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 Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]

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Julianne Cherring
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MessageSujet: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Sam 5 Déc - 18:22

Arrow Evan's

Julianne n’était pas sortie de chez elle depuis qu’elle avait quitté l’appartement d’Evan. La rebelle n’avait même pas le courage d’aller au QG qui devait être en pleine essor à l’approche de la Grande Parade. Elle avait l’impression de fuir ses responsabilités mais elle était loin de se sentir parfaitement bien et se voyait mal devoir avoir de la prestance face aux autres résistants tous sur les nerfs. La jeune femme était alors restée dans sa planque misérable, allongée sur le lit de fortune, les yeux rivés au plafond et une main inconsciemment posée sur son ventre. Dans sa tête un bon millier de pensée l’empêchait de trouver le repos et elle n’arrivait pas à faire face à ses doutes, à savoir si elle avait fait les bons choix, encore moins si elle avait agit comme il avait fallu.

La nuit avait finir par tomber, plongeant la pièce dans l’obscurité. Seule la lumière du ciel jamais vraiment noir à cause des lumières de la ville éclairait encore le visage inquiet de la résistante. Alors qu’elle était restée plusieurs heures sans bouger, elle se décida à sa relever pour au moins tirer le volet misérable qui lui permettrait d’allumer un peu de lumière et de la tirer de cette torpeur maladive qui la laissait complètement amorphe. Elle se glissa alors hors du lit pour se relever mais au moment de se redresser une douleur fulgurante la pris au niveau du bas ventre et elle se plia en deux sous le coup du mal et de la surprise. Elle se raccrocha au bord du lit pour ne pas tomber et étouffa tout cri de douleur qui aurait voulu passer ses lèvres. Elle pourtant forte, elle ne put retenir deux larmes de douleur de couler le long de ses joues.

Le mal finit par diminuer doucement et la rebelle put essayer de se remettre debout. La respiration saccadée elle gardait une main posée sur son ventre mais à peine un pas de fait qu’elle se rendit compte qu’un liquide épais et tiède avait maculé ses vêtements. Ju fut alors soudainement prise de panique, non c’était impossible... pas ça... elle se dirigea avec difficulté vers l’unique table de la pièce sur laquelle devait être posé sur cellulaire. Elle n’hésita pas un instant et composa un numéro qui lui était plus que familier. Son cœur battait à tout rompre et elle avait l’impression que tout s’effondrait physiquement autour d’elle. Les tonalités résonnaient dans le combiné pour se cogner contre son crâne. Elle retourna téléphone en main sur le lit où elle s’effondra.


Dernière édition par Julianne Cherring le Dim 26 Juin - 19:59, édité 1 fois
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Evan Kane
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Sam 5 Déc - 19:12

Arrow Chez le frérot

Evan avait rejoint le QG d'un pas rapide et ne fut pas étonné de voir qu'il était le seul à être aussi matinal en-dehors des gardes. Tous les résistants étaient occupés avec la Grande Parade qui approchait et il était normal qu'ils profitent de leur famille et d'un repos bien mérité avant de se replonger dans les préparatifs de l'évènement. Cependant, lorsqu'il entra dans la pièce principale, il fut surprise de ne pas y trouver Julianne. Son cerveau lui rappela soudain la nuit qu'il venait de passer et un sourire, mi-heureux mi-triste se dessina sur ses lèvres. Heureux car il allait être père. Triste car le fait que son amie ne soit pas là lui signifiait bien que les choses avaient déjà commencé à changer. Jamais plus ils ne pourraient passer toutes leurs nuits à parler, à faire des plans pour renverser le régime. Jamais plus il ne la surprendrait dans son sommeil alors qu'elle avait passé la nuit sur le canapé défoncé sur lequel il s'affala. Toutes ces pensées l'avaient assailli et semblaient vouloir s'installer dans son esprit et il dû faire un effort pour les chasser et commencer à ce concentrer sur son travail.

Petit à petit, à mesure que le jour s'installait, la pièce se remplissait de monde et la porte n'était jamais fermée à cause des allers et venues incessantes qui rythmaient le travail des membres de la Cible. L'artiste n'avait pas une seule seconde pour lui et il dû, à plusieurs reprises, éluder la question de l'absence de Julianne. Il certifia à plusieurs personnes qu'elle était malade et dans l'incapacité de se déplacer, mais qu'en-dehors de ça, tout allait bien. Elle n'avait pas été prise par l'ennemi et c'était le principal pour eux. A partir de là, le travail reprenait et ce ne fut que tard dans la nuit qu'Evan pu enfin se poser sur un fauteuil en compagnie d'un verre de whisky et d'une bonne cigarette. La journée avait été bien remplie et plusieurs choses s'étaient mises en place, ce qui était bien, mais pas encore suffisant. Ils avaient besoin de l'itinéraire de la Cinglée pour finaliser leur mission et il ne voyait pas comment ils pourraient l'obtenir.

C'est en cherchant une solution à ce problème urgent qu'il plongea paisiblement dans un sommeil sans rêves d'où il fut tiré quelques heures plus tard par la vibration de son téléphone. Toujours un peu endormi, il attrapa celui-ci et y jeta un regard vaguement intéressé avant de réaliser qu'il s'agissait de Julianne. Il fut réveillé d'un coup et c'est d'une voix qui ne masquait pas son inquiétude qu'il répondit. Qu'elle l'appelle au beau milieu de la nuit était assez coutumier en fait. Elle pouvait toujours avoir pensé à quelque chose, un détail quelconque qui les aurait aidé. Mais elle portait son enfant maintenant et il ne savait pas si le coup de fil pouvait être lié à ça! L'angoisse et l'inquiétude le prirent au ventre en une fraction de seconde.


- Ju? Ca va? Qu'est-ce qui se passe?

Il entendit à l'autre bout du fil une respiration rapide qui le tétanisa. Merde! Qu'est-ce qu'il lui arrivait? Et lui qui était coincé au QG! Enfin, coincé, tout était relatif...

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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Sam 5 Déc - 21:21

A l’autre bout du fil la voix d’Evan se fit finalement entendre. Julianne prit le temps d’écouter chaque mot, laissant résonner la voix de son ami dans quelques instants dans son esprit avant de tenter de répondre aux questions de l’artiste. Si la jeune femme avait bien du mal à calmer sa respiration et son angoisse, Evan ne semblait pas forcément plus rassurer. A vrai dire, il y avait de quoi, Ju n’avait pas pour habitude de l’appeler pour un oui ou pour un non en plein milieu de la nuit. Le silence dura quelques secondes avant qu’elle n’avoue à au rebelle :

-Je ne me sens pas très bien...

Elle allait lui dire ce qui s’était passé mais au moment même où les mots allaient franchir sa bouche elle se retint. L’homme allait forcément s’inquiéter, prendre peur, vouloir venir la voir, l’aider et ça s’était hors de question. Pas tant que le couvre-feu serait encore en vigueur et ils devaient patienter encore quelques heures pour le moment. La rebelle essayait de retenir ses larmes pour ne pas que sa voix sa trop troublée mais il était certain qu’Evan ne pourrait que remarquer qu’elle était plus rauque que d’habitude.

-Est-ce que tu pourrais vernir dès que le couvre-feu sera terminé ?


Elle espérait que l’homme ne lui demanderait pas trop rapidement la raison de cet appel, mais surtout celle de cette demande un peu inquiétante tout de même. Elle se voyait mal lui expliquer comme ça, au téléphone, qu’elle était peut-être en train de perdre leur enfant. C’était tout simplement impossible, incongrue même. Deux jours auparavant elle ne connaissait même pas l’existence de ce petit être dans son corps et voilà qu’il partirait déjà ? La rebelle eut une peur soudaine. Et si c’était parce qu’au fond elle avait douté de son désir de garder l’enfant ? Est-ce que c’était son subconscient qui était responsable de ça. Parce qu’au fond elle avait peur que c’était une bêtise et qu’il y avait trop de risque pour ce bébé à lui faire voir le jour.

Si Evan avait dit quelque chose, elle n’avait pas pu l’entendre, perdue dans ses pensées effroyables. Elle aurait voulu que les heures passent en accélérée, que l’artiste soit à ses côtés. Elle ne cessait de se répéter qu’elle voulait cet enfant, qu’elle voulait le garder, qu’elle en était sûr, comme si ça aurait pu réparer ce qui venait de se passer.

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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Sam 5 Déc - 22:54

L'artiste dû attendre quelques instants avant que Julianne ne se décide à parler et ce qu'il entendit ne fit que le conforter dans sa panique. Si elle l'appelait en plein nuit pour lui dire que ça n'allait pas, c'était qu'il y avait forcément quelque chose de plus grave qu'un simple mal de tête. Il espérait intérieurement que cela n'avait aucun rapport avec le bébé, mais rien n'y fit. Il était beaucoup trop inquiet pour tenter de se raisonner et lorsqu'il entendit le ton de sa voix, il se leva sans réfléchir et ramassa ses affaires. Il n'allait pas la laisser toute seule, pas dans un moment pareil! Mais avant de s'élancer, il voulait en savoir plus sur son état et sur ce qui lui arrivait. Il n'aimait pas la savoir mal et le fait qu'elle ne donne pas de précision le mettait mal à l'aise, ainsi que le silence qui s'était installé de l'autre côté du combiné.

- Ju? Ju? Tu m'entends? Réponds!

Il commençait sérieusement à se ronger les sangs lorsqu'il entendit un léger murmure. Bon, au moins était-elle toujours consciente et avec lui, c'était déjà ça.

- Ju, qu'est-ce qui se passe? S'il te plaît, réponds-moi.

Toujours aucune vraie réponse de l'autre côté. Il n'allait pas supporter ça très longtemps et d'ailleurs, il avait pris sa décision sur ce qu'il lui restait à faire. Il n'allait pas rester là à ne rien faire alors que quelque chose de grave était en train de se produire et qu'on avait besoin de lui. Tant pis pour le couvre-feu! Il l'avait défié tant de fois pour faire tout et n'importe quoi, il n'allait pas se dégonfler maintenant qu'il était important qu'il le fasse!

- J'arrive tout de suite d'accord? Tu restes tranquillement posée et tu m'attends.

Il attendait juste un mot de sa part pour partir la rejoindre. Ce n'était pas le moment qu'il lui arrive quelque chose. Pas maintenant. Pas maintenant qu'ils allaient être parents, qu'ils avaient fait ce choix de garder l'enfant, qu'ils avaient commencé à planifier les choses pour leur avenir à tout les trois. S'il arrivait malheur à Julianne ou à son bébé, il ne le supporterait jamais. Après la claque de l'annonce, c'était devenu la plus belle chose qu'il vivait depuis longtemps et il ne voulait pas la perdre. Il s'était raccroché à cette femme et à leur bébé comme à une bouée de sauvetage qui l'empêcherait de sombrer définitivement dans la folie. Il avait besoin d'eux et il voulait les protéger comme jamais encore il n'avait eu envie de protéger quelqu'un. Il les aimait trop pour rester impassible.

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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Sam 5 Déc - 23:23

L’insistance don fit part Evan de l’autre côté du téléphone tira brusquement la résistance de sa torpeur. L’homme semblait vraiment inquiet du silence qu’elle avait laissé s’installer sans vraiment sans rendre compte. A l’instant, son cœur battait comme jamais et la peur la rendait muette, mais lorsqu’Evan lui annonça qu’il venait la rejoindre sur le champ la tira brusquement de son état secondaire. Elle cria presque dans le combiner sans vraiment rendre compte :

-Non ! Evan, non !

Il ne fallait pas qu’il le face, qu’il prenne le risque insensé, pas maintenant. Elle avait besoin de lui à ses côtés, rapidement certes, mais vivant de préférence et s’il avait déjà défié l’interdiction de sortir la nuit plusieurs fois et sans aucuns scrupules, mais là s’était totalement différent. Il ne pouvait pas se permettre de mettre sa vie en danger alors qu’il allait... ou pas... avoir une famille.

-Pas pendant le couvre-feu... je t’en pris...
Reprit-elle précipitamment avant qu’il n’en fasse qu’à sa tête.

Sa voix s’était brisée d’un coup à la fin de sa phrase et elle se massa légèrement les tempes pour essayer de reprendre constance, ce qui dans l’immédiat paraissait carrément impossible. De plus, une nouvelle contraction dans le bas ventre le arracha un râle de douleur qu’elle aurait certainement étouffé si elle n’avait pas été prise au dépourvu. Elle se plia de nouveau en deux, recroquevillé sur les draps qui commençaient gentiment à être maculé de sang.

Elle savait parfaitement que se qu’elle allait dire serait loin d’être convainquant mais elle le fit quand même et l’artiste aurait intérêt à faire comme elle allait lui ordonner :


-Promet-moi de ne pas venir. Pas maintenant, pas avant le lever du jour... j’ai besoin de toi...

La main de la jeune femme était violemment crispée à son cellulaire et tremblait sans retenue. Elle mourrait de froid pour le coup, ou de chaud, elle ne savait pas bien.
Elle savait qu’elle infligeait à Evan une torture, celle de devoir attendre sans savoir, dans la peur et l’ignorance, mais elle aussi aurait voulu qu’il viole le couvre-feu pour être près d’elle et la rassurer et le fait de se dire qu’elle devait encore tenir seule plusieurs heures la terrorisait.

Ju se rendit compte qu’elle n’avait jamais eu aussi peur de sa vie, pas même alors qu’elle avait été à deux doigts de finir dans une cellule des sous-sols présidentiels ou une balle entre les deux yeux. C’était effrayant. La jeune femme tendit alors l’oreille pour essayer de savoir si Evan l’avait écouté et avait abandonné l’idée de sortir maintenant.


