lança n'annonçait rien de bon pour la suite.


- Je t'emmerde Ju. J'étais inquiet comme jamais cette nuit. J'ai cru que vous alliez y passer. Et toi tu me sors ça?

Sa voix n'était qu'un murmure grave et lent, bien plus impressionnant que des cris. Pour la première fois, il n'avait plus la force de s'expliquer en hurlant. Il était passé à une colère au-delà de cela. Il ressemblait plus que jamais à un homme prit d'une soudaine folie.

- J'espère plutôt qu'il ne sera pas comme toi. Froid, distant, cassant, éloignant de lui les personnes qui tentent de l'approcher. Je suis peut-être insupportable mais cette nuit, je t'ai prouvé que je tenais à toi.

A la pensée de la gentillesse dont elle avait pu faire preuve envers le Ministre, son estomac se contracta violemment et tous les muscles de son corps se crispèrent. Il n'arrivait pas à y penser sans avoir envie de tout casser autour d'eux. Malheureusement pour lui, Luc s'en était déjà à moitié chargé. Il s'approcha et vint s'arrêter à quelques centimètres de son visage, la fixant avec une rare intensité.

- Qu'est-ce qu'il a pour que tu sois compréhensive avec lui plutôt qu'avec le père de ton futur enfant?

Elle voulait y aller aux coups-bas, pas de soucis, il était prêt maintenant. Hors de question qu'il se laisser faire. Elle n'avait pas le droit de lui faire subir ça, pas après la nuit qu'ils venaient de passer. D'un côté, lui imposer des émotions fortes à elle n'était pas la meilleure des solutions pour sa santé et celle du bébé, mais il ne comptait pas s'éterniser de toutes les manières. Il voulait juste clarifier les choses, comme à chaque fois d'ailleurs.

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Julianne Cherring
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Mer 6 Jan - 1:45

Le ministre avait fini par partir laissant ainsi seuls les deux résistants. Julianne savait parfaitement que ses paroles avaient fait mouches, un peu trop d'ailleurs ? L'artiste semblait furieux et le claquement de porte qui raisonna après le départ de De Guise n'était qu'une confirmation inutile. La rebelle s'en voulait déjà des mots qu'elle avait pu avoir envers son ami mais il n'avait cessé de la chercher qu'elle non plus, pour une fois, n'avait pas su retenir sa colère. Pourtant ce n'était rien comparer à la réaction qu'Evan allait lui réserver. Le regard qu'il lui lança dans un premier temps lui retourna l'estomac, ça lui était insupportable de savoir qu'à cet instant précis il semblait la détester au plus haut point. Cependant elle s'efforça de ne rien montrer de son trouble intérieur. Elle garda un air stoïque, le regard fixer sur un point, les lèvres pincées.

La voix profonde et glaciale du journaliste ne faisait que mettre l'accent sur sa colère et ses paroles terribles. Ju' savait que sa fureur était trop grande pour qu'il ne se laisse emporter par les cris et la violence et le résultat était probablement encore pire. Elle prenait chacun de ses mots en plein visage, aussi violemment qu'une claque. Elle sera les dents pour supporter toutes les horreurs qu'il osait lui dire. Certes, elle l'avait peut-être cherché, mais elle ne pensait tout de même pas mériter une telle haine. Est-ce qu'on fond il aurait été jaloux de son comportement vis-à-vis de Luc ? Ou la détestait-il tout simplement. Elle avait du mal à se résoudre à cette idée, il était tout de même venu ce soir... pour le bébé peut-être seulement ? Non, il lui avait déjà fait par de ses sentiments, de manière plus ou moins détournée et elle ne devait pas avoir de doute la-dessous. Mais justement, ces sentiments, qu'elle éprouvait également, même si elle s'évertuait un peu trop à les cacher, étaient un réel problème. Un problème qu'elle ne savait pas comment gérer et qui lui faisait dire beaucoup de choses qu'elle ne pensait pas un instant.