-Promet-moi, répéta-t-elle d’une voix faible.

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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Dim 6 Déc - 0:18

Evan sursauta presque lorsqu'il entendit son amie crier à l'autre bout du fil. Après le silence qui avait régné, cette exclamation avait comme claqué dans l'air. Il resta muet durant quelques secondes et allait reprendre la parole et l'interrompre lorsqu'elle poussa un nouveau cri à peine étouffé, mais cette fois-ci de douleur. Comment pouvait-elle lui demander de rester où il était alors qu'il était évident qu'elle souffrait le martyr? Il ne pouvait pas la laisser dans cet état-là, la laisser affronter ça toute seule. L'inquiétude et la frustration lui tordaient les tripes et il s'en voulu de ne pas être passé chez elle pour vérifier si tout allait bien. Mais qu'est-ce qu'il avait pu être con! Cependant le ton suppliant de sa voix et le fait qu'elle lui dise clairement qu'elle avait besoin de lui (sous-entendu vivant) calmèrent légèrement sa précipitation à aller la rejoindre. Il était certain que s'il se faisait attraper, il ne lui serait plus d'aucune utilité, mais d'un autre côté, attendre était une véritable torture! Il se souvint alors qu'il lui avait déjà promis de ne plus prendre de risques et il venait de dire à son frère le jour même qu'il serait plus prudent à l'avenir. S'il voulait aider Julianne et le bébé, il devrait attendre. Oui, parce qu'il était à présent certain, même si elle ne lui en avait pas soufflé mot, que le bébé était aussi en danger.

Il soupira de dépit et laissa quelques secondes de silence avant de la rassurer. Il ne s'y connaissait absolument pas en médecine, mais il pensait que la contrarier n'arrangerait aucunement les choses et ne l'aiderait pas.


- D'accord Ju, d'accord. J'attendrai que le couvre-feu soit levé. Ne t'en fais plus pour ça. Reste allongée tranquillement et donne-moi le numéro de ton médecin, je l'appellerai pour qu'il nous rejoigne.


Parce que même s'il était certain qu'il foncerait comme un dératé pour aller la rejoindre, la réconforter et la rassurer, il ne serait pas réellement utile. S'il y avait vraiment une complication due à la grossesse, il fallait qu'elle voit un docteur, sans quoi la vie du bébé et même la sienne pourraient être en danger. Rien qu'à cette idée, son ventre se contracta et une boule vint lui serrer la gorge. *Pas ça, je vous en prie, pas ça!*. Il fit pourtant un effort pour se calmer et reprendre la parole d'une voix plus posée et qui se voulait apaisante.

- Ca va aller, je serai bientôt là, okay?

Et sur ce, il raccrocha le téléphone après qu'elle lui ait donné le numéro de l'Hippocrate. Commença pour lui une longue attente angoissée qui allait durer au moins deux heures. Il faisait les cents pas comme un lion en cage, se tordant les mains ou se prenant la tête d'un geste rageur de se sentir si impuissant. Il avait envie de tout démolir autour de lui, juste histoire de se calmer les nerfs, mais il savait que cela ne lui ferait du bien que quelques secondes. Il se contenta donc de jeter d'incessants regards à sa montre et à l'horloge murale de la pièce, regardant avec désespoir les secondes s'égrener avec lenteur, avant de lancer un coup d'oeil par la fenêtre et voir le jour s'installer petit à petit. A moins de cinq minutes de l'heure fatidique, il appela le médecin, ramassa ses affaires qui étaient déjà prêtes dans un coin et fila dans l'entrée du bâtiment. Lorsqu'un clocher au loin fit entendre les six coups salvateurs. Sans perdre un instant, il se précipita dans la rue déserte et couru tout le long du chemin à en perdre haleine. Il arriva au bout d'un quart d'heure devant l'immeuble et grimpa les escaliers quatre à quatre le plus rapidement qu'il pu. Un poing lui déchirait le côté mais il ne s'arrêta que lorsqu'il fut devant la porte de la petite chambre. Il n'attendit pourtant pas de reprendre son souffle et entra directement. Ce qu'il vit le paralysa.

Julianne était allongée sur un vieux matelas où une tâche rouge sombre s'était formée. Elle semblait épuisée et elle tremblait. Des sueurs froides vinrent glacer le dos de l'artiste avant qu'il ne se reprenne.


- NON!

Il avait hurlé de désespoir en même temps qu'il avait claqué la porte derrière lui et qu'il s'était précipité vers son amie. Il s'accroupit près d'elle et mis instinctivement une main sur son ventre tandis que l'autre venait se placer sur le front humide de la jeune femme.

- Julianne, qu'est-ce qui c'est passé? Dis-moi!

Il vint se placer derrière elle et la souleva sans aucune peine, malgré sa frêle apparence, afin de la tenir dans ses bras. Assis sur le matelas défoncé, le dos collé au mur, il passa son bras valide sous celui de la jeune femme pour la serrer un peu plus tandis que son autre main restait obstinément collée au ventre de la résistante. Il aurait voulu crier et pleurer, mais il se devait d'être fort pour elle. Il ravala donc les larmes qui avaient commencé à couler sur ses joues et il s'éclaircit la gorge avant de lui parler d'une voix douce.

- Le docteur ne va pas tarder, il m'a dit qu'il ferait au plus vite. Ca va aller Ju, je te le promet.

Et il avait plutôt intérêt à se dépêcher ce médecin! Parce que s'il n'était pas là dans la demie-heure qui allait suivre, Evan s'occuperait personnellement de son cas... Mais pour le moment, il chassa cette perspective de sa tête et se contenta de caresser le ventre de la jeune femme et de lui déposer des baisers sur les cheveux. Pourquoi fallait-il que ça leur arrive à eux?!

- Je suis désolé. J'aurai dû venir plus tôt, j'aurai dû rester avec toi, j'aurai dû...... C'est à moi de vous protéger......

Il s'en voulait à mort et la rage qu'il ressentait était maintenant dirigée contre lui plutôt que contre le destin et la fatalité. Sa voix s'était brisée et il tenta de ne rien laisser paraître pour ne pas affoler un peu plus sa "compagne". Il resta donc silencieux, à attendre, en étant simplement capable de la cajoler et de lui faire sentir qu'il était là pour elle. Son regard s'attarda durant quelques secondes sur la tâche de sang avant qu'il ne s'en détourne définitivement et qu'il fixe le mur devant lui. Plus que Julianne meurtrie dans ses bras, plus que les frissons qui la parcouraient, plus que tout le reste, c'était cette tâche qui le faisait penser au pire.

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Julianne Cherring
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Dim 6 Déc - 1:52

Julianne avait du faire un effort considérable pour rester éveillée. Elle se sentait tellement mal, à la fois physiquement et mentalement, vidée de ses forces et complètement abattue. Des idées terribles qu'elle refusait d'admettre ne faisait qu'aggraver son état déjà au bord du critique et la chape de plomb qui lui tombait sur les épaules à l'instant ne la tentait qu'un peu plus à céder à la tentation de fermer les yeux et de se laisser porter par le sommeil anormal qui s'emparait d'elle. Elle eut à peine la force de donner à Evan le numéro qui lui avait demandé alors qu'il lui assurait qu'il attendrait d'être dans la légalité pour se déplacer et venir la retrouver. Sa réponse lui décrocha tout de même un petit soupire, faible, de soulagement. L'homme lui assura une dernière fois qu'il n'allait pas tarder et que tout allait bien ce passer et Ju ne demandait qu'à le croire mais la peur qui s'était définitivement emparée d'elle l'en empêchait.

L'artiste finit par raccrocher et Julianne dut passer presque deux heures entre l'attente et la peur, luttant pour ne pas se laisser gagner par l'étrange sommeil, proche de l'inconscience. Elle se sentait terriblement vide. Était-ce une simple impression, ou… ? La résistante crispa ses mains dans les draps. Elle devait se battre et être forte, comme elle l'avait toujours fait. Alors pourquoi elle avait la singulière impression que ce qui lui arrivait là était totalement différent ? Elle ne savait plus bien si les minutes lui avait paru passer comme des heures ou si au contraire, elle n'avait pas vu le temps passer, berné par des pertes courtes de lucidité.

Au final, l'homme entra à la volée dans le petit appartement. La porte s'ouvrant avec fracas et reclaquée sans plus de cérémonie n'eurent pas autant le bénéfice de tirer la rebelle de sa léthargie que le cri qu'Evan avait poussé en la voyant. Elle aperçue l'homme se ruer vers elle puis sentie quelques secondes plus tard sa main contre son ventre et son front brulant. La jeune femme aurait voulu répondre clairement à ses questions mais elle ne parvint qu'à murmurer quelques mots intelligibles et sans vraiment de cohérence. Elle sentit l'homme la soulever doucement pour venir se placer de façon à la tenir tout contre lui. Ju' se laissa faire. Sa présence était un tel réconfort inespéré. Pourtant elle savait que l'homme résistait pour ne pas craquer, elle le sentait, malgré tout ses efforts elle le connaissait trop bien, son air tendu et ses yeux, son regard... elle aurait voulu le remercier de prendre sur lui.

Sa voix douce et rassurante berça la rebelle qui avait de plus en plus de mal à lutter contre l'envie de se laisser totalement aller. Il lui assurait que tout irait bien, que le docteur allait arriver d'une minutes à l'autre, mais elle ne voulait pas du médecin, pas pour qu'il lui dise ce qu'elle refusait d'entendre. Et pourtant le doute était plus que permis vu l'état où elle se trouvait actuellement.
Evan se reprocha alors de ne pas être resté auprès d'elle, d'avoir failli à son rôle, se qui décrocha un petit soupire à Ju'. Elle n'avait pas vraiment le courage d'essayer de lui faire comprendre qu'il se trompait par d'autre moyen pour l'instant. Sa main gauche se leva doucement et vint lui effleurer la joue, il ne devait pas dire ça. Il savait aussi bien que la résistante ce qu'il avait convenu la veille. Il n'avait rien à se reprocher. Il était là maintenant et s'était bien tout ce qui pouvait compter.

Quelques instant plus tard, on frappa quelques coups à la porte avant d'entrer. Un homme d'une quarantaine d'année, les cheveux prématurément blanc, vêtu d'un pardessus bleu marine et tenant une sacoche en cuir rappé à la main entra dans la pièce. Il salua de nouveau Evan qu'il avait eu un peu moins de vingts minutes plutôt au téléphone avant de se diriger d'un pas franc vers la jeune femme qu'il connaissait bien. Il jaugea rapidement la situation avant de poser son regard sur le rebelle :


-Que c'est-il passé ? Demanda-t-il d'un voix sévère.

Sans attendre la réponse il s'était agenouillé auprès de Julianne et avait commencer à retirer ce qui aurait pu être gênant pour l'examiner. La jeune femme avait semblé perdre déjà pas mal de sang et il était bon d'en connaître l'origine assez rapidement pour sauver l'un ou l'autre des concernés. De plus, elle ne semblait pas vraiment dans son assiette et palissait à vu d'oeil.

-Julianne, écoutez-moi, il faut que vous restiez avec nous... Julianne !

L'homme ne voulait absolument pas que la rebelle s'endorme et celle-ci lutait comme elle pouvait contre elle-même. La tentation de se laisser porter, confortablement installé dans les bras d'Evan. Schla ! Une gifle tomba sans prévenir, la tirant violemment de son état. Elle sursauta sous la stupeur mais au final n'avait presque pas sentie la douleur.
Le médecin avait encore la main tendu vers elle et la regardait à la soin sévèrement mais inquiet :


-Julianne... c'est important... gardez les yeux ouverts.

Il lança alors un regard signification à l'autre homme présent dans la pièce, pour lui faire comprendre qu'il devait l'imiter si la jeune femme ne parvenait pas à faire ce qu'il lui demandait.
Il procéda alors à l'examen comme il pu, dans des conditions et avec un matériel de fortune. Mais au bout de quelques minutes il se releva et se dirigea vers l'évier misérable. Sans un mot.
Il ne savait pas bien ce qu'il pouvait dire devant cet homme qu'il ne connaissait pas. Certes c'était lui qui l'avait contacté mais il connaissait un peu Julianne et la jeune femme avait beaucoup de secret, même s'il n'était pas tout à fait idiot et qu'il aurait aisément pu comprendre ce qui se passait, le médecin de voulait pas cracher le morceau si Ju' ne l'avait pas fait au préalable.


-Elle est hors de danger.

Il se doutait légèrement que la réponse ne serait qu'à demi satisfaisante mais il craignait d'en dire plus. Il radoucit alors son regard pour faire comprendre à l'homme, s'il eut été au courant, que tout allait bien, qu'ils allaient tous les deux bien et qu'il n'y avait plus rien a craindre. Il y avait eu une petite complication, rare et assez impressionnante à cause de la quantité de sang, mais que le problème était réglé.

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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Dim 6 Déc - 4:35

Lorsqu'elle lui caressa la joue, l'artiste ne pu plus se retenir et laissa les larmes couler sur son visage. Il essayait d'être fort pour pouvoir l'aider, mais il n'y arrivait plus. Une panique quasi incontrôlable s'était emparée de lui et s'il ne pétait pas totalement un plomb c'était bien parce qu'il tenait la rebelle entre ses bras. Si jamais il leur arrivait quoique ce soit... Il ne se le pardonnerait jamais. Mais heureusement pour l'état de santé de Julianne et les nerfs d'Evan, le médecin arriva peu après et prit directement les choses en mains. Son regard sévère et ses paroles sèches ne dérangèrent absolument pas le jeune homme. Au contraire, il sentait qu'il avait besoin de ça, que quelqu'un le dirige et lui redonne du poil de la bête. Le journaliste resta muet, obéissant aux regards entendus du nouvel arrivant lorsqu'il lui signifia qu'il ne fallait pas qu'elle s'endorme. Instinctivement, il commença à parler à son amie pour tenter de la tenir éveillée. Tout ce que cet homme jugerait bon qu'il fasse pour la mettre hors de danger, il le ferait sans aucune hésitation.

- Allez Ju, c'est bientôt fini. Reste avec moi. S'il te plaît. Ne me lâche pas maintenant. Ne t'endors pas.

Il lui serrait à présent la main de toute ses forces, quitte à lui faire mal. Au moins cela aurait-il peut-être pour effet qu'elle ne rejoigne pas les bras de Morphée. Il continua donc son geste et lui parla durant toute la durée de l'examen. L'air semblait s'être enfui de ses poumons et son sang s'être glacé dans ses veines. Il épiait le moindre signe d'amélioration ou au contraire, même s'il préférait ne pas y penser, d'aggravation. Mais rien ne semblait changer. Elle était toujours fiévreuse et frissonnante et il était impossible à l'artiste de lire quoique ce soit sur le visage du médecin. Celui-ci ne laissait rien transparaître et Evan aurait pu le tuer du regard alors qu'il prenait tout son temps pour le mettre au courant de l'état de santé de son amie. Lorsqu'enfin il se décida à parler, il poussa un soupir de soulagement et laissa un rire s'échapper de sa bouche. Toute la pression s'évacuait maintenant que le pire était passé, mais il se reprit bien vite pour pouvoir en savoir un peu plus, car le regard du docteur n'avait pas été des plus explicites. Il avait besoin d'entendre que l'enfant allait bien lui aussi.

- Et le bébé? Il va bien?

Sa voix était enrouée et tremblait de peur face à la réponse que l'on pourrait lui donner. Mais lorsque le médecin lui assura que les deux personnes qui représentaient tout pour lui étaient hors de danger, il poussa un nouveau soupir de soulagement et rejeta sa tête en arrière, l'appuyant contre le mur. Tout allait bien! Ils étaient tout deux vivants! A ce moment, rien d'autre ne pouvait compter pour lui. Cependant il tenait toujours Julianne dans ses bras et il releva la tête pour fixer le médecin qui remballait ses affaires.

- Et maintenant docteur? Comment ça va se passer? Enfin je veux dire... Qu'est-ce qu'elle va devoir faire? Qu'est-ce que je peux faire?

Il paraissait totalement désemparé et le praticien fut étonné de voir à quel point ce jeune homme semblait tenir à sa patiente. Le père du futur bébé? Peut-être. Mais quoiqu'il en soit, il était au courant de la grossesse et paraissait réellement se préoccuper de l'état de Julianne, alors autant lui donner quelques directives.

- Et bien, pour l'instant, elle va devoir se reposer. Vous pouvez faire en sorte qu'elle reste alitée autant que faire se peut durant les deux prochaines semaines. Il est important qu'elle ne fasse pas d'efforts physiques durant cette période. Ensuite elle devra faire attention jusqu'au terme de sa grossesse. A la moindre douleur, il faudra qu'elle vienne me voir. Mais de toutes les manières, je vais devoir faire un suivi plus régulier.

Il n'était pas dupe. Il connaissait très bien Julianne. Il savait pertinemment que de la faire rester au lit durant toute une journée était déjà bien assez difficile, alors deux semaines! Il espérait que l'homme devant lui était robuste et avait de la patience, parce qu'il allait en avoir besoin! En tout les cas, il avait eu la bonne réaction en l'appelant et il ne doutait pas, vu comme il se comportait avec la jeune rebelle, qu'il allait prendre soin d'elle correctement. C'est donc rassuré qu'il finit de remballer ses affaires et qu'il prit le chemin de la porte devant laquelle il s'arrêta tout à coup pour se retourner et faire face à l'étrange couple.

- Au fait. Savez-vous pourquoi elle a soudain eu envie de le garder? Il me semblait qu'elle était très décidée sur ce point.

Evan eu un petit sourire et haussa les épaules d'un air innocent.

- Je n'en sais pas plus que vous. Peut-être a-t-elle mieux réfléchi à la question.

Le médecin comprit tout de suite le regard entendu que l'artiste lui avait lancé et après avoir affirmé qu'il s'agissait sûrement de cela, il tourna les talons et sorti de la chambre, laissant les deux amants seuls.

Evan serra encore quelques minutes son amie avant de s'activer. Délicatement, il l'allongea sur le lit et se leva pour se diriger vers une armoire. Il en sortit des draps propres et une grosse couverture bien épaisse et chaude. Il prit au passage un large t-shirt vieilli et une culotte et posa le tout sur une chaise. Maintenant, la partie la plus "amusante" allait commencer. Avec le plus de douceur possible, il souleva Julianne et la posa à même le sol le temps d'enlever les draps ensanglantés, de nettoyer un peu et de refaire le lit. De temps à autre il l'appelait par son prénom pour être assuré qu'elle ne s'endormait pas. Il savait qu'à présent elle pouvait se reposer, mais il allait avoir besoin d'un minimum de sa coopération pour la suite des événements!

Lorsqu'il en eu fini avec le lit, il s'appliqua à lui enlever ses vêtements et à les jeter en boule sur le tas de linge sale dans un coin de la pièce. Il passa ensuite ses bras sous son corps nu et la porta jusqu'à une petite douche. Il regarda autour de lui mais ne trouva pas d'autres solutions que de se mouiller un petit peu et de l'accompagner sous le jet d'eau. Il s'appliqua donc à la laver, sans gêne, mais avec une certaine pudeur tout de même. Il était délicat dans tous ses gestes et lorsqu'il eu fini, il l'enveloppas comme il pu dans un linge avant de la ramener sur le lit et de l'habiller avec les vêtements posés sur la chaise. Il posa sur elle la grosse couverture moelleuse avant de nettoyer ce qui devait encore l'être et de se déshabiller à son tour. Ses habits étaient complètement mouillés et il était transi de froid, mais il avait au moins la satisfaction de voir que Julianne semblait se reposer. Après s'être séché à la va vite, il hésita puis décida qu'il n'allait pas attendre debout que ses habits sèchent. Il se faufila donc sous les draps et enlaça la jeune femme avec tendresse.


- Jamais tu ne me refais ça Ju, compris?

Sa voix exprimait plus le soulagement qu'autre chose et pour bien lui signifier qu'il avait eu une grosse frayeur mais qu'il était à présent là pour elle, il lui déposa un léger baiser sur la nuque et la serra un peu plus fort contre lui, une main à nouveau posée sur son ventre.

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Julianne Cherring
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Dim 6 Déc - 16:28

La voix réconfortante de l’artiste parvenait difficilement aux oreilles de Ju’, il s’agissait plus d’un vague écho auquel la rebelle essayait tant bien que mal de se raccrocher de toutes ses forces... du moins du peu de force qu’il pouvait lui rester. Elle sentait à peine la main de son ami se resserrer sur la sienne mais elle sentait sa présence et s’était le principal. Le médecin eut bientôt fini et elle perçue des bribes confuses de conversation entre Evan et le docteur. Elle n’arrivait pas à savoir ce qu’il en était. Elle entendait des mots mais elle n’arrivait pas à comprendre ce qui se disait. Le pire de tout, elle ne savait pas ce que l’homme avait conclus ; elle ignorait totalement ce qui s’était passé, mais surtout si le bébé allait bien. Le praticien ne resta pas plus longtemps, laissant les deux résistants seuls. Ju’ aurait voulu protester pour qu’on lui dise clairement ce qu’il en était mais elle avait beau chercher, mobiliser toute sa volonté, l’effort lui paraissait trop grand.

Au final, se sentait doucement tomber dans le sommeil lorsqu’Evan se décida à remuer. Elle protesta faiblement pour qu’il la laisse dormir mais il semblait que l’homme en avait décidé autrement. Il lui parlait de temps en temps pour la garder éveillée tandis qui s’affairait à changer les draps. Il s’occupa ensuite de la déshabiller doucement et de la prendre dans ses bras pour la conduire jusqu’à la douche. Il était doux et attentionné, et si la rebelle se sentait trop faible pour se rendre compte réellement de ce qui passait autour d’elle, elle tentait, dans la mesure de ses moyens, d’aider l’artiste dans sa tâche.

Elle se retrouva quelques minutes plus tard confortablement installé sur lit de fortune propre, elle-même débarrassée de la désagréable sensation de ce qui venait de se produire.
Elle se laissa couler sous la couverture et quelques instants plus tard elle sentait Evan la rejoindre et venir se placer tout contre elle pour la prendre avec douceur dans ses bras. Elle frissonna doucement, plus de plaisir que de froid, mais le doute pouvait heureusement être permis. Elle eut soudainement la vision qu’ils auraient pu passer leur vie comme ça, à ne jamais se cacher, mais il avait fallu qu’il en soit autrement et c’était probablement la dernière fois que ça leur arrivait. Alors pourquoi est-ce que ça c’était passé en de telles circonstances ?
La jeune femme ne profita pourtant pas bien longtemps de cette étreinte et sombra on ne pouvait plus rapidement dans un sommeil de plomb.

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Luc De Guise
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Dim 6 Déc - 18:25

Arrow Ca pourrait pas arriver aux autres!?

Luc n'avait pas dormi depuis le moment où Shela s'était faite enfermée et celui où il se retrouvait face à cette porte, dans ce taudis sans nom, pour aller chercher de l'aide auprès de ceux qu'il avait envoyé paitre quelques semaines plus tôt. Ses traits étaient tirés, son teint était aussi pâle que celui d'un mort. Il avait l'impression de se mouvoir comme dans un rêve, un cauchemar plutôt. Ayant perdu l'appétit, le sommeil, ne travaillant qu'au succès de son plan, le sauvetage de sa compagne. Il n'y avait que cela qui le maintenait encore debout à l'instant.

Après que Livingstone ait quitté ses appartements lors du fameux jour, il était directement partit à la recherche de cet autre résistant infiltré dans le palais. Un valet de seconde catégorie qui passait des plus inaperçus. Le pauvre homme n'avait pas totalement tout compris quand le ministre de la communication en personne avait débarqué dans sa chambre, l'avait attrapé au col et plaqué contre le mur, tout en lui parlant d'un ton emplit de menace et de rage que s'il ne lui donnait pas de suite le moyen de contacter celle qui l'avait enlevé, il le dénoncerait lui-même aux gardes impériaux, afin qu'il se retrouve auprès de ses amis dans les sous-sols pour une petite séance gratuite de torture.

Comment dire... Luc avait été des plus violent et radical dans ses paroles, mais il ne pouvait pas faire autrement. Le temps ne jouait pas en sa faveur, il n'en avait que très peu en fait, pour pouvoir monter à bien son idée. Il ne devait pas en perdre une seule seconde. Trop abasourdit pour totalement mettre son esprit au clair, le pauvre rebelle avait alors craché l'adresse où vivait Julianne, leur chef donc. Enfin, c'était comme cela que De Guise la voyait et ce n'était pas plus mal. Il remercia alors l'homme, tout en le rassurant sur le fait que son secret ne serait jamais dévoilé et avait filé aussi rapidement qu'il était venu. Laissant l'autre dans la plus grande des expectatives. Cet homme avait pété une durite?

Mais le ministre se souciait guère de ce que l'on pouvait penser de lui, il lui fallait maintenant trouver le moyen de sortir du palais sans éveiller les soupçons. Chose la plus compliquée, quand on savait que Joane lui avait coupé tout moyen de pouvoir aller prendre l'air au-dehors. Heureusement pour lui, il avait un rendez-vous des plus importants avec l'un de ses compatriotes et l'Impératrice, elle-même, ne pouvait lui interdire de le voir. C'était un rendez-vous hebdomadaire qu'il avait avec ce monsieur, pour parler des affaires de l'Etat du Canada et pour donner de ses nouvelles aussi en même temps, ce qui faisait qu'elle n'avait aucun droit là-dessus, car si l'homme politique ne se présentait pas à ces rencontres, l'Amérique du Nord pouvait aussi considérer cela comme un manque à l'égard du contrat qu'ils avaient passés avec Livingstone et une bonne excuse de lancer une attaque contre l'Empire. Ce qu'elle ne souhaitait pas, assurément.

De Guise profita donc de cette aubaine pour rejoindre l'adresse qu'on lui avait donnée. Voilà comment il avait réussit à se trouver de bout, devant cette porte. Il frappa trois coups secs sur la porte, tout en attendant que quelqu'un vienne lui ouvrir. De profil à l'entrée, son regard scrutait l'escalier, pour voir si quelqu'un l'avait suivi. Une de ses mains tenaient une mallette en cuir, qu'il utilisait en général quand il allait voir son collègue, son visage avait encore quelques hématomes de son dernier combat contre un guerrier. Celui-ci avait réussi à lui ouvrir à nouveau l'arcade et un beau bleu-violet décorait l'arrête de sa joue gauche. A croire que depuis que les rebelles en avaient fait leur punching-ball, tout le monde avait décidé d'en faire autant.

Des pas se rapprochaient de la porte, l'impatience le gagnait alors bien rapidement. La porte finit par s'ouvrir et... quelle ne fût sa surprise en reconnaissant, non pas la femme qu'il venait voir, mais un homme, journaliste, qu'il avait vu quelques heures avant sa venue forcée chez les rebelles. Il le tuait du regard et un sourcil se haussa naturellement à cette rencontre imprévue.