Et voilà le résultat. Le rebelle semblait décidément hors de lui et Ju' ne se sentait même pas capable de le détromper. Elle avait à chaque instant l'impression qu'on lui plantait un couteau dans le coeur mais elle n'arrivait pas à lutter contre la voix qui lui disait de supporter en silence, que c'était mieux ainsi pour tout le monde, Evan, le bébé.
Lorsqu'il s'approcha encore un peu plus d'elle, Julianne dut fermer les yeux pour ne pas avoir à supporter le regard fou de son ami. Elle savait que se confronter à ses magnifiques yeux bleus emplis de fureur la ferait craquer et elle ne pouvait pas se permettre de verser la moindre larme maintenant. En effet, il semblait être jaloux de la façon dont elle avait traiter De Guise alors qu'elle n'essayait absolument pas de ménager l'artiste. Elle s'en voulait. Les mots qu'il lui avait lancé lui avait fait l'effet d'un électrochoc et elle s'en voulait comme jamais. Elle aurait voulu le prendre dans ses bras, l'embrasser même, lui faire surtout comprendre qu'il se trompait sur toute la ligne, lui expliquer encore un fois pourquoi elle agissait ainsi... mais rien ne se passa, elle se contenta de garder les yeux fermés pour empêcher deux larmes naissantes de rouler sur ses joues.

Elle murmura un petit :


-Je suis désolée.

C'était tout ce qui pouvait passer la barrière de ses lèvres pour l'instant. Elle aurait donné cher pour qu'Evan puisse lire dans ses pensées. Qu'il puisse comprendre instantanément tout ce qu'elle avait à l'esprit, qu'il arrête de lui en vouloir et de la traiter comme il le faisait. Elle préférait encore mourir plutôt qu'il ne la rejette comme il était en train de le faire.
Le visage du père de son enfant se trouvait à quelques centimètres à peine du sien et Ju aurait voulu poser une main sur sa joue pour le calmer, lui faire passer dans ce simple geste tout ce qu'elle pouvait ressentir pour lui, tous ces sentiments les plus profonds, mais au lieu de ça, ses muscles se contractaient violemment pour ne pas bouger d'un millimètre car elle avait peur d'essuyer un refus cuisant de la par de son partenaire. Elle n'aurait pas supporter... elle ne supportait tout simplement pas... Elle essayait de maitriser sa respiration histoire de ne pas exploser, sa tête la faisait souffrir et elle se sentait extrêmement faible. Elle se tenait sur ses pieds mais sentit rapidement que ce ne serait plus pour longtemps. Elle palissait à vu d'oeil et avait soudainement besoin de se coucher à nouveau.

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Evan Kane
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Ven 15 Jan - 19:16

Evan ne fut pas surpris du manque de réaction de la rebelle mais un peu plus pas la phrase qu'elle prononça. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle lui présente des excuses et cela aurait pu le radoucir un peu s'il n'était pas dans une colère noire. Cependant, il dû bien vite mettre son ressentiment de côté alors que la jeune femme était devenue blanche comme un linge et semblait soudain très faible. Il se détesta pour le coup de lui faire subir ça, à elle et au bébé. Il lui en voulait encore terriblement, mais il ne pouvait tout simplement pas la laisser dans cet état-là. Il entreprit donc, avec des gestes moins doux qu'il ne l'aurait voulu, de la porter jusqu'au lit où il l'allongea avant de la recouvrir d'une couverture. C'était tout ce dont il était capable comme signe d'affection pour le moment et il s'empressa de s'éloigner d'elle pour aller récupérer les affaires ensanglantées qui traînaient toujours dans un coin de la petite chambre. Il avait du boulot qui l'attendait au JOP et s'il ne voulait pas se faire virer ou être l'objet d'une enquête, il avait meilleur temps de partir tout de suite. Il s'activa donc et s'habilla rapidement avant de fourrer dans un sac le linge tâché de sang. Il ne savait pas trop ce qu'il allait en faire, probablement les brûler, il verrait ça à son retour du travail.

Il avait exécuté toutes ses opérations sans que le moindre mot passe ses lèvres, mais il se résigna à prendre la parole alors que sa main se trouvait sur la poignée de la porte d'entrée. Il n'arrivait pas à se défaire de son ton cassant et maintenant qu'elle était allongée, il ne prit pas la peine de faire un effort à ce sujet. Il avait besoin de temps et de respirer un peu avant que tout redevienne comme avant. Enfin... plus ou moins.


- Je dois y aller, je reviendrai avant le couvre-feu. A tout à l'heure.

Si De Guise n'était pas passé, il aurait sûrement pris le temps de lui dire au revoir, de s'assurer que tout allait bien pour elle et l'enfant, de la rassurer. Mais il n'en avait juste pas la force ou l'envie de le faire et préférait se taire plutôt que de risquer de déraper à nouveau. Il n'ajouta donc rien et sortit de la chambre avec empressement pour s'engouffrer dans le froid mordant de février. Après un rapide détour par chez lui pour poser les affaires qu'il avait récupéré, il prit la direction du Journal d'une humeur massacrante pour y passer une journée fade et sans grand intérêt. Rien de nouveau à signaler au niveau de l'actualité, il avait dû faire du classement principalement car tous les papiers qu'ils devaient rendre étaient déjà finis. Il n'aimait pas la Cinglée ou son régime, certes, mais il était toutefois un travailleur consciencieux de nature. Et puis toujours faire un travail propre dans les délais impartis était le meilleur moyen de ne pas trop se faire remarquer. Il ne lui manquerait vraiment plus que ça! Déjà qu'après son accident les questions avaient fusées quand à l'état de son épaule... Il devait absolument faire profil bas et c'est dans cette optique qu'il cacha du mieux qu'il pu sa mauvais humeur à ses collègues.

A 17h30, lorsqu'il pu enfin quitter son poste, il se dépêcha de rentrer chez lui pour prendre une douche et se changer avant de passer faire des courses. Il n'avait pas pensé à Julianne toute la journée, du moins s'était-il efforcé de ne pas le faire et bien qu'à présent sa colère remontait, il ne pouvait pas la laisser mourir de faim! Il n'était pas un monstre tout de même! Il acheta donc le nécessaire pour les cinq jours à venir et prit ensuite la direction de la planque de la jeune femme qu'il retrouva endormie là où il l'avait laissée. Il fit tout son possible pour ne pas la réveiller et s'installa par terre dans un coin de la pièce pour dessiner. Il voulait attendre encore un peu et lui laisser le temps de se reposer avant de la réveiller pour manger un petit quelque chose. Une heure s'écoula donc avant qu'il ne se lève et réchauffe un plat de raviolis pour deux (enfin, pour trois!). Lorsque tout fut prêt, il se dirigea vers le lit et s'agenouilla pour se retrouver à la hauteur de la jeune femme.


- Ju... Réveille-toi... Il faut que tu manges quelque chose.

Sa voix était bien plus douce que lorsqu'il l'avait quittée et lorsqu'il la secoua légèrement, ce fût avec délicatesse. Il continua ainsi jusqu'à ce qu'elle émerge et ouvre un oeil endormi. Il se leva alors pour apporter devant elle le plat de pâtes avant de l'aider à s'adosser au mur afin qu'elle puisse se tenir assise pour manger sans que cela ne lui coûte trop d'efforts. Son comportement était totalement paradoxal, car malgré la prévenance dont il faisait preuve, la colère bouillonnait encore en lui et semblait ne pas vouloir le lâcher. Mais le fait est qu'il était responsable de la rebelle, de son état et malgré tout, il se devait de prendre soin d'elle. Il n'aurait pas pu se regarder dans une glace autrement.