- Monsieur Kane... quelle surprise. Ce n'est pas vous que je venais voir, mais Julianne. Est-elle là?

En fait, ce n'était presque pas une question et il avait déjà amorcé le pas pour entrer dans l'appartement. Il était pressé et quelque peu en colère. Evan n'avait pas trop intérêt à lui foutre plus les nerfs ou ce serait lui, cette fois-ci, qui s'en mangerait une dans la tronche. Foi de De Guise!

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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Dim 6 Déc - 20:01

Evan était resté réveillé un long moment à écouter la respiration lente et régulière de la rebelle avant de lui-même sombrer dans les bras de Morphée. Peut-être était-ce le soulagement de la savoir elle et le bébé hors de danger et la pression qui était lentement retombée, mais il dormi d'un sommeil profond et sans rêves, totalement réparateur. Il en fut pourtant sorti brutalement et bien trop vite à son goût par des coups frappés avec force sur la porte. Le médecin aurait-il oublié quelque chose? C'était peu probable, mais dans le doute, il se leva pour aller ouvrir. Il passa rapidement son caleçon et son jeans qui étaient plus au moins sec à présent et l'air toujours un peu endormi, il oublia de vérifier qui se trouvait derrière. Quelle ne fut pas sa surprise en découvrant la Ministre de la Communication en personne qui se tenait là, devant lui, et qui apparemment n'était pas dans un bon jour. Il n'eut pas le temps de reconnecter son cerveau à la réalité que l'homme passait déjà la porte sans autre. Qu'est-ce qu'il voulait? Il était là pour faire payer à Julianne ce qu'elle lui avait fait subir? Hors de question!

Il lança un coup d'oeil à la jeune femme qui semblait doucement émerger puis referma la porte avec calme avant de prendre De Guise par le col de sa veste et de la plaquer au mur. Que l'homme l'ait reconnu lui importait guère à présent. Non seulement sa couverture de journaliste au JOP était tombée, mais de plus, s'il n'était pas complètement crétin, Luc ferait le lien entre le bras blessé d'Evan et la personne qui lui avait foutu une raclée à l'aide d'une lampe. Il était grillé et étrangement, cette information ne lui faisait ni chaud ni froid. Le plus important à présent était de tenir l'homme politique éloigné de sa "compagne". Elle avait déjà assez subi de d'évènements difficiles cette nuit pour qu'on vienne l'emmerder par-dessus!


- Qu'est-ce que vous foutez là? Comment l'avez -vous trouvée?

Très bonne question! Comment avait-il su qu'elle créchait là de temps à autre? Il ne laissa pas le temps à l'homme de répondre et poursuivi après l'avoir un peu plus maltraité et recollé au mur. Cependant il ne pourrait pas tenir comme ça indéfiniment. Son bras n'était pas complètement guéri et il avait dû faire des efforts le matin même pour s'occuper de la rebelle. Mine de rien, son épaule était fatiguée. Mais s'il fallait qu'il se batte pour le tenir éloigné de la jeune femme, il le ferait.

- Elle a passé une très, très mauvaise nuit et moi aussi, alors venez-en au fait tout de suite.

Parce qu'il se doutait bien que l'homme était là pour une raison précise. Si c'était par pure vengeance, peut-être aurait-il amené avec lui quelques membres de la Milice. Ou alors s'attendait-il à la trouver seule et ainsi à pouvoir avoir le dessus? En tout les cas, cette visite ne plaisait pas du tout à Evan et le regard assassin qu'il lançait au Ministre ne pouvait pas laisser planer le moindre doute sur ses sentiments.

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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Dim 6 Déc - 20:57

L'homme face à lui semblait tout aussi surpris. Pas étonnant, ni l'un, ni l'autre, ne s'était attendu à se croiser ici. Mais quelle importance, Luc n'était pas là pour tenter de coller certaines pièces du puzzle qui devenaient de plus en plus clair à ses yeux. Il se moquait du journaliste, ce n'était pas lui qui l'intéressait, voilà pourquoi il était entré dans l'appartement sans demander son reste, à la recherche de la seule femme qui pouvait faire quelque chose pour lui. C'était bien entendu sans compter le fait qu'Evan allait protéger sa copine coûte que coûte. Car oui, il se doutait bien qu'il y avait quelque chose entre eux, vu comment le mec était habillé. Et s'il se trompait sur son jugement et bien... tant pis pour eux.

Bref, pour dire que De Guise avait seulement réussit à faire quelque pas dans la pièce, pour voir la jeune femme couchée dans le lit un peu plus loin, qu'il se sentit alpagué par le col de son manteau et violement plaqué contre le mur. Une moue de douleur se fit voir sur son visage, la fatigue et l'inquiétude des dernières heures ne l'aidaient pas réellement à encaisser les coups, n'importe lesquels d'ailleurs. Mais la rage risquait de lui faire rendre tout ce que Kane lui faisait subir à l'instant, s'il s'obstinait à jouer aux cons, ainsi, avec lui.

Il voulait savoir comment et pourquoi il était ici, aux yeux du ministre, ça ne regardait pas ce type un peu trop curieux à son goût. Tout en lui expliquant que tout le monde avait passé une mauvaise nuit. Tiens, ils auraient un point commun comme cela. Tuant du regard le jeune homme, il lâcha sa mallette et de ses deux mains, repoussa l'homme qui le plaquait contre le mur avec violence. Il mourrait d'envie de continuer en lui foutant son poing dans le nez, mais ce n'était vraiment pas le moment d'envenimer les choses. Remettant son col de façon un peu plus correct, il répondit à ses questions d'un ton des plus glacials.


- Nous sommes quatre alors dans cette condition. Je veux la voir, c'est à propos de quelqu'un qui m'est cher. Ou vous souhaitez avoir, à nouveau, la mort de l'un des vôtres sur la conscience...? Fit-il alors sombrement. Même si son teint avait encore un peu perdu de sa pâleur à ces mots.

Oui, il semblait aussi avoir compris qu'Evan faisait parti de la Cible, pire encore, il avait remarqué son bras, sa blessure. Qui lui avait rappelé les mots de Joane, quand elle lui avait ordonnée de retrouver ces rats qui avaient tagués ses affiches. A croire qu'il venait de trouver l'un des responsables du coup. Pas cool pour celui qui avait péri dans les cachots à sa place, sur une fausse accusation de la milice.

Voilà que De Guise repensait à Shela, à ce qu'elle devait subir comme tourments dans les cachots, une baffe mentale devait le remettre d'aplombs ou il risquait de perdre toute contenance face au rebelle. Non, il se devait de tenir, pour elle, pour la sauver, voilà l'important. Voilà à quoi il devait absolument s'accrocher.

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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Dim 6 Déc - 21:42

Evan s'était plus ou moins attendu à ce que l'homme ne se laisse pas faire, mais lorsque ce dernier le repoussa avec force, il failli perdre l'équilibre et tomber par terre. Le salaud avait appuyé sur son épaule blessée et la douleur fut instantanée. Il lui lança un nouveau regard noir et alla fouiller dans son sac à la recherche de calmants tandis que le Ministre reprenait la parole. Penché au-dessus de sa besace, il se figea et mis quelques secondes avant de se relever lentement et de se tourner vers le nouvel arrivant. Non, comment est-ce que ça pourrait être possible? Elle avait toujours su rester discrète durant tout ce temps et la seule fois qu'elle avait été mise en danger, c'était clairement à cause de l'homme politique. Cette relation le dépassait complètement mais il n'essayait pas de comprendre et depuis qu'il vivait une situation aussi compliquée avec Julianne, il ne trouvait plus rien à y redire. Il ne rembarra donc pas De Guise comme il aurait pu le faire quelques semaines avant cela mais le fixa avec une grave intensité.

- Elle a été découverte? Ils savent qu'elle fait partie de la Cible depuis quand?

Il avait fait abstraction des remarques désobligeantes de l'homme sur leur choix de vie de rebelles, parce que ce n'était pas franchement le moment de s'engueuler pour des questions d'idéologie! Il avait tout de suite compris que Luc parlait de sa chère et tendre et en était directement venu à l'essentiel. Parce que là, ça se comptait en question d'heures avant qu'ils ne commencent les choses sérieuses. Il savait que Shela était une femme forte mais même les plus braves et les plus costauds avaient succombé à la torture impériale. Elle ne tiendrait pas très longtemps et s'ils voulaient la sauver ils allaient devoir s'activer.

Il avala son cachet avec un peu d'eau du robinet, ignorant superbement la présence du Ministre, avant d'aller s'agenouiller vers Julianne pour la réveiller en douceur. Il lui caressait délicatement les cheveux et même si en temps normal il aurait fait plus attention à ses gestes envers la jeune femme, là il s'en foutait royalement. Leur identité avait été découverte, le masque était tombé, alors ils n'étaient plus à ça prêt! Il la secoua très légèrement et l'appela par son prénom plusieurs fois avant de commencer à lui expliquer ce qui se passait alors qu'elle sortait de son sommeil.


- Ju, réveille-toi. De Guise est ici, Shela a un problème.

Il s'était dépêché d'ajouter la raison de sa présence pour ne pas l'affoler. Il fallait qu'elle reste au calme et il voulait éviter une scène comme plus tôt dans la journée. Ils avaient frôlé le drame et il ferait tout pour que cela ne se reproduise pas, quitte à le faire comprendre clairement à Luc. Il lui lança d'ailleurs un regard en coin et lui désigna l'unique chaise de la pièce. C'était un rebelle, certes, mais un rebelle poli et bien élevé s'il vous plaît!

- Elle doit rester couché, asseyez-vous.

Il aida Julianne à se poser dos au mur et lui apporta un verre d'eau avant de se poster debout à côté d'elle et de fixer son regard sur De Guise. Si pour une quelconque raison il lui venait l'envie de faire du mal à la jeune femme, blessé ou pas, Evan lui réglerait son compte. Mais il se doutait bien que présentement, l'homme n'en avait juste rien à foutre de ce qu'il avait subi et qu'il voulait surtout sauver la femme qu'il aimait. Cependant c'était lui qui était dans une position de force cette fois-ci et l'artiste avait horreur de ça. Il redoutait ce que l'homme pourrait leur demander de plus par la suite, le chantage qu'il pourrait le faire. Il n'avait aucune confiance en lui, ce planqué du gouvernement. Paranoïa, quand tu nous tiens!
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Julianne Cherring
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Dim 6 Déc - 23:18

Ju fut tiré du profond sommeil réparateur dans lequel elle s’était plongée pendant plusieurs heures par le bruit de coup contre la porte et les mouvements d’Evan pour se sortir du lit. Elle avait péniblement ouvert un œil avant de changer de position de d’être bien tenter de continuer son petit somme pour quelques heures encore. Elle avait marmonné quelques propos incohérents à son ami pour essayer de lui faire comprendre qu’elle n’attendait personne et qu’il fallait qu’il fasse attention avant d’ouvrir. Sur ces bribes de parole incohérente elle se rendormit presque instantanément alors que de son côté, l’artiste tombait nez à nez avec le ministre de la communication.

On la tira de nouveau de ses rêves par quelques caresses dans les cheveux. Evan l’appelait pour son prénom pour essayer de la tirer des bras de Morphée, et finit par la secoua légèrement pour la stimuler et elle finit par prendre le dessus et ouvrir les yeux. L’homme ne tarda alors pas alors à lui annoncer une nouvelle des plus... ennuyeuse. Premièrement parce qu’un certain ministre était à la porte, justement celui qu’elle avait fait kidnapper et tabasser quelques semaines plus tôt, et deuxièmement parce que Shela avait des ennuis.
Il n’en fallu pas plus pour que la rebelle pour sortir instantanément de sa léthargie et essayer de se redresser. Elle avait balayé d’une main celle d’Evan, il était complètement insensé d’avoir de tels geste envers elle fasse à De Guise. Ses yeux étaient alors tombés sur l’homme qu’elle avait foudroyé du regard. Ju, aidé par son ami se redressa le plus rapidement possible. Déjà qu’elle ne pouvait pas se lever, elle ne voulait pas montrer au politicien qu’elle avait un sérieux problème encore moins confirmer les pensées qu’il pouvait déjà avoir à propos du journaliste et de sa personne.

Le ministre s’assit sur l’unique chaise de la pièce, comme l’avait invité Evan. Le résistant vint d’ailleurs lui apporter un verre d’eau, qu’elle prit en le remerciant d’un geste de la tête. Elle fixait tour à tour les deux hommes de son air le plus assuré, cachant parfaitement sa surprise, un peu moins bien sa colère. Elle finit par se concentrer entièrement sur Luc avec un petit air de dégout :


-Qu’est-ce que vous lui avait fait ? Lui demanda-t-elle alors d’une voix tranchante. Parce qu’il était clair que, quoi qu’il pourrait en dire, s’il était arrivé quelque chose à Shela ça ne pouvait qu’être de sa faute, indirectement, ou pas.

Dans son esprit un tas de pensée venaient se heurter les unes contre les autres. Si la résistante avait été arrêtée et envoyée dans les sous-sols il était clair qu’elle allait passer à la question, et aussi forte qu’elle pouvait l’être, personne n’y résistait bien longtemps. Se poserait alors la question de ce qu’elle aurait dit... Etrangement, Ju’ en vient rapidement à remarquer que l’homme en face d’elle ne semblait pas dans la meilleure des formes. Ce qui la laissa un brin perplexe. Qu’est-ce qui avait bien pu se passer ? Qu’est-ce qu’il attendait d’elle ? Beaucoup apparemment puisqu’il avait prit le risque de chercher à la contacter et qu’il avait même réussit par on ne savait quel moyen à la trouver...