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Julianne Cherring
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Ven 15 Jan - 22:18

Evan ne répondit rien aux excuses que lui avait présenté son amie. Peut-être parce qu'elle se sentait déjà perdre conscience et que l'homme avait du remarquer sa pâleur extrême, mais aussi et surtout parce qu'il devait encore bouillonner de rage et qu'il n'avait pas envie d'entendre les excuses qu'elle voulait lui fournir. Julianne aurait voulu pouvoir tenir encore quelques minutes, quelques secondes même, pour expliquer à Evan, affronter sa colère peut-être, mais tenter de lui faire tout de même comprendre son point de vu. Elle lutta quelque instant contre le malaise qui s'installait, mais à bout de force elle ne put pas résister bien longtemps. Non, elle n'avait pas envie de perdre toutes ses forces maintenant, elle voulait parler au rebelle !

Un voile noir glissa sur ses yeux et une sensation intense de nausée s'empara d'elle et une sueur glacée parcourra son dos. A la frontière entre la conscience et le malaise elle sentit Evan la prendre dans ses bras pour la porter jusqu'au lit. Malgré son état, elle sentit une totale froideur dans ses mouvements, tout à fait différents de ceux qu'il avait pu avoir pour elle quelques heures auparavant. Une fois allonger il la couvrit avant de s'éloigner rapidement. La position allongé permit au cœur de la jeune femme de faire remonter le sang dans les parties supérieurs de son corps, irriguant de nouveau de façon normal son cerveau.

Elle reprit alors doucement ses esprits, gardant les yeux mi-clos. Ses membres engourdis reflétaient sa fatigue physique, qui n'était rien comparée à son abattement moral. Elle avait l'impression que la réaction de l'artiste était bien trop excessive pour la situation, et le fait qu'elle avait le bébé en danger plus tôt dans la journée n'aidait en rien à ce qu'elle se sente au mieux de sa forme.
Elle observait vaguement Evan s'affairer dans la pièce pour probablement récupérer les vêtements souillés de la jeune femme. Sans aucun mot il posa la main sur la poignée de la porte et la rebelle cru un instant qu'il allait partir sans la regarder, son cœur se serra alors, mais il lui annonça finalement qu'il reviendrait, probablement après une journée de travail au journal, elle aurait dû se réjouir des quelques mots qu'il daignait lui adresser mais son ton particulièrement incisif l'incita à fermer les yeux et se retourner dans la lit pour ne pas le voir partir.

Une fois la porte refermée dernière le journaliste, Julianne dut étouffer un cri de douleur et de rage dans son oreiller miteux pour ne pas qu'Evan puisse l'entendre de derrière la porte, mais surtout pour ne pas alerter les habitants de l'immeuble. Elle entendit le résistant descendre quatre à quatre des escaliers. Une fois quelle ne put plus entendre l'écho de ses pas dans la cage d'escalier, les larmes jaillirent sans qu'elle ne put, ni ne cherche d'ailleurs, à les contrôler.
La nuit avait été on ne peut plus éprouvante avec la peur de perdre leur enfant, et une nouvelle dispute avec Evan était simplement de trop. Elle avait besoin de lui, pas d'une colère aveugle à son égard ! Emplis de désespoir, elle se détestait autant qu'elle haïssait la situation.

Les larmes avait séché sur le visage de la rebelle et Ju avait fini par s'endormir d'épuisement. Le retour d'Evan ne la tira même pas des bras de Morphée et se ne fut que lorsque celui-ci plaça sa main sur son épaule pour la remuer légèrement, lui murmurant quelque mot que la léthargie dans laquelle elle était plongée ne lui permit pas de comprendre. Elle avait du mal à prendre sur le pas sur le sommeil et il lui fallu plusieurs longue seconde pour qu'elle consente à ouvrir un œil et réponde par un geignement.