-Et qu’est-ce que vous attendez de nous ? Parce que je suppose que vous n’êtes pas simplement venu ici pour m’apprendre la nouvelle...

Ca s’était certain. Julianne ne ressentait absolument plus la fatigue et était exclusivement fixée sur le ministre. Ce n’était pas le moment pour elle de montrer ses faiblesses, même si justement, le moment était mal choisi. Elle connaissait un peu l’homme et savait qu’elle pouvait s’attendre au pire avec lui. Surtout qu’il avait dû garder quelques rancœurs de son passage dans les mains de la Cible.

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Luc De Guise
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Lun 7 Déc - 0:34

Il n'était pas le bienvenu? Oui bon et alors? Qu'est-ce qu'il pouvait en avoir à foutre? En tous les cas, il vit bien rapidement que son petit discours avait fait mouche, Evan se redressa alors de toute sa hauteur pour lui faire face, tout en lui posant des questions. Mais le ministre ne voulait pas lui parler, pas à lui. Il fit une moue en réponse avant de secouer légèrement la tête, il se devait quand même de le rassurer sur un point, ce n'était pas leur misérable entreprise qui était en danger, juste la femme qu'il aimait.

- Ils ne le savent pas.

Ca devrait au moins mettre les choses au clair pour le journaliste. Personne au palais ne savait que Shela pouvait faire parti de la Cible, ce qui était un avantage pour elle, si torture et question il y avait, et connaissant Livingstone, il ne doutait pas qu'elle en subirait - un frisson glacial lui traversa l'échine, faisant perler des gouttes de sueur sur ses tempes rien qu'à y penser, car il savait ce qui se pratiquer dans les sous-sols du palais, il l'avait vu - jamais l'idée qu'elle soit une rebelle ne viendrait à l'esprit de ses bourreaux, ce qui les empêcheraient de lui poser des questions à ce niveau. Une maigre consolation, sa seule erreur avait été de tomber sous le charme d'un homme comme lui. Et il s'en voulait, comme personne dans cette pièce ne pouvait en avoir idée.

Le journaliste finit par faire ce que le ministre attendait depuis le début, réveiller celle qu'il était venu voir. Il n'avait assurément pas prit tout ces risques, pour échouer aussi près du but et tant qu'il n'aurait pas parlé à Julianne, il ne partirait pas d'ici. Et ça, Kane pouvait en être certain. Il ne connaissait assurément pas son côté têtu comme une mule, mais il l'apprendrait bien vite. Et tandis qu'Evan allait réveiller sa bien-aimée, ce qui tira un léger pincement au cœur à notre ami, celui-ci, alla ramasser sa mallette pour s'approcher ensuite lentement du lit. De Guise voyait parfaitement que la femme qui lui avait paru si forte lors de leur dernière rencontre, n'était plus au meilleur de sa forme, il ne savait pas tellement ce qui avait pu lui arriver, mais ça n'avait pas semblé lui réussir réellement.

On lui demanda de s'asseoir, il suivit la demande sans broncher, puisque son interlocutrice était réveillée. Il approcha alors la chaise un peu plus près, tout en remarquant le manège entre les deux amants. Car c'était assurément ce qu'ils étaient en voyant les gestes de l'homme envers sa compagne. Compagne qui ne semblait pas apprécier ces quelques marques de tendresses... il aurait voulu lui dire qu'elle ferait mieux de les prendre telles quel, d'en profiter un maximum, mais resta silencieux. Surtout qu'il se fit bien rapidement fusillé du regard par la jeune femme. Il y répondit par un léger arquage du sourcil gauche, se faisant, il ressentit la douleur à l'arcade blessée, il avait frappé vraiment fort ce con. Elle entra directement dans le vif de la conversation et il avait sentit son inquiétude et sa colère, bien qu'elle tente de reste le plus calme et maître de soi possible.

Ce qu'il lui avait fait?


- L'amour... marquant un léger temps, il estima que le moment était venu de dire ce qu'il avait à dire. De toute façon, Julianne avait posé toutes les questions qu'il fallait, c'était donc à lui de répondre et il était bien là pour ça. Leur expliquer et espérer leur aide en retour. Je serais court et bref, je n'ai pas de temps à perdre avec quoi que ce soit. Livingstone nous a surpris ensemble, si on ne lui posait pas directement la question de pourquoi ils étaient ensemble alors qu'ils savaient pertinemment le danger encouru surtout maintenant, il resterait silencieux sur ce sujet et continua sur sa lancée. Comme vous devez vous en douter, la réaction de l'Impératrice ne se fit pas attendre et Shela est condamnée à être exécutée pendant la Grande Parade. Sa voix s'était quelque peu coincée dans sa gorge, les mots avaient eu du mal à passer. Parce que ça le tuait à chaque fois un peu plus d'en parler ou d'y penser.

- A votre avis, que puis-je attendre de votre part? Hum? Mis à part de la sortir des griffes de cette folle une bonne fois pour toute! Il prit sa mallette sur ses genoux et l'ouvrit sans plus attendre. J'avais juré de ne jamais vous aidez, vous l'avez bien vu, même vos coups n'ont pas eu d'effet, mais je vais briser tout cela, pour que vous puissiez la sauver, car il y a une chance de pouvoir réussir et je lui ai promis que je ferais tout ce qui est en mon pouvoir pour la sortir de là. Et cette chance, se trouve pendant ce fameux événement. Juste avant les exécutions publiques... Joane est du genre à vouloir les voir d'un peu plus près, peut-être que vous pourrez faire une pierre deux coups, sauver ceux qui seront sur l'échafaud et la blessé assez gravement pour qu'elle soit au lit pour les prochains mois ou alors l'envoyer 6 pieds sous terre, ce qui ne serait pas plus mal. Je suis celui qui devra lancer les hostilités, faire un discours avant ce ""grand"" moment, je pourrais le faire tenir un moment, le temps que vous vous mettiez en place, après, ça sera à votre tour de jouer.

Oulha, il était direct, mauvais, en colère. Sa priorité était sa compagne, rien d'autre ne comptait. Il sortit alors des papiers de la valise en cuir et les tendit à son interlocutrice.

- Voilà tout ce que je peux vous fournir concernant ce que vous vouliez savoir. Je ne peux pas faire plus, je tiens seulement à ce que vous la sauviez...

Bien sur que c'était sa faute si la jeune femme en était là, il le savait, il ne nierait pas si la patronne de Shela le lui crachait en pleine figure, mais voilà qu'il faisait tout pour rattraper le coup. On ne pouvait quand même pas leur en vouloir de s'aimer?! C'était la seule chose qui leur restait dans ce monde de merde.

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Julianne Cherring
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Lun 7 Déc - 20:15

Les réponses aux questions de Julianne ne mirent pas longtemps à tomber. De Guise n'y allait pas par quatre chemin, il ne voulait pas perdre de temps et s'était parfaitement compréhensible, Shela était sur la corde raide et chaque minute qui passait la rapprochait de la potence, sans compter ce qu'on était probablement déjà en train de lui faire subir dans les sous-sols du palais. L'humeur de la rebelle ne fit que descendre d'un cran. Elle supportait mal de savoir que l'un des siens s'était fait arrêté et risquait à l'instant sa vie. De plus elle connaissait bien la jeune femme, trop pour que sa perte de soit pas douloureuse. D'un autre côté, elle se devait de penser à la Cible et Shela dans les cachots signifiait un danger pour leur entreprise.

La jeune femme décrocha un nouveau regard noir au ministre lorsqu'il exprima tout simplement le pourquoi de cette arrestation. Comment avaient-ils pu être aussi stupide dans un moment aussi critique. Quelques jours plus tôt la dame de compagnie avait été blessée pour protéger son amant, alors qu'il se trouvait au main de la rébellion. Quand les bourreaux de Shela allaient découvrir sa blessure, qu'aillaient-ils penser selon De Guise ? L 'agacement de Ju était palpable. Elle voulait bien comprendre que deux être s'aiment passionnément, elle eut à cette idée un pincement au cœur, mais il fallait savoir faire la part et chose et rester prudent, surtout dans le monde où ils vivaient ?! La rebelle ne put s'empêcher un petit regard vers Evan avant de se reconcentrer sur le politicien.

Luc lui exposa alors clairement ces intentions. Il voulait leur aide pour sauver Shela. Il apportait d'ailleurs des informations tout droit sorties du palais qui pourrait les aider dans leur entreprise pour sa réussite. Ju' écouta sans broncher, intégrant la moindre information que son vis-à-vis lui fournissait. Lorsqu'il eut finit elle resta quelques instants silencieuse, pensive, déjà en train de réfléchir aux possibilités offerte par cet homme et elle était mitigée. Certes ils pouvaient les aider à réaliser leurs projets, mais il le faisait dans la simple optique de sauver sa bien aimée, la résistance, elle, devait penser plus large et ne pouvait se permettre d'agir pour une seule personne. Parfois il fallait savoir sacrifier une personne pour réussir une action, agir si près de Livingstone était tout à fait suicidaire...

Julianne avait récupéré les documents que le ministre lui avait tendu avant de reprendre sa respiration. Son ton était dur et sans appelle. Elle n'avait en aucun cas l'intention de ménager le ministre, même si au fond d'elle-même, pour le coup, elle s'en voulait de jouer avec ses sentiments. Elle savait ce que c'était et aurait détesté qu'on fasse de même avec elle. Pourtant elle n'avait pas le choix si elle voulait obtenir de De Guise les réponses qui l'arrangeait. Malgré ce qu'elle allait dire, elle n'avait aucune intention de sacrifier Shela, elle avait le même désir que son interlocuteur de la sauver et de l'envoyer loin de l'Empire :


-Qui vous dit que nous allons accepter de vous aider ? Vous avez refuser la collaboration au moment où nous vous l'avons proposé, à ce moment nous avions les moyens de faire quelque chose pour vous et Shela, qu'est-ce qui vous fait croire que c'est encore le cas ? Vous semblez si bien nous mépriser... de plus vous devez douter que l'Empire est encore assez fort pour briser certaine de nos entreprise si elle ne sont pas mis en place à la perfection.

Julianne fit une pose de quelques secondes pour reprendre sa respiration, étrangement elle se sentait drôlement en forme malgré ce que venait d'arriver. Elle reprit avec un brin de cynisme :

-Vous ne trouvez pas qu'il y a quelque chose de bancale dans votre raisonnement ? Réfléchissez cinq minutes... Vous pensez que personne au palais n'est au courant pour la participation de votre amante dans les actions contre le régime, que déduiront-ils lorsqu'à l'interrogatoire ils découvriront sa blessure ? Votre idylle l'a mise en danger, ainsi que toute une organisation qui cherche à combattre de despotisme d'un tyran. Je veux bien croire que vous n'en ayez rien à foutre, vu votre position, mais si vous aimiez vraiment cette femme, vous auriez accepté de la quitter pour la protéger, ou au moins accepter de vous faire quitter l'Empire. Mais non, qu'est-ce que vous faites, vous forniquer sous le nez de Livingstone... Je crois que vous n'êtes qu'un connard d'égoïste, De Guise.

Finit-elle par dire avec le plus grand dégout. Elle avait bien l'intention de lui faire regretter d'avoir mis une des leur dans la pire des positions possibles.

-De plus, qui a accès à ça ? Demanda-t-elle en désignant les documents qu'elle avait dans la main. Livingstone n'est pas stupide, s'il se passe quoi que ce soit pendant l'exécution, que Shela est sauvée, même s'ils comprennent qu'elle faisait partie de la Cible, l'Impératrice va immédiatement faire le lien avec vous... trahison...

Julianne laissa flotter ce mot quelques instant. Elle n'avait pourtant pas le choix s'ils voulait sauver la dame de compagnie, il faudrait dans tous les cas la faire passer pour morte, elle serait assurément plus en sécurité si on la pensait six pieds sous terre... et Luc aussi, de plus si le Canada venait à savoir que Luc avait péri sous la main de Joane, les Etats-Unis ne tarderait pas à entrer en guerre contre l'empire, et ça, la Cible ne pouvait pas cracher dessus.

-Seriez-vous près à mourir pour elle ? Finir par lui demander Ju avec le plus grand sérieux. Shela sera sauvée le jour de son exécution... du moins dans un premier temps... En revanche, vous risquez de mourir à ça place.

La jeune femme n'en dit pas plus. Elle voulait tout d'abord avoir les réactions de De Guise, qui assurément, risquaient de ne pas être calmes. Mais étrangement Julianne se sentait parfaitement de taille à l'affronter, même si au premier coup d'œil c'était loin d'être flagrant.

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Luc De Guise
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Lun 7 Déc - 22:35

Luc ne prêta pas attention au nouveau regard noir qui lui tomba dessus. Il se doutait parfaitement de ce qu'elle devait penser à l'instant. Mais elle ne pouvait pas comprendre ce qu'ils avaient vécus et traversés pour en arriver là. Ils en avaient eus besoin, qu'importe le danger qui les guettait de si près. Shela lui avait annoncé la pire des nouvelles qui soit, elle avait eu besoin de réconfort, lui aussi, c'était arrivé, un point c'est tout. On ne choisissait pas toujours de pouvoir contrôler ses besoins. Ils avaient fait une erreur dont il payait un cher tribut, mais d'un côté, Luc ne regrettait en rien de s'être abandonné quelques instants dans ses bras, car ils avaient au moins fait "la paix". Ce qui bien entendu, rendait encore plus dur ce qu'il se passait à l'instant, mais voilà, c'était le prix à payer. L'épée de Damoclès avait fini par leur tomber dessus, méchamment.