Au moins, Ju' remarqua rapidement que sa voix s'était sensiblement radoucie et que ses gestes envers elle était plus doux. L'homme s'était alors redressé pour aidé la rebelle à faire de même. Une fois à peu près correctement installée, l'homme lui tendis une assiette de ravioli (wéééé des raviolis !!!) qu'elle prit un peu à contre cœur. Elle savait qu'Evan avait préparé le repas et ce n'était pas ses talents de cuisinier qu'elle remettait en cause, ni ce qu'il pouvait y avoir dans son assiette, mais malgré le fait qu'il fallait qu'elle mange, c'était bien la dernière chose dont elle avait envie. Rien que l'idée de faire rentrer quelque chose dans son estomac lui donnait et la nausée et elle se contenta de regarder son plat avec hésitation.
Elle savait parfaitement que l'artiste n'avait pas l'intention de la laisser sauter un repas, surtout maintenant qu'elle devait manger pour deux. De plus, derrière ses actions une aura de colère continuait à émaner du rebelle et Ju' n'avait aucune envie de le « provoquer » pour se prendre quelques réflexions bien senties. Elle n'avait pas la force de se battre, ni d'affronter une nouvelle dispute, elle était prête alors à faire des concessions : qu'Evan la déteste, certes, elle essaierait de le supporter malgré la douleur qui lui déchirait le cœur, mais qu'elle lui donne le moindre prétexte pour qu'il se décharge sur elle, non.

Elle ne savait pas pourquoi elle venait à penser tout un tas de chose, comme si la perdre de le perdre déclenchait chez elle une crise de paranoïa. Partout elle voyait dans les gestes, les regards ou encore les paroles de l'homme une preuve qui la haïssait. D'un autre côté elle cherchait à se rassurer en s'assurant qu'il ne prendrait pas tant de temps pour s'occuper d'elle et qu'il ne serait même pas revenu la voir après sa journée de travail. Alors son côté anxieux lui soufflait qu'il n'agissait que pour avoir bonne conscience, après tout, il l'avait mise en cloque, il avait voulu garder l'enfant, il se devait d'assumer.

Julianne essayait de ne rien montrer du combat intérieur de ses idées noires et pour cela se força à porter un ravioli à ses lèvres. A peine avalé, elle fut prise de nausée, porta une main sa bouche et ferma les yeux. Elle voulait bien faire tous les efforts du monde, mais là ça n'allait pas être possible. Elle se refusait de fixer Evan, et encore moins son plat de pâtes qui ne faisait qu'accentuer son mal être. Se yeux furetaient alors dans la pièce et elle remarqua rapidement les affaires que son ami avait laissé par terre. La jeune femme comprit alors qu'il avait dû arriver bien avant qu'il ne la réveille et il avait dû, pour passer le temps, s'adonner à ce qu'il faisait de mieux, le dessin.
Elle se concentra alors sur ce qu'elle pouvait voir du travail de l'artiste. Cela eu au moins l'avantage de lui changer les idées et de lui faire passer les nausées.

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Evan Kane
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Lun 18 Jan - 20:46

Evan ne prit pas beaucoup de temps pour remarquer que son amie ne semblait pas dans son assiette et qu'elle n'avait aucune envie d'avaler le contenu de celle qui était posée devant elle. Il se doutait bien que les nausées étaient fréquentes chez les femmes enceintes, mais ce n'était pas une raison pour la laisser mourir de faim pour autant! Il prendrait le temps qu'il faudrait pour la faire manger, mais il y arriverait. Après la nuit qu'elle avait passé, elle avait besoin de reprendre des forces. Lui aussi d'ailleurs et le dégoût que pouvait éprouver la jeune femme pour le plat qu'il lui avait préparé ne l'atteignait aucunement. Alors qu'elle n'avait même pas encore touché à son repas, lui avait carrément vidé la moitié de son assiette! Il n'avait rien pu avaler de la journée, tant la colère et l'inquiétude lui contractaient l'estomac. Mais maintenant qu'il l'avait devant lui et qu'il voyait qu'elle allait plus ou moins bien, sa faim s'était réveillée. Il s'arrêta cependant de manger lorsqu'il vit que l'estomac de la rebelle ne semblait définitivement pas prêt à ingurgiter une quelconque nourriture. Il se leva pour aller chercher une petite bassine qui traînait dans un coin de la pièce, autant ne pas en mettre partout et l'amena devant elle alors qu'elle semblait prendre le dessus en fixant avec insistance son bloc de feuilles posé un peu plus loin. Il posa la bassine devant elle, à côté de son plat de raviolis et alla chercher les dessins qu'il avait fait en attendant l'heure de manger.

- Je sais que tu ne fais jamais rien comme personne, mais il me semblait que les nausées chez les femmes enceintes étaient matinales.

Il lui fit un petit sourire et s'assit à côté d'elle, prenant sur ses genoux les deux assiettes qu'il avait préparé. Il finit tout d'abord la sienne sans se préoccuper de la rebelle, avant de se tourner vers cette dernière, la fourchette à la main.

- Tu vas me faire le plaisir de manger Ju... A chaque bouchée, t'auras le droit à voir un de mes dessins.

D'accord, il la prenait un peu pour une gosse là, mais si elle n'était même plus capable de s'alimenter toute seule, il allait bien devoir s'y coller. Et puis, cela ne le dérangeait pas trop, après tout, il tenait tellement à elle que de la voir dans cet état lui était insupportable. Même s'il n'avait toujours pas digéré son comportement face au Ministre, il voulait prendre soin d'elle et par extension, de leur bébé. Il planta donc la fourchette dans un ravioli qu'il amena vers la bouche de Julianne avec un petit sourire encourageant. Il ne voulait pas la brusquer, mais il fallait impérativement qu'elle mange quelque chose, il la força donc à enfourner l'aliment dans sa bouche avant de prendre sa pile de dessins dans les mains pour en choisir un à lui montrer. Il en contempla un quelques secondes avec un mélange d'attendrissement et d'appréhension avant de le mettre de côté et de passer au suivant. Celui-là, il le gardait pour plus tard, bien plus tard en fait. Il ne savait pas si elle allait l'apprécier et il ne voulait pas qu'elle se sente mal maintenant. Il choisit donc un dessin représentant un tas de ruine rayonnant posé sur une femme qui semblait souffrir le martyr, léchée par des flammes, blessée de toutes parts, les membres de son corps formant des angles étranges.

- La Cinglée dans sa chute.

Il crû bon de commenter, même s'il savait parfaitement qu'elle aurait très bien compris toute seule. C'était juste un autre moyen pour tenter de la distraire et il s'efforça de le faire tout au long de son repas. De temps en temps il faisait une pause pour lui laisser le temps de boire quelque chose et de s'assurer que tout allait bien, avant de reprendre. Il réussit à lui faire avaler les 3/4 du contenu de son assiette et s'arrêta là lorsqu'il fut évident qu'elle ne pourrait pas aller plus loin. Il s'attela alors à faire un brin de vaisselle tout en lui ordonnant de rester couchée, avant de venir s'asseoir par terre à hauteur de son visage, son bloc et son crayon à la main.

- Va falloir que tu dormes Cherring.

Il ne lui laissait pas vraiment le choix mais de toutes les manières, il se doutait qu'elle devait encore être exténuée. Lui aussi aurait bien eu besoin de sommeil, mais il voulait avant tout s'assurer qu'elle allait bien et qu'elle allait rejoindre les bras de Morphée rapidement. Il prit donc son mal en patience et continua à laisser son imagination prendre possession de la page blanche jusqu'à ce qu'il puisse à son tour dormir un peu avant une nouvelle journée de travail.