Par contre, il n'apprécia pas d'entendre qu'elle émettait le fait que sa proposition ne l'intéressait plus, d'un coup. Alors qu'ils l'avaient roués de coup presque à l'en tuer pour avoir des informations infimes sur cette Grande Parade. Maintenant qu'il leur livrait un gros morceau sur un plateau, ils feraient la fine bouche? Se foutait-elle sérieusement de sa gueule? Ou cherchait-elle à le mettre encore plus en colère qu'il ne l'était déjà?


- Je ne vous demande pas de faire quelque chose pour me sortir de cet Empire, je veux que Shela s'en sorte, c'est tout. Je ne viendrais pas avec elle, je ne quitterais pas mon poste, je veux simplement la savoir en vie, quelque part, loin d'ici. Et ne venez pas me baratiner en me disant que vous n'avez pas de sortie de secours pour vos membres, je n'en croirais pas un seul mot! Cracha-t-il avec véhémence, avant de se lever comme un seul homme, laissant choir sa valise par terre, il avait besoin d'être debout, cette conversation ne pouvait se passer assise.

Il écoutait les accusations de Julianne sans rien dire, mais les deux rebelles pouvaient sentir la tension qui régnait chez le ministre, qu'il tentait de contenir comme il le pouvait. Ses mains tremblaient légèrement, il se retrouvait obligé à faire les 100 comme un lion en cage pour retrouver un semblant de calme, un semblant de dignité. Bien sur qu'il y avait pensé à cette satanée blessure! Il n'était pas con au point de l'oublier, il stressait même à mort à la découverte de la chose et vu comment sa compagne avait été amenée dans les sous-sols, ils avaient déjà du la voir. Il lui avait dit de ne pas revenir, elle n'avait pas voulu l'entendre. Evidement, il passait pour le méchant dans l'histoire, normal, c'est lui qui était du côté du tyran.


- Me prenez-vous pour un idiot? Ne croyez-vous pas que je n'y ai pas DEJA pensé!?
Il ne supportait pas qu'elle traite leur histoire d'idylle, il la fusilla d'ailleurs du regard. Vous ne comprenez pas tous les enjeux de ma présence sur votre sol et je n'ai pas le temps de vous faire un cours sur la politique étrangère. Vous ne pouvez donc pas comprendre mon refus de m'enfuir avec la femme que j'aime pour vivre comme on l'a toujours rêvé, parce que j'ai des obligations qui vous dépasse! Je lui ai dit de partir! De ne JAMAIS revenir au palais! Et puisque vous me semblez si inquiète par l'état des vôtres, pourquoi l'avez-vous laissée revenir me voir!!? Vous le saviez aussi pourtant qu'elle était blessée, mais vous l'avez renvoyée dans la gueule du loup, sans regret... qui doit se sentir le plus con des deux, entre nous? Son ton était glacial, une colère sourde et contenue grondait dans son fort antérieur et ça se sentait dans sa voix, il n'avait pas encore hurlé, mais ça pourrait bien arriver. Le sujet était délicat, De Guise avait les nerfs à fleur de peau.

Et quand elle le traita de connard égoïste, il craqua sans autre forme de procès, il ne supportait pas de se faire juger ainsi, après tout ce qu'il avait fait et subit depuis 15 ans qu'il était là. La chaise qui se trouvait entre lui et le lit se vit monter en l'air à une vitesse impressionnante, avant de se voir écraser au sol avec une force inouïe, la brisant en morceau. D'ailleurs, un bout de bois en pointe était resté dans la main de l'homme qui bouillonnait littéralement de rage, il le pointa directement sur celui qui se trouvait sur sa droite et qu'il avait vu bouger lors de son pétage de câble.

- COUCHEZ LE CHIEN DE GARDE! Son attention revenant directement sur Julianne, toujours couchée dans le lit. Une aura plus que malveillante l'entourait à l'instant. Rien de très réjouissant en perspective. Si je n'avais pas autant besoin de vous à l'instant, je vous tuerais pour ces paroles, Foster.... vous ne savez rien de ma vie... il jeta alors le morceau de bois bien loin d'Evan et Julianne et leur tourna le dos pour se rendre proche du velux de la chambre. Apposant ses deux mains contre le bois, son front vint se caler contre la vitre froide. Croyez-vous que je suis ici par plaisir? Croyez-vous que je reste par envie? Pensez-vous sincèrement que mes actes sont irréfléchis? Que je ne pèse pas le pour et le contre à chaque décision? Que je suis aussi libre que vous? Shela était ma bouteille d'oxygène, ma bouée de secours dans ce merdier... elle est tout pour moi, j'ai réagis comme un con envers elle en apprenant son statut d'infiltrée au sein du palais et... ça nous a fait tout perdre... leur liberté, le bébé, sa vie à elle...

Sa voix s'était brisée. Ses doigts se crispèrent sur le bois à ces pensées, il baissa quelque peu la tête, comme pour la rentrer entre ses épaules, tentant de réprimer un sanglot qui ne demandait qu'à sortir, sa peine était énorme et personne n'était là pour l'aider à porter ce sac de bric. Julianne avait juste touché les points sensibles pour qu'il explose, il avait besoin de se reprendre.


- S'il n'y avait pas eu ce coup de feu, si vous n'aviez pas eu cette idée à la con! RAH! Il frappa de toutes ses forces avec le plat de son poing contre la paroi, à s'en péter les phalanges, puis tenta de prendre une grande inspiration alors qu'elle continuait son speech. La question tomba, il ne tressailli pas un seul instant, son bras vint essuyer son visage d'un revers. Oui. Plus aucune colère dans sa voix, plus aucun tremblements. Il tourna la tête pour planter son regard dans celui de son interlocutrice. Malgré tous les sentiments qu'il venait de vivre et qui avait quelque peu embrumé ses yeux, on pouvait y voir une détermination sans faille. Je donnerai ma vie contre la sienne, le reste m'est égal.

Car s'il devait se faire exécuter pour haute trahison, Livingstone gagnait sur toute la ligne et le Canada perdait son pion de pression sur elle, mais les rebelles n'en savaient rien, tant pis pour eux. La vie de sa compagne valait tout le reste.

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Evan Kane
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Mar 8 Déc - 0:55

Evan était resté très silencieux durant tout l'entretien, fixant son regard sur Luc et ne prenant absolument pas compte des coups d'oeil de son amie. Si elle lui en voulait pour la manière dont il l'avait réveillé, il s'en foutait royalement! Après la frayeur qu'elle lui avait faite la veille, il se voyait mal la secouer comme un prunier pour la sortir de son sommeil! Il resta donc concentré sur l'homme. Ainsi il venait ramper à leur pied pour leur demander de sauver sa belle? Ils auraient dû commencer par là lorsqu'il leur avait tenu compagnie! Mais difficile d'utiliser l'un des membres de la Cible pour du chantage... Quoique. En tout cas il se doutait bien que jamais la dame de compagnie n'aurait accepté. C'est qu'elle l'aimait vraiment ce merdeux. Et maintenant elle était dans les sous-sols du Palais à cause de lui. Ce que ne manqua pas de souligner Julianne. Comme quoi ils étaient un nouvel exemple que l'amour était périlleux dans l'Empire... Cependant le Ministre avait du répondant et reproches et piques fusaient de toutes parts, jusqu'à ce que l'homme s'échauffe sérieusement. Instinctivement, lorsque l'artiste le vit s'emparer de la chaise, il fit un pas pour protéger la résistante, mais il se fit devancer par De Guise qui le menaça de son arme de fortune. Heureusement, il la jeta un peu plus loin assez rapidement et se contenta de s'éloigner et de continuer un peu plus calmement.

La jeune femme n'avait pas été bête sur ce coup. Elle avait pris la température, ils étaient maintenant au clair et savaient jusqu'où le Ministre était prêt à aller pour sauver la femme de sa vie. Cependant, ce coup de sang, bien que passé, n'avait pas du tout plu au journaliste. Il fixait d'un oeil assassin le dos de Luc qui semblait en proie à d'intenses tourments et resta à côté de Julianne, tout en se détachant du mur, pour prendre la parole d'une voix cinglante et moqueuse. Il détestait cet homme, c'était à présent un fait avéré.


- Encore un coup comme ça De Guise et je trouverai autre chose qu'une lampe pour vous faire passer un mauvais quart d'heure. Et je peux vous jurer que je ne m'arrêterai pas à un seul coup cette fois-ci.

L'allusion à leur dernière rencontre l'amusait grandement. Un vrai gamin! Il se mettait très certainement en danger en disant cela, mais il s'en foutait un peu. Au pire il allait recevoir un poing sur la figure, au mieux, un regard assassin. En tout les cas, il n'en avait rien à faire si l'homme se portait mieux que lui, il ne le laisserait tout simplement pas s'en prendre à Julianne. Oui, il faisait peut-être chien de garde, mais il était clair que le visiteur en aurait fait tout autant pour Shela. Alors s'il n'était pas complètement crétin, il comprendrait l'attitude de l'artiste, bien qu'il puisse n'en avoir rien à cirer!

- Maintenant ce que vous allez devoir comprendre c'est qu'on a très peu de temps pour mettre ça parfaitement en place et qu'il est hors de question qu'on prenne des risques insensés à la va-vite. On va tout faire pour sauver Shela, mais une action si grande entreprise en si peu de temps, c'est délicat. On ne peut rien vous garantir quand au résultat, vous vous en doutez sûrement. On va avoir besoin de toute votre coopération, et je ne parle pas que des plans que vous nous avez amené, et ça, même si l'on ne s'entend pas.

Il avait pris la parole pour la première fois depuis que les "négociations" avaient commencées et il voulait que tout soit parfaitement clair. Ca aurait été complètement idiot de lui faire croire qu'ils étaient des magiciens et qu'en un claquement de doigts la vie de sa maîtresse serait sauvée. D'ailleurs, qui aurait pu y croire? Le Ministre n'était pas naïf non plus. Mais dans le doute, il avait préféré clarifier.

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Julianne Cherring
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Mar 8 Déc - 18:22

La réaction de De Guise ne se fit pas attendre et Ju' savait parfaitement qu'elle avait toucher le point névralgique, celui qui, si on le titillait trop, allait gentiment réussir à faire encore un peu plus perdre au ministre son sang froid. C'était un peu le « jeu » aussi, de voir de quoi l'homme était capable lorsqu'il était énervé, et en pleine possession de ses moyens, pour une fois. Il avait beau la fusiller du regard ou essayer de la faire réagir par ses paroles, la rebelle restait dans l'impassibilité la plus totale et ne sourcillait absolument pas. Elle n'avait même pas chercher à faire rassoir l'homme qui s'était levé et faisait maintenant les cent pas dans la pièce. Elle voulait clairement lui montrer qu'elle n'avait rien à foutre de ces état d'âme, au fond leur vision divergeait tellement que le dialogue n'aurait jamais été possible.

Elle ne put s'empêcher un rire glacial lorsqu'il parla de ses obligations politiques. Mais de quoi parlait-il ? En quoi sa présence au palais changeait quelque chose ? Que faisait-il, lui, pour essayer de faire tomber ce gouvernement pourri de l'intérieur. Où était l'armée d'outre-Atlantique pour venir remettre Livingstone à sa place ? Qu'est-ce qu'ils attendaient tous pour lui déclarer la guerre ? Qu'elle massacre encore un peu plus le peuple si cela était possible, que tous les membres de la Cible soient tombés ? Qu'il ne viennent pas lui parler des ces planqués qui disaient faire de la diplomatie, parce que jusqu'à preuve du contraire, ce n'était pas eux qui aiderait à sauver Shela !

L'humeur de la résistante ne faisait que descendre d'un cran, surtout lorsqu'il leur reprocha d'avoir laissé la dame de compagnie retourner au palais. Certes, il avait peut-être raison et Julianne lui fit gentiment comprendre sur le ton le plus acerbe :


-Oui, en effet, j'aurais probablement dû l'empêcher d'y retourner, j'aurais dû lui ordonner d'abandonner sa mission, mais surtout de vous abandonner. Parce que c'est pour vous qu'elle m'a supplié de reprendre sa place au palais. Alors oui, j'aurais dû, de force, la faire sortir de l'Empire, contre sa volonté, j'aurais même dû couper court à votre manège le jour où j'ai découvert qu'elle s'était éprise de vous...


Mais au lieu de ça elle n'avait fait que la mettre en garde, à quoi avait pensé la résistante à ce moment là ? Au bien de la mission, qu'elle devait à tout pris mener à bout ? Ou au fait qu'il était cruel de séparer des gens qui semblaient s'aimer profondément, même dans un monde comme le leur ? Elle ne préférait pas savoir.

L'homme avait alors carrément pété un plomb, il s'était saisi de la pauvre chaise sur laquelle il était assis quelques minutes auparavant pour l'écraser au sol. Ju n'avait pas bouger d'un centimètre, elle n'avait pas peur de lui, il pouvait la menacer physiquement, elle s'en foutait car elle savait parfaitement qu'il ne passerait pas à l'acte. Elle sursauta simplement à cause du bruit que la chaise fit lorsqu'elle se brisa avec fracas par terre. Le ministre avait directement paré à toute intervention d'Evan avant que celui-ci n'ait le temps de bouger ne serait-ce que le petit doigt et la rebelle ne résista plus, elle prit une profonde inspiration et puisa dans le peu d'énergie qui lui restait pour se redresser et se mettre sur ses pieds alors que le ministre la menaçait ouvertement de mort. Elle lui lança un regard défiant alors qu'il prit soin de l'appeler par son vrai nom de famille. Elle n'arrivait même pas à s'étonner qu'il fut au courant.


-Me menacer ne servira de Guise, je suis désolée pour vous que la vérité soit si difficile à avaler...