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Julianne Cherring
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Mar 19 Jan - 16:10

Son ami avait rapidement compris qu'elle n'était pas dans son assiette et que le plat qu'elle avait sous les yeux ne l'aidait pas à se sentir vraiment mieux. Le rebelle était alors allé cherché une bassine au cas où ses nausées se serait intensifiées. Il était ensuite allé chercher les dessins que Ju fixait avec une volonté assez peu ordinaire. L'homme plaisanta alors quelque peu mais la résistante resta silencieuse, incapable de décrocher le moindre sourire lié à ce qu'il venait de dire. Elle ne faisait pas exprès de se sentir aussi mal évidement, mais elle aurait voulu pouvoir le contrôler, et surtout qu'Evan n'est jamais remarquer. Elle avait du mal à savoir si, malgré son attitude, il lui en voulait encore pour De Guise... elle soupira légèrement, de toute façon son esprit était trop embrouillé et elle se sentait définitivement trop fatiguée pour qu'elle arrive à faire le clair dans ses idées et comprendre quelque chose.

L'homme s'était finalement assis à ses côtés pour finir son assiette et lorsque cela fut fait il s'occupa de nouveau de Julianne. Il lui tendit un ravioli du bout de la fourchette en lui proposant un deal. Elle allait presque protester qu'elle n'était pas une enfant et qu'elle n'avait pas besoin de ce petit manège, mais il était vrai qu'elle n'avait pas encore touché à sa nourriture, et que si elle pouvait très bien sans passer, elle devait surtout penser au bébé. Elle devait prendre sur elle pour qu'il soit en meilleure santé possible, et Evan ne voulait que l'aider à ce qu'elle y arrive. C'est pourquoi elle hocha simplement de la tête. Toujours sans la moindre parole. Elle ferma les yeux pour avaler le ravioli et les rouvrit lorsqu'il fut loin descendu dans sa gorge.

Evan avait alors préparé le premier dessin qu'il voulait lui montrer qu'elle regarda avec attention. Une bouffée d'admiration avait alors gonflé sa poitrine. Elle ne savait pas vraiment comment elle pouvait expliquer cette réaction mais ça n'avait rien à voir avec l'amour (oui l'amour) qu'elle pouvait ressentir pour l'homme, et qui aurait pu dirigé son jugement. Non, Evan possédait un réel don, et Julianne était à la fois subjuguée par son talent mais aussi un peu jalouse de ne pas pouvoir rivaliser avec quoi que ce soit. Le repas se déroula ainsi, et même s'ils prirent beaucoup plus de temps qu'à l'accoutumé, la jeune femme avait réussit à ingurgité une bonne moitié de son assiette sans trop de difficulté tandis qu'Evan lui montrait ses croquis au fur et à mesure. Le dernier quart qu'elle mangea fut davantage laborieux mais Evan n'insista pas et la rebelle lui en fut reconnaissante. Ils arrivaient d'ailleurs à la fin des dessins, il n'en restait pour ainsi dire plus qu'un et Ju était prête à faire l'effort de manger une bouchée un plus pour le voir, mais étrangement, le résistant rangea ses affaires.

Il s'était lever pour récupérer leur plats et faire la vaisselle, lui ordonnant gentiment de reste au lit, ce qu'elle fit, de toute façon, même le ventre plein, elle ne se sentait pas de bouger. Elle avait quand même pas mal perdu de sang la nuit dernière et il fallait que son organisme travail d'autant plus rapidement pour reconstituer tout ça ! Elle s'allongea donc et quelque minutes plus tard Evan était de retour à ses côtés, assis à même le sol près de sa tête. Il avait de nouveau son bloc et un crayon à la main et lui injonctionna gentiment de dormir.

Julianne ne répondit toujours rien. Elle était restée muette tout du long. Pas qu'elle ne voulait pas parler, mais si elle ne savait pas bien ce qu'elle aurait pu dire, elle ne voulait pas que quoi que ce soit puisse redéclancher une dispute, pas maintenant, et le fait qu'elle manquait de force n'aidait absolument pas. Son visage près de celui d'Evan, elle semblait tout simplement le dévorer des yeux. Elle ne savait pas ce qu'elle devait, ce qu'elle pouvait se laisser ressentir à cet instant précis, mais sans vraiment réfléchir à son geste, sa main se leva doucement pour venir effleurer d'un doigt la joue du rebelle.