Elle regarda ensuite l'homme tentant de se calmer, étrangement elle le prenait presque en pitié, elle savait ce qu'il ressentait et la douleur qui s'emparait de lui. Elle n'avait aucun mal à s'imaginer...
Evan était alors intervenu, lui faisait comprendre, presque avec fierté, qu'il n'hésiterait pas à se défouler de nouveau sur sa personne comme il l'avait déjà fait quelques jours plutôt s'il continuait de s'emporter ainsi. Ensuite il lui assura qu'ils feraient tout pour sauver Shela, mais qu'ils ne pouvaient pas lui garantir le succès de leur entreprise.
Julianne acquiesça à ces mots :


-On ne laissera pas tomber l'une des notre, assura-t-elle, mais ne vous leurrez pas, on ne fait pas ça pour vous, mais exclusivement pour Shela... mais je vous remercie tout de même de votre futur collaboration...

Car il était évident que s'ils comptaient mettre quelque chose au point, ils allaient devoir s'entendre, au moins jusqu'à ce que le plan soit fixé. Son ton se radoucit alors légèrement, elle avait mis de côté le ressentiment qu'elle pouvait avoir envers cet homme et avait reprit son ton parfaitement déterminé pour seulement se concentrer sur la mise en place du sauvetage de sa belle.


-Grâce à ça, elle désigna une nouvelle fois les documents fournis pas Luc, nous interviendront juste avant son exécution, au moment où elle sera la plus exposée, la moins protégée. Elle jeta un coup d'œil à Evan pour chercher son soutient et voir s'il allait approuver son idée. Nous créerons une diversion, une bombe très probablement, pour diffuser la panique et désorganiser tout le monde. C'est à ce moment que plusieurs de nos homme interviendront pour récupérer Shela. Ils se trouveront à plusieurs endroit dans la foule, mais aussi parmi les miliciens. Et oui, les rebelles étaient infiltré jusque chez leurs pires ennemis. C'est dès ce moment là qu'elle devra disparaître à tout jamais. On la fera passer pour morte, ne vous inquiétez pas pour ça... Quant à vous...

Oui, il ne restait pas vraiment de solution pour sauver la tête du ministre après ça. Livingstone était loin d'être une demeurée, c'était aussi ça le nœud du problème.

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Luc De Guise
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Jeu 10 Déc - 16:29

Ce rire... ils ne comprenaient que ce qu'ils souhaitaient, Luc détestait tout ces fanatiques, si on n'était pas avec eux, c'est qu'on était contre eux, si on ne posait pas de bombe pour se faire entendre, c'est qu'on était lâche et qu'on ne savait rien faire d'autre que de se plier aux ordres de l'Impératrice... ce n'était pas aussi simple, une guerre n'était pas le meilleur moyen de renverser un tyran, les enjeux étaient plus grand que cela... mais il n'avait pas l'envie de se lancer dans ce débat de sourd.

Oui, elle aurait du couper court à leur relation. Elle aurait du s'inquiéter un peu plus pour son amie, plutôt que de la laisser ainsi risquer sa vie dans la gueule du loup. Mais surtout, elle aurait du s'occuper d'elle après l'accident, ne pas la laisser revenir, coûte que coûte. Luc avait tenté de la faire partir, il avait été odieux avec elle, mais il l'aimait... tellement. Cette confrontation lui avait tellement fait mal au coeur, qu'il avait fini par déposer les armes et accepter son retour, même s'il était inquiet de la savoir enfermée dans le palais, à toujours côtoyer Joane, plutôt que de profiter d'une retraite entièrement méritée... De Guise connaissait le caractère aussi tête de mule que le sien de Shela, ce qui était arrivé, était donc à prévoir, un jour ou l'autre. Malgré le fait d'y avoir pensé, ce n'était jamais facile de le vivre, on ne se préparait pas à un truc pareil.

Il ne répondit donc rien à ses remarques, mais son silence était lourd de sous-entendu. Il était entièrement d'accord avec elle, il ne serait pas le seul à porter le poids de la culpabilité sur ses épaules, car elle aussi, La Cible en général, avait aussi eu un rôle à jouer dans cette histoire. C'était bien facile de rejeter la faute sur les autres, mais il fallait parfois se regarder dans la glace et Luc était cette glace pour eux.

Julianne n'était pas tendre avec lui, la vérité... qu'en savait-elle de la vérité? Que savait-elle de lui? Rien, absolument rien. Il resta toujours silencieux, calmant son pouls, sentant le sang battre contre ses tempes, il tourna alors un regard des plus dédaigneux sur le rebelle. Alors comme cela... c'était lui qui lui avait fait ce trou à la tempe? Il le sentait encore, ce n'était pas totalement guéri, il avait failli le tuer.


- Voici donc le lâche... ravaler votre sourire et votre fierté, jeune coq. Il n'y a aucune gloire à frapper un ennemi déjà à terre. Son ton avait été cassant et glacial. De plus, ne croyez pas que je ne sais pas me défendre, je n'ai aucun lien aujourd'hui qui m'empêchera de vous mettre la raclée que vous méritez.

Il n'était absolument pas prétentieux pour un sous, il mettait juste en garde son interlocuteur, car De Guise savait parfaitement se défendre et coller des droites comme il le fallait, l'avantage d'avoir été à l'université et d'avoir pu profiter des différents sports qui y était proposé, notamment boxe et foot US... Evan devrait voir à se méfier, même s'il ne le savait pas.

La suite des paroles que le jeune homme prononça furent des plus censées, plus intéressantes aussi pour la discussion qu'ils avaient. Oui, il se doutait bien que ce ne serait pas facile, dangereux et que la fin était incertaine, mais tant qu'il y avait de l'espoir, il y avait de la vie, disait le dicton.


- Je suis prêt à tout pour que vous la sortiez de là, je sais mettre mes considérations personnelles de côté quand il le faut, l'êtes-vous tout autant capable, monsieur Kane?

Ca restait à voir et il pouvait en douter. La jeune femme revint alors dans la conversation, faisant serrer les dents à Luc. Ils n'avaient pas encore compris qu'il savait parfaitement qu'ils faisaient ça pour aider leur membre et rien d'autre?! Cette considération l'agaçait plus qu'autre chose.

- Je le sais! J'espère bien que vous faites cela pour Shela. Fit-il en levant les yeux au ciel, le prendre pour un con commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs et sa patience était à zéro, autant dire qu'il ne fallait pas voir à trop lui prendre la tête. Enfin, les choses sérieuses démarrèrent et il resta des plus attentifs.

- Quand à moi, je ne fais pas parti de votre problème, laissez-moi gérer ma partie, concentrez-vous sur Shela, uniquement sur elle.

Autant dire qu'il se considérait complètement comme dispensable, l'après attentat le concernant ne les regardait plus.

- Que dois-je faire de plus pour vous?

Il voulait en venir à l'essentiel et s'en aller, leurs présences lui devenaient insupportables.

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Evan Kane
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Jeu 10 Déc - 17:43

Evan s'était à nouveau tu pour écouter les paroles de la rebelle et les réponses du Ministre. Certaines lui arrachèrent de nouveaux sourires et il ne pu s'empêcher de lui répondre avec une désinvolture que la situation n'expliquait pas. Ou l'art de ne pas vouloir accepter les choses qui lui déplaisaient! C'était un bon résumé de toute sa vie en fait. Il n'acceptait jamais des barrières trop contraignantes ou extrêmes, il refusait toute forme d'autorité s'il ne trouvait pas derrière un bon fondement. Un ordre, il devait avoir un sens! Et ça il l'avait d'autant plus appris en devenant un membre actif de la Cible. Tous les ordres qu'on avait pu lui donner avaient pu être expliqués clairement. On en voyait le but, la finalité, les conséquences. C'est ce qu'il avait continué à vouloir faire passer maintenant que c'était lui qui prenait parfois les commandes. C'est ça qui faisait le respect qu'il avait pour ses collègues résistants et toute la haine qu'il éprouvait pour la Cinglée et son régime. Elle faisait passer des décrets ou autres lois sans aucune justification, sans que le peuple ait son mot à dire et lorsqu'elle daignait expliquer quelque chose, c'était par un mensonge. Elle ne donnait pas aux gens la possibilité d'être libre de penser par eux-mêmes, libre d'avoir une opinion. Et rien que pour combattre ça, il était prêt à faire un effort et à collaborer avec Luc.

- Avec un bras en moins, comprenez bien que ce n'était pas de la lâcheté, mais une simple.... commodité je dirai. Et comme dirait l'autre : il ne faut pas frapper un ennemi lorsqu'il est à terre - oui, mais alors quand? (HRP citation qui me vient d'un des livres de Nicole de Buron qui cite elle-même Sacha Guitry si je ne me trompe pas! J'adore cette phrase mdr)

Son ton était des plus poli et il s'étonnait lui-même de ne pas s'énerver un peu plus. Totalement lunatique cet homme et cette situation le prouvait encore une fois!


- Veuillez bien croire que je ne doute pas de vos capacités, mais je crains bien que vous n'en ferez rien, puisque vous venez d'affirmer que vous étiez prêt à collaborer et je vous rassure, moi aussi.

Un sourire un peu fou lui avait barré les lèvres durant son discours, mais son visage se rembrunit quelque peu lorsqu'il entendit prononcer son nom de famille. Pas de ça ici! Il l'appelait comme il le voulait en-dehors, mais dès qu'ils étaient dans la Cible, il préférait son pseudonyme et il le fit savoir à De Guise d'un ton soudain cassant.

- Mnémé.

Il le dévisagea encore quelques instants avant de reprendre la parole d'une voix plus sérieuse et concentrée. Fini de plaisanter, ils avaient du pain sur la planche s'ils voulaient sauver la résistante!

- Très beau sentiment d'abnégation De Guise, mais vous vous doutez bien que Shela, cette chère tête de mule, n'acceptera jamais qu'on la sauve en vous laissant dans la merde, alors il va falloir penser à une possible retraite, ou tout du moins, à quelque chose qui ne vous enverrait pas tout de suite dans les cachots. Réfléchissez-y. Pour ce qui concerne la suite, il va falloir que l'on garde contact avec vous. Au moindre doute que quelque chose a été découvert, au moindre changement d'itinéraire de la Cinglée, vous nous contactez. On va avoir besoin de vous pour couvrir nos arrières, histoire que l'on puisse bosser à la sauver tranquillement.

Il n'avait pas encore vu les plans, mais il se doutait que la bombe qui leur servirait de diversion et qui, peut-être, tuerait une bonne fois pour toute le monstre, allait devoir être posée dans une zone strictement réglementée et sécurisée. Ils avaient des personnes infiltrées un peu partout, mais autant éviter de les envoyer au casse-pipe trop tôt et les protéger un maximum. Cela impliquait une fuite de masse hors de l'Empire, ce qu'ils n'avaient jamais tenté jusque là! Oui, cette opération allait décidément être très délicate...

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Julianne Cherring
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Ven 11 Déc - 2:56

L'atmosphère en venait doucement à s'échauffer et l'humeur des trois protagonistes montait légèrement. Julianne regardait tour à tour les deux hommes, sans broncher, qu'elle sentait presque près à se sauter à la gorge au moindre faux mouvement. Mieux vallait pour tous qu'il reste calme car elle n'aurait assurément pas pu intervenir pour les séparer. Elle avait déjà du mal à tenir sur ses jambes... Ce qui la laissa perplexe, ce fut de voir qu'Evan semblait presque... un peu trop calme (?!!) pour le coup. Le cadet des Kane et les mystères de son caractère...

Au final, heureusement que le sujet bifurqua assez rapidement pour faire retomber la tension. Tous se recentrèrent sur l'important : élaborer les conditions de sauvetage de leur amie et résistante (et amante) qui était très probablement déjà au supplice dans une cellule miteuse. A cette idée le ventre de la résistante se contracta. Elle s'en voulait tellement. Au fond, même si elle non plus n'aimait que très peu s'avouer les vérités qui dérangent, les tords étaient bien partagés et s'il arrivait quoi que ce soit à Shela elle en serait responsable. Comme elle était en quelque sorte responsable de la perte de chaque homme et chaque femme engagés dans la Cible. Parce que beaucoup d'entre eux agissait, certes sous l'impulsion de les convictions, mais aussi sous les 'ordres' de la jeune femme...

La rebelle laissa alors Evan prendre le relais. Sa voix avait reprit cette totalité grave et il semblait maintenant parfaitement sérieux et déterminé. Pendant tout son petit discours, Ju' n'avait pu s'empêcher quelques regards à la dérobé vers le ministre pour tenter d'apercevoir ses réactions. Lui qui n'avait cessé de répéter qu'il ne comptait pas, que celle sa bien aimée devait être sauvé. D'un côté elle restait hautainee face à cet homme qu'elle n'appréciait guère pour tout un tas de raison, entre autre ce qu'elle appelait la lâcheté. Elle voulait le mépriser ce qu'il était, ce qu'il représentait, parce qu'elle avait l'impression qu'il ne voulait pas comprendre que le peuple, lui, n'avait aucun moyen de faire dans la finesse et la douceur. Il y avait eu les tracts : interdit. Il y avait eu les manifestations : combien de mort au final quand l'armée tirait dans la foule ? Alors comment ceux qui avaient encore la volonté de se battre, pouvaient-ils se faire entendre ? Comment ceux qui refusaient de choisir la solution de facilité et de fermer les yeux pouvait-ils changer quelque chose à la dictature ? Et comment pouvait-elle, elle, Julianne Cherring, apprécier un homme qui méprisait ces gens là ?!