Lorsqu'elle prit réellement conscience de son geste, elle ramena sa main le long de son corps et détourna la tête vers le plafond. Et ferma les yeux pour se préparer à dormir. Elle murmura un simple « merci » à l'homme de s'être occupée d'elle. Elle aurait voulu qu'Evan la rejoigne, au moins pour sa chaleur. Elle aurait voulu se blottir tout contre lui et s'endormir instantanément. Mais il continua de gratter du papier, et le sommeil fut le plus fort.
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Evan Kane
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Sam 30 Jan - 6:06

L'artiste, tout concentré qu'il était sur son dessin, sursauta légèrement lorsque son amie passa un doigt sur sa joue. Ses yeux s'agrandirent de surprise et à peine eut-il le temps de se tourner que Julianne en avait fait de même, fermant les paupières pour s'endormir. Il attendit quelques secondes, puis, d'un geste hésitant, il lui caressa les cheveux d'une main légèrement tremblante. Il ne savait pas pourquoi il lui était si peu naturel, à cet instant, de faire ce simple mouvement. Ils étaient proches non? Pourtant il n'arriva pas à laisser sa main trop longtemps en place. Des restes de colère et de ressentiment étaient très certainement à l'origine de ce mal-aise qu'il éprouvait et il ne voulait pas qu'elle se rende compte qu'il ne lui avait pas encore tout à fait pardonné. Comment aurait-il pu alors qu'une journée à peine s'était passé depuis sa petite mise au point? Il s'était senti tellement trahi de la voir ainsi aux petits soins pour le Ministre et se faire lui rejeter comme un malpropre alors que justement il faisait tout pour qu'elle ne manque de rien durant les deux difficiles semaines qui s'annonçaient! Rien qu'à cette pensée son poing se serra et sa mâchoire se crispa. Il ne pouvait pas la rejoindre, même s'il en avait vraiment envie quelque part au fond de lui. Il ne pensait pas que ce soit là une bonne chose et il ne se sentait pas prêt pour ça à cet instant. Il voulait lui laisser de l'air et en avoir un peu aussi pour lui, histoire de bien réfléchir à tout ce qui avait pu se passer. Il alla donc s'allonger sur le sol à l'autre bout de la pièce, avec en guise de coussin son pull et une grosse couverture qui lui tint agréablement chaud tendis qu'il tentait de trouver le sommeil. Tout se mélangeait dans sa tête et il ne savait plus réellement quoi penser, il chassa donc toutes ses interrogations pour la nuit et s'endormit rapidement.

De légères secousses le tirèrent lentement de son sommeil tandis que l'alarme de son téléphone, mise sur vibreur afin de ne pas réveiller Julianne, « retentissait ». Sans un bruit, il s'extirpa de ses couvertures, fit un brin de toilette et se changea rapidement tandis que le soleil au-dehors avait encore de la peine à pointer le bout de son nez. Il rangea rapidement les restes de leur repas de la veille, mettant le tout dans un coin et prépara un petit déjeuner froid pour que la jeune femme ait de quoi manger à portée de main lorsqu'elle émergerait. Il avala en vitesse un toast et bu un café bouillant en regardant sa montre. Il allait être en retard et il ne pouvait pas se le permettre avec tout le travail qu'il avait à abattre ! Il prit ses affaires et alla déposer un baiser sur le front de la rebelle qui dormait encore profondément, avant de se mettre en route. Un dernier regard attendri mêlé d'inquiétude à la jeune femme et il dévala les escaliers quatre à quatre.


Arrow Petit remontant après une dure journée!

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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   

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Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]
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