Mais là, il s'agissait d'autre chose. Il était venu la chercher, soit parce qu'il s'agissait du dernier (et de l'unique) recours qu'il avait, malgré le fait qu'elle l'avait presque fait tuer, pour lui demander son aide pour sauver la femme qu'il aimait. « Sa bouteille d'oxygène » comme il disait. Et la jeune femme comprenait tellement ce qu'il entendait par là... Parce qu'elle aussi vivait constamment dans le doute des décisions qu'elle prenait, mais aussi dans la 'peur' de faillir, et que de nombreuse fois elle aurait baisser les bras face à la tâche monstrueuse qu'ils s'étaient fixés s'il n'y avait pas eu un homme pour la soutenir... alors oui, elle comprenait totalement qu'on puisse être près à mourir pour quelqu'un. Et bientôt elle serait doublement prête à mourir pour les deux personnes qui lui serait le plus cher au monde.

Ju' reprit finalement la parole peu de temps après l'artiste :


-Bien, je crois que nous sommes tous d'accord sur ce point... elle hésita un instant avant de regarder Evan dans les yeux, son regard se voulait sans appel mais sa voix essayait d'être le plus douce possible. Evan, je peux te demander de sortir quelques minutes s'il te plait ?

Elle savait bien qu'il ne risquait pas d'accepter, encore moins, facilement. Il faudrait qu'elle trouve les mots justes mais elle voulait vraiment s'entretenir quelques temps avec De Guise sans qu'Evan soit dans la pièce. Elle se doutait sans problème qu'il allait opposer une certaine résistance et elle préparait déjà différents arguments à lui répondre pour qu'il cède, et elle n'hésiterait pas un instant à user du chantage affectif.

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Luc De Guise
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Sam 12 Déc - 14:53

Les sourires d'Evan avaient tendance à lui porter sur le système. Si le rebelle ne supportait que très peu le ministre, on pouvait dire que c'était tout à fait partager. Il ne l'aimait déjà pas en tant que journaliste, mais là, depuis qu'il connaissait sa "vraie nature", il lui était encore moins appréciable. Il y avait des gens comme ça, ou le feeling ne passait pas, quoi qu'on fasse ou qu'on dise... il se demanda alors quel pouvait être les liens qu'il avait avec Shela... une baffe psychologique se fit sentir, pour qu'il puisse se concentrer sur les problèmes du moment et pas se perdre dans des considérations sans intérêt. Une légère moue se fit voir sur son visage, alors qu'il toisait son adversaire, comme si avoir un bras en moins été une excuse.

- Ne cherchez pas d'excuse au peu de courage que vous avez eu pour faire ce que vous avez fait. On le frappe quand il est debout et prêt à se défendre. Mais c'est sûrement quelque chose qui vous dépasse, vu votre... situation.

Ouuuhhh... pas cool. Il aurait mieux fait de se taire. Mais Kane le foutait dans une humeur encore plus noire que celle qui le suivait depuis le moment où sa compagne avait été amenée dans les cachots du palais.

- Oui, je suis prêt à collaborer, mais ma patience à ses limites, qui sont plus qu'infime en ce moment, ne venez pas me donner une seule bonne raison de vous rendre ce que vous m'avez fait, croyez bien que je n'hésiterais pas un seul instant.

Ce n'était pas une menace voilée, mais bien une simple mise en garde. De Guise ne souhaitait pas en arriver là, mais il craignait que le plus jeune décide quand même de tester ses résistances et l'homme se savait parfaitement loin de subir sans agir pour le coup. Et que si sur un coup de chauffe, il lui faisait la même chose qu'à la chaise, autant dire qu'Evan pourrait compter ses dents à la fin de l'échange.

Un sourcil s'haussa à la reprise sur son nom... étrange pseudonyme, Luc manqua d'en rire pour le coup. Mais resta silencieux et fit un hochement de la tête.


- Si vous y tenez.

Ok, il avait prit note de ce qui pouvait foutre le journaliste de mauvaise et il n'hésiterait pas à l'utiliser contre lui s'il venait à trop faire de vague. Pour le coup, il aurait mieux fait de se taire et ne pas donner un moyen à notre homme politique de lui foutre les nerfs. Décidément, heureusement que la conversation revenait toujours vers Shela, car il était évident que les deux hommes auraient fini par se bouffer le nez et très sérieusement.

Kane n'avait d'ailleurs pas tord, sa compagne ne serait jamais d'accord qu'il n'y ait rien de fait pour lui, afin de le sortir des griffes de l'Impératrice, mais tant pis, on ne lui demandait pas son avis et il préférait que la Cible se concentre sur elle plutôt que sur lui. Il serait prêt à les couvrir autant qu'il le pourrait, mais c'est tout ce qu'il ferait. Il ne leur donnerait pas le choix, de toute façon, de pouvoir s'occuper de son cas. Il n'y tenait pas, il voulait ne leur devoir que la liberté de sa chère et tendre et voilà tout.


- Je connais son caractère, mais je ne lui laisse pas vraiment le choix. Les absents ont toujours tord de toute façon. Son ton ne permettait pas de réelle discussion. Vous ne pourrez pas nous "sauver" tous les deux. De plus, si comme je l'ai bien compris, vous - en regardant Julianne - la faisiez passer pour morte, les soupçons sur moi seront bien rapidement oublié. Après tout, l'attentat ne visait que l'Impératrice et cette pauvre dame de compagnie n'est qu'un dommage collatéral de l'attaque. Pourquoi s'inquiéter plus? Mmm?

Il était réaliste et bien qu'il tentait le ton détaché, on pouvait sentir que ça lui pesait réellement tout cela et qu'il se préparait déjà à ne plus jamais pouvoir revoir celle qu'il aimait. Rendant son cœur un peu plus lourd.

- Et comment je vous contacterais? Par la même personne qui m'a donnée cette adresse?

Oui, il connaissait un autre infiltré maintenant, puisque Shela lui avait donné son nom. Il ne montra aucun effet de surprise à la demande de la jeune femme, bien qu'il le fût, surpris. Pourquoi voulait-elle virer son amant de la pièce d'un coup? Pas que ça lui déplaisait, bien au contraire en fait, mais c'était surprenant. Elle voulait une tête à tête, il n'était assurément pas contre et son regard, neutre, se reporta sur le concerné. Allait-il réellement accepter de la laisser seule avec lui? Il en doutait très franchement.

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Evan Kane
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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Dim 13 Déc - 17:51

Evan avait laissé parler le Ministre dans le vide car il préférait ne pas écouter ce qu'il avait à lui dire et qui ne concernait pas immédiatement la raison de sa visite. Autrement, ils risquaient fort bien d'en venir aux mains et cela n'allait pas les aider à faire avancer des préparatifs tardifs et déjà assez compliqués comme ça. Pourquoi ce genre de merdes tombaient-elle toujours à la dernière minute? Pour le moment, il n'avait pas le temps de se pencher sur la question et était plutôt étonné de ne pas avoir encore pété un plomb. Cependant, quelque chose failli le faire sortir de ses gonds. Ce fut la requête de Julianne. Non mais elle était complètement dingue ou quoi? En quel honneur devrait-il quitter la pièce? Okay, De Guise était venu la voir elle à la base, mais ils ne seraient pas trop de deux pour penser à tout! Et il fallait qu'elle arrête dès maintenant de tout prendre sur elle! Elle ne pourrait pas être physiquement là à la Parade, il y avait beaucoup trop de danger. Il fallait qu'elle commence à déléguer et au plus vite!

- Tu rêves là Cherring. De Guise est venu pour toi, mais tu n'es pas encore à la tête de la Cible. Alors les ordres avec moi, tu oublies et tu apprends à laisser les autres s'investir.

Il ne pouvait pas trop en dire devant l'homme et il espérait que sa dernière phrase serait bien comprise : tu es enceinte, tu as eu une grosse frayeur, arrête de jouer à l'héroïne! Il n'était pas super sympa pour le coup, mais il n'allait pas la laisser toute seule avec lui. Il ne le lui avait même pas demandé, mais il se questionnait sur les raisons qui la poussaient à vouloir rester en tête-à-tête avec cet homme. Aurait-elle des choses à lui cacher, encore? Il en doutait, en tout cas, rien qui ne concerne Luc. Alors pourquoi voulait-elle le faire sortir? S'il dérangeait, elle n'avait qu'à y aller cache... Cependant, pas sûr qu'il résiste à la tentation de l'envoyer balader! Ils venaient de passer une nuit éprouvante et ils avaient tout deux besoin de repos. Evan avait fait des efforts, dès que le Ministre avait passé la porte, pour ne pas lui sauter à la gorge. Elle en était sûrement consciente et malgré cela, elle voulait le mettre de côté.

- Et puis... Est-ce qu'il y aurait quelque chose que je ne devrais pas entendre?

Sa voix était on ne peut plus cynique, froide et cassante. C'était dégueulasse de lui rappeler qu'ils s'étaient engueulé sur l'un de ses secrets, okay, mais il n'allait pas se laisser faire! Même par la mère de son futur enfant! Il s'était détaché du mur et s'était planté devant elle en la fixant intensément. Son regard bleu prenait doucement la teinte de sa douce folie alors qu'il tentait de lui faire comprendre par son attitude qu'il ne bougerait pas.

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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   Dim 13 Déc - 21:51

Julianne s'était parfaitement doutée que l'artiste n'accepterait pas sans broncher de sortir de la pièce, elle n'était même pas persuadée du fait qu'il allait finir par s'exécuter. Mais elle n'avait pas vraiment prévue qu'il le prenne aussi vivement et il fit bien comprendre à la résistante qu'il n'avait ordre à recevoir d'elle mais aussi qu'elle devait se freiner un peu et elle n'eut aucun mal à saisir le sous-entendu qu'il avait laissé plané dans sa phrase. Elle lui lança un regard mauvais, vexée par ce qu'il venait de lui dire.
S'il cherchait à la blessée c'était réussi, elle n'appréciait que très peu qu'on lui face de telles remarques. Tout d'abord, elle n'avait jamais revendiqué le fait qu'elle se considérait comme à la tête de la Cible et elle n'en avait pas l'intention, même si techniquement parlant c'était un peu le cas quand même, ou du moins elle l'avait été par le passé. Mais surtout, elle trouvait moyennement intelligent qu'Evan face sa remarque devant le ministre. Il lui montrait ouvertement les tensions, certes qui n'existaient pas « en temps normal », qui pouvait régner entre eux.

Mais à croire qu'il n'en avait pas fini avec elle, il lui rappela bien délicatement un sujet encore brulant qui les avaient profondément touché. La rebelle resta stoïque face à son cynisme et ne bougea pas d'un cil lorsque l'homme se rapprocha d'elle. Elle soutint son regard qui commençait déjà à briller de cette lueur si caractéristique... elle savait parfaitement qu'il n'avait pas non plus l'intention de bouger ne serait-ce que le petit doigts.
La jeune femme fit alors un peu pour se retrouver coller contre le journaliste, elle agrippa d'une main le col de son t-shirt et se rapprocha de son oreille pour lui murmurer sèchement :


-Non, il n'y a rien que tu ne puisse pas entendre, même pas le fait que tu puisses être parfois totalement insupportable... elle allait reprendre sa place et lâcher l'homme mais se ravisa au dernier moment pour ajouter. J'espère franchement que l'enfant ne te ressemblera pas...

C'était son moyen de se venger. Mesquin ? Oui, totalement. Elle finit par le laisser tranquille et l'ignora complètement par la suite mais se reconcentra pleinement sur De Guise. Evan voulait rester, soit, qu'il reste, la jeune femme était soudainement trop énervée pour vouloir ne pas le blesser par le comportement qu'elle allait adopter avec Luc. Ses derniers jours n'avaient pas été évident pour les deux rebelles et Julianne n'avait pas été très significative envers Evan, du moins pour lui prouver ce qu'elle ressentait, ça avait était même un peu le contraire. Elle avait peur qu'il ne prenne mal le fait qu'elle soit d'avantage compatissante avec De Guise.
Car si le ministre tentait de ne rien en laisser paraître, il était indéniable qu'il était on ne pouvait plus difficile pour lui de se résoudra à l'idée de ne plus revoir Shela. Ju' savait qu'elle ne devait pas, mais elle ne pouvait s'empêcher de se projeter à sa place et c'était insoutenable.
Elle se rapprocha de lui et répondit à ses appréhensions avec un ton tout à fait différent de celui qu'elle avait pu aborder jusqu'ici. Sa voix était posée et douce :


-La personne qui vous a donné cette adresse sera mise au courant de nos plans, elle sera chargée de faire la liaison entre vous et moi, elle pourra vous transmettre des messages, mais vous pourrez également lui dire tout ce dont vous désirez me faire part... il va de soit que maintenant découvert pas quelqu'un sa couverture ne tient plus qu'à un cheveux, j'espère que je peux compter sur vous qu'il en soit toujours ainsi...

Elle savait que Luc aurait tout intérêt à prendre garde que l'homme ne tombe pas aux mains de la milice puisqu'il serait le seul intermédiaire possible.


-Pour le reste... la rebelle hésita légèrement avant de continuer, elle ne savait pas comment Luc allait réagir et elle préférait y aller doucement. Nous pourrons vous informez de la bonne réussite de notre plan... de même que nous pourrons vous faire transmettre des lettres, cryptées évidement, si vous le désirez...

Elle lui offrait la possibilité de garder contacte avec Shela, même s'ils seraient séparés par des milliers de kilomètres, et se n'était assurément pas quelque chose qu'elle offrait tous les jours, compté le risque.

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MessageSujet: Re: Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]   

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Emmerdes et confrontations [13 Février 2100]
